vendredi, janvier 30 2015

Edito - David Cameron et le déclassement des politiciens français

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Rien ne nous semble plus important que l'article que publie Le Nouvel Obsertvateur (L'Obs) sur la situation en Libye.

Ce qu'on sait : il n'y a plus d’État en Libye, le pays est livré à l'anarchie sanglante de plusieurs centaines de milices.

Ce qu'on commence à comprendre : l’État Islamique a bien l'intention d'empocher la mise. Pourquoi ? Parce que la Libye présente les mêmes caractéristiques que la Syrie/l'Irak. Celles qui ont fait le succès de Daech : un État désintégré + les plus grandes réserves de pétrole de la région permettant un financement miraculeux.

Ce qui devrait nous empêcher de dormir : les succès de Daech. Il contrôle déjà Derna (ville côtière de 100.000 habitants près de la frontière égyptienne), ce qui fait de cette ville le "seul endroit au monde où l'EI administre un territoire, en dehors de la zone irako-syrienne".

Un sujet de fond totalement occulté en France "l'efficacité gouvernementale" se résume à mener la lutte contre un enfant de 8 ans et organiser les diverses cérémonies de mémoire de façon récurrente.

Le seul leader en Europe qui a l'analyse et la mobilisation nécessaires c'est David Cameron. La comparaison entre ses actions et l'inaction française met en relief un déclassement des politiciens français qui est irréel.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 30 2014

Edito - Politique spectacle : le narcissisme monte d'un étage

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Hier, sur Direct 8, des politiques français se déguisent pour découvrir la ... vraie vie des français. C'est un postulat irréel.

1) Les participants reconnaissent qu'ils ne connaissent pas la vraie vie des français.

2) Ils ont une telle estime d'eux qu'ils considèrent qu'ils doivent être maquillés pour ne pas être reconnus. Ce n'est pas seulement la vie quotidienne des français qu'ils ne connaissent pas mais aussi la faiblesse de leur taux de notoriété parce qu'ils n'avaient pas besoin de se maquiller pour ne pas être reconnus.

3) Le retour sur le terrain des intéressés pourrait être sur des terrains exposés pour vivre des documentaires (Syrie, Afrique ...). Non, ils vont à l'angle de la rue. Ne jamais trop s'éloigner de son confort douillet.

C'est un étage de plus dans un narcissisme pathétique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, octobre 12 2014

Edito - Mélanie Joly : changer les règles du jeu !

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La France connaît actuellement plusieurs bombes prêtes à exploser. Il en est une qui est redoutable : les suites des élections de mars 2014. 200 jours plus tard, en quoi les Communes ayant été soutenu par le FN sont-elles gérées sur des bases différentes des ex - Communes UMP ?

Tout se passe comme si le système s'imposait et imposait une seule et même politique. Ce qui est faux. Seule l'absence de volonté des nouveaux élus conduit à un conservatisme qui trouble l'opinion.

Prenons l'exemple de Béziers qui devait être la capitale de "l'autre droite". Mais elle est où "l'autre droite" dans le fond des dossiers ? Impossible à être identifiée.

Quand on arrive à ce niveau d'immobilisme alors même que tout va mal, c'est le système qui est en cause. Il faut retrouver des bases systémiques plus saines.

C'est le sens du livre de Mélanie Joly à Montréal : changer les règles du jeu politique !

Dans de nombreuses démocraties, le système politique est aujourd'hui dépassé donc discrédité.

Tant que les partis de gouvernement ne changeront pas leurs méthodes, leurs projets, ils laisseront une autoroute à des partis extrémistes. Parce que ces partis incarnent alors le vrai changement.

La vraie bombe des municipales de mars 2014 en France n'est pas dans les risques d'échecs d'expérimentations multiples mais dans l'absence de la moindre expérimentation accréditant l'idée qu'UMP = PS.

C'est aujourd'hui le cas à Béziers. Robert Ménard veut jumeler Béziers avec Maaloula en Syrie. "Je suis différent des autres maires, qui font des jumelages pour avoir des voyages faciles" affirme Robert Ménard, élu maire de Béziers avec les voix du FN.

Il est temps en effet de changer les règles du jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Robert Ménard ou le nouvel Evêque de Béziers en Syrie : "Être solidaire de Maaloula"

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On saurait en droit de se demander "Pourquoi ?" dans un contexte où les haines sont exacerbées par de pseudo prétextes religieux qui font systématiquement le choix de pratiquer une discrimination basée sur l'appartenance à une religion, le maire de Béziers, Robert Ménard, a introduit lors la Féria 2014 une messe aux arènes et une procession à caractère catholique oubliant les tenants d'une laïcité des institutions publiques qui sont les garants de la diversité des religions misent en cause. En revanche, je tiens à rappeler que je suis de ceux qui respecte le droit à l'actuel locataire de l'hôtel de ville d'être un fidèle pratiquant de cette religion et qui pose Dieu commun "un acte pur".

De nos jours, des crimes contre l'humanité sont pratiquées de façon journalière et ce depuis des mois dans une indifférence générale sous les ordres de Bachar El Assad (bombardements de populations civiles avec des barils de TNT, etc.) ou du Calife de l’État Islamique (décapitation d'otages etc.), oubliant que le premier magistrat de notre commune oublie d'être solidaire du "massacre" qu'à subit notre ville le 22 juillet 1209 qui fut un crime contre l'humanité avant la lettre de la part des croisés du Pape Innocent III : ce noble sentiment devrait aller à toutes les victimes, femmes, hommes et enfants quelles que soient leur religion, leur idéologie, la nationalité dont ils se réclament (il y a notamment des kurdes en Syrie, en Irak, en Turquie et en Iran fréquemment victimes des États Nations et maintenant dans le crédo de l'"État Islamiste").

Malheureusement, je constate avec regret que l'ex patron de RSF a choisi, par pragmatisme selon ses propres déclarations, d'entrer sous la protection des troupes de Bachar El Assad, dans une Syrie déchirée à cause des comportements de ce régime. Ce n'est pas en se rendant aujourd'hui à Maaloula que Robert Ménard est dans le vrai car cela il l'a déjà fait autrement mieux par le passé : là ou il fut vraiment bon, c'était le 14 juillet 2008 lorsque celui-ci se faisait arrêter sur les Champs-Élysées parce qu'il avait osé manifester contre la visite officielle de ce dictateur. Il était à ce moment précis dans la juste expression d'une solidarité sans frontières. Aujourd'hui, en Syrie, c'est 200 000 morts depuis le printemps 2011.

On ne saurait trop lui conseiller de se rendre à la cathédrale de Bayeux au lieu de gaspiller l'argent du contribuable biterrois. Pour son exposition sur les victimes syriennes, le photographe Laurent Van der Stockt a trouvé un écrin unique : les murs gothiques de la cathédrale de Bayeux. « J'ai voulu matérialiser les 200.000 victimes. La cathédrale avait les emplacements pour ces images », a déclaré cet ancien grand reporter de guerre. Et le résultat est époustouflant. Des photos de 30 mètres de long se glissent dans la dentelle de pierre de l'église. En marchant sous la nef, le long des chapelles du XII ou XIIIe siècle, le visiteur tombe sur des visages de Syriens au milieu des combats, des ruines. Dans le cœur de la cathédrale de Bayeux, dans le silence de la pierre normande, loin du souffle des bombes, restent les visages des Syriens. Tout cela est touchant.

PS : Robert Ménard, est désormais le chantre de la liberté d’expression devenu l’allié du FN et Bachar el-Assad n'est rien d'autre que le créateur de l'État islamique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 9 2014

Edito - Terrorisme islamiste : Londres déjoue avant hier soir un attentat d'une extrême gravité

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La police et le Service de sécurité britanniques ont annoncé avoir déjoué le premier complot terroriste planifié par le groupe État islamique au Royaume-Uni. Quatre hommes ont été arrêtés hier soir à Londres.

Selon Le Telegraph, un ancien détenu de Guantanamo, Moazzam Begg, a fourni des informations ayant mené aux raids d'hier soir sur une action d'une extrême gravité.

«103 arrestations»

La ministre de l'Intérieur Theresa May avait déclaré la semaine dernière que «103 arrestations en lien avec le terrorisme en Syrie» avaient eu lieu cette année et que le passeport de 25 Britanniques avait été retiré pour les empêcher de se rendre en Syrie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, octobre 7 2014

Edito - Daech : Quelle coalition ? Pour faire quoi ?

SYRIA-CRISIS/IRAQ

Georges W. Bush doit bien rigoler. Son slogan pourri « La guerre contre le terrorisme », qui a causé fiasco sur fiasco, détruisant les États du Moyen Orient, et préparant ainsi le terrain pour le renouveau des groupes armés… ce slogan reste toujours aussi étincelant, et plait toujours autant ! Ressorti du placard pour Daech, et toujours aussi nul : l’échec de cette coalition est assuré, et espérons juste que le remède ne soit pas pire que le mal.

Cette coalition tombera car elle n’a pas d’unité, pas de stratégie, et pas d’objectifs communs.

C’est une opération US, acceptée du bout des lèvres par le nouveau gouvernement irakien. L’attaque de Bagdad n’était pas encore faite, et loin de là, mais l’avancée de Daech était une menace pour l’intégrité de l’État irakien. Donc l’intervention US, faite à la demande d’un État allié, n’est pas illégale, en droit. Tout le problème est que, sur le plan opératoire, seuls les US sont en mesure d’agir. Les autres pays sont en posture marginale, si ce n’est décorative. L’union sacrée contre les grands méchants… Cette coalition n’a d’unité que de façade, et la manière empirique dont elle a été constituée montre qu’il n’existe aucune identité de vue entre ses membres. La tragique décapitation de l’otage a été surexploitée médiatiquement et émotionnellement, et ne pas faire partie de la coalition était se trouver indexé. Un peu de calme : Daech, c’est entre 10 à 15 000 combattants, et on a surréagi comme si c’était la reconstitution des troupes du troisième Reich. Il faut souligner la lucidité d’un pays tel l’Algérie qui a refusé de joindre cette affaire.

Les US, qui mènent le jeu, n’ont aucune stratégie, et les discours variables d’Obama le montrent aisément. Quel est le but ? Éradiquer le terrorisme ? Avec des bombardements aériens ? Des bombardements sur les infrastructures économiques, ce qui va aggraver la situation des populations… Pas de troupes au sol disent les US… mais on va former des troupes arabes… et on débloque des centaines de milliers de dollars. Et ça marche dans l’opinion, alors tout le monde a sous les yeux l’échec patent de la formation des armées afghane et irakienne par les US. De plus, comment imaginer – quand on connait dans la région le sentiment de rejet US après des années d’exaction et d’impunité – que des soldats arabes formés par les US puissent avoir le moindre rôle de libérateur ? C’est dire que l’on est parti dans une opération longue, et qui n’a pas de logique militaire : impossible de reconquérir ce territoire et retrouver les faveurs de la population par des campagnes de bombardements. L’exécution de l’otage français montre que tout groupe armé peut se labelliser Daech, et quelle sera la stratégie générale de réplique ?

Et puis quels sont les objectifs communs ? L’Arabie Saoudite et les pays du Golfe qui ont tant fait pour financer les groupes armés sunnites pour casser l’axe entre la Syrie et l’Iran seraient maintenant devenus accros à l’éradication de ces groupes, au risque de laisser le champ au bloc chiite ? Et la Turquie serait enthousiaste de combattre à côté des US, qui sont les soutiens affichés des Kurdes, et voient dans le futur Kurdistan un point fort dans la région ? Et que faire sur le territoire de la Syrie ? Déjà, les divergences s’affichent au grand jour, car l’attaque de Daech constitue un avantage objectif avec le régime de Damas…

Les fissures, les errances, les divisions et les échecs de cette improbable coalition sont programmées, et vu la faiblesse du volet politique – que dire et que faire pour les populations ? – le risque est grand que ce soient autant de victoires à venir pour Daech

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, août 16 2014

Edito - Conflits internationaux, le silence de l'Union Européenne

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Dans un contexte international trouble, où les conflits se multiplient ces dernières semaines aux portes de l'Europe – toujours plus lointaines - l'Union Européenne reste étrangement sans voix. Pourtant, elle ne manque pas de représentants pour exprimer son opinion, dans la personne de Mme Catherine Ashton, Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, voire même, par celle de Mr Herman Van Rompuy, le « très charismatique » président du Conseil européen.

Il semble laborieux d'unifier et de parler au nom de vingt-huit pays si différents, de par leur intérêt disparate sur le plan international. Avec d'un côté, l'Allemagne, toujours partante pour ne rien faire, et la France qui essaye, tant bien que mal d'assumer sa stature. Mais, que c'est difficile, quand on ne sans donne plus les moyens. D'ailleurs, le silence de l'UE sur les questions internationales fait écho avec celui de notre président François Hollande. L’un comme l’autre, semble dans un flou total sur la position à adopter sur les conflits divers, souvent suspendus aux lèvres du président Américain, qui lui-même, ne sait plus très bien sur quel pied danser. Un pas devant, un pas derrière, un tango diplomatique, qui décrédibilise les puissances occidentales, l'Europe, et ... La France.

La crise Israélo-Palestinienne, qui a connu un nouveau regain ces dernières semaines avec des interventions militaires terrestres dans la bande de Gaza, a vu émerger des pays qui ont su prendre leur part de responsabilité, comme l'Égypte ou l'Arabie Saoudite, face au mutisme de l'Union Européenne, et de ses membres. Lors d'un sommet, tenu le 10 aout, entre ces deux pays du Proche-Orient, les cas de la Libye, de l'Irak et de la Syrie, on en outre était abordé. Le président Égyptien, Abdel Fattah Al Sissi, est arrivé aujourd'hui en Russie, pays avec lequel l'Union Européenne a réussi le coup de force, de détériorer un peu plus ses relations, tout au long de la crise Ukrainienne. Moscou, qui, pourtant, serait un allié de taille pour répondre aux enjeux qui secouent le Proche-Orient.

Ce silence a au moins le mérite de permettre à quelques « rebelles » de l'UMP-PS, de critiquer ouvertement l'UE, mais pas trop. Pourtant, cette institution technocratique, se montre inapte à répondre aux enjeux géopolitiques mondiaux, car essentiellement formaté à promouvoir les aspirations libérales sur le plan économique. Une parole diplomatique, qui, in fine, se contente timidement par voie de communiqué de regretter que le « cessez-le-feu (...) ait déjà été violé » et autres postures dérisoire au regard des évènements. L’Union Européenne sur les questions diplomatiques, n’est que l’ombre des États-Unis, elle-même très affaiblie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, août 8 2014

Edito - "Vous aurez la honte et la guerre !"

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Chrétiens d'Orient : le silence de l'Occident

Une très pertinente analyse de Maxime Tandonnet dans le Figarovox d'hier, qui pointe très justement les raisons du silence occidental - et français notamment - alors que les Chrétiens d'Orient se font massacrer. Un silence aux multiples raisons, dont le refus de prendre la défense d'une population persécutée pour sa foi chrétienne n'est pas la moindre.

"... Après Mossoul, Karakosh, la ville qui compte le plus grand nombre de chrétiens en Irak, vient à son tour de tomber le 7 août aux mains des djihadistes de l’État islamique. Des dizaines de milliers de chaldéens, menacés de mort, sont obligés de fuir cette cité. Les églises sont occupées, les croix brûlées. Les chrétiens, au nombre de deux millions en Irak au début des années 2000, ne seraient plus que 400 000 aujourd'hui, contraints de vivre dans la terreur. Un phénomène d'épuration ethnique est en ce moment à l’œuvre dans ce pays. L'inaction de la communauté internationale est incompréhensible. En 1999, une coalition dirigée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France avait bombardée la Serbie pendant plusieurs semaines à la suite des exactions commises envers les habitants du Kosovo. Aujourd'hui, la destruction d'une communauté ne suscite que l'indifférence ou bien des réactions sans commune mesure avec la dimension du drame...

Ce lâche abandon a des causes multiples. Le monde occidental qui a largement participé à la déstabilisation de l'Irak, apparaît aujourd'hui comme englué dans sa mauvaise conscience. Le chaos qui est en train de s'installer au Moyen-Orient avec la naissance d'un «califat» jihadiste entre l'Irak et la Syrie, signe son échec cuisant dans cette région du monde. Le silence et l'indifférence actuels du monde occidental portent la marque de la défaite et de la résignation.

En outre, aux yeux de l'intelligentsia bien pensante européenne, prendre la défense de chrétiens, même menacés de mort, revêt une connotation «réactionnaire»: « Croisade à droite pour les chrétiens d'Irak » titre un grand quotidien du matin. L'idéologie de la haine de soi - de « l'héritage chrétien » honni - est plus que jamais en toile de fond de ce lâche abandon. Sommet du paradoxe : la bonne conscience humanitaire, devenue sélective, est en train d'engendrer deux catégories d'hommes : ceux qui ont droit à la compassion et à la protection de la communauté internationale, et les autres, chrétiens, qui n'y aurait pas droit tout autant.

Les récupérations, amalgames extrémistes en tout genre, destinés à accabler des populations musulmanes en général - qui n'ont strictement aucun rapport avec ce drame - ne font qu'amplifier la confusion et aggraver la paralysie générale. La chute de Karakosh peut elle provoquer une prise de conscience, un sursaut ?

Le droit d'asile et l'accueil des chrétiens d'Orient en Europe ne constituent en aucun cas une réponse suffisante. Le Moyen-Orient est aussi le berceau des chrétiens qui y sont chez eux, après des siècles de vie en commun et dans l'harmonie avec les musulmans. Ils revendiquent le droit de garder leur maison et d'y résider en paix et en sécurité.

Face à un groupuscule dont l'idéologie et les méthodes rappellent les heures les plus sombres de l'histoire, la discrétion du monde occidental renvoie au mot fameux de Winston Churchill : «...vous aurez la honte et la guerre ».

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, juillet 26 2014

Edito - "Des migrants par millions", disent les services secrets !

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Il Tempo : Ils sont des millions. Ils fuient la guerre, des dictatures, des persécutions religieuses, la faim. Et ils ont toute la même destination: l’Italie. Pour beaucoup c’est seulement une terre de passage, pour d’autres la destination finale de leur voyage désespéré. Ils viennent de la Tunisie, du Maroc, de l'Égypte, de la Syrie, de la Corne de l’Afrique, du Subsahara, de l’Érythrée, de la Somalie, du Nigeria, du Soudan, du Congo, de l’Inde, du Sri Lanka, des Philippines.

Pour ce qui concerne l’Afrique, 90 % atteignent les côtes libyennes pour se diriger vers la Péninsule italienne. Un exode biblique qui enrichit les marchant d’hommes en favorisant le trafic de drogue et l’infiltration de terroristes islamistes potentiels. Cet exode fait exploser les structures d’accueil, appauvrit les caisses de l’État et cela compromet l’efficacité des contrôles sanitaires, en donnant maintenant vie au spectre de la diffusion de maladies infectieuses comme l’ebola meurtrier, le tbc, la méningite, le choléra...

La « forteresse Europe » est attaquée. Et le pied-de-biche pour accéder à l’UE passe par les côtes italiennes. Conflits à fond religieux ou inter-tribales, dictatures impitoyables, famines et progrom intérieurs poussent une masse énorme de gens à chercher leur salut dans l’émigration, un phénomène qui ces derniers mois a pris une dimension alarmante. Et, en effet, les services secrets sont alarmés. Beaucoup. Dans leurs rapports, soulignent que les progrom récents sont attribuables aux deux facteurs principaux: « les combats entre milices en Libye et la guerre civile en Syrie ».

Dans le cas premier, après la chute de Kadhafi, l’État central est en train d’effriter sous la pression des luttes entre tribus et des séparatistes « excessifs en Cyrénaïque et dans le Fezzan. » Le pays est divisé et les organisations criminelles en profite pour développer leurs trafics illégaux, en comptant aussi sur la corruption de de ceux qui contrôlent les frontières. Dans ce tableau, beaucoup de milices irrégulières, « les Katibe » exploitent le phénomène pour s’autofinancer. De leur point de vue, l’opération Mare Nostrum représente une opportunité : ils savent qu’ils vont devoir affronter un parcours plus bref qu’avant, en pouvant compter sur l’intervention de la Marine italienne pour secourir les naufragés éventuels ou chalands à la dérive.

En Syrie trois facteurs sont à l’origine des fuites massives : la guerre civile qui semble ne pas avoir de fin et qui emmène beaucoup de réfugiés déjà sortis du Pays quitte à « perdre chaque espoir d’un retour rapide en Patrie » et donc à tenter d’atteindre l'Europe du Nord, toujours à travers l’Italie ; l’attaque des communautés « chrétiennes » de la part des musulmans intégristes, Al Qaïda ; l’indigence croissante de la population.

La Libye est le point de départ maintenant de 90 % des migrants provenant du « continent noir ». Une sorte de « hub migratoire privilégié ». Et c’est là que se concentre le nombre le plus grand de gens dans l’attente de s’engager pour la Sicile ou, chose rare, pour la Calabre. Par contre beaucoup de Syriens mais aussi des Palestiniens passent par la Turquie avec des vols de ligne. La « nouvelle filière turque » trouve son origine aussi dans les politiques antiterroristes et anti-criminelles du gouvernement du Caire qui considère les syriens voisins réfugiés comme des proches des « Frères Musulmans déchus ».

Aussi le Sahel est devenu un couloir important pour les trafiquants d’hommes, grâce à la porosité des frontières et à l’instabilité politico-économique. Mais les préoccupations des services secrets ne concernent pas seulement la Libye et la Syrie. Dans l’avenir immédiat, ils prévoient que les flux migratoires auront aussi pour origine la République Centrafricaine dévastée par les combats entre rebelles et des religieux persécutés, qui ont déjà fait un million de réfugiés. Au Nigeria les milices de Boko Haram ont presque provoqué l’an dernier un demi million de « déplacés » pendant que 60.000 Nigériens se sont échappés au Cameroun, au Tchad et au Niger (…).

La prévision des services secrets est que à cause de l’impuissance des hommes politique « d’être certains et fiables » à pouvoir maintenir valides les pactes établis entre notre Pays et la Libye, le phénomène va prendre des formes plus structurées. Ce n’est pas tout, le trafic de clandestins et la nécessité de contrôler le territoire à cette fin favorisent le trafic de drogue, d’armes et la contrebande.

Enfin on ne peut pas être tranquille. Aussi parce qu’il y a le risque d’épidémies. Le nombre exceptionnel de migrants arrivé rend ardu les « contrôles sanitaires à bord de nos navires et dans les points d’abordage Siciliens ». Et, quoique pour le moment il y n’ait pas de « signaux » de pathologies dangereuses, on relève la diffusion entre les populations africaines du virus Ebola, présent en Guinée, au Libéria et a au Sierra Leone. Du choléra, au Soudan, de la tuberculose et de la poliomyélite, dans la Corne de l’Afrique et dans la zone Subsaharienne. De la méningite, dans l’enclave ibérique de Melilla et du Mers, un syndrome respiratoire très différent du Sars, en Algérie et en Arabie Saoudite.

Ils arriveront non seulement nombreux mais ils seront bientôt très enragés. En effet, nos structures d’accueil sont saturées maintenant et cela aggrave « les conditions de privation des migrants », ce qui engendre des protestations, « aussi violentes », comme des épisodes d’« automutilation » et de fuites en masse.

Cet exode pourrait compromettre l’intégration des étrangers en développant l’agrandissement des ghettos « ethniques », et en exposant les migrants à prostitution et travail noir ou à l’enrôlement dans le milieu organisé, intéressée à « intercepter les demandes de quelques entrepreneurs » méridionaux pour le travail dans les champs.

Finalement l’invasion peut rendre difficile les procédés d’identification des nouveaux venus en permettant de faire entrer dans nos frontières nationales des « criminels ou des terroristes djihadistes. » Nos gouvernants sont avertis."

Source

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, juin 19 2014

Edito - La Libye est-elle encore un Etat ?

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Le 11 septembre 2012, le consulat des États-Unis à de Benghazi avait l’objet d’une violente attaque, entraînant la mort de l’ambassadeur, Christopher Stevens, et de trois autres agents. L’affaire a eu un très grand retentissement aux US.

Que la guerre était belle…

Hier, Washington a fait savoir que samedi 14 juin, un commando des forces spéciales a « capturé » celui qui est désigné comme l’organisateur de l’attaque, Ahmed Abou Khattala, un activiste, qui a plusieurs reprises avait contesté son implication. Il était recherché par la justice libyenne, qui avait décerné un mandat d’arrêt. Précisons que le gouvernement libyen a été informé quand tout était fini.

Ce sont donc les États-Unis qui l’ont « capturé », puis l’ont exfiltré, pour le séquestrer dans un navire de guerre, en direction des US. Hier, le Prix Nobel de la Paix a rendu la nouvelle publique : « Avec cette opération, les États-Unis ont une nouvelle fois démontré qu’ils feraient tout leur possible pour que justice soit rendue lorsque l’on s’en prend à des Américains ».

Selon Eric Holder, le ministre de la justice Ahmed Abou Khatalla sera jugé pour trois chefs d’accusation dont celui de « meurtre au cours d’une attaque contre un bâtiment fédéral ».

D'accord. Sauf que la Libye est un État, souverain, et qu’elle est donc seule en droit d’exercer les fonctions régaliennes que sont la police et la justice, et si les États-Unis veulent juger quelqu’un, ils font une demande d’extradition, comme tout le monde. Imaginez les services russes qui récupèrent un type à Kiev, avec Vladimir Poutine annonçant qu’on l’a exfiltré et qu’on va le juger à Moscou…

Dans l’après-midi, le gouvernement libyen s’est réveillé, pour publier ce communiqué mollasson : « Le gouvernement condamne cette atteinte regrettable à la souveraineté de la Libye. Il souligne le droit de la Libye à juger Abou Khattala sur ses terres et conformément à ses lois et demande au gouvernement américain de le remettre à la Libye pour le traduire devant la justice libyenne ». Plus pitoyable encore, le ministre libyen de la Justice, Saleh al Marghani : « Nous attendions des États-Unis qu’ils nous aident mais nous ne nous attendions pas à ce qu’ils sèment la pagaille sur la scène politique ». Voici la Libye, à nouveau abaissée par les États-Unis, alors qu’elle est en campagne électorale pour la présidence du pays. Quel pays…

Alors, essayons de raisonner

1/ Sans l’accord et le pilotage des autorités libyennes, le commando US n’a aucun droit en Libye. C’est une bande de gangsters armés, forme aggravée de l’association de malfaiteurs, qui a commis une arrestation illégale et une séquestration avec violence, et dont les membres étaient en outre sans titre de séjour valable. Imparable. Aussi, le ministre libyen de la Justice doit ordonner l’ouverture d’une enquête, et lancer les mandats d’arrêt. Vu l’état du pouvoir, il ne se passera rien.

2/ La deuxième solution est qu’Ahmed Abou Khatalla dépose plainte aux US pour arrestation illégale et séquestration. Ce serait possible si les États-Unis étaient soumis à une juridiction internationale de garantie des droits, mais ce n’est pas le cas. Les États-Unis refusent tout contrôle de la Cour interaméricaine des droits de l’homme ou du Comité des Droits de l’homme de l’ONU. Donc, il ne se passera rien.

3/ La troisième solution serait qu’Ahmed Abou Khatalla dépose plainte devant la CPI, car le Conseil de Sécurité, par la résolution 1970 du 26 février 2011, a saisi le Procureur de la Cour pénale internationale « de la situation qui règne en Jamahiriya arabe libyenne depuis le 15 février 2011 ». Le dossier est toujours ouvert, et la compétence de la CPI est acquise pour tous les faits commis sur le territoire depuis le 15 février 2011. Oui, sauf que l’article 6 de la résolution précise qu’elle n’a pas d’effet contre les ressortissants d’un État autre que la Libye. L’exemple même du double standard. Donc, il ne se passera rien.

Un bilan ?

La Libye, qui avait un tel rôle en Afrique, n’a plus de structure étatique ; l’Egypte est par terre, la Syrie ensanglantée, l’Irak explosé et l’Afghanistan au bord du précipice. Du bon boulot, et les valeurs de la démocratie en progrès… Bientôt, tout ceci se retournera contre nous, car c’est trop d’injustice. Nulle société ne peut le supporter.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Etats-Unis - Russie : c'est l'inversion des valeurs auxquelles nous étions habitués !

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Lors de son entretien à Europe 1 et TF1 le 4 juin, Vladimir Poutine a déçu une partie de la presse française car ses propos étaient en contradiction avec la caricature qu’ont fait de lui certains médias français, selon Ivan Blot :

"Ils voulaient voir un dictateur impérialiste et ont entendu un président démocrate et patriote. La déconvenue de ces journalistes russophobes montre qu’ils sont des hommes rivés sur le passé. Dans le passé, les États-Unis étaient une puissance conservatrice libérale et chrétienne, l’URSS était une dictature communiste athée. Les États-Unis étaient les libérateurs de 1944 face à l’occupation allemande. L’URSS, bien qu’ayant été l’ennemi principal d’Hitler, était surtout la puissance d’occupation de l’Europe de l’Est, enfermée derrière le rideau de fer.

Aujourd’hui, tout s’est inversé et il est difficile de changer ses habitudes de pensée. La Russie est une puissance conservatrice, libérale et chrétienne. Les États-Unis exportent de plus en plus au nom des droits de l’homme déformés, une idéologie égalitaire dogmatique qui s’oppose à la famille, à la religion et à la patrie, en tous cas dans tous les pays étrangers. Ils ont introduit ou contribué à introduire le chaos en Irak, en Afghanistan, en Lybie, voire en Syrie, avec des interventions militaires désordonnées, justifiées par des mensonges comme en Irak ou des interprétations frauduleuses de décisions de l’ONU comme en Lybie.

C’est l’inversion des pôles : la Russie est dans le camp de l’ordre et de la paix, les USA dans le camp des révolutions et des coups d’État voire des guerres.

Pourtant, des journalistes et des hommes politiques veulent continuer de voir dans la Russie une dictature impérialiste comme l’URSS d’autrefois.Hillary Clinton s’est permis des comparaisons entre Poutine et Hitler, ce qui est une ignominie mais aussi une stupidité : à ce compte, c’est comme si l’on accusait madame Angela Merkel d’être une communiste autoritaire sous le prétexte qu’elle a fait partie du dernier gouvernement communiste d’Allemagne de l’Est.

Pour l’Europe, c’est la même chose. L’Union européenne a été créée sur un modèle non démocratique mais bureaucratique, celui des agences fédérales américaines créées par Roosevelt. Aujourd’hui, le monopole de la proposition des lois par la Commission de Bruxelles, le cumul en son sein des tâches législatives et exécutives ne se justifient plus, (...)

En économie, c’est la même chose. Beaucoup de politiciens et fonctionnaires français ont été formés à l’École nationale d’administration (ENA) qui, sur le plan de l’enseignement de l’économie, avait 30 ans de retard, restant à Keynes et ignorant les économistes plus modernes comme Hayek. Résultat : on a les impôts les plus décourageants du monde, un interventionnisme brouillon de l’État et des réglementations archaïques. (...)

Notre système de formation des élites en sciences sociales est archaïque et beaucoup d’hommes politiques français vivent encore sur des vieilles idées diplomatiques ou économiques des années 1950. (...)"

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 15 2014

Edito - Après la Lybie, la Syrie, l'Irak !

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En détruisant l’État baasiste de Saddam Hussein, dictature autoritaire mais respectueuse des équilibres ethniques et religieux, et notamment des minorités chrétiennes, l’intervention américaine de 2003, soutenue par de nombreux pays européens, a déstabilisé toute la région. Le soutien des États-Unis et de l’Union européenne aux factions rebelles extrémistes en Syrie renforce et légitime une barbarie qui s’enracine partout.

Seule une politique étrangère équilibrée dans le monde arabe, le rejet des ingérences prétendument humanitaires, guidées en réalité par l’appétit économique des multinationales américaines et une diplomatie véritablement non alignée, pourront empêcher l’embrasement du Moyen-Orient.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juin 13 2014

Edito - Le Nord de l’Irak est un sujet mondial

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Deux images, les visages de criminels impunis : Collin Powell__ avec ses armes de destruction massive ; George W Bush__ frétillant parce que des élections s’étaient tenues en Irak. Tout ira mieux quand ces types, et leurs sous-traitants, auront été jugés et entaulés, car les sociétés réagissent mal à l’injustice. C’est ce que nous disent les Irakiens du Nord, pour peu qu’on les écoute. Mais qui les écoute ?

Le drame, c’est la division des sunnites et des chiites

Je ne sous-estime pas cette division, née des tous premiers temps, et conduisant à des écoles théologiques très différentes. Les uns et les autres sont des musulmans, et ils se déchirent un héritage qui intéresse le tiers de l’humanité. J’ai la grande chance de connaitre les uns et les autres. J’apprécie des sociétés aussi différente que celles de Téhéran ou d’Alger, de Ramallah ou de [Damas|http://www.lexpressiondz.com/internationale/196602-damas-a-coopere-avec-baghdad-contre-les-jihadistes.html||Damas a coopéré avec Baghdad contre les jihadistes], et il m’est impossible de faire la différence entre l’accueil au Nord ou au Sud du Liban. De partout, je me félicite de cette constance : tous cherchent se faire comprendre, avec ce respect scrupuleux de ce nous sommes. Ils demandent la compréhension, pas l’adhésion.

Aussi, je ne peux que renouveler ce message, qui est celui de tous leurs vrais amis : « Cette terre, partagée depuis toujours, est la vôtre. Vous devez résister à la guerre que veulent implanter des étrangers, ignorants de tout, mais intéressés par votre destruction ». Les guerres furieuses que se livrent sunnites et chiites, activées par les plus pourris des impérialismes, me désolent.

Les faits sont d’une importance exceptionnelle

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L’info est qu'hier des groupes djihadistes – l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), proches d’Al-Qaida – ont pris Mossoul, la deuxième ville d'Irak, plantée depuis des millénaires sur le Tibre, bordée de champs pétroliers. Les troupes gouvernementales n’ont pas tenu 48 heures. L’armée irakienne, formée depuis 10 ans par les experts US, a déserté. Les combattants en tenue noire de l’EIIL ont pris le contrôle de la ville, récupérant des armes et les fonds des banques, appelant la population à poursuivre ses activés, et imposant un ordre de nature à dissuader les pillages. D’après l'Organisation internationale pour les migrations, 500 000 personnes sont en fuite, essentiellement en direction de la province autonome du Kurdistan.

Alors une victoire à l’arrache des méchants commandos post-Al-Qaida ?

C’est un peu plus compliqué, et voir Washington, Moscou, Téhéran et Damas sur la même ligne doit conduire à se poser quelques questions. La prise de Mossoul, la deuxième ville du pays est spectaculaire, mais elle n’est qu’une pièce – majeure – dans un grand puzzle qui fait effectivement ressembler L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) à un État. L’EEIL contrôle le nord de l'Irak, à savoir les provinces d'Anbar, de Ninive et de Salaheddine – et une large part du nord-est de la Syrie. Le fait marquant avait été il y a six mois, la prise Fallouja, à soixante kilomètres au nord de Bagdad, et depuis le régime de Bagdad n’a fait que perdre du terrain. Hier, l’EIIL a cueilli pratiquement sans combattre plusieurs places militaires ou pétrolières… et Al-Awja, village natal de Saddam Hussein, à 160 km au nord de Bagdad.

Croyez-vous aux salades d’Obama et de Poutine ?

0.Apeuple-irak.gifAlors, un tiers de l’Irak et une grosse frange de la Syrie tenue par un groupe terroriste ? La conquête de cet immense territoire serait impossible sans l’appui des populations et un grand corps militaire, où l’on retrouve des cadres baasistes de l'armée de Saddam Hussein. L’alliance qui s’empare du sol irakien est composite, certes, mais – et c’est force – elle est unie pour combattre l’autoritaire et si contestable premier ministre, le chiite Nouri Al-Maliki.

Pour se faire élire « démocratiquement », il a radicalisé le discours religieux, et a réuni le vote chiite, la population chiite étant majoritaire en Irak. Les crétins ont commenté : « Que c’est beau la démocratie… ». Les violences US ont laissé la place aux violences d’Al-Maliki, depuis l’exécution de Saddam Hussein le jour de l’Aïd à la condamnation à mort par un procès bidon de l’ancien Vice-président Al-Hashemi, avec en toile de fond la répression aveugle par les forces de sécurité et les milices.

Depuis le début 2024, on compte 4 600 morts

Effrat. Pris de panique, Al-Maliki a demandé avant-hier au Parlement de décréter l'état d'urgence et il affirme vouloir armer les populations, ce qui finirait de faire sombrer le pays dans le chaos. Jen Psaki, le porte-parole US du département d’État, déclare : « Les États-Unis sont profondément préoccupés par les événements qui se sont produits au cours des dernières 48 heures à Mossoul, où des éléments de l’État islamique en Irak et au Levant se sont emparés d'une partie importante de la ville. La situation reste extrêmement grave. Les États-Unis vont fournir toute l'aide nécessaire au gouvernement irakien dans le cadre de l'Accord-cadre stratégique pour contribuer au succès de ces efforts ». Quelle bande d’enfoirés…

Diviser, pour faire régner Israël

L’objectif immédiat de l’EEIL n’est pas Bagdad, mais la création d’un État regroupant le Nord de l’Irak et une large bande du Nord-Est syrien. A ce jour, quelle force militaire peut s’y opposer, après treize années de massacre de l’Irak, et maintenant de la Syrie, par les États-Unis ? Quel est le but des États-Unis ? Eux qui n'ont aucun droit dans la région, pour la simple et bonne raison qu'ils ont été créés, peuple d'immigration exterminant les Indiens, alors que les peuples du Moyen Orient ont tous des histoires millénaires.

Le pétrole ? Celui du Moyen Orient n’est plus vital. Le but est ailleurs, manifestement. La seule hypothèse qui tient est une volonté US de faire diviser les pays de la région pour faire admettre que la Palestine puisse être divisée. Ce plan funeste est la seule ligne qui donne une cohérence à leur politique. Alors qu’ils doivent se mettre en retrait sur le secteur, pour se consacrer au Pacifique et à leur rival chinois, les États-Unis finissent de pourrir la vie des peuples en attisant les divisions. Leur plan est bien connu : au nord-est, le Kurdistan ami, État de facto ; au nord-est, une zone dédiée aux sunnites ; au sud, un petit __Irak__ qui ne ressemble plus à rien.

Cette politique est parfaitement connue, car elle a toujours été celle des US, du Vietnam à la Libye. Au regard de l’histoire, il est dramatique que nos amis musulmans, aveuglés par leurs vraies différences, entrent dans ce jeu mortifère, organisé pour les laminer. C'est dramatique. Depuis deux siècles chrétiens, juifs, sunnites et chiites vivent sur ces terres. La seule solution est qu’ils se ressaisissent pour réécrire, eux et eux seuls, cette histoire commune, chacun ayant ses droits, chacun respectant les droits de autres.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 2 2014

Edito - Retour des djihadistes : Beaucoup de questions…

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Saluant « l’arrestation du tireur présumé », François Hollande a souligné que Mehdi Nemmouche avait été interpellé « dès qu’il a mis le premier pied en France ». Certes, mais comme l’a précisé François Molins, le procureur de la République de Paris, c’était lors d’un contrôle inopiné par les douaniers, vendredi à la mi-journée à la gare routière Saint-Charles à Marseille, dans un autocar en provenance d’Amsterdam via Bruxelles. Après Merah, Nemmouche : nos services sont-ils des passoires ?

Les faits

Il convient d’être prudent sur les faits, car hier nous avions droit sur les plateaux télé au défilé des experts auto-proclamés, et c’était parfois… disons cocasse.

J’en resterai donc aux déclarations du procureur de Paris. Il s’est lui-même montré réservé, car la personne arrêtée oppose le silence aux questions des enquêteurs. S’agissant de la culpabilité, il évoque « un très fort faisceau d’indices graves et concordants », et son alter ego belge, Frederic Van Leeuw, le procureur fédéral du royaume, s’est prononcé dans le même sens. La personne correspond au signalement, possède des armes comme celles ayant été utilisées et aurait un enregistrement vidéo de revendication. Après, on parle d’une appartenance aux combattants de l’État islamique de l’Irak et du Levant (EIIL)… Personne n’y était pour le vérifier, et l’enquête commence.

Beaucoup plus troublant est le suivi de ce jeune homme, de retour de Syrie. Je ne dis pas que c’est simple, je pense même que c’est très compliqué, mais chacun voit que rien n’a marché… alors que le type était signalé dès sa sortie de prison.

Mehdi Nemmouche a été condamné à sept reprises de 2004 à 2009, notamment pour des vols avec violence, avec un dernier séjour en prison qui a duré près de cinq ans, de 2007 à 2012. Cinq ans fermes, c’est un client sérieux. Au cours de la détention, il se serait s’illustré « par son prosélytisme extrémiste » et son « radicalisme religieux », de telle sorte qu’il avait été signalé aux services de renseignement.

Beaucoup de questions

En fait, trois semaines après sa libération, en décembre 2012, il s’est rendu en Syrie, via Bruxelles, Londres, Beyrouth et Istanbul. Ça fait quatre billets d’avion pour quelqu’un qui sort de cinq ans de prison, n’a pas de travail, ni de famille… et un parcours ultra-sensible. Question 1 : Les services étaient-ils informés ?

Il a alors été inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR) et au fichier Schenghen. La frontière entre la Turquie et la Syrie est le lieu de passage pour rejoindre les groupes armés. Question 2 et 3 : Les services ont-ils été informés ? Quel est le niveau de coopération entre les polices turques et européennes ?

Il a quitté la Syrie début 2014. Question 4 : Était-il impossible pour la DGSE (Direction générale des services extérieurs), qui dépend de la Défense, de le repérer ? Question 5 : Un Français, listé sur le fichier des personnes recherchées (FPR) et revenant d’un an de séjour dans la zone combattante de la Syrie est-il signalé à la police française ? Question 6 : Si la réponse est non, pourquoi ?

Pour le retour, il a quitté Istanbul le 21 février 2014 pour la Malaisie, où il a séjourné un mois et demi en effectuant de courtes escapades à Singapour et à Bangkok, et il est arrivé en Allemagne le 18 mars 2014. La police, intriguée par ce parcours, l’a signalé à Paris, et la DCRI l’a inscrit comme personne à surveiller, avec une fiche dite «S». A ce stade, il est probable à 99 % que ce type, multirécidiviste, signalé radical, a passé un an dans les zones de combats en Syrie. Question 7 : Que font les services ? Question 8 : Comment s’organise la coopération avec les servies allemands ? Question 9 : Est-il crédible de dire que l’on perd sa trace car il est sans domicile fixe ? Le renseignement ne sait pister que les terroristes qui sont propriétaire d’un pavillon à Nogent-sur-Marne ?

Je sais que c’est difficile, et les chiffres donnés hier étaient de 780 de jeunes Français partis dans les zones combattantes en Syrie. Un chiffre considérable. Or, cette affaire est très inquiétante, car tout était visible par le passage dans les aéroports pour ce compatriote signalé,… et rien n’a marché. __ Les politiques au niveau…__

François Hollande a été très explicatif : «Nous les combattrons, nous les combattrons, nous les combattrons ». Merci, François, reviens quand tu veux.

Nouveau ministre de l’Intérieur en juin 2012, Manuel Valls avait stigmatisé les carences des services dans l’affaire Merah, et lancé un plan incluant la refonte incluant la refonte de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en une Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ce 12 mai. Comme réussite par rapport à l’affaire Merah, c’est pas flagrant…

Le supplétif Bernard Cazeneuve a expliqué hier qu’au niveau international « la coopération de nos services est immense », annonçant « Je souhaite faire voter les mesures législatives indispensables à un meilleur contrôle des candidats au djihad ». Ouf ! Tout va aller mieux avec une nouvelle loi…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 25 2014

Edito - Chypre, une ile coupée en deux, voire en trois…

0.Achypre-ente-l-europe-et-la-turquie.jpgAlors que Chypre est membre à part entière de l'union européenne depuis le 1er mai 2004, le passé et le passif de cette île n’est pas vraiment connu de nous autres Européens, notamment les dernières évolutions de ce territoire coupé en deux depuis 1974, après l’occupation du nord du pays par l’armée turque. Une intervention qui a modifié aussi la sociologie et l’économie du pays. En fait, Chypre n’est pas seulement coupé en deux mais en trois, avec deux bases sous pleine souveraineté britannique qui abritent non seulement les avions britanniques mais servent également aux alliés (américains essentiellement) pour poser leurs avions et déplier leurs « grandes oreilles ». A deux pas de la Syrie, du Liban, d’Israël… c’est toujours utile…

J’ai relu hier ce livre de Jean-François Drevet et je conseille à chacun de lire et/ou de le relire. Car il campe à la fois le paysage politique de cette séparation mais aussi ses conséquences en matière de population comme économiques. Alors que le nord semblait s’appauvrir, le sud retrouvait un certain dynamisme. Les négociations du début des années 2000 sous l’égide de Kofi Annan ont failli aboutir mais ont buté sur des intransigeances des deux cotés. A lire J.-F. Drevet, on comprend que la situation n’est pas toujours très simple. Et qu’on ne peut imputer ce rejet vraiment aux chypriotes grecs, du moins à eux seuls.

L’intérêt de l’intégration européenne semble visible, même si l’Europe hérite ainsi d’un pays coupé en deux par un mur. Mais finalement cette situation un peu ubuesque – où le nord est à la fois dans l’Union européenne et hors d’atteinte de l’UE – n’est pas vraiment une première. C’était déjà le cas de l‘Allemagne de l’Est pendant une trentaine d’années.

Normalien, géographe, Jean-Francois Drevet a été responsable de la prospective, puis de l’élargissement à la DG (direction générale) de la politique régionale de la Commission Européenne de 1989 à 2005.

• Chypre, entre l’Europe et la Turquie (éditions Karthala, 2011, 356 p., 24 euros);

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 23 2014

Edito - Otages : De l’émotion… et quelques informations ?

SYRIA-CRISIS/FRANCE

Les prises d’otages sont l’une des plus belles crapuleries que l’on connaisse. Le fait de lâches, de bandits sans foi ni loi. Un État doit tout faire pour récupérer ses nationaux, et s’il en est toujours qui ne reviendront pas, les retrouvailles, chaque fois, sont bouleversantes. La joie ne masque pas la souffrance, et on ose deviner les traumatismes qui nécessairement en résultent pour les otages et leurs proches. Vivre de tels évènements....

D'accord, mais on reste plus que mal à l’aise.

D’abord devant ces images qui tournent en boucle. L’évènement compte, et les journalistes sont bien placés pour parler des journalistes, mais qu’apporte le fait de revoir cent fois les mêmes images, avec les commentaires, déjà hélas entendus tant de fois.

Vient ensuite la question des contreparties. Le gouvernement répond toujours qu’il a négocié sans rien offrir et sans rien remettre. Serge July, co-président du Comité de soutien aux otages en Syrie, est assez net : « Si on veut que des journalistes aillent en Syrie, mieux vaut ne pas se poser trop les questions des contreparties ».

Didier François, d’Europe 1, et le photographe Édouard Elias ont été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter indépendant pour Le Point et Arte, et Pierre Torrès, photographe indépendant, l’ont eux été le 22 juin à Raqqa. Ils étaient prisonniers de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes djihadistes en Syrie.

Alain Marsaud, député UMP des Français de Syrie, et ancien magistrat, était hier bien serein pour expliquer sur RFI : « Si ce n'est pas nous qui payons, c'est d'autres qui payent à la place (...) Nos amis, soit qataris soit des Émirats arabes unis, ont dû faire un geste. Est-ce que ce geste, c'est de l'argent, est-ce que ce geste, ce sont des armes ? Nous le saurons peut-être un jour, peut-être qu'on ne le saura jamais. Il y a de bonnes raisons de penser qu'un certain nombre d’États amis, ou un État ami en particulier, après avoir identifié nos preneurs d'otages, a pris langue avec eux et a obtenu cette libération ».

Sur BFM, il en a remis une couche : « Je me suis entretenu, il y a quelques jours, avec les responsables des services de sécurité des Émirats arabes unis, et j'ai cru comprendre, même si les choses n'étaient pas aussi claires, qu’il y avait de bonnes raisons de penser qu'une issue favorable se déroulerait prochainement. Je ne sais pas si c'est eux seuls directement. Mais dans tous les cas, nos amis des Émirats arabes unis ont eu, à un moment ou à un autre, des contacts positifs, vraisemblablement avec les gens d'al-Nosra, dont ils sont proches. C'est un secret pour personne que les pays de la zone soutiennent tel ou tel groupe ou tel sous-groupe au demeurant ».

Enfin, sur la motivation des preneurs d’otages, Alain Marsaud, toujours aussi carré, explique : « Les preneurs d'otage ont fait cela pour essayer d'influencer la politique étrangère de la France. Or finalement cela ne sert pas à grand-chose, parce que la politique étrangère de la France, elle est clairement dans le combat anti-Assad. Donc, d'une certaine manière, ce sont nos alliés qui ont enlevé nos journalistes. C'est un peu paradoxal ».

Paradoxal dit-il… Ce serait bien que nous ayons, en plus des belles images, quelques informations… et que les journalistes pensent à poser quelques questions aux politiques.

Le 6 juillet 2012, François Hollande avait déclaré : « Une chose est sûre, c'est que le régime de Bachar el-Assad ne tiendra pas. Sa chute est inéluctable ». On en est où ?

Le 16 août 2012, Laurent Fabius avait déclaré : «Le régime syrien doit être abattu et rapidement. Je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : Mr Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre ». On en est où ?

A la mi-mars 2013. François Hollande s’était engagé pour une levée rapide de l’embargo européen pour pouvoir livrer des armes à l’opposition syrienne, avant de recarder en septembre : « Les Russes livrent régulièrement des armes au régime, mais nous, nous le ferons dans un cadre élargi, avec un ensemble de pays et dans un cadre qui peut être contrôlé car nous ne pouvons pas accepter que des armes puissent aller vers des djihadistes et non à l'ASL ». On en est où ?

Le 11 septembre 2013, Vladimir Poutine écrivait dans le New York Times : « La Syrie n’est pas une bataille pour la démocratie, mais un conflit armé entre le gouvernement et l'opposition, dans un pays multireligieux. Il y a peu de champions de la démocratie en Syrie. Mais il y a plus qu’assez de combattants d’Al-Qaeda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d’État des États-Unis a désigné Nusra Al et l'Etat islamique d'Irak et du Levant, qui combattent avec l'opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimentée par les armes étrangères fournies à l'opposition, est l'un des plus sanglants dans le monde ». On en est où ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 8 2014

Edito - Syrie : des combats acharnés se poursuivent dans le pays

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Les troupes du régime multiplient les raids aériens contre le fief rebelle de Yabroud, et des combats acharnés ont lieu sur les fronts d’Idleb et Homs en Syrie, où le conflit va entrer dans sa 4e année sans espoir d’une solution rapide.

À Homs, un attentat à la voiture piégée a fait au moins 15 morts dans le quartier arménien, où vivent des chrétiens et des alaouites, la confession du chef de l’État, Bachar al-Assad, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’agence officielle Sana a fait état d’un « attentat terroriste » dans la rue principale du quartier.

Des combats se déroulaient également un peu partout ailleurs dans le pays, dont à Alep, où les hostilités n’ont de cesse, à Hama et à Raqa.

Le conflit en Syrie, né de la répression sanglante par le régime de la révolte pacifique déclenchée le 15 mars 2011, a fait plus de 140.000 morts, selon l’OSDH. Il est devenu plus complexe avec la montée en puissance de jihadistes venus en majorité de l’étranger et les combats opposant ces jihadistes aux rebelles.

À Yabroud

Appuyées sur plusieurs fronts par les combattants du Hezbollah libanais et des miliciens étrangers chiites, les troupes du régime ont accentué leurs raids aériens sur Yabroud, au nord de Damas, qu’elles tentent de reconquérir depuis des mois pour bloquer hermétiquement la frontière avec le Liban.

L’OSDH a fait état de huit raids à Yabroud, dernière importante ville aux mains des rebelles dans la région montagneuse de Qalamoun, près du Liban.

Dans la province d’Idleb, des combats faisaient rage autour de la ville de Morek sur la route stratégique menant à la province de Hama, dont l’armée a besoin pour assurer le ravitaillement de ses troupes, a poursuivi l’OSDH.

L’armée veut reprendre Morak et sécuriser la route, mais les rebelles ont lancé des attaques et chassé les soldats de points de contrôle sur cette route, cible de raids de représailles de l’armée, selon la même source.

Les religieuses enlevées

Une négociatrice a par ailleurs indiqué que le contact avait été perdu avec 13 religieuses et trois auxiliaires enlevées début décembre à Maloula par les djihadistes du Front al-Nosra. « Il est très probable qu’elles aient été transférées vers une région entre Yabroud et la frontière libanaise », a-t-elle précisé, sous le couvert de l’anonymat.

Dans le camp de réfugiés palestinien de Yarmouk à Damas, un homme a été tué dans un bombardement du régime. Des combats ont repris dans ce camp assiégé entre un groupe palestinien pro-régime et des rebelles jihadistes, rompant de fait la trêve en vigueur et provoquant la suspension de l’aide humanitaire si nécessaire.

La veille, la Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’Homme en Syrie a dénoncé le recours aux sièges des villes et à la famine comme méthode de guerre par le régime syrien.

Certains quartiers rebelles de la vieille ville de Homs sont ainsi assiégés depuis plus d’un an maintenant par le régime, et plusieurs centaines de civils y manquent de tout, se nourrissant d’herbes et d’olives selon plusieurs témoignages.

De quoi alimenter le cynisme

Et qui s'en soucie maintenant que Poutine & Cie ont monopolisé l'attention des journalistes du monde entier ? Ce dictateur qui ne veut pas se nommer aurait-il orchestré le drame de la Crimée pour détourner l'attention des médias donnant ainsi le champs libre à l'assassin qui dirige la Syrie ?

Et l'Occident dit 'chrétien' qui, pendant ce temps, gesticule et se perd en chapelets de mots !

Quo usque tandem abutere... ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE