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mercredi, janvier 28 2015

Edito - Le Trombinoscope prime Briois, Bartolone boycotte la remise des prix

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Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix «de l’élu local de l’année» décerné au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a-t-on appris dans son entourage.

Le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année», et Steeve Briois comme «élu local de l’année».

«On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015», a répondu l’élu frontiste dans un tweet. «Ça appelle à "l’union nationale", mais ça boude quand un maire FN est "élu local de l’année" : «Bartolone zéro pointé de l’année !», a ajouté un autre vice-président du FN, Florian Philippot.

Source: : Libération

samedi, mai 3 2014

Edito - Gestion municipale: les premières mesures prises par les maires FN

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Béziers, Fréjus, Hénin-Beaumont : un mois après le second tour des élections, les maires frontistes ont commencé à prendre des mesures, souvent très inspirées par le guide de l'élu municipal FN, édité par le parti au niveau national.

RÉDUIRE LES DÉPENSES, AUGMENTER LES INDEMNITÉS

La grande ligne directrice du Front national en matière de fiscalité est de « baisser la pression fiscale ». Steeve Briois, élu à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), a immédiatement appliqué la consigne. Une réduction de 10 % de la taxe locale d’habitation est sa grande priorité, même si le manque à gagner pour cette ville très endettée représente 517 000 euros. Et Robert Ménard, lors de son premier conseil municipal, a décidé de baisser les taux à Béziers (Hérault) pour la taxe d’habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties. Les baisses toucheront aussi Villers-Cotterêts (Aisne) et Beaucaire (Gard).

Pour boucler leurs budgets et compenser ces baisses, ils comptent donc sur la réduction des dépenses de fonctionnement, dont celles des services communaux. A Béziers, le parc automobile réservé aux élus est réduit de moitié, et les indemnités de fonction du maire et des adjoints sont baissées.

A Cogolin (Var) et au Luc (Var), c'est l'inverse : les nouveaux maires ont augmenté leur traitement. Le maire de Cogolin se justifie sur Facebook, en assurant qu’il a en revanche renoncé à sa voiture de fonction.

BAISSE DES SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS

Autre mesure d'économie, plus idéologique, cette fois : réduire le financement aux associations défendant les droits de l'homme, luttant contre le racisme ou jugées proches de la gauche. Le guide de l'élu frontiste les décrit comme des « associations étrangères », « communautaristes », et « politisées (Licra, MRAP, Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme…) ». Steeve Briois a ainsi décidé de fermer le local que la ville prêtait à la Ligue des droits de l’homme (LDH) et de couper leurs subventions ; Cyril Nauth a demandé à baisser les subventions aux associations, dont la LDH, de Mantes-la-Ville. A Villers-Cotterêts, ce sont la CGT et la fédération de parents d’élèves FCPE dont le maire a réclamé la suppression.

DES DÉCISIONS SYMBOLIQUES SUR LA SÉCURITÉ

A Béziers, le premier conseil municipal a prévu d’augmenter le nombre de policiers et de les armer. Le maire a également instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans. « Par arrêté municipal du 25 avril 2014, j'ai décidé, comme je l'avais annoncé, de prendre des mesures afin de prévenir les risques que les mineurs de moins de 13 ans peuvent encourir en circulant seuls la nuit », a déclaré Robert Ménard dans un communiqué.

UNE MISE EN CAUSE DES LIEUX DE CULTE MUSULMAN

Les projets de mosquée ou de salles de prière dans certaines villes frontistes sont également l’occasion de faire des déclarations dans le cadre de leur combat « contre le communautarisme ».

A Fréjus, M. Rachline dit attendre la décision sur un recours visant à annuler le permis de construire d'une mosquée pour se prononcer sur celle-ci.

A Mantes-la-Ville, le maire souhaite bloquer la création prévue d’une salle de prière : « Nous allons étudier toutes les possibilités juridiques et légales pour que le projet n'aille pas à son terme. » L’ancienne salle de prière, qui n’est « pas aux normes », doit être démolie, et pourrait priver les musulmans de la commune de lieu de culte.

UN ACCENT MIS SUR LES SYMBOLES NATIONALISTES

D’autres mesures sont plus symboliques. A Fréjus, le drapeau européen n’a pas flotté longtemps au fronton de la mairie. David Rachline ne le jugeant pas « essentiel ». Pas essentielle non plus, la commémoration de l’abolition de l’esclavage le 10 mai, selon M. Briffaut à Villers-Cotterêts, pourtant ville de naissance d’Alexandre Dumas, fils d’une esclave dominicaine.

Source: Le Monde.fr

jeudi, mai 1 2014

Edito - Béziers / CABEME : les habits neufs des vieux blocages

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L’agglomération biterroise s’entête dans les conditions de son déclassement. Le tournant a été en mars dernier. Le départ de Raymond Couderc devait être l’occasion de mettre un terme à une dyarchie qui avait été la clef d’un dénouement en 1995 d'une seule et unique tendance : la main mise de tous les territoires à l'exception de Boujan-sur-Libron.

Robert Ménard veut que Béziers quitte l'Agglomération : il n'accepte pas n'accepte pas le sort qui lui est réservé. Lundi dernier, le conseil communautaire de Béziers-Méditerranée a élu ses vice-présidents permettant à Michel Suere, maire de Corneilhan, de devenir le 1er vice-président de la CABEME. Fou de rage, Robert Ménard a donc quitté la séance... et a été malgré lui élu 2e vice-président. L'intéressé a immédiatement démissionné de sa vice-présidence et veut faire annuler l'élection...

On ne peut donc rien reprocher à Frédéric Lacaze qui a "démocratiquement" été élu président de la communauté d'agglomération mais on peut s'étonner, à juste titre, que six élus Biterrois ont fait le choix de voter contre leur ville : la rancune en politique est tenace.

juste3-z.jpgCe Yalta local continuera d'handicaper bon nombre de dossiers sur les six prochaines années. Le 22 avril dernier, Robert Ménard a manqué son OPA sur la CABEME. La dyarchie continuera sur des bases différentes. M. Michel Suère mènera la même politique que celle de l'ancien président, Raymond Couderc, sans pour autant se séparer de la l'actuel Directeur général des services (DGS) qui n'a plus sa place au sein de cet EPCI très endetté.

Aujourd’hui, cette dyarchie est institutionnalisée par de nouveaux équilibres politiques. Conséquence pratique : la paralysie locale au moment où la compétition des territoires sera plus vive que jamais.

Les mots changent mais ce sont les habits neufs des vieux blocages toujours identiques.

BEZIERS POLITIQUE s'efforce de défendre une approche totalement différente : la clarté des responsabilité.

La Présidence de la CABEME doit être assumée par un représentant de l’exécutif de la Ville de Béziers. C’est d’ailleurs le cas presque partout ailleurs dans les autres métropoles et villes moyennes françaises.

Ce schéma a le mérite de l’unicité d’actions donc l’efficacité.

L’autorité ne se divise pas. Dès qu’elle se divise, c’est la pagaille et l’irresponsabilité.

logo-municipales.jpgA Béziers comme à Fréjus voir à Beaucaire, nous avons assisté à la naissance d’un « frontisme municipal ». Les résultats du scrutins des dernières municipales marquent la renaissance d’un Front national local tel qu’il a pu se constituer dans les années 1990 avec Bruno Mégret. Ce dernier avait essayé de professionnaliser le parti et de l’implanter localement. Il n’avait pas été aidé en ce sens par Jean-Marie Le Pen. C’est la grande différence avec sa fille Marine Le Pen. Elle reprend l’œuvre de Mégret en essayant de constituer un réseau d’élus locaux sans lequel elle ne peut pas arriver au pouvoir. C’est pour cela qu’elle a nommé Steeve Briois secrétaire général : pour qu’il fasse au niveau national, ce qu’il a fait à Hénin-Beaumont.

L'autre novation réside dans le fait que l'on demande aux nouveaux maires FN ou apparentés qui sont aux affaires de ne pas relayer le message national. Pendant toute la durée de la campagne, on leur a demandé de se donner l’apparence de gestionnaires, avec un programme local. Ils ont fait campagne sur la voirie, les commerces, l’emploi local, pour ne pas faire peur. Ils n’appliquent pas la préférence nationale comme Bruno Mégret l’avait fait à Vitrolles. C’est là toute la différence avec 1995. Le Front a conscience des erreurs qui ont été commises, et ne veut pas reproduire cela. Il y a une obsession de ce qui s’est passé à cette époque.

Parmi ces personnalités, c'est le cas de Robert Ménard.

Marine_Le_Pen_-_cropped.jpgLe résultat du 30 mars dernier est dû à l’implantation réussie du candidat Ménard et à la déception envers l’UMP et le PS. Ici, le candidat apparenté FN s'est implanté parce que la ville était très mal gérée. Cela a atténué la peur du FN.

Il appartient désormais à Robert Ménard de se « désidéologiser » au niveau local. Il faudra que ses colistiers et lui-même apparaissent comme des gestionnaires, qu’ils se normalisent pour, in fine, faire de ses nouveaux élus locaux les relais des idées du FN pour les échéances nationales. En somme, ils font d’abord profil bas pour mieux rebondir. Dans les conseils municipaux, les élus frontistes et apparentés s'efforceront de relayer les idées de leur parti et devenir une force idéologique d’appoint en lançant des débats comme sur les Roms ou les subventions aux associations. Le nouveau maire de Béziers va essayer de capitaliser sur ce nouveau personnel politique pour avoir des candidats crédibles pour les prochaines échéances, les cantonales mais surtout pour les prochaines municipales.

L'ex secrétaire général de RSF, Robert Ménard a donc réussi à faire campagne sur Béziers, à redynamiser des quartiers entiers où il n’y avait plus de militants. Il y a une vraie amorce, une vraie dynamique. Par ailleurs, il convient de se rappeler que ce n’est pas parce que l’on a un afflux de militants que l’on gagne une municipalité, mais c’est gagner une municipalité qui suscite un afflux de militants, parce qu’il y a l’espoir d’obtenir quelque chose, des rétributions.

Cela pourra faire venir au FN des militants qui n’auraient pas adhéré normalement. Cela va peut-être ancrer le parti au niveau local et faire émerger un « municipalisme » frontiste.

C’est ce Vrai Changement qui est inquiétant...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE