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jeudi, janvier 1 2015

Edito - Politique : le "privé" a gagné tous les terrains : le "vol" consenti.

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La grande innovation des vœux de François Hollande le 31/12/2014 ? Pour la première fois à ce point la communication a porté sur "les coulisses" de la préparation. Même le réseau social Vine a été utilisé pour montrer la préparation. Les médias classiques ont été porteurs d'images et d'infos sur le choix du bureau, les éclairages, les conditions de préparation du Président ...

C'est une étape nouvelle du narcissisme : faire une émission sur ... l'émission !

Bref, tout ce qui d'ordinaire restait ... privé.

C'est le tournant vrai de 2014 : le privé a gagné tous les terrains.

Le privé familial avec les débordements de confidences sur des vies intimes dont le succès du livre de Trierweiller.

Le privé professionnel par exemple à Béziers avec le succès d'un maire soutenu par le FN mais soit disant non encarté et qui partage 80 % des idées de Marine Le Pen dont la carte de visite de présentation n'a pas été le programme mais une étape de sa carrière professionnelle personnelle très habilement scénarisée initialement par des journalistes de supports nationaux idéologiquement très proches de l'intéressé puis considérée comme unanimement acquise.

Le privé "psychologique" quand toute la primaire de l'UMP repose sur le point de savoir si le tempérament de Nicolas Sarkozy a changé ou pas. C'est parce que cette donne est essentielle que le premier concerné communique à ce point sur la réconciliation avec Dominique de Villepin, preuve du changement quand il est ainsi possible de s'entendre avec son "principal ennemi d'hier". Fatima Allaoui aura peut-être très prochainement la change d'y prétendre si le FN la soutient comme promis...

Et maintenant avec la mode des "coulisses", le privé devient porteur des messages que le message public officiel ne porte plus tant le discours officiel est décrédibilisé.

Une nouvelle génération de campagnes électorales est en train de voir le jour.

Une fois de plus, sans le reconnaître officiellement, la France est sur le chemin des États-Unis qui ont déjà franchi cette étape depuis longtemps. Obama, son épouse, Pete Souza excellent dans cette scénarisation du "faux moment privé " supposé volé.

Mais c'est du vol consenti, bien organisé où voleur et volé font la paire, d'un commun accord.

Pas sûr que l'opinion se prête encore longtemps à ce jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 27 2014

Edito - Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ?

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Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ? L’Institut Odoxa a posé quatre questions, dans un sondage exclusif pour le Parisien-Aujourd’hui en France et ITélé : quel est l’événement politique le plus important de 2014, la révélation politique de l’année, et la personnalité la plus scandaleuse ? Enfin nous avons demandé, sur un registre plus léger, avec quel(le) homme ou femme politique les Français aimeraient passer le réveillon du 31 décembre.

L'événement politique de l'année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

C’est d’abord, sans conteste, « le score canon de 25 % réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits », relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C'est l'événement marquant de l'année pour 51 % des Français. « Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45 %) et encore plus par ceux de droite (57 %) ». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31 % des personnes interrogées)...

Le retour de Nicolas Sarkozy et la victoire de la droite aux élections municipales arrivent ex-aequo en 3e position : 24%. Le remaniement ministériel avec le départ d'Arnaud Montebourg est en 4e position (19%).Valérie Trierweiler et la sortie de son livre « Merci pour ce moment » se retrouvent en bas du classement (10 %). « Une nouvelle preuve que les Français font la différence entre événement médiatique et événement politique », souligne l'institut de sondages. L'affaire Jouyet-Fillon n'a, elle, marqué que 3 % des Français.

Fait notable, le mouvement d’extrême droite apparaît en haut de classement dans trois des quatre catégories du sondage. Marion Maréchal-Le Pen est seconde chez les « révélations de l’année », tandis que sa tante Marine apparaît au deuxième rang des politiques avec qui réveillonner.

Emmanuel Macron, révélation politique de l'année

C’est un homme arrivant avec des recettes nouvelles, et un brin iconoclastes à gauche, Emmanuel Macron, qui est élu haut la main « révélation de l’année ». Le ministre de l’économie est cité par 47 % des Français, loin devant la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen (32 %). La jeune députée FN est néanmoins la favorite des sympathisants de droite (47 %, devant Emmanuel Macron à 39 %), relève l'institut, « une place qu'elle doit aux sympathisants FN. Les trois quarts la citent et ils représentent un tiers des sympathisants de droite ». Elle devance Bruno Le Maire (30 %), candidat à la présidence de l'UMP.

Le plus scandaleux : Thomas Thévenoud

Dans la catégorie scandale de l’année, Thomas Thévenoud, le secrétaire d’État PS qui oubliait de payer ses impôts pour cause de « phobie administrative », arrive en tête (40 %). Il devance de peu la « scandaleuse » Valérie Trierweiler (39 %), qui a très négativement marqué les sympathisants de gauche (ces derniers classent d’ailleurs l’ex-compagne de François Hollande première, avec 54 % de citations). Elle est suivie de près par Thierry Lepaon (37 %), pour les révélations sur ses frais et indemnités payés par la CGT. Jérôme Lavrilleux et l'affaire Bygmalion arrivent en 4e position de ce classement (19 %).

Sarkozy et Le Pen, personnalités préférées pour passer le Réveillon

Avec qui les Français souhaiteraient finir l’année ? Le plus cité est Nicolas Sarkozy avec 19 % de citations. Ce sont Marine Le Pen et Rama Yade qui arrivent en deuxième position : la patronne du FN parce qu’elle génère certes très peu « d’envie » chez les Français en général mais que 8 sympathisants FN sur 10 rêvent de passer un Réveillon avec elle ; la centriste Rama Yade parce qu’elle est globalement appréciée par toutes les catégories de Français, souligne Odoxa. Loin derrière, François Hollande (9 %). Au pied du classement, Nadine Morano : ils ne sont que 2 % à dire qu'ils aimeraient passer le Nouvel An avec elle.

Source : Sondage du Parisien ce 27/12/2014

vendredi, octobre 10 2014

Edito - En librairie depuis 6 jours seulement, le livre d'Eric Zemmour connaît un départ fulgurant détrônant celui de Valérie Trierweiler.

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L’ex-première dame n’est pas la seule à faire un carton en librairie. Eric Zemmour connaît lui aussi un départ canon concernant la vente de son dernier ouvrage Le Suicide Français. Et pour cause, le livre vient de dépasser celui de Valérie Trierweiler qui pour l’instant caracolait en tête des ventes selon les calculs du réseau Datalib nous apprend hier Le Point.

L’ouvrage qui suscite de nombreux heurts sur les plateaux de télévisions a été imprimé à 100.000 exemplaires. S’arrachant depuis le début de sa commercialisation à plus de 5000 exemplaires par jour, le livre fait d’objet d’une réimpression à 20.000 ouvrages anticipée par les éditions Albin Michel.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 23 2014

Edito - La France vendue au Qatar ? Un livre cible Nicolas Sarkozy

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Décidément cette rentrée littéraire est explosive. Après le livre de Valérie Trierweiler sur François Hollande, celui de Cécile Duflot, sur son expérience au gouvernement, le prochain ouvrage à rencontrer le succès pourrait être celui cosigné par Pierre Péan et Vanessa Ratignier : "Une France sous influence. Quand le Qatar fait de notre pays son terrain de jeu".

C'est ICI

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, septembre 14 2014

Edito - Le rôle toujours sacré du livre mais pour maintenant conforter l'esprit

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Contrairement à bon nombre d'analyses sur la disparition de supports d'informations en raison d'une concurrence de plus en plus forte, les récents succès de livres montrent combien l'opinion sait remarquablement gérer les fonctions complémentaires de supports d'informations.

En France, les explications de Valérie Trierweiler auraient-elles eu un impact analogue avec un support autre qu'un livre ? Assurément pas.

Le livre garde un caractère sacré pour l'explication sérieuse. Encore faut-il que cette explication sérieuse ne sombre pas dans la confusion donc qu'elle puisse être résumée par quelques mots. François Hollande ne se remettra pas de la formule des "sans dents" comme de celle des "handicapés qui font commerce de leur handicap", comme de la scène où il est prosterné sur un lit ... Le livre c'est la réalité de mots démultipliée par la force de l'imaginaire.

C'est une première évolution.

Une seconde évolution mérite l'attention.

Hier, le livre alertait l'esprit. Aujourd'hui, il doit conforter l'esprit, consolider l'idée admise avant ... lecture.

En effet, rien ne voue un livre au succès.

Prenons le cas des États-Unis. Hillary Clinton rate la promo de son livre tandis qu'Elizabeth Warren change de dimension avec le succès du sien. Presque comme Barack Obama en 2007.

Pourquoi ?

Parce que les lecteurs voient dans un livre ce qu'ils comptaient voir et qui dépasse de beaucoup le seul livre. C'est donc un redoutable miroir. François Hollande est très impopulaire. Le livre de Valérie Trierweiler apporte de l'eau au moulin de l'opinion. L'eau que l'opinion attendait pour conforter son sentiment initial.

Si François Hollande avait été populaire, le succès du livre de Valérie Trierweiler aurait été très difficile.

Le livre ne crée plus l'assaut pour faire changer l'esprit mais il conforte l'opinion installée. Il rassure. Il crédibilise.

Hillary Clinton ne fait pas décoller sa campagne de lancement pour la présidentielle. Donc le lancement de son livre pas davantage.

Elisabeth Warren apporte le neuf attendu par l'opinion. Elle clive. Elle surprend. Donc le livre bénéficie de ce courant.

L'opinion se fait progressivement tellement à l'idée d'avoir toujours raison qu'elle devient une vague contre laquelle il est quasi-impossible de lutter. C'est une situation qui a de quoi inquiéter quand on connait la versatilité de l'opinion comme le caractère superficiel de bon nombre de ses critères de décisions.

Hier, le livre était un cri, une alerte, une mise en cause. Aujourd'hui, il est devenu un témoin rassurant sinon voué à disparaître dans l'embouteillage des publications.

Ce témoin que l'opinion se plait à questionner pour être confortée dans ... son choix de départ.

Pas sûr que le livre y gagne dans la durée ni l'opinion d'ailleurs.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 10 2014

Edito - Laurent Gerra : "François Hollande, c'est comme les Galeries Laffayette"

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REPLAY - Nicolas Sarkozy réagit aux derniers déboires de François Hollande ; Fabrice Luchini a encore des choses à dire sur le livre de Valérie Trierweiler ; Franck Ribéry analyse les matches des Bleus.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 9 2014

Edito - François Hollande aussi trompeur et menteur dans sa vie privée que dans sa vie publique

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Le « bouquin » à succès tiré à plus de 200.000 exemplaires que... personne n’a lu de Valérie Trierweiler où el­le dévoile à la fois sa vie intime avec François Hollande et la face la plus sombre de ce dernier pourrait, malgré son côté sordide, avoir une utilité s’il suscitait quelques réflexions sur notre vie politique et l’évolution de la société. Contribuons-y modestement !...

Source : Le Bulletin des Amis de l 'Information Libre

Il est évident qu’il faut en finir avec la commode et fallacieuse distinction entre vie privée et vie publique des hommes politiques. La première ne nous regarderait pas, nous, citoyens, car elle n’aurait aucun rapport avec la seconde. Cela supposerait que, quoi que l’on fasse dans son existence conjugale et sentimentale et quelles que soient ses pratiques sexuelles, il n’y aurait aucune incidence sur la vie publique. Dominique Strauss-Kahn a été « victime » de cette persua­sion partagée par ses pairs ; il a été obligé de reconnaître mais trop tard qu’il s’était trompé. Jusque-là il croyait que, puis­qu’ils lui attribuaient les qualités d’un bon. économiste, ses compatriotes ne lui feraient pas grief de s’adonner à des par­ties fines pendant ses heures de loisir. François Hollande lui aussi croyait jusqu’à ce jour que sa vie sentimentale était dissociée de ses ambitions politiques.

Or, s’il y a effectivement des sphères d’activités différentes, il n’y a qu’une seule personne et une seule conscience morale. Nous ne savons pas si ce que révèle son ancienne maîtresse dans son livre est vrai ou faux, pourtant recoupé par bon nombre d’auteurs de livres et autres observateurs mais force est de constater qu’entre l’attitude politique de Hollande et sa conduite privée, il n’y a pas rupture mais continuité, ne serait-ce que parce qu’il ne gère pas mieux l'une que l’autre. Mais surtout, il trompe ses compagnes comme il trom­pe les Français, non pas occasionnellement et comme par inadver­tance, mais habituellement et avec préméditation.

Nous rappelions la semaine dernière le propos de Montebourg à son sujet : « Il ment tout le temps. » Il a trompé Ségolène Royal au profit de Valérie Trierweiler puis celle-là pour Julie Gayet. Ne nous attardons pas sur le cas de l’actuelle mairesse de Paris dont il a eu aussi un enfant. Peut-être, au moment où nous écrivons, a-t-il déjà changé de maîtresse.

Il leur ment à toutes, comme il ment à ses compatriotes. Et s’il ment, c’est tout à la fois par duplicité et par lâcheté. Il a peur d’affronter la réalité, redoutant la réaction de ses interlocuteurs. Il assure ainsi à Valérie Trierweiler que sa liaison avec Julie Gayet ne date que d’un mois, puis sur l’insistance de la première concubine de France, il avoue trois mois, puis six mois avant de reconnaître qu’elle est sa maîtresse depuis un an !

N’a-t-il pas agi de la même manière avec la fameuse inversion de la courbe du chômage, promise pour septembre 2013, pour être en­suite reculée à fin 2013 puis au premier trimestre 2014 pour reconnaître finalement que c’était mission impossible ce qu’il savait dès le début ; il espérait un miracle tout comme il pensait que Valérie Trierweiler ne découvrirait jamais le pot aux roses.

Nous ne savons pas si le chef de l’État a vraiment désigné les « pauvres » sous le sobriquet de « sans-dents » mais nous n’ignorons pas qu’en privé des hommes politiques, entre deux campagnes électorales, n’hésitent pas à faire preuve de cynisme et de mépris à l’égard de leurs concitoyens qu’ils traitent avec suffisance et condescendance. Que François Hollande s’exprime ainsi ne nous étonnerait donc pas ! Mais ce qui est vrai et qui crédibilise le propos - on ne la fait pas à l’homme de la rue ! - c’est que les pauvres, avec ou sans dents, sont les premières victimes de l’action (ou plutôt l’inac­tion) de François Hollande. C’est officiel ! Voici ce que l'on peut lire dans le huitième rapport de l’ONPES (Observatoire natio­nal de la pauvreté et de l’exclusion sociale) remis à son ministre de tutelle - Ségolène Royal à l’époque - en juillet 2014 : ''« C’est la première fois depuis une quinzaine d’années que l'on observe une croissance aussi marquée de la pauvreté ... On l’explique par l'augmentation du chômage de grande durée, le découragement devant l'emploi, la proportion des chômeurs non-indemnisés qui s'accroît avec le chômage de longue durée. Tout cela a pesé plus sur les Français les plus pauvres que sur la moyenne des Français ».'' C’est le bilan de François Hollande : 800 000 pauvres, 10 % de plus, depuis son élection. Après cela il peut, comme un bon comédien, jurer la main sur le cœur et des trémolos dans la voix (lors du sommet de l’OTAN !) qu’il aime les pauvres et qu’ils sont le but de sa vie politique, ses actes démentent fortement ses paroles.

Valérie Trierweiler est indignée, furieuse, meurtrie autant par l’infidélité de son amant que par ses mensonges.

Mais elle ? N’était-elle pas mariée, il y a neuf ans, quand elle a succombé au... charme (?) de François Hollande ? N’a -t-elle pas trompé son mari et lui a menti, comme à la même époque Hollande le faisait avec Ségolène Royal ? L’un et l’autre abandonnant conjoint et enfants : elle en avait trois, lui quatre. Un couple bien assorti en quelque sorte, François et Valérie... Que dirait cette dernière si son « ex », Denis Trierweiler, racontait comment elle l’a trompé, comment elle lui a menti pendant trois ans puisque sa liaison clandestine avec François Hollande a commencé en 2004 et qu’elle n’a demandé le divorce d’avec Denis qu’en 2007 ? On se demande aussi pourquoi il lui a fallu neuf ans pour qu’elle se rende compte du caractère odieux de son François, son cynisme et sa froideur. C’était alors, comme de nombreux mal­faisants emprisonnés, qu’il était jugé par ses voisins et amis, comme un homme bien sous tous. rapports

Beaucoup, dans le monde politique et les media, jugent que l’ancienne compagne s’est mal conduite en rédigeant ce li­vre et en réglant ses comptes sur la place publique. La classe politico-médiatique ne voit pas plus loin que le bout de son nez, en condamnant les conséquences alors qu’elle chérit les causes ! Qu’est-ce à dire ? Qu’on ne cesse de célébrer la trans­parence, il faut tout dire sur soi-même, tout laisser voir de sa vie sentimentale, évoquer sa constellation familiale sur les pla­teaux télé et les affiches électorales ! Ségolène Royal, en son temps, a été jusqu’à inviter Paris Match dans sa chambre, à la maternité, lors de la naissance d’un de ses enfants ! Et puis, il y a cette sacro-sainte liberté sexuelle comprise par certains comme la licence de faire ce que l’on veut dans ce domaine ; on peut laisser l’une si on se sent mieux avec l’autre, la loi du dé­sir dans l’instant seule commande. Hollande n’agit pas autrement que selon les canons de la classe politico-médiatique et de l’idéologie « morale » dominante tout comme agit son ex-maîtresse en déballant leurs misérables tas de secrets, autant au nom de la transparence qu’au nom de la vengeance et peut être aussi pour assurer son... existence.

Extraits de « Le Bulletin des Amis de l 'Information Libre » Ass.1901 – 23, rue Paul Vaillant-Couturier, 94700 MAISONS-ALFORT – Tél & Fax : 01 49 777 333 E-mail : banoel@wanadoo.fr

Edito - Les effets irréversibles d'une crise systémique

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La politique française est entrée dans une crise systémique qui ne prendra fin que par la démission de François Hollande ou par la dissolution. Il faut regarder les faits avec lucidité. une crise systémique, c'est le moment où le système crée des effets auto-entretenus sur lesquels les actions classiques n'ont plus prise.

Prenons 5 exemples concrets :

1) La cote de confiance : qui va annoncer qu'il fait confiance à François Hollande au moment où 80 % expriment leur défiance ? Le taux de défiance est tellement élevé qu'il entretient la défiance.

2) Le vote de "confiance" à l'Assemblée : l'opinion a intégré le fait que la majorité PS a peur de revenir devant les électeurs. Donc l'opinion ne percevra pas ce vote comme de la confiance mais comme le simple fait de s'accrocher à une fonction.

3) Les chiffres officiels : il suffit aujourd'hui qu'une personne dise "le chiffre officiel est ..." pour que l'opinion comprenne : "ce chiffre n'est donc pas juste".

4) Les recommandations des "autorités" : il suffit que des personnes qui ont d'ordinaire "autorité" à recommander une attitude ou une analyse le fassent pour que l'opinion fasse le ... contraire. Le dernier exemple est le livre de Valérie Trierweiler : la classe politico-médiatique officielle se mobilise pour le discréditer : le résultat est que celui-ci crève tous les plafonds des achats !

5) Le Gouvernement Valls 2 : il a 15 jours d'ancienneté, il ne bénéficie d'aucun sursis, aucun nouveau souffle. Il est déjà usé après 15 jours.

La crise systémique, c'est quand l'effet toxique de discrédit est tel que le système ne peut plus durer puisque la défiance accrédite toujours une autre grille de lecture qui ne permet pas de régler les problèmes. Dans ces circonstances, différer l'arrêt du système, c'est augmenter les conséquences des dérèglements.

Voilà la réalité des faits.

En septembre 2008, lors de la crise financière, c'était le même dispositif appliqué à des actifs dont le système savait qu'ils ne pouvaient plus mériter la confiance donc les échanges. Qu'est ce qu'un marché financier sans des échanges ?

Aujourd'hui dans la politique, c'est la même situation : la crise du système a atteint de telles dimensions que le système crée des effets mécaniques automatiques qui ne peuvent être arrêtés que par ... l'arrêt de l'actuel système.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Marine le Pen face à une classe politique de "mots sans valeur"

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Marine le Pen est en train de changer de dimension dans l'opinion publique française. Chaque sondage la conforte désormais en tête des intentions de votes.

A quoi tient cette évolution ? Le livre de Valérie Trierweiler remarquablement écrit porte de nombreuses formules riches de sens dont une qui résume les actuelles circonstances : "quand les mots n'ont plus de valeur".

La classe politique française n'est plus entendue parce qu'elle n'est plus écoutée : ses mots n'ont plus de valeur aux yeux d'une part croissante de l'opinion.

Bien davantage, cette classe politique suscite désormais un effet répulsif qu'il lui suffit de donner une recommandation pour que l'opinion fasse le ... contraire.

Dernier exemple en date : le livre de Valérie Trierweiler. Il suffit que la classe politique et des médias s'offusquent pour demander qu'il ne soit pas lu donc pas acheté pour que l'ouvrage en question soit épuisé à l'achat en 48 heures !

Dans ce contexte, Marine le Pen capitalise à la fois l'ADN de sa formation "contre la bande des 4" mais aussi son choix stratégique de dé-diabolisation.

C'est une réelle nouvelle donne dans la politique française.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 6 2014

Edito - Les critiques terriblement machos contre le livre de Valérie Trierweiler

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Je lis les commentaires assassins sur le livre de Valérie Trierweiler, et je dois dire aux uns et aux autres : vous avez tort.

Je relève d’abord – le service investigation du blog ayant vérifié les états génétiques des éditorialistes – que ces signatures sont à 95 % masculines, ce qui montre l’arriération de notre société. La presse française est une presse de "petits mecs de merde", avec quelques poupées cosmétiques. Donc tous ces "petits mecs de merde" arrivés là parce que sont des "petits mecs de merde" nommés par des "petits mecs de merde" vomissent sur une femme. Une femme qui n’entre pas dans le module gentil du « Secrétariat d’État aux droits de femmes », et qui commet l’horreur absolue : elle dit ce qu’elle pense. Donc, le verdict est sans appel : cette femme pense mal.

Je souhaite donc bonheur et apaisement à tous les sales "petits mecs de merde" qui ont viré leur femme comme une malpropre – des neuneus qui, chez une femme, focalisent à moins d’un mètre,… D'accord ? – et qui font dans leur froc parce que l’ex larguée, humiliée et bafouée, se permet de dire comment elle a vécu le largage… Une femme, qui chez ces gens, est considérée comme un kleenex, et qui s’exprime… Imaginons que ça se généralise… C’est absolument insupportable en effet. Non, la femme doit aller pleurnicher chez ses parents –pas « jojos » – et basta !

Car je n’oublie pas la violence de la répudiation, par ce bigame impénitent… alors que Valérie Trierweiler était en convalescence d’une hospitalisation : « Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trieweiler ». Gougnafier de chez gougnafier…

Une décapitation affective,… et en public ! Spectacle horrible pour les enfants ! Horrible. Alors, vous qui dézinguez Valérie Trierweiler, mesurez-vous la violence de la répudiation ? Ou admettez-vous la répudiation si le chef est blanc ? Mesurez-vous tout de ce que renferme de cynisme, de méchanceté, de sentiment de supériorité, ce communiqué ? Il a viré la « pas jojo »

Valérie Trierweiler a pris le temps de la réaction. François Hollande avait pondu un communiqué de quinze mots à l’AFP ; elle, elle a écrit, seule, un livre de 300 pages. Et que dit-elle dans ce livre qui se lit très bien ? Elle dit des choses qui confirment ce que disait le communiqué de François Hollande.

Qui peut imaginer un instant que Valérie Trierweiler a inventé l’expression des « sans-dents » ? Non, c’est bien l’œuvre de l’autre salopard. Mais, comme le dit la chanson, celui qui dit la vérité doit être exécuté. Qui peut imaginer un instant que Valérie Trierweiler a inventé la scène où François Hollande se fout de la gueule des handicapés ? D’ailleurs, qu’elle a été sa politique ? Allô Nabila ?

Je n’ai pas a en dire plus ici. Le livre est en vente, et du fait du succès, la réédition est en cours ce qui est très bien. Lisez ce livre, et méditez sur une société où les femmes refusent la soumission, dénoncent l’humiliation dont elles sont l’objet, quelle que soit la « puissance » du macho répudiateur.

Ce livre, quels que soient ces défauts, est absolument essentiel car il est une incroyable avancée dans la lutte contre le machisme. Ce que les machistes et leurs poupées ont bien compris,… d’où leurs cris effarouchés.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 5 2014

Edito - Valérie Trierweiler déjà en tête des ventes sur Amazon !

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Du monde de l'édition, il faut savoir raison garder et avoir quelques repères simples. En France, dans l'édition, les ventes c'est le règne des 3B : baise, bouffe et biftons. Vous voulez faire un score record, il faut choisir un thème qui traite du cul, de la table ou du fric.

Tout le reste n'est pas dans la même gamme des ventes.

Quelle a été la meilleure vente en 2013 en France : 50 nuances de Grey avec 1, 8 millions de ventes sur la seule année 2013 !

Il y a plusieurs années, quand des éditeurs cherchaient les balades thématiques avec de belles vues panoramiques, toutes l'ensemble des ventes furent doublées par un produit : "comment chier dans les bois" qui a ouvert une gamme de nouveaux critères : faire l'amour dans les bois ...

Voilà la réalité du marché français !

Il faut d'ailleurs une certaine persévérance de tempérament pour refuser de "participer" à un jeu quand celui-ci devient aussi facile.

Dès que le livre de Valérie Trierweiler annonce faire entrer dans la chambre à coucher, dans la salle de bains ... : le succès est assuré. La promo est très pro sur ce point. De l'excellent travail qui répond au marché.

En 24 heures, Valérie Trierweiler est en tête des ventes d'Amazon toutes catégories.

Il faut avoir deux autres repères :

1) un bon score actuellement pour la vente d'un livre c'est le seuil de 5 000 ventes. C'est déjà très bien. Quand Valérie Trierweiler va dépasser les 100 000 ventes, on voit bien le rapport réel entre ce score et les ... autres.

2) un auteur de ce profil se fait en moyenne 12 à 15 % de droits d'auteur, généralement avec une augmentation des pourcentages en fonction des seuils de ventes, ce qui motive l'auteur pour participer à la commercialisation du produit. Ce sera un excellent coup pour l'éditeur, très rentable pour l'auteur qui touchera en moyenne 1,50 € par livre vendu.

Tous les actuels commentaires pour snober ce livre vont être vite rangés au rang de la parole verrouillée classique en France.

Valérie Trierweiler est accablée de critiques actuellement. Qu'elle prépare un second tome sur des éléments encore plus "intimes" et elle peut-être assurée de ventes encore plus performantes.

Ainsi vont les français !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mai 13 2014

Edito - Une même situation mais un traitement médiatique entièrement différent ...

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Si la vie publique française est confrontée actuellement à une réelle et profonde crise, c'est aussi parce que des traitements médiatiques tellement différents d'un même sujet donnent le sentiment d'un système qui manipule.

En 2012, la présentation et l'exposition de sa compagne d'alors répondait à la volonté de François Hollande de montrer qu'il "était un candidat normal" donc en couple. Bien davantage, le couple devenait un exemple de qualité de recomposition. Sa compagne nouvelle était toujours à ses côtés tandis que l'un de ses enfants du couple d'avant, Thomas, participait également activement à la campagne.

Tout baignait donc dans la plus totale sérénité.

Deux ans plus tard, la situation a explosé. Le Président est "célibataire". Est-ce un précédent ? Non. Il en fut de même pour Nicolas Sarkozy. Mais à cette époque, des médias consacraient une part considérable des reportages à cette "déchirure" : comment faire ? La vie privée ne prend-elle pas le pas sur la vie publique dans l'agenda du Président ? Comment organiser les réceptions à l'étranger quand le Président "solitaire" sera reçu par des couples ? ...

Et là pour François Hollande : pas une question, pas un commentaire ...

On assiste en direct à une triple recomposition :

- la mise à l'écart de la compagne de 2012 (Valérie Trierweiler),

- la réintégration de la compagne d'avant 2012 (Ségolène Royal),

- la totale discrétion sur la compagne de l'après 2013 (Julie Gayet).

Mais à cette occasion, la vie privée devient "vie privée" donc vouée à la plus totale discrétion.

De telles méthodes aussi manifestement discriminatoires discréditent l'ensemble de la profession médiatique aux yeux de l'opinion qui s'estime manipulée.

Cette inégalité de traitement est une réelle question de fond dans l'examen de ses causes comme dans celui de ses conséquences.

Il y a peu de démocraties modernes qui toléreraient une telle situation.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, avril 28 2014

Edito - Alstom franco-français, c’est fini

SNCF/Nouveau TGV/161105/Charleville-Mézières/Ardennes 08

Après les épisodes glorieux des pompes d’Aquilino : "Tu m'abandonnes, tu es vraiment un salaud" ] et le réchauffement des relations entre François et Valérie, une nouvelle aventure attend notre équipe de choc : ++l’avenir d’Alstom++. Après Arcelor-Mittal et SFR__, voici à nouveau la pérennité de l’industrie en France sur la table.

Je n’ai jamais compris pourquoi l’aller-retour Béziers-Barcelone (86,30 €) était au même niveau que celui vers Dijon (79,30 €), mais la fierté de passer sur le quai de la gare devant la locomotive Alstom du TGV, enviée dans le monde entier, calmait ma curiosité. Bon, le problème est que j’ai appris hier qu’Alstom était à la ramasse, et que la direction cherchait à vendre la firme, fleuron de l’industrie française, pour ne pas boire le bouillon.

Putain ? Vous étiez au courant vous ? Alstom est en discussion avec General Electric (GE), pour que le mastodonte US rachète l’activité énergétique d’Alstom, soit 70% du CA. Pour situer, GE est, avec 140 milliards d'euros de CA et 300 000 salariés, cinq fois plus gros qu’Alstom. GE a une déjà une forte implantation en France, avec un siège à Belfort et 11.000 salariés, contre 18.000 pour Alstom. Les pourparlers GE/Alstom ont été rendus publics samedi, et depuis hier, Siemens se démène pour faire une contre-offre.

Pour ma part, en écoutant la semaine dernière Ségolène Royal nous expliquer que la transition énergétique allait créer 100 000 emplois, j’étais trop content pour mon vieil ami Pascal, qui est cadre chez Alstom. Je l’ai appelé hier soir, et pour lui c’est net :

(1) Alstom est effectivement dans la panade, avec le poids lourd qu’est la stagnation du marché du nucléaire, et Bouygues l’actionnaire principal qui a besoin d’argent et qui veut vendre.

(2) Tant qu’à faire, il faut mieux que l'affaire se fasse avec GE, peu présent sur les équipements énergétiques, ce qui peut booster l’excellent savoir-faire d’Alstom, alors que Siemens, le concurrent de toujours, est sur les mêmes marchés et les mêmes produits, avec un gros risque de casse. D’ailleurs, c’est pour cela que Siemens avait été écarté du plan de sauvetage d’Alstom en 2004… De plus, les affaires de Siemens ne sont pas au top, et le groupe en est plus à vendre qu’à acheter… ce qui lui impose un looping de haute voltige.

(3) Alstom-GE, ça peut devenir une force de frappe, et Siemens a alors du souci à se faire.

(4) Alstom replié sur le transport, son second métier (70% pour l’énergie, et 30% pour le transport), ça peut le faire, mais ça va être serré, alors que Siemens pourrait apporter des marchés.

Le conseil d'administration d’Alstom a annoncé une décision pour mercredi.

De ce qu’on lit, GE aurait proposé 9,4 milliards € pour acheter branche énergie d'Alstom, qui fait un CA de 14 milliards d'euros, et les choses sont assez avancées. Siemens a fait une offre d’un montant proche, mais c’est moins précis car Alstom et Siemens ne sont pas des amis mais de rudes concurrents. Côté équipe de France, c’est plus que mou : Areva, Schneider Electric ou GDF-Suez n’ont rien à proposer. Depuis dimanche, Siemens se démène et multiplie les arguments pour se présenter comme la base pour un plan européen, parle de réinvestissements en France, et écarte tout plan social.

Que peut faire l’État ? Alstom est une entreprise 100 % privée, et l’État n’a pas beaucoup de marge. Pas facile, alors que la concurrence est vive, d’apporter de l’argent – qu’il faudrait emprunter… – ou de se porter caution pour un refinancement par Alstom, alors que la grande question est la rétraction du marché. Impliquer un fonds qatari ? Rien à voir avec GE qui a l’argent,… et le métier ! La seule vraie prise pour le gouvernement est ce qui touche au nucléaire, qui est la cause sacrée.

Nous allons dans les jours qui viennent vivre le feuilleton en direct pour l’avenir d’Alstom, mais un fait bien brutal est déjà acquis : Alstom franco-français, c’est fini.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mars 4 2014

Edito - Recyclage des ex-collaborateurs de Trierweiler

Valerie-Trierweiler-le-5-decembre-2012-a-Paris_portrait_w674.jpgLes contribuables recyclent les ex-collaborateurs de Trierweiler en payant leurs recrutements au cabinet désormais de ... François Hollande.

Patrice Biancone, chef de cab de VT, devient conseiller en charge des ONG au sein du cabinet du Président. Carole Tep, chargée de mission, va s'occuper des commémorations auprès de Sylvie Hubac (Dir Cab du Président). Stéphane Ruet, photographe et proche de VT, est nommé responsable de l'image du Président.

La chasse aux gaspillages publics est repoussée.

http://www.lefigaro.fr/politique/20...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 26 2014

Edito - Le goujat

plus-de-discussions-la-separation-est-officielle_789599_510x255.jpg« Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler ».

C’était la femme de sa vie.

Répudiée, virée sans un mot pour elle.

Le polygame qui n’assume rien a trouvé mieux, alors tchao.

Égalité homme/femme…

Respect de la vie privée…

Dignité…

Un petit mec, tout petit.

http://fr.news.yahoo.com/hollande-t...

PS : Oui , c'est du Feydeau .... Il ne manque plus que le bruit des portes qui claquent !

http://www.closermag.fr/people/poli...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 16 2014

Edito – Peut-on laisser Hollande bafouer la vie privée ?

François Hollande, ce héros de la Gauche hypocrite et irresponsable qui est en perdition, a commencé les grandes soldes. Il sert la soupe au Medef, mieux que Nicolas Sarkozy, se vante d’expulser deux fois plus de Roms que son prédécesseur et fait le malin parce qu’il a restauré la censure pour immoralité, terre visqueuse sur laquelle Nicolas Sarkozy n’avait jamais osé mettre le pied. Ce sont des faits, et c'est beaucoup, mais après tout, on peut se contenter de hausser les épaules parce qu’il ne s’agit que de la vente des pièces détachées d’une politique en faillite.

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Mais quand l’actuel président de la République française invoque la « vie privée », je dis non, parce que là, c’est vraiment notre affaire à tous. Alors, gère tes amours, et régale-toi des délicieux croissants policiers servis sur l’édredon, mais respecte la notion de vie privée, qui est un bien commun.

L’agence de presse Elyséenne socialisante molle nous demande d’ingurgiter : « Chacun, dans sa vie personnelle, peut traverser des épreuves. C’est notre cas, nous traversons des moments douloureux. Mais j’ai un principe c’est que les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse ». Désolé, c’est totalement à côté de la plaque.

Tout serait simple si l’homme du changement normal avait respecté ce à quoi il s’était engagé devant Nicolas Sarkozy : « Moi président, il y aura une claire distinction entre vie politique et vie privée ». Sauf que ce n’était que de la com’.

1356448-le-president-francois-hollande-vu-par-620x0-1.jpgFrançois Hollande a toujours mis en avant une part de sa vie privée. A commencer par sa douce Ségolène qui donnait une conférence de presse depuis la maternité, le lendemain de la naissance d’un de leurs enfants. En continuant par le jovial Hollande qui avait choisi la Une du grand journal féministe Gala, en octobre 2010, pour nous présenter Valérie, « la femme de sa vie ». En poursuivant par le génial été 2012, où il n’y en avait que pour François et Valérie en sweet sur la plage de Cabasson ou achetant des cartes postales à Bormes-les-Mimosas. Que c’était mignon, ces scènes si publiques de la vie privée… Je n’oublie pas non plus le post-adolescent baisé de la Place de la Bastille, devant les supporters attendant que commence la bataille contre les puissances de l’argent…

Et la Dame ne serait que la vie privée ? Ah bon…. Avec sa place à la Une du site de l’Elysée ? Avec un bureau, un budget et des collaborateurs ? Et la présence très active lors des déplacements et des réceptions ? Jusqu'à s'occuper d'humanitaire dans le Liban brûlant ? La première Dame a un rôle public, c’est une évidence factuelle… Alors, l’honneur bafoué de la première Dame, genre le réveillon en famille, et la galipette protégée par la police le lendemain, ça nous concerne.

000-Par7517285-jpg_110256.jpg Ce sont des faits qui comptent, car ce couple a choisi de nous prendre à témoin de son bonheur, quand cela l’intéressait. Si un président fait mystère de sa vie privée, parce que seule compte la politique qu’il conduit, une intrusion serait inacceptable. Mais lorsque le couple a choisi de s’institutionnaliser et de se donner en spectacle, il garde certes une part de vie privée, mais il doit assumer comme étant public ce qu’il a lui-même choisi de rendre public. Ce n'est pas plus compliqué.

Mais il y a pire dans cette indécence sans limite, qu’on tente d'étouffer sous le voile intégral de la vie privée.

Valérie Trierweiler a été hospitalisée. C'est clairement une information qui relève de l’intimité de la vie privée, car la santé fait partie du noyau dur de la protection de la vie privée. Et tout le monde sait qu’elle n’est pas hospitalisée pour une mauvaise chute à ski, mais parce qu’elle a craquée, car son honneur de femme a été bafoué à la face du monde. Donc, vie privée pour les amours de la rue du Cirque, mais vie publique pour l'hospitalisation de la femme humiliée ? Allons... Voir l’intéressé qui se dodeline en faisant le beau devant les journalistes, pendant que la femme pleure sur son lit d’hôpital, c’est d’une infinie cruauté. Réfléchissez un instant... Mettez-vous un instant à la place de la femme qui pleure…

000-DV1162162-jpg_112243.jpgEt il y a le pire,… car le cruel s’apprête à répudier, en public. Magnanime, et grand cœur, il attend que celle qui était la femme de sa vie sorte de l’hôpital, avant « d’éclaircir la situation ». Mais, avec cet homme d'action, ça ne traînera pas : Valérie va être répudiée avant le voyage aux US, car il faut faire place nette. Le polygame a fait son choix. C’est le pouvoir du mec, du sale macho consommateur de femmes. Le même qui nous saoule avec la dignité… Alors, il prend des décisions largement publiques, selon des critères qui lui appartiennent, mais il ne peut pas se retrancher derrière la notion de vie privée, que nous devons tous défendre comme cercle de l'intime.

J'ai une vie privée, vous avez une vie privée, et soyons vigilants pour la protéger, notamment contre les autorités qui nous épient, nous espionnent, et violent cet espace intime. Mais si vous avez ouvert la porte en affichant une part de cet intime, alors, assumez les conséquences de vos choix.

NB : Pas très glorieux... Qu'il ait du mal à maîtriser ses pulsions, on le conçoit déjà mal. Qu'il adopte un comportement de goujat fourbe c'est pousser le bouchon un peu loin. On ne peut souhaiter à madame Trierweiler de passer à autre chose et de laisser celui qui se veut "normal" à ces turpitudes. Quelles que soient les reproches qui pourraient lui être adressés madame Trierweiler mérite beaucoup mieux que de vivre aux côtés d'un tel individu tellement irrespectueux de sa compagne.

PS : Nicolas Sarkozy sera vendredi à Béziers pour assister au concert de sa femme à Zinga Zanga. L'ancien chef de l’État ne fera pas un crochet à la permanence d’Elie Aboud où il était attendu à la permanence électorale du candidat pour "une rencontre amicale" avec plusieurs maires de la région, mais aussi un bain de foule auprès de militants impatients. Dans le même temps, Marine Le Pen sera à Sète pour présenter les têtes de son parti dans l’Hérault. Une réunion publique qui se fera sur un bateau, faute de salle louée par la municipalité, à laquelle n’assistera pas “son” candidat à Béziers, Robert Ménard qui fera du du porte à porte à La Devèze. Le journaliste polémiste doit tout de même accueillir la chef de file du FN à l’aéroport de Montpellier et faire un bout de route avec elle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE