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vendredi, décembre 19 2014

Edito - Les agriculteurs, abandonnés à la loi de la jungle

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Il y a trente ans, la PAC garantissait des prix planchers qui garantissaient un minimum de revenus et une visibilité pour l’avenir. Avec la déréglementation et la baisse des aides, les agriculteurs sont abandonnés à la dure loi du marché, avec des revenus qui peuvent baisser de 40 % en un an !

Les hommes comme variable d’ajustement

Les chiffres du ministère de l’agriculture font froid dans le dos. Bien sûr, certains diront que les céréaliers ont aussi profité de l’envolée des cours des céréales, mais après une baisse de 30 % en 2013, leurs revenus ont chuté de 40 % cette année, à 11 500 euros annuels en moyenne, 50 % sous le niveau moyen… Les bonnes récoltes, du fait d’une météo favorable, ont fait plongé les prix, et les revenus avec. Les producteurs de fruits et les éleveurs de bœufs ont également les victimes du jeu de massacre du marché, avec des revenus sous la barre des 15 000 euros de revenus annuels. En revanche, pour une fois, les producteurs de lait s’en tirent mieux, avec des revenus en hausse de 30 %, à 30 000 euros.

Pire, ces froides statistiques ne rendent compte que d’une partie de la dureté de ces évolutions. D’abord, il ne faut pas oublier qu’aussi basses soient-elles, il s’agit de moyennes, ce qui signifie que pour beaucoup d’agriculteurs, la réalité est encore pire. Et cela ne prend pas en compte non plus le temps de travail, assez souvent très important, et qui ramène les revenus horaires à un niveau totalement indécent. Et que penser des suicides ou des symptômes d’épuisement professionnel, dont on sait malheureusement qu’il touche particulièrement les agriculteurs, ce qui est tristement normal étant données la faiblesse de leurs revenus et leur extrême variabilité. Qui pourrait vivre de la sorte à part eux ?

L’horreur et la folie du laisser-faire

Malheureusement, cette situation n’est pas nouvelle. Chaque année, de nouveaux cas montrent l’abandon de cette profession si importante à cette loi de la jungle cruelle et inhumaine. Pendant l’été 2013, c’étaient les producteurs d’ail, de lait et de viandes qui allaient particulièrement mal. Plus récemment, c’étaient les producteurs de pêches qui souffraient de la concurrence délétère de l’Europe du Sud. Bref, les revenus de la profession semblent davantage suivre les règles d’un jeu de hasard qu’autre chose. Une bonne indication sans doute de ce que produit l’application non encadrée de la loi du marché. Faut-il y voir ce que serait une société néolibérale où le marché ne serait pas entravé ?

Le plus effarant est que toutes ces statistiques ne provoquent pas une remise en question de notre politique agricole. Les agriculteurs ont été abandonnés à une loi de la jungle absolue, alors que le système précédent, certes bien moins libéral, avait montré sa capacité à développer l’agriculture de notre continent tout en fournissant des mécanismes de régulation évitant de telles variations, même s’ils n’étaient sans doute pas parfaits. Bizarrement, aujourd’hui, presque personne ne semble vouloir remettre cette logique en cause, nos gouvernements se contentant de jouer aux pompiers avec des aides temporaires, que l’Union européenne, jamais à une horreur près, exige parfois de faire rembourser !

Merci aux agriculteurs de continuer à travailler dans des conditions aussi difficiles et inhumaines que le dogmatisme néolibéral, l’aveuglement et l’insensibilité de nos dirigeants ne remettent pas en cause. Dans quelles conditions laissons-nous travailler ceux qui nous nourrissent ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, décembre 17 2014

Edito - L’effarante visite de Moscovici dans la chaudière grecque

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Lundi, Pierre Moscovici est venu soutenir le gouvernement de droite, deux jours avant un vote décisif. Une visite révélatrice de ce qui ne va pas dans cette Europe, entre le soutien à des politiques en échec depuis des années, et la récompense de l’incompétence et indistinction politique.

La prime à l’incompétence et l’indistinction ?

On ne dira jamais assez à quel point il est effarant que Pierre Moscovici soit devenu commissaire européen à l’économie cette année. Voici un ministre, qui, en 2012, annonçait que le déficit budgétaire de la France atteindrait 3 % du PIB en 2013. Un an après, soldant l’échec de la politique qu’il avait mise en place, qui prolongeait celle du gouvernement précédent, notamment pour les hausses d’impôts, il annonçait que finalement, il faudrait attendre deux ans de plus. Un peu plus d’un an plus tard, son remplaçant, Michel Sapin, a de nouveau repoussé l’échéancier de deux ans. Bref, ce qu’il annonçait pour 2013, le serait en 2017. Et encore, la majorité aura le temps de changer d’ici là…

Quelle légèreté et quelle inconscience de l’avoir nommé à un tel poste ! Lui, qui a échoué en France, doit maintenant guider l’Europe entière ! Toujours aussi incroyable, le voici qui va soutenir l’équipe au pouvoir en Grèce quelques jours à peine avant des élections présidentielles décisives. Non seulement cela pose un problème de crédibilité quand la Commission demande quoique ce soit au pays, mais le soutien, par un commissaire étiquette à gauche d’un gouvernement largement dominé par la droite, renforce encore l’indistinction grandissante entre ce qu’on appelle la gauche et la droite de gouvernement en Europe. Dans un sens, cela clarifie sans doute le débat politique, mais malheureusement, cela profite aussi assez souvent, mais pas toujours heureusement, à des partis extrémistes.

Athènes au bord de la rupture ?

Déjà, en 2012, les élections législatives avaient été extrêmement serrées, Nouvelle Démocratie l’emportant d’extrême justesse devant Syriza, dont le programme, peu compatible avec le cahier des charges de la troïka, avait tout pour ouvrir la voie à une issue argentine, et provoquer une sortie de la Grèce de la monnaie unique. L’élection présidentielle anticipée, qui devait initialement se tenir en février 2015, créé une situation difficile car elle nécessite une majorité de 180 députés sur 300, que n’a pas la majorité actuelle, qui devra recruter hors de ses rangs. Sans cela, cela provoquerait des législatives anticipées, qui pourraient alors être gagnées par Syriza, actuellement en tête dans les sondages.

Mais dès lors, pourquoi le Premier Ministre a accéléré l’agenda ? Et s’il jouait simplement la surprise pour renverser une situation perdante ? Il a récemment durci le ton à l’égard de la troïka, refusant de nouvelles coupes, mais il s’agit peut-être d’une simple posture destinée à rassembler les voix nécessaires pour son candidat à la présidence de la République… Dans ce cadre, difficile de savoir quelle sera l’influence des interventions de Pierre Moscovici et de Jean-Claude Juncker, qui a indiqué qu’il souhaitait que « la Grèce soit gouvernée par des gens qui aient un regard et un cœur pour les pauvres gens en Grèce (…) mais aussi qui comprennent la nécessité des processus européens ».

Le scrutin de mercredi permettra de comprendre comment les élus Grecs ont perçu les interventions de la cette Commission, qui s’immisce déjà tellement dans la direction politique du pays. Soit elle aura soudé et renforcé l’opposition à sa politique, soit la peur du vide lui permettra de passer en force.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 13 2014

Edito - Fillon/Jouyet : l’affaire d’une fin de régime ?

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C’est l’histoire qui occupe l’actualité politique. L’ancien Premier Ministre serait aller voir le Secrétaire Général de l’Élysée pour lui demander d’accélérer le cours de la justice pour affaiblir celui qui fut son chef pendant cinq ans. Comme une impression de fin de cycle.

Tous compromis ?

Cette affaire appuie là où cela fait mal de multiples manières. Elle rappelle que l’actuel Secrétaire Général de l’Élysée est un homme, qui, s’il est un ami du président de la République, qu’il connait depuis l’ENA, a aussi été ministre du précédent président de la République. Jean-Pierre Jouyet est une des illustrations les plus extrêmes de cette indistinction grandissante entre un PS et une UMP qui défendent la globalisation, l’Union Européenne, l’euro, la course folle à la baisse du prix du travail, la baisse déraisonnée des déficits ou le recul du service public, habillés d’une manière ou d’une autre.

Tout change et rien ne change. Et cette affaire a d’autres aspects guère reluisants. D’abord, le mensonge permanent, avec Jean-Pierre Jouyet qui a démenti ce qu’avançaient les journalistes du Monde, pour finalement l’admettre devant l’évidence des enregistrements, qui n’étaient même pas dissimulés. Ensuite, cela rappelle également que Nicolas Sarkozy est sous le coup de nombreuses affaires, dont notamment le fait d’avoir dépensé entre 11 et 17 millions d’euros de plus pour sa campagne présidentielle de 2012 que le plafond légal de 21 millions, ce qui pourrait bien le disqualifier pour 2017. Enfin, cela rappelle également les mœurs de cette jungle politique où tous les coups semblent permis.

Besoin d’air frais

Bien sûr, cela pourrait faire le jeu du FN, mais le parti de la famille Le Pen, même s’il est à ses plus hauts historiques, est très loin d’être en position d’accéder au pouvoir, et les placards sont pleins d’histoires pas plus reluisantes que celle-ci, sans parler de son extrémisme, sa démagogie et son amateurisme. Finalement, ce que montre cette affaire, c’est que notre pays a besoin d’un grand coup de balais. Le PS et l’UMP ont atteint un niveau de décomposition et de décadence qui pourrait faire penser à la fin de l’empire romain. Il faudrait sans doute que les Français montrent la porte aux deux grands partis qui dominent notre vie politique depuis trop longtemps pour notre bien à tous.

La seule chose qu’il faut espérer avec cette affaire, c’est qu’elle contribue à faire comprendre davantage encore qu’il faut un renouvellement profond de notre vie politique et que la solution ne se trouvera pas dans les trois partis qui dominent notre vie politique depuis si longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, octobre 8 2014

Edito - La paradoxale avancée de l’agenda néolibéral

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Depuis quelques mois, alors que l’agenda austéritaire et néolibéral a plongé le continent européen dans une récession prolongée, on pourrait penser que les idées alternatives ont un boulevard. Las, il semble que pour soigner le mal, plus de ce même mal s’impose pour le moment comme la solution !

Le retour des austéritaires

C’est un immense paradoxe. Entre la révolution copernicienne du FMI fin 2012, qui a remis en cause ses recommandations en partant du constat que les politiques austéritaires avaient un effet dépressif bien plus important que prévu, les rendant contre-productives, et le marasme dans lequel les économies européennes se sont enfermées en cherchant à réduire les déficits, l’agenda défendu par Paul Krugman devrait s’imposer. Mais non, même s’il faut reconnaître que l’Union Européenne accepte pour le moment que les objectifs de réduction des déficits ne soient pas atteints aussi vite que prévu, en Grèce, en Espagne ou en France, la tonalité actuelle du débat semble marquer un effarant retour en arrière. Il faut dire que la dramatisation ridicule du passage du cap des 2000 milliards de dette n’aide pas.

Même si le gouvernement a repoussé en deux temps l’objectif d’un déficit à 3 % du PIB, de 2013 à 2015, puis 2017, la direction de la politique budgétaire reste désespérément à l’austérité, même si elle n’est pas aussi brutale qu’à une époque ou ailleurs. Jacques Sapir décrypte de manière remarquable le paradoxe de cette époque, où l’échec des politiques d’austérité, qui, en cassant la croissance, ont même du mal à réduire les déficits en pénalisant les rentrées fiscales, donne du grain à moudre aux austéritaires qui appellent à plus d’austérité, comme on peut le voir à l’UMP, dont tous les candidats demandent une baisse d’au moins 100 milliards de la dépense publique, qui, selon les calculs du FMI, provoquerait une chute de 4,5 à 8% du PIB. Il est effarant d’oublier Keynes et les leçons du passé récent.

Toujours plus de laisser-faire

Mais la cause des austéritaires n’est pas dénuée d’arrières-pensées, comme on a pu le constater dans le traitement délirant du passage du cap de 2000 milliards de dettes. Beaucoup d’austéritaires sont en fait des opposants à l’État, des partisans du laisser-faire et du laisser-passer, qui voient dans la crise actuelle une opportunité pour faire reculer le défenseur de l’intérêt général pour faire avancer leur agenda de recul de l’État généralisé. C’est ainsi que Le Monde, comme Le Figaro, ont profité de l’occasion pour développer les idées de vente du patrimoine de l’État ou même de libéralisation des monopoles publics. On en trouvait les prémisses dans le débat sur le ras-le-bol fiscal ou la compétitivité.

Bien sûr, ce discours est largement tenu par la droite aujourd’hui, mais il faut noter que la gauche dite de gouvernement adhère largement à cet agenda. Pierre Moscovici avait légitimé le ras-le-bol fiscal. François Hollande semble vouloir jouer son quinquennat sur l’amélioration de la compétitivité, virage déjà entamé avec le rapport Gallois. Et le Parti Socialiste, qui, de 1997 à 2002, avait plus privatisé que la droite, semble se préparer à une nouvelle vente du patrimoine de l’Etat, alors même que le bilan de la privatisation des autoroutes est absolument désastreux, puisqu’elles n’aboutissent qu’à créer des rentes pour des groupes privés qui réalisent des bénéfices indécents sur le dos des usagers.

Comme le souligne l’économiste Dani Rodrik dans La Tribune, tout le paradoxe de la situation est finalement, que l’écteur moyen, en continuant à voter pour des partis qui mettent en place cet agenda, soutiennent de facto la cause des plus riches. Mais cela ne durera pas, comme le montre l’émergence de Podemos.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 22 2014

Edito - François Hollande nous raconte des histoires

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Jeudi, François Hollande a fait sa quatrième conférence de presse du quinquennat, alors que nous approchons de la moitié de son mandat. Que retenir de ce long exercice de style, qui complète le très riche dispositif de communication du président depuis la rentrée politique ?

La fin du président normal

Il semble décidément bien loin le temps où le candidat François Hollande promettait d’être un « président normal », un concept qui renvoyait aux innombrables aspects anormaux du président sortant. Mais la dureté des temps, l’atonie économique, un chômage en hausse, un pouvoir d’achat en baisse, une impopularité qui bat des records ont poussé le président de la République a changé de ton. Il a de facto dit que sa fonction n’est pas normale et donné à cette conférence de presse une dimension cérémoniale assez contradictoire avec sa promesse d’être un président normal. Dans l’adversité, il trouve du réconfort dans les ors et le cérémonial de la Cinquième République, comme d’autres avant lui.

Devant son échec économique patent, comme beaucoup d’autres présidents de la République en difficulté sur cette question, François Hollande a décidé de mettre l’accent sur les questions internationales, qui lui donnent un statut plus présidentiel et une dimension de chef, deux dimensions sans doute importantes alors que Nicolas Sarkozy vient d’annoncer son retour. L’intervention militaire en Irak lui permet de parler comme chef des armées, un rôle définitivement pas normal, qui doit combattre l’idée qu’il ne serait pas à la hauteur de sa fonction. Nous avons également eu droit à un couplet un peu facile en réalité sur l’Ebola, contre lequel « la France doit là aussi prendre ses responsabilités ».

Ce n'est pas sa faute à lui

L’autre petite musique qu’a essayé de faire passer François Hollande pendant toute la conférence de presse, c’est qu’il ne serait pas le principal responsable des difficultés du pays. Trois coupables dans son argumentation : Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et l’Union Européenne. Jouer encore sur le bilan de son prédécesseur près de deux ans et demi après avoir été élu est quand même un peu fort de café. François Hollande a eu tout le temps nécessaire pour redresser la situation en 2014. Sur l’Allemagne, il n’a pas peur des paradoxes en tenant un discours finalement assez proche de celui d’Arnaud Montebourg et pour lequel il a congédié son ancien ministre il y a moins d’un mois.

Enfin, il y avait quand même quelque chose d’incroyable à voir le président pleurnicher sur la direction de l’Union Européenne, qu’il faudrait réorienter, sempiternel discours du PS depuis les années 1970 alors qu’il a soutenu absolument tous les traités qui ont été signés depuis 30 ans, et qui définissent ce qu’est l’UE aujourd’hui. Au final, François Hollande se présente comme une victime des mauvais éléments qui se battraient avec courage dans l’adversité. Sauf qu’il ne se soucie que de raconter une belle histoire aux Français pour essayer de se représenter avec succès en 2017 sans s’intéresser au fond des problèmes contre lesquels il utilise les mêmes recettes qui échouent depuis 30 ans.

D’ailleurs, cette conférence de presse n’a pas eu un grand impact et a finalement été éclipsée par l’annonce du retour de Nicolas Sarkozy. Il faut dire qu’elle était aussi légère sur le fond que longue sur la forme. Il se contente de vouloir raconter une histoire qui le présente sous le meilleur angle.

le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 20 2014

Edito - Comment prendre le contrôle d'une nation

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Voici une méthode en 10 étapes pour prendre le contrôle d’une nation :

Demandez à un banquier (Pompicsou-Rothschild) de devenir copain avec le gars intelligent qui gouverne le pays (De Gaulle), pour qu’il devienne premier ministre (1962)

Faites tomber le gars intelligent qui gouverne (De Gaulle) avec une révolution (mai 1968)

Faites élire le banquier (Pompicsou) a la tête du pays (1969)...

Faites lui voter une loi privant le pays du droit de créer sa propre monnaie (1973)

Cela oblige ainsi l’État à emprunter auprès des banques et des investisseurs internationaux

Attendez patiemment que les politiques dépensent plus que l’État n’encaisse (1973 – 1998)

Créez une banque supranationale indépendante (BCE) battant sa propre monnaie (1998). S’il le faut appuyez vous sur un bel idéal (l’Europe) pour faire passer la pilule.

Attendez patiemment que les politiques dépensent plus que l’État n’encaisse (1998 – 2012). Si ça ne va pas assez vite, créez une bonne crise (Subprime 2008) pour qu’ils s’endettent plus vite

Enfin mettez un ancien banquier (Mario Le DragonGoldman Sachs) a la tête de cette banque supranationale (2011)

Attendez patiemment que les États soient en faillite pour leur imposer ce que vous avez décidé. Si ça ne va pas assez vite créez une crise, voire quelques guerres par ci par là.

Résultats :...

La BCE tient désormais l’ensemble des pays de l’Union Européenne par les « cojones ».

Quand vous devez x milliards à la banque, et que vous ne pouvez plus payer les y milliards d’intérêts, ce n’est plus vous qui décidez de votre vie, c’est la banque.

Les gagnants :

Les propriétaires de Rothschild, Goldman Sachs & Cie

Les perdants :

Le peuple

Les complices :

Les politiques et les médias

Résumé ;

« Donnez moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une Nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois »Mayer Amschel Rothschild (1744-1812)

La Suite :

Laisser les politiques et les médias expliquer aux citoyens pourquoi il n’y a pas d’autre choix que de les tondre (les citoyens) Adopter si possible un discours rationnel (y a plus d’argent) et proposer un faux choix: soit on augmente les impôts, soit on diminue les prestations (sécu, retraite, enseignement) Prétexter une bonne crise pour faire les 2 (augmenter les impôts ET diminuer les prestations) Puis vendre les bijoux de famille (transport, énergie, immobilier) aux multinationales Enfin abandonner le pouvoir à des gens non élus par le peuple, comme en Italie (Mario Montagne)

Questions :

La Grèce est elle encore une démocratie? Après la Grèce, à qui le tour? Pour la France, à quand le tour? Que faire pour éviter que ce soit votre tour?

NDLR : toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite

Source : Investisseurpro

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 19 2014

Edito - Marine Le Pen Présidente ? On la combattra par le droit !

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Marine Le Pen emportant la présidentielle en 2017 n’est plus une hypothèse illusoire. Chacun constate le jeu de massacre auquel se livrent la Droite et la Gauche institutionnelle, offrant à Le Pen une inespérée piste d’atterrissage.

Oui, Le Pen peut gagner

Il reste, avec une probabilité non-négligeable – la société française a tout pour réagir – le schéma heureux - avec Alain Juppé contre Martine Aubry, et Marine Le Pen dans la l’ambulance, mais François Hollande comme Nicolas Sarkozy, qui font les médias, misent tout sur un second tour contre Marine Le Pen. Or, ils sont incapables d’en maîtriser le sort… parce qu’ils ont écœurés tant de leurs partisans et qu’ils ont métabolisé tous les thèmes du lepénisme,… tous. Encore hier, les députés socialistes votaient un contrôle d’Internet que Claude Guéant n’aurait pas su faire passer. Alors… In memoriam Jean Jaurès.

Dans le jeu politique, la question centrale est celle des populations étrangères ou d’origine étrangère. Donc toutes nos amies et tous nos amis. Nicolas Sarkozy avait institutionnalisé la pensée FN au gouvernent en créant un ministère de l’Identité Nationale. Mais le succès a été ce que l’on sait, et Nicolas Sarkozy a donc du zigouiller ce ministère frelaté, confiant la question des étrangers au ministère de l’Intérieur. Ah, ça, ça compte, petit bandit. En réaction, nous avions eu tous les cris d’horreur de la belle Gauche, orchestré par l’abbé Ligue des Droits de l’Homme : de tout temps – même sous Charles Pasqua – la compétence relevait du ministère des affaires sociales, et avec Nicolas Sarkozy-le-vilain, le sort des étrangers n’était plus une question sociale, mais une question de police. Qu’a fait François Hollande une fois élu, formant son premier gouvernement ? Il a laissé la compétence au ministre de l’Intérieur. Un certain El Blancos. Une décision qui disait tout, et tout a été confirmé. Je ne développe pas, car chacun constate : François Hollande et Nicolas Sarkozy ont validé tous les thèmes Le Pen. Tous. J’y reviendrais si vous n’êtes pas convaincus.

La fin du « vote obligatoire »

Alors, l’un ou l’autre, comme vote obligatoire « pour faire barrage à Le Pen » ? Je dis non. Le vote obligatoire, c’est la rente de ces enfoirés. Je le dis clairement : demain, avec un second tour Hollande-Le Pen, je m’abstiens. Je m’abstiens,… mais je ne démissionne pas. Ne pas confondre. __ Je refuse que l’on limite, avec une injonction moralisante, mon rôle de citoyen à celui de voter, quitte à voter pour celui qui détruit mes idéaux. Le drame de l’abstention… Tu parles… Tu as vu le menu ? Tu as vu le processus de désignation des candidats, par des partis lessivés et pouraves__, tenus hors d’eau par les subventions publiques ?

Ras-le-bol de cette culpabilisation qui nous conduit à l’impasse : « Vote pour moi, même si je suis un crétin fini, car je suis moins pire que l’autre ».

Le droit est l’œuvre de tous

Chères amies, chers amis, dans un État de droit, le droit est l’œuvre de toutes et à tous. Vous êtes toutes et tous gardiennes et gardiens du droit. C’est sur ce terrain que nous devons nous organiser pour attendre Marine Le Pen et ses contaminés.

Dans des temps anciens – pas si anciens – le rôle du citoyen était effectivement limité au vote,… en ajoutant l’investissement militant dans un parti (ils étaient alors honorables), un syndicat ou une association (qui sont restés honorables).

Mais ce modèle, qui fait de vous un petit, est dépassé. Désormais l’action politique, du gouvernement et du parlement, est encadré par les principes du droit, et actionner ce droit de principes, pour sanctionner un législateur en perdition, est ouvert à tout citoyen. Le vrai rendez-vous est là.

Avec des candidats aussi largués de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen peut gagner. Ne nous racontons pas d’histoire. Dans la foulée, elle peut gagner les législatives, sur le thème : « Donnez-moi une majorité, et faisant élire députés des chèvres alcooliques, du moment qu’on leur a gravé sur le cul la marque Le Pen ».

Donc, nous y sommes. Et là chacun peut entrer en jeu, avec un rôle un peu plus puissant que de glisser, avec une pince à linge sur le nez, un bulletin dans l’urne.

D’où la question, la seule qui vaille : les normes qui fondent les principes du droit sont-elles menacées par Marine Le Pen ?

L’Europe ?

Marine Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’Europe, ce qu’elle ne pourra faire. C’est son plus gros mensonge. Il faudrait qu’elle sorte de deux Europes : l’Union européenne et le Conseil de L’Europe. Des conséquences diplomatiques incalculables, des domaines entiers de compétences à récupérer, avec des embauches massives de fonctionnaires à former, une mélasse financière sans nom en voulant sortir de l’euro… tout ça sans créer un soupçon de croissance, ni un emploi… à part des fonctionnaires. Marine Le Pen ira donc faire son boudin à Bruxelles et Strasbourg, mais elle ne sortira pas de l’Europe : la France ne tiendrait pas six mois, et avec son équipe de bras cassés, elle serait éliminées en quelques semaines.

Le droit européen restant, nous pourrons attaquer toutes les lois et toutes les mesures réglementaires décidées par les chèvres alcooliques. Et ce sera victoire après victoire, jusqu’à humilier Marine Le Pen et ses bras cassés. Gilbert Collard, Sinistre de la Justice… Wahou, offrez-nous ce lascar sur un plateau, et on lui apprendra en deux mois ce qu’est la relativité et le surmoi !

Les autres sources des droits fondamentaux

Et puis, même si Marine Le Pen sortait de l’Europe, il nous resterait le droit fondamental issu de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946, blindé par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui en gros, recoupe la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour de Justice de l’Union européenne. A moins que Marine Le Pen supprime la Déclaration de 1789… Et puis elle pourrait aussi retirer la signature de la France du Pacte des droits civils et politiques de 1966, une autre garantie internationale des droits fondamentaux. Vas-y, chérie, tu auras pour copain la Corée du Nord…

Il faut donc s’organiser

Il y a des milliers d’associations qui peuvent exercer les recours. Alors, faites relire les statuts par des amis avocats, et préparez-vous. Vérifier la liste des adhérents, faites payer les retardataires : tout doit être nickel.

Nous cartonnerons tout les textes que publiera Marine Le Pen, avec des recours en légalité, en suspension et en responsabilité. On ne le laissera rien passer. Il faudra aussi organiser des comités de vigilance pour protéger les plus exposés, car bien sûr elle va commencer par les étrangers pauvres et malades. Quand les recours juridiques tarderont, on les planquera les plus vulnérables pour les protéger. La solidarité est un devoir.

Le respect du droit, plus fort que la loi

Marine Le Pen peut gagner par le jeu électoral, pourri jusqu’à la moelle. Mais elle se fracassera sur le respect du droit, ce droit qui est plus fort que la loi, et sur lequel elle n’a aucune emprise.

Devant nous, prend place la grande bataille du droit contre les violeurs de droit. De tout son cœur, de toute son âme, et tout son esprit, la société des citoyens va se dresser contre la baudruche Le Pen. Nous n’avons besoin ni du PS, ni de l’UMP. Qu’ils aillent au diable ! Nous allons purger le pays de cette hypothèque Le Pen, qui est une rente pour l’UMP-PS.

C’est le grand rendez-vous citoyen. Préparez-vous, et ne laissez rien au hasard. Le bataille sera rude, mais la victoire sera magnifique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 15 2014

Edito - L’incroyable second report de l’objectif de réduction du déficit de 2015 à 2017

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La semaine dernière, Michel Sapin a annoncé que le déficit budgétaire pour l’année 2014 sera à 4,4 % du PIB, contre 3,8 % prévu, plus qu’en 2013, du fait de l’absence de croissance et de la très faible inflation. Il a aussi annoncé vouloir repousser l’objectif d’atteinte des 3 % de 2015 à 2017.

L’incroyable révision des objectifs

Le psychodrame budgétaire de la dernière semaine est absolument effarant. En 2012, lors de la campagne présidentielle, François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, avait annoncé l’objectif de réduire le déficit à 3 % du PIB en 2013. Les deux finalistes ne se distinguaient que par l’horizon auquel ils pensaient pouvoir atteindre un déficit nul, 2016 pour l’un, 2017 pour l’autre. Du coup, assez logiquement, François Hollande a mené une politique budgétaire assez proche de celle de son adversaire, à base de hausses d’impôt (près de 30 milliards en 2012, comme en 2011) et de coupes dans les dépenses. Malheureusement, PS comme UMP ont négligé les leçons désormais même admises par le FMI.

En effet, la réduction des déficits, qu’elle passe par des hausses d’impôts ou coupes de dépenses, pèse fort sur la croissance, au point de compromettre la réduction des déficits, comme l’avait anticipé Jacques Sapir à l’automne 2012. Résultat, en mai 2013, devant l’évidence, Pierre Moscovici avait été contraint de négocier avec nos partenaires européens un report de l’objectif d’un déficit à 3% du PIB de 2013 à 2015. En réalité, le déficit atteint alors 4,3 %, ce qui en dit long sur l’échec de la politique menée. Il est donc totalement effarant de constater qu’à peine 16 mois plus tard, le gouvernement constate à nouveau l’échec de sa politique et se retrouve contraint de demander un nouveau report de deux ans.

Ce que cela dit du gouvernement

L’épisode de la semaine dernière n’est pas glorieux. On peut dire que cela donne de l’air au gouvernement, qui serait dans une position bien difficile s’il devait réduire le déficit de 1,4 points du PIB l’an prochain et qui sera sans doute plus confortable pour le faire en trois ans, même si la théorie des coefficients budgétaires implique que cette réduction devrait nous coûter entre 1,5 et 3 points de PIB… Mais cette seconde révision, outre le fait de curieusement valider ce qu’a dit Arnaud Montebourg il y a quelques jours et qui lui a coûté son poste alors même que ce que dit Michel Sapin aujourd’hui n’est pas très différent, démolit plus encore la crédibilité de l’équipe au pouvoir, qui n’en avait pourtant vraiment pas besoin.

Quelle confiance donner à ces amateurs de la gestion du budget, qui découvrent en mai 2013 que l’objectif pour l’année ne sera pas tenu, et pas à la marge, puisque le déficit a été 40 % supérieur à la prévision ! Et à peine 16 mois plus tard, ces mêmes amateurs repoussent à nouveau de deux ans l’objectif de 3 %. Ce qu’ils étaient censés atteindre en 2013 le serait en 2017 !!! Encore plus effarant, Pierre Moscovici, ministre de l’économie de 2012 à 2014 est promu au même poste dans la Commission Européenne ! Et que dire de ces chiffons de papiers qu’on appelle traités européens, sans cesse foulés aux pieds par des dirigeants dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils semblent totalement irresponsables.

Comment croire en 2014 un gouvernement qui dit qu’il tiendra en 2017 ce qu’il disait tenir en 2013 il y a 18 mois ? L’impasse, décrite par Patrick Artus, démontre la faillite complète de François Hollande. Et elle pourrait avoir des conséquences sur la teneur du débat politique à venir, pas forcément positives.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, août 16 2014

Edito - Conflits internationaux, le silence de l'Union Européenne

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Dans un contexte international trouble, où les conflits se multiplient ces dernières semaines aux portes de l'Europe – toujours plus lointaines - l'Union Européenne reste étrangement sans voix. Pourtant, elle ne manque pas de représentants pour exprimer son opinion, dans la personne de Mme Catherine Ashton, Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, voire même, par celle de Mr Herman Van Rompuy, le « très charismatique » président du Conseil européen.

Il semble laborieux d'unifier et de parler au nom de vingt-huit pays si différents, de par leur intérêt disparate sur le plan international. Avec d'un côté, l'Allemagne, toujours partante pour ne rien faire, et la France qui essaye, tant bien que mal d'assumer sa stature. Mais, que c'est difficile, quand on ne sans donne plus les moyens. D'ailleurs, le silence de l'UE sur les questions internationales fait écho avec celui de notre président François Hollande. L’un comme l’autre, semble dans un flou total sur la position à adopter sur les conflits divers, souvent suspendus aux lèvres du président Américain, qui lui-même, ne sait plus très bien sur quel pied danser. Un pas devant, un pas derrière, un tango diplomatique, qui décrédibilise les puissances occidentales, l'Europe, et ... La France.

La crise Israélo-Palestinienne, qui a connu un nouveau regain ces dernières semaines avec des interventions militaires terrestres dans la bande de Gaza, a vu émerger des pays qui ont su prendre leur part de responsabilité, comme l'Égypte ou l'Arabie Saoudite, face au mutisme de l'Union Européenne, et de ses membres. Lors d'un sommet, tenu le 10 aout, entre ces deux pays du Proche-Orient, les cas de la Libye, de l'Irak et de la Syrie, on en outre était abordé. Le président Égyptien, Abdel Fattah Al Sissi, est arrivé aujourd'hui en Russie, pays avec lequel l'Union Européenne a réussi le coup de force, de détériorer un peu plus ses relations, tout au long de la crise Ukrainienne. Moscou, qui, pourtant, serait un allié de taille pour répondre aux enjeux qui secouent le Proche-Orient.

Ce silence a au moins le mérite de permettre à quelques « rebelles » de l'UMP-PS, de critiquer ouvertement l'UE, mais pas trop. Pourtant, cette institution technocratique, se montre inapte à répondre aux enjeux géopolitiques mondiaux, car essentiellement formaté à promouvoir les aspirations libérales sur le plan économique. Une parole diplomatique, qui, in fine, se contente timidement par voie de communiqué de regretter que le « cessez-le-feu (...) ait déjà été violé » et autres postures dérisoire au regard des évènements. L’Union Européenne sur les questions diplomatiques, n’est que l’ombre des États-Unis, elle-même très affaiblie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 30 2014

Edito - Le dangereux retour des austéritaires, au PS !

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Paradoxe assez incroyable qui démontre à quel point la décomposition de la pensée économique, alors que les preuves des méfaits des politiques austéritaires ne cessent de s’accumuler et sont aujourd’hui admises par des intellectuels de tous les bords, le PS y cède de plus en plus, comme le montre le dernier rapport de la Cour des Comptes et le rapport de Jean Pisani-Ferry.

Quand un socialiste propose de faire du Sarkozy !

Le PS est vraiment dans une phase de décomposition intellectuelle avancée pour produire une intelligentsia qui embraye le pas à la pensée économique de la droite la plus bête, pour paraphraser Paul Krugman au sujet de la défense de la politique de l’offre de François Hollande. Didier Migaud, député « socialiste » nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Cour des Comptes, a publié un rapport qui questionne la capacité du pays à tenir ses objectifs de réduction du déficit budgétaire et propose de réanimer la politique initiée par Nicolas Sarkozy, visant à supprimer 10 000 postes de fonctionnaires par an, mais en incluant les collectivités locales et la Sécurité Sociale au lieu de la limiter à l’État. Il avait déjà critiqué la promesse du président de créer 60 000 postes dans l’éducation, malgré un véritable besoin.

Jean Pisani-Ferry, ancien conseiller économique des ministres de l’économie de Lionel Jospin de 1997 à 2002, pousse encore plus loin la logique austéritaire. Il dénonce le poids des dépenses publiques « 12 points supérieur à l’Allemagne », en feignant d’ignorer qu’il compare des choux et des carottes et que la réalité est beaucoup plus équilibrée, notre service public étant beaucoup plus étendu que vos voisins. Il propose de diminuer les dépenses publiques de 54,8 à 48,8% d’ici à 2025, soit un effort de 0,6 point de PIB tous les ans. On suppose qu’il ne prend pas en compte le fait que la baisse des dépenses réduit le PIB, d’un coefficient de 0,9 à 1,7 selon la dernière étude du FMI. Une telle baisse réduirait le PIB de 5 à 10% sur 10 ans, ce qui contredit complètement l’objectif de réduction du poids de la dette, qui serait augmenté d’autant, comme cela se passe dans une partie des pays de la zone euro.

L’austérité est contre productive

Il y a quand même quelque chose de piquant à voir des socialistes proposer de démanteler l’État et baisser les dépenses publiques alors même que le très libéral et anti-Etat The Economist vient de publier un long article démontrant les ravages des politiques d’austérité. Il est tout de même effarant que des hiérarques socialistes ferment les yeux sur les ravages des politiques suivies dans le reste de l’UE, la Grèce où des études suggèrent que pas moi de 30% de la richesse nationale aurait été perdue depuis 2007, avec son cortège de chômage et d’effondrement du pouvoir d’achat (28% en Irlande et 18% en Espagne). The Economist soutient que la crise aura également un effet sur le long terme en réduisant les dépenses d’investissement des entreprises, ce qui sera un handicap pour le futur.

Paul Krugman, qui a démonté les politiques austéritaires dans son dernier livre, livre un jugement sévère sur l’UE. Pour lui « les problèmes inhérents à l’euro ont été aggravés par de mauvaises décisions. Les leaders européens ont insisté, et ont continué à insister, malgré les preuves éclatantes, sur le fait que la crise n’était qu’une affaire d’irresponsabilité fiscale, et ont donc imposé une austérité sauvage qui ne fait qu’empirer une situation déjà terrible » et conclut « il est terrifiant de voir un si grand nombre d’européens rejeter les valeurs démocratiques, mais au moins, une partie du problème vient des responsables qui semblent plus intéressés par la stabilisation des prix et la probité fiscale que par la démocratie ». Il est tout de même incroyable de voir le Parti dit Socialiste ignorer la voix de ce « prix Nobel d’économie ».

Merci néanmoins à Didier Migaud et Jean Pisani-Ferry de démontrer que les sommités économiques issues du Parti Socialiste ont à ce point arrêter de penser sur les questions économiques. Car outre le fait d’ignorer Paul Krugman, ils ignorent même les derniers travaux du FMI, pourtant guère suspects de laxisme.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, juin 28 2014

Edito - Nouvelle agression de l'Union européenne contre la Russie

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La signature d'accords commerciaux entre l'Union européenne et l'Ukraine, la Géorgie, la Moldavie est une nouvelle provocation contre la Russie. Mais c'est aussi un coup de couteau dans le dos des travailleurs de notre pays et des autres pays de l'Europe de l'Ouest.

Une Ukraine en état de délabrement économique accéléré qui va déverser sur l’Europe une main d’œuvre moins chère que la main d’œuvre chinoise (salaire minimum en Ukraine : 100 €, en Chine : 130 €) est désormais arrimée à l’Europe.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 15 2014

Edito - Après la Lybie, la Syrie, l'Irak !

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En détruisant l’État baasiste de Saddam Hussein, dictature autoritaire mais respectueuse des équilibres ethniques et religieux, et notamment des minorités chrétiennes, l’intervention américaine de 2003, soutenue par de nombreux pays européens, a déstabilisé toute la région. Le soutien des États-Unis et de l’Union européenne aux factions rebelles extrémistes en Syrie renforce et légitime une barbarie qui s’enracine partout.

Seule une politique étrangère équilibrée dans le monde arabe, le rejet des ingérences prétendument humanitaires, guidées en réalité par l’appétit économique des multinationales américaines et une diplomatie véritablement non alignée, pourront empêcher l’embrasement du Moyen-Orient.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, juin 14 2014

Edito - Nicolas Sarkozy, le despote de l’UMP

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Sa présidence a été tellement détestable que les Français lui ont préféré un candidat falot. Mais la défaite ne lui réussit même pas et fait ressortir ses aspects les plus détestables, entre les révélations sur sa campagne de 2012, la préparation des primaires de l’UMP ou lors d’un déplacement en Suisse.

L’antidémocrate

Il est vrai que l’on ne pouvait pas attendre grand chose d’un candidat à l’élection présidentielle qui déclarait en 2007 qu’il négocierait un traité limité aux questions institutionnelles et prenant en compte le « non » des Français mais qui a fini par se coucher devant l’Allemagne et l’Union Européenne, pour faire voter une copie quasi conforme du TCE à Lisbonne, au mépris de tout bon sens démocratique. Ce grand démocrate voulait aussi reprendre le contrôle de l’UMP sans s’encombrer de l’organisation de primaires pour être son candidat en 2017, provoquant la colère des personnes qui ne le soutiennent pas.

Et en déplacement en Suisse, devant un ancien président de la confédération helvétique, il s’est permis de déclarer que « la Suisse devait entrer dans l’Union Européenne, qu’un pays ne peut pas être gouverné par un président qui change chaque année. Ou que (son) système avec sept conseillers fédéraux est inefficace, désuet ». Il est effarant qu’un ancien président ne réalise pas que ce genre de propos est totalement inadapté dans sa bouche. Quelle mauvaise image de la France il donne, entre complexe de supériorité, manque de diplomatie mais aussi de la plus élémentaire courtoisie. Cela révèle également une intolérance à l’égard de la façon d’un pays qui respecte la parole de son peuple.

Une campagne qui le disqualifie

Il est assez effarant que Nicolas Sarkozy semble vouloir se présenter en 2017 étant données les révélations effarantes sur sa dernière campagne présidentielle. Comment ne comprend-il pas qu’elle le disqualifie pour l’avenir. Voici un président de la République sortant qui aurait dépensé la bagatelle de 11 millions d’euros de plus que le seuil de 21 millions, tout en ayant recours à des fausses factures pour couvrir le tout, au risque de faire couler financièrement son parti ! S’y ajoute des caprices qui semblent plus proches de celles des stars du show biz, comme le rapporte également le Monde.

Il est assez incroyable que Nicolas Sarkozy pense pouvoir l’emporter dans trois ans. Non seulement les Français ont sanctionné son premier mandat par une défaite, mais depuis, ils ont pris connaissance de ses caprices de chef de république bananière, dont il a également repris les pratiques pour établir le budget de sa campagne. En outre, malgré une retraite confortable d’ancien président, il n’hésite pas à toucher des fortunes pour parler à des banquiers, qu’il n’a pas fait souffrir son mandat. Ce ne sont plus des casseroles qu’il traîne, mais tout la batterie de cuisine des étoilés du pays !

Le seul point positif d’une éventuelle candidature de Nicolas Sarkozy, c’est qu’elle pourrait pousser les Français à opter plus rapidement encore pour un renouvellement en profondeur de notre paysage politique pour essayer d’éviter une [redite de l’édition de 2012.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 11 2014

Edito - De plus en plus de Français favorables à une sortie de l'UE

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Seuls 51% des Français soutiennent encore l’appartenance de la France à l’Union européenne, contre 67% il y a dix ans, selon un sondage CSA pour BFMTV et le Groupe Nice Matin.

La confiance à l’égard de l’Europe continue de se détériorer. À moins de deux semaines des élections européennes, seuls 51 % des Français soutiennent l’appartenance de la France à l’UE, selon un sondage CSA pour BFMTV et le Groupe Nice Matin. Un chiffre certes stable sur un an, mais en forte baisse sur dix ans: en 2004, 67 % des Français pensaient que la France avait sa place en Europe. Conséquence de cette évolution : le scepticisme à l’égard de Bruxelles progresse également. Alors que 25 % des Français s’opposaient en 2004 à une France intégrée à l’UE, ils sont aujourd’hui 38 % dans ce cas. Parmi eux, les plus incrédules sont les catégories les moins favorisées. Les ouvriers ne sont que 30 % à se dire pro-européens, contre 78 % des cadres et 62 % des retraités. ...

Depuis vingt ans, la défiance de l’opinion s’est aussi accentuée à l’égard des institutions européennes. 52 % des sondés estiment qu’elles ne sont pas assez démocratiques contre seulement 40 % en 1994 et 78 % qu’elles sont trop éloignées des préoccupations quotidiennes des gens (+10). (...)

Source: Le Figaro

samedi, mai 10 2014

Edito - Union européenne: ouverture des frontières aux Turcs en 2017 !!

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L’Union européenne vient de porter un nouveau coup à la sécurité et à l’identité des peuples européens. L’accord dit de réadmission prévoit en effet qu’à l’horizon 2017 les ressortissants turcs pourront se rendre dans l’espace européen sans visa préalable.

Source: Atlantico

Le problème chypriote qui revêt un caractère international n'est toujours pas réglé, en raison de données historiques et géographiques, mais pour des raisons politiques inhérentes au rapport de force dans le bassin oriental de la Méditerranée.

Depuis toujours, Chypre fait l'objet de conflits entre l'Orient et l'Occident en raison de sa situation géographique. Même aujourd'hui, l'opposition sur le plan d'ensemble de l'Occident et l'Orient se complète par les rivalités entre les États jadis sous l'emprise coloniale et les États du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord.

La Turquie, à part la question de la protection de la minorité turque qui est plutôt une question de prestige, continue de faire peser son avis quant au sort de l'île en évoquant le fait que celle-ci se trouve près de ses côtes méridionales, bien que les frontières entre la Turquie et la Grèce s’étendent sur sur maintes autres lignes insulaires et continentales. La présence de la minorité turque lui offre un inappréciable motif pour la projection d'une politique de prestige dans ce secteur du monde.

Pour éviter cela et pour que le conflit turco-chypriote ne perdure, il est absolument nécessaire de changer les députés français UMP et PS au Parlement européen et d'en élire de nouveaux !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mai 7 2014

Edito - La nouvelle "durée" de la mémoire publique ...

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Il y a un peu plus de 3 ans, dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, Oussama Ben Laden était tué lors d'une opération des troupes américaines au Pakistan. Ce "troisième anniversaire" vient de se dérouler sans une ligne dans la presse française consacrée aux détails de l'opération ou aux suites de cette situation.

Pendant des mois et des mois, la traque faisait les unes. Trois ans après son décès, Oussama Ben Laden aurait disparu de la mémoire collective française au point de ne "mériter" aucune mention.

C'est le raccourci le plus significatif de la nouvelle "durée" de la mémoire publique.

Le flux d'informations inonde au point que la fuite serait en permanence désormais dans l'information à ... venir.

C'est un dispositif très inquiétant.

Même inquiétude sur l'utilisation de mots avec l'exemple de l'Ukraine. Combien de morts faudra-t-il donc pour que l'Ukraine soit reconnue en état de "guerre civile" ?

Tout semble décalé parce que le mot même de "guerre civile" pour un État aux portes des institutions de l'Union Européenne choque.

La mémoire publique chasse vite les évènements et elle hésite à les "accueillir" quand le politiquement correct est perturbé. Pas de quoi s'étonner alors que les critères de jugement se fragilisent.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE