samedi, juillet 26 2014

Edito - "Des migrants par millions", disent les services secrets !

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Il Tempo : Ils sont des millions. Ils fuient la guerre, des dictatures, des persécutions religieuses, la faim. Et ils ont toute la même destination: l’Italie. Pour beaucoup c’est seulement une terre de passage, pour d’autres la destination finale de leur voyage désespéré. Ils viennent de la Tunisie, du Maroc, de l'Égypte, de la Syrie, de la Corne de l’Afrique, du Subsahara, de l’Érythrée, de la Somalie, du Nigeria, du Soudan, du Congo, de l’Inde, du Sri Lanka, des Philippines.

Pour ce qui concerne l’Afrique, 90 % atteignent les côtes libyennes pour se diriger vers la Péninsule italienne. Un exode biblique qui enrichit les marchant d’hommes en favorisant le trafic de drogue et l’infiltration de terroristes islamistes potentiels. Cet exode fait exploser les structures d’accueil, appauvrit les caisses de l’État et cela compromet l’efficacité des contrôles sanitaires, en donnant maintenant vie au spectre de la diffusion de maladies infectieuses comme l’ebola meurtrier, le tbc, la méningite, le choléra...

La « forteresse Europe » est attaquée. Et le pied-de-biche pour accéder à l’UE passe par les côtes italiennes. Conflits à fond religieux ou inter-tribales, dictatures impitoyables, famines et progrom intérieurs poussent une masse énorme de gens à chercher leur salut dans l’émigration, un phénomène qui ces derniers mois a pris une dimension alarmante. Et, en effet, les services secrets sont alarmés. Beaucoup. Dans leurs rapports, soulignent que les progrom récents sont attribuables aux deux facteurs principaux: « les combats entre milices en Libye et la guerre civile en Syrie ».

Dans le cas premier, après la chute de Kadhafi, l’État central est en train d’effriter sous la pression des luttes entre tribus et des séparatistes « excessifs en Cyrénaïque et dans le Fezzan. » Le pays est divisé et les organisations criminelles en profite pour développer leurs trafics illégaux, en comptant aussi sur la corruption de de ceux qui contrôlent les frontières. Dans ce tableau, beaucoup de milices irrégulières, « les Katibe » exploitent le phénomène pour s’autofinancer. De leur point de vue, l’opération Mare Nostrum représente une opportunité : ils savent qu’ils vont devoir affronter un parcours plus bref qu’avant, en pouvant compter sur l’intervention de la Marine italienne pour secourir les naufragés éventuels ou chalands à la dérive.

En Syrie trois facteurs sont à l’origine des fuites massives : la guerre civile qui semble ne pas avoir de fin et qui emmène beaucoup de réfugiés déjà sortis du Pays quitte à « perdre chaque espoir d’un retour rapide en Patrie » et donc à tenter d’atteindre l'Europe du Nord, toujours à travers l’Italie ; l’attaque des communautés « chrétiennes » de la part des musulmans intégristes, Al Qaïda ; l’indigence croissante de la population.

La Libye est le point de départ maintenant de 90 % des migrants provenant du « continent noir ». Une sorte de « hub migratoire privilégié ». Et c’est là que se concentre le nombre le plus grand de gens dans l’attente de s’engager pour la Sicile ou, chose rare, pour la Calabre. Par contre beaucoup de Syriens mais aussi des Palestiniens passent par la Turquie avec des vols de ligne. La « nouvelle filière turque » trouve son origine aussi dans les politiques antiterroristes et anti-criminelles du gouvernement du Caire qui considère les syriens voisins réfugiés comme des proches des « Frères Musulmans déchus ».

Aussi le Sahel est devenu un couloir important pour les trafiquants d’hommes, grâce à la porosité des frontières et à l’instabilité politico-économique. Mais les préoccupations des services secrets ne concernent pas seulement la Libye et la Syrie. Dans l’avenir immédiat, ils prévoient que les flux migratoires auront aussi pour origine la République Centrafricaine dévastée par les combats entre rebelles et des religieux persécutés, qui ont déjà fait un million de réfugiés. Au Nigeria les milices de Boko Haram ont presque provoqué l’an dernier un demi million de « déplacés » pendant que 60.000 Nigériens se sont échappés au Cameroun, au Tchad et au Niger (…).

La prévision des services secrets est que à cause de l’impuissance des hommes politique « d’être certains et fiables » à pouvoir maintenir valides les pactes établis entre notre Pays et la Libye, le phénomène va prendre des formes plus structurées. Ce n’est pas tout, le trafic de clandestins et la nécessité de contrôler le territoire à cette fin favorisent le trafic de drogue, d’armes et la contrebande.

Enfin on ne peut pas être tranquille. Aussi parce qu’il y a le risque d’épidémies. Le nombre exceptionnel de migrants arrivé rend ardu les « contrôles sanitaires à bord de nos navires et dans les points d’abordage Siciliens ». Et, quoique pour le moment il y n’ait pas de « signaux » de pathologies dangereuses, on relève la diffusion entre les populations africaines du virus Ebola, présent en Guinée, au Libéria et a au Sierra Leone. Du choléra, au Soudan, de la tuberculose et de la poliomyélite, dans la Corne de l’Afrique et dans la zone Subsaharienne. De la méningite, dans l’enclave ibérique de Melilla et du Mers, un syndrome respiratoire très différent du Sars, en Algérie et en Arabie Saoudite.

Ils arriveront non seulement nombreux mais ils seront bientôt très enragés. En effet, nos structures d’accueil sont saturées maintenant et cela aggrave « les conditions de privation des migrants », ce qui engendre des protestations, « aussi violentes », comme des épisodes d’« automutilation » et de fuites en masse.

Cet exode pourrait compromettre l’intégration des étrangers en développant l’agrandissement des ghettos « ethniques », et en exposant les migrants à prostitution et travail noir ou à l’enrôlement dans le milieu organisé, intéressée à « intercepter les demandes de quelques entrepreneurs » méridionaux pour le travail dans les champs.

Finalement l’invasion peut rendre difficile les procédés d’identification des nouveaux venus en permettant de faire entrer dans nos frontières nationales des « criminels ou des terroristes djihadistes. » Nos gouvernants sont avertis."

Source

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - BNP Paribas : La France humiliée par les malfrats de Washington

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Obama a encore frappé : ses sbires demandent à la BNP de payer une amende de 10 milliards de dollars (environ 7,3 milliards d’euros), avec une menace de retrait de licence, soit la perte de 10% du chiffre d’affaires. Ah bon, la BNP a été condamnée, avec de vraies lois et après un procès équitable ? Non, chez les cow-boys, une nouvelle illustration de l'impérialisme coutumier de Washington, on condamne sans procès.

La BNP aurait violé pendant quatre ans l’embargo décrété contre Cuba, le Soudan et l’Iran. Quel tribunal a décidé de cet embargo contre ces États souverains ? Aucun : c’est encore Obama et ses sbires. Une zone de non-droit… Une association de malfaiteurs encravatés décident de ruiner des peuples, puis de ruiner une banque (française), ce sans loi, sans tribunal sans procès, et ça passe comme une lettre à la poste. Ça me sidère.

Là-bas, l’affaire est traitée, sous le contrôle direct du gouvernement, par David O’Neil, chef de la division criminelle du ministère de la justice, Benjamin Lawsky, le patron du département des Services financiers (DFS) de l’État de New York… et Cyrus Vance Eternal Junior, le procureur du district de Manhattan. Eh oui, on retrouve ce loser en chef, le big boss de l’enquête sur la pipe nationale de DSK, qui ferme les yeux sur un viol parce que la victime a des papiers irréguliers

Chez ces instruits, le jeu est simple : tu craches un max, sinon je t’inculpe. Du pur chantage. Sauf que rigolez-pas : si la BNP lâche 7 milliards d’euros, le contrecoup sera vite ressenti : ce sera ça de moins de financement sur le marché européen, un coup très rude à l’économie.

Bien sûr, la banque BNP se prépare à un procès du feu de Dieu. Elle va contester les décisions d’embargo contre l’Iran, le Soudan et l’Iran, contraires aux résolutions de l’ONU. Elle va dénoncer ces sanctions gouvernementales, prises sans référence au droit international et sans procès, selon cette méthode qui conduit les US à commettre les plus graves violations du droit, comme en envahissant l’Irak ou en procédant à des campagnes d’assassinats au Pakistan… Non, la BNP ne se défendra pas. Ces décérébrés vont payer sans même oser saisir un tribunal. Une soumission totale.

Du côté du gouvernement français, c’est la même incurie. Le p’tit naze de Montebourpif, qui fulmine devant l’Indien Mittal, se couche devant les US. Pourtant, Mittal n’a pas fait 7 milliards d’euros de dégâts… De la part de ce quart de portion, ça ne surprendra personne. Michel Sapin a lui discuté avec Benjamin Lawsky, non pour exiger le respect du droit – conduire un procès en fonction de règles conformes au droit international – mais pour implorer la clémence… Quelle honte. Un rat… mais c’était perdu d’avance, car le gouvernement est calé sur les délires de Washington pour ce qui concerne Cuba, le Soudan et l’Iran. Sapin s’est fait jeter, et il a contacté Eric Holder, le ministre de la justice US, qui a son tour l’a jeté, lui expliquant qu’aucune banque n’était « too big to jail », littéralement « trop grosse pour échapper à la prison ». Et Michel Sapin a fermé son sifflet.

Le seul qui a osé dire un mot est le syndicat CGT de la BNP Paribas… Allez, c’est pour rire, eux aussi sont dans le tropisme de l’oncle Sam. Non, le seul qui a émis une opinion critique, mais bien discrète, est Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France : « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, réglementations, aux niveaux européen et français. Il n’y a aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations unies ». Très bien de rappeler que l’ONU existe, car c’est l’ONU qui défend le droit international, alors que les US ne défendent que leurs intérêts égoïstes, ceux d’un petit État de 320 millions de personnes qui maquereauter 7 milliards d’êtres libres et égaux. Mais que pèse la déclaration de notre ami Christian ?

Donc, c’est la crise avec les US ? Mais non, rien du tout ! Mieux, pour remercier ces malfrats, on va signer un accord de coopération, le Traité transatlantique, qui va finir d’asservir nos économies.

Demain, nos « ministres » expliqueront que ceux qui ruinent la France sont les réfugiés syriens ou les Roms. Et il faudrait voter pour eux…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, avril 18 2014

Edito - Avec le regard d'Anja Niedringhaus

635260-anja-niedringhaus.jpgAnja Niedringhaus était une photographe de l'Associated Press. Elle est décédée en Afghanistan le 4 avril 2014 dans le cadre d'un reportage qu'elle effectuait sur l'élection présidentielle.

En 2005, elle avait reçu le Prix Pulitzer.

C'est un talent remarquable que de passer un message par une photo : parler à l’œil. L’œil ne trahit pas à la différence des mots, d'où sa force particulière.

C'est pourquoi, les photos qui racontent une histoire, une joie comme une terrible détresse ont pris le dessus et elles ont parfois changé les consciences de la planète.

Kim Phuc brulée au napalm a changé le regard sur la guerre du Vietnam.

L'inconnu de la place Tian'anmen qui arrête une colonne de chars incarne la dimension du courage humain solitaire.

Les chutes du WTC en 2001 symbolisent la détresse humaine la plus totale.

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Comme cette fillette du Soudan surveillée par un vautour qui attend sa mort résume à elle seule l'indifférence internationale au drame d'un continent. Une photo aux conséquences d'autant plus étonnantes que, quelques mois plus tard, son auteur s'est suicidé tandis que la jeune fille vivait encore. Soudan

Les photos d'Anja Niedringhaus étaient superbes à l'exemple de celle ci-dessous tant les messages étaient forts.

C'est un regard qui va terriblement manquer.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE