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samedi, décembre 13 2014

Edito - L'importance de la marche aujourd'hui à Washington

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"C'est n'être bon à rien que d'être bon qu'à soi-même" : cette formule de Voltaire est un peu excessive mais elle porte un sens qui mérite réflexion. Dans la nature humaine, il doit y avoir une dimension qui dépasse sa seule survie personnelle.

Aujourd'hui la marche à Washington pour lutter contre les traitements différents liés à la couleur de peau est un enjeu universel.

Pendant des décennies, notre civilisation a réfléchi sur la notion de progrès : le contenu, les menaces ...

Progressivement, ce qui a marqué les étapes importantes a été la reconnaissance de l__a primauté donnée à l'individu, à chaque individu.

C'est d'ailleurs la force de la religion chrétienne que d'avoir défendu à la fois__ l'universalisme, la reconnaissance de la différence et la place de l'individu.

Un individu responsable, unique, respecté par les pouvoirs.

C'est très surprenant et inquiétant de voir ce progrès remis en cause.

Il est remis en cause quand il y a place au doute sur l'existence de violences liées à une couleur de peau.

Quand des pouvoirs veulent imposer à des adultes majeurs responsables la façon de vivre leur vie en choisissant le partenaire qu'ils aiment.

Quand cette liberté individuelle devrait être fractionnée, vécue alors comme une sous-liberté, oui à l'union mais non à l'adoption.

Quand des services publics de l'enseignement sont faibles au point de laisser à la reproduction mécanique de statuts intellectuels ou matériels la sélection face à des formations.

Quand des fascismes religieux défendent une conception de l'islam où l'orgueil d'une religion serait de s'imposer aux autres.

Il y a des moments où l'importance d'enjeux devient le marqueur de défis aux progrès de notre civilisation.

Aujourd'hui à Washington, la marche pour l'égalité est l'un de ces enjeux.

En novembre 2008, je n'étais pas être présent le jour de la victoire Barack Obama. Mais un ami qui était à Boston, à ce moment là, m'a raconté que la fête qui a eu lieu au cours de la nuit (dès 22 heures, heure locale), est l'un des temps forts de ses souvenirs personnels. Il faut se remémorer que Barack Obama est et reste pour l'instant le premier président métis de l'Histoire des États-Unis à avoir été élu. Une frontière du rêve américain avait été franchie. Sous cet angle, l'émotion collective était forte, réelle, manifeste. C'est inquiétant que 6 ans plus tard une marche comme celle de Washington ce jour se produise encore sous une telle présidence.

Preuve si besoin était qu'en complément des symboles, l'implication individuelle de chacun est incontournable dans la vie de tous les jours pour que des progrès naissent et vivent.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, novembre 26 2014

Edito - Ferguson, 20 000 habitants, 2 000 soldats

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Ferguson, 20 000 habitants, 2 000 soldats : la démocratie, les droits de l’homme et les « valeurs » resplendissent dans la lumière. Cette lumière, c’est le savoir-faire acquis en Afghanistan, en Irak et en Israël, s’exporte.

Toutes mes pensées à la population soumise à cette violence armée,… mais ne renoncez à rein, et ne baissez pas les bras. Nous ne sommes jamais que dans le réel.

Les produits cosmétiques en vente à Washington depuis 6 ans ne valent rien, même en solde. Le mal est profond, et ce pouvoir né de la violence et qui a grandi gavé au mensonge institutionnel, ne tient que par la violence et le mensonge. Avec, au passage, une pensée émue pour les crétins finis qui, ici, s’extasient devant la croissance US, pour laquelle les démunis ne sont qu’une variable d’ajustement de la société élitiste.

Oui, chères amies et chers amis, ne baissez pas les bras. La violence et le mensonge ne conduisent à rien et n’ont qu’un temps, même s’ils bénéficient d’une impitoyable répression. Votre rendez-vous avec l’histoire, car il est impossible de mentir tout le temps et à tout le monde.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - BNP Paribas : La France humiliée par les malfrats de Washington

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Obama a encore frappé : ses sbires demandent à la BNP de payer une amende de 10 milliards de dollars (environ 7,3 milliards d’euros), avec une menace de retrait de licence, soit la perte de 10% du chiffre d’affaires. Ah bon, la BNP a été condamnée, avec de vraies lois et après un procès équitable ? Non, chez les cow-boys, une nouvelle illustration de l'impérialisme coutumier de Washington, on condamne sans procès.

La BNP aurait violé pendant quatre ans l’embargo décrété contre Cuba, le Soudan et l’Iran. Quel tribunal a décidé de cet embargo contre ces États souverains ? Aucun : c’est encore Obama et ses sbires. Une zone de non-droit… Une association de malfaiteurs encravatés décident de ruiner des peuples, puis de ruiner une banque (française), ce sans loi, sans tribunal sans procès, et ça passe comme une lettre à la poste. Ça me sidère.

Là-bas, l’affaire est traitée, sous le contrôle direct du gouvernement, par David O’Neil, chef de la division criminelle du ministère de la justice, Benjamin Lawsky, le patron du département des Services financiers (DFS) de l’État de New York… et Cyrus Vance Eternal Junior, le procureur du district de Manhattan. Eh oui, on retrouve ce loser en chef, le big boss de l’enquête sur la pipe nationale de DSK, qui ferme les yeux sur un viol parce que la victime a des papiers irréguliers

Chez ces instruits, le jeu est simple : tu craches un max, sinon je t’inculpe. Du pur chantage. Sauf que rigolez-pas : si la BNP lâche 7 milliards d’euros, le contrecoup sera vite ressenti : ce sera ça de moins de financement sur le marché européen, un coup très rude à l’économie.

Bien sûr, la banque BNP se prépare à un procès du feu de Dieu. Elle va contester les décisions d’embargo contre l’Iran, le Soudan et l’Iran, contraires aux résolutions de l’ONU. Elle va dénoncer ces sanctions gouvernementales, prises sans référence au droit international et sans procès, selon cette méthode qui conduit les US à commettre les plus graves violations du droit, comme en envahissant l’Irak ou en procédant à des campagnes d’assassinats au Pakistan… Non, la BNP ne se défendra pas. Ces décérébrés vont payer sans même oser saisir un tribunal. Une soumission totale.

Du côté du gouvernement français, c’est la même incurie. Le p’tit naze de Montebourpif, qui fulmine devant l’Indien Mittal, se couche devant les US. Pourtant, Mittal n’a pas fait 7 milliards d’euros de dégâts… De la part de ce quart de portion, ça ne surprendra personne. Michel Sapin a lui discuté avec Benjamin Lawsky, non pour exiger le respect du droit – conduire un procès en fonction de règles conformes au droit international – mais pour implorer la clémence… Quelle honte. Un rat… mais c’était perdu d’avance, car le gouvernement est calé sur les délires de Washington pour ce qui concerne Cuba, le Soudan et l’Iran. Sapin s’est fait jeter, et il a contacté Eric Holder, le ministre de la justice US, qui a son tour l’a jeté, lui expliquant qu’aucune banque n’était « too big to jail », littéralement « trop grosse pour échapper à la prison ». Et Michel Sapin a fermé son sifflet.

Le seul qui a osé dire un mot est le syndicat CGT de la BNP Paribas… Allez, c’est pour rire, eux aussi sont dans le tropisme de l’oncle Sam. Non, le seul qui a émis une opinion critique, mais bien discrète, est Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France : « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, réglementations, aux niveaux européen et français. Il n’y a aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations unies ». Très bien de rappeler que l’ONU existe, car c’est l’ONU qui défend le droit international, alors que les US ne défendent que leurs intérêts égoïstes, ceux d’un petit État de 320 millions de personnes qui maquereauter 7 milliards d’êtres libres et égaux. Mais que pèse la déclaration de notre ami Christian ?

Donc, c’est la crise avec les US ? Mais non, rien du tout ! Mieux, pour remercier ces malfrats, on va signer un accord de coopération, le Traité transatlantique, qui va finir d’asservir nos économies.

Demain, nos « ministres » expliqueront que ceux qui ruinent la France sont les réfugiés syriens ou les Roms. Et il faudrait voter pour eux…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE