Keyword - Sondage Haris Interactive

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi, mars 17 2014

Edito - Les femmes en tête d'une écologie citoyenne

Get-To-Know-More-About-Undergoing-Breast-Enlargement.jpgA la demande de Coca-Cola Entreprise, Harris interactive a réalisé une enquête interrogeant les Français sur les enjeux environnementaux et la protection de l'environnement. A quelques jours de la journée de la femme, il s'agissait de mettre au jour le rapport de ces dernières à l'environnement, notamment par rapport aux hommes, et de déterminer dans quelle mesure elles adoptent ou pas une attitude singulière face à cet enjeu.

Que retenir de cette enquête ?

L'environnement, une préoccupation importante et croissante selon les Français, qui regrettent toutefois une mobilisation jugée encore insuffisante de la part des entreprises et des responsables politiques.

Les Français ont le sentiment qu'ils se préoccupent personnellement davantage de l'environnement que le reste de la population, a fortiori que les chefs d'entreprises et les responsables politiques. En effet, 87% des répondants qualifient cette préoccupation d'importante pour eux-mêmes (90% parmi les femmes contre 83% des hommes), un tiers la qualifiant même de très importante quand ils ne sont qu'une minorité à estimer que c'est le cas pour l'ensemble des Français (47%). Plus précisément, le niveau de préoccupation à l'égard de l'environnement des jeunes et des enseignants serait intermédiaire selon les Français, près de six sur dix ayant le sentiment que l'environnement constitue une préoccupation importante pour ces deux catégories. Enfin, la situation dépeinte par les Français est plus critique à l'égard des entreprises et des responsables politiques, seul un quart d'entre eux ayant le sentiment que ces derniers se préoccupent de l'environnement.

La sensibilité des Français dans ce domaine est bien réelle. Si la lutte contre les pollutions constitue un enjeu prioritaire pour tous, on observe néanmoins qu'hommes et femmes tendent à placer leurs préoccupations à des niveaux différents, les premiers plus tournés vers des enjeux macro (l'éco-système, le réchauffement climatique) quand les secondes prêtent une attention particulière à leur environnement immédiat, et plus précisément à leur santé.

ActuEnvironnement_4.jpgGlobalement, c'est un sujet qui anime les Français dans leur discussion mais également dans leur quotidien: 61% déclarent parler souvent de pollution et d'environnement avec leurs proches, leurs enfants ou leurs amis et une majorité de Français (68%) déclare davantage prendre en compte l'environnement qu'il y a quelques années, quand seulement 25% ont le sentiment que la situation n'a pas évolué.

Les femmes se montrent particulièrement investies dans ce domaine : 65% d'entre elles contre 57% chez les hommes parlent d'environnement avec leur entourage, et 72% déclarent se mobiliser davantage que par le passé (contre 64% chez les hommes).

Les Français se montrent toutefois plus sévères s'agissant de l'ensemble des Français. Seuls 53% pensent qu'une évolution positive est tangible à ce niveau plus collectif. A ce titre, notons que la crise économique est perçue comme un facteur susceptible de freiner, pour 78% des personnes interrogées, l'amélioration des comportements dans ce domaine.

Cette plus grande sensibilité s'accompagne dans les faits par une augmentation des réflexes vertueux, ou d'une mise en œuvre plus systématique de gestes responsables : 82% déclarent avoir changé certains de leurs comportements récemment pour tenir compte de l'environnement (avec la confirmation sur ces indicateurs d' une mobilisation plus forte de la part des femmes - 87% - que des hommes - 76% -).

Le regard porté sur les entreprises et les responsables politiques apparaît ici aussi plus négatif, la majorité des Français ayant le sentiment que la prise en compte des enjeux environnementaux par ces acteurs n'a pas évolué au cours des dernières années. Ce constat apparait d'autant plus regrettable que les Français perçoivent en ces enjeux environnementaux une opportunité tant pour les entreprises que les responsables politiques. En effet, 88% d'entre eux considèrent que la protection de l'environnement pourrait être un moteur de l'innovation en France, à l'origine notamment de nouveaux métiers, etc.

Les Français et surtout les femmes se mobilisent au quotidien en faveur de l'environnement, le tri et l'attention portée aux économies d'énergie constituant les gestes les plus emblématiques de cet engagement.

Protection1.jpgLa nécessité de se mobiliser et d'agir maintenant (77% sont à ce titre convaincus que les actions individuelles ont un impact global sur la protection de l'environnement dont 34% tout à fait) est très étroitement liée au sentiment de responsabilité à l'égard des générations futures. Ainsi, 90% des Français pensent que si l'on n'agit pas maintenant en faveur de la planète, les générations futures sont réellement menacées (dont 56% tout à fait), 84% se sentent personnellement responsables vis-à-vis des générations futures (dont 39% tout à fait).

Dans le détail, relevons que les femmes se montrent plus concernées part le sort des générations futures (88% contre 80% des hommes), tout comme les Français âgés de plus de 35 ans (86%).

Concrètement, on constate que la mobilisation des Français s'articule autour de plusieurs gestes emblématiques aujourd'hui largement répandus, sous-tendus par des motivations environnementales certes mais également financières (la recherche d'économies).

L'extinction des lumières en quittant une pièce, le tri des déchets ou encore la baisse d'un degré du chauffage dans les lieux de vie ressortent comme les gestes les plus - affirment-ils - mis en œuvre par les Français.

rooney_3.jpgLes pratiques en termes de consommation responsable, si elles existent, présentent toutefois une fréquence de mise en œuvre moins systématique. Si environ deux tiers des Français déclarent renoncer à acheter des fruits ou légumes parce qu'ils ne sont pas de saison ou revendre et donner des objets, vêtements dont ils ne se servent plus et acheter d'occasion, ils ne sont qu'un tiers à estimer le faire toujours ou presque. Parallèlement, près d'un Français sur deux indique vérifier au moins souvent le lieu de production des produits, objets, vêtements ou aliments qu'il achète quand une minorité déclare acheter au moins souvent des produits moindrement emballés / dont l'emballage est recyclable ou encore renoncer à acheter certaines marques pour en privilégier d'autres qui produisent de manière responsable. Enfin, dans le cadre des déplacements, la prise en compte de l'environnement apparaît également mitigée, une courte majorité des Français déclarant souvent réduire ses déplacements en modes de transports polluants, dont un quart toujours ou presque. Sur l'ensemble de ces comportements, les femmes se montrent plus actives que les hommes, avec des différences pouvant aller jusqu'à 16 points. Parallèlement, l'âge ressort également comme un critère discriminant, les jeunes apparaissant largement en retrait par rapport aux Français âgés de 50 ans et plus. Enfin, si les CSP- semblent moins que les CSP+ adopter une consommation responsable, l'aspect financier pouvant ici entrer en jeu, les CSP+ déclarent moins que la moyenne, avec des scores qui restent toutefois majoritaires, trier leurs déchets et baisser d'un degré le chauffage dans leurs lieux de vie.

Le croisement de données relatives, d'une part à la sensibilité des Français aux enjeux environnementaux, et, d'autre part, à leurs comportements dans ce domaine permet d'identifier différentes postures. Deux grands ensembles principaux émergent. On constate ainsi que près de 40% des Français se montrent à la fois concernés et actifs, à des niveaux divers en faveur de l'environnement, quand, à l'opposé une proportion quasi-équivalente apparaît nettement plus distante et moins impliquée. (41%). Seuls 17% des Français se situent dans une position médiane, traduisant une attitude plutôt indifférente et des comportements responsables existants mais pas directement reliés à l'environnement (recherche d'économies, habitudes...).

Cet effet de sablier tend à confirmer que l'environnement ne laisse pas les Français indifférents mais que si des progrès sont effectivement constatés, l'implication des uns et des autres demeure hétérogène. Plus précisément, on relève que les femmes, les CSP+, et les personnes de plus de 35 ans sont surreprésentées dans les groupes se déclarant les plus mobilisés, quand à l'inverse les hommes, les jeunes et notamment les 15-24 ans, les catégories modestes tendent au contraire à apparaître plus distants de ces enjeux1, un effet qui peut potentiellement être amplifié compte tenu du contexte économique qui peut mécaniquement reléguer les préoccupations environnementales au second plan chez ces populations.

L'environnement, c'est l'affaire de tous

alaunelienimage1715-0.JPGSi certaines catégories de populations apparaissent donc plus disposées à protéger l'environnement, les Français considèrent pourtant que cet enjeu est l'affaire de tous, jugeant les différentes catégories de citoyens autant disposées les unes que les autres à agir pour protéger l'environnement -quel que soit le sexe, l'âge, le statut d'activité ou encore le lieu d'habitation.

Quelques catégories se distinguent toutefois, perçues comme potentiellement plus mobilisables autour de ces enjeux, à tort ou à raison. Ainsi, aux yeux des Français, les femmes (15% plus que les hommes - 2%), à juste titre, mais aussi les jeunes (pourtant dans les faits plus en retrait) et les habitants des zones rurales apparaissent comme les catégories les plus enclines à adopter des comportements responsables. Enfin faisant écho au regard critique qu'ils leur portent, les Français ont le sentiment que les citoyens sont bien plus disposés que les entreprises et les responsables politiques à agir en faveur de l'environnement (50% contre respectivement 6% et 5%).

Les Français placent les parents et les familles en tête des acteurs qui doivent jouer un rôle dans l'éducation des jeunes générations à la protection de l'environnement et attribuent parallèlement aux femmes une place importante dans la sensibilisation et l'évolution des pratiques en faveur de l'environnement.

Au-delà des moyens qui pourraient être mis en place pour favoriser la mobilisation des uns et des autres, citoyens ou entreprises, différents acteurs sont identifiés comme pouvant avoir un rôle à jouer dans cette évolution, notamment à l'égard des jeunes générations. Ainsi, trois-quarts des Français considèrent que les parents et la famille en général occupent une place stratégique concernant l'éducation à transmettre aux jeunes dans ce domaine, juste devant l'école (61%) alors que les pouvoir publics (27%), les médias (16%), les entreprises (9%) ou les associations et ONG (5%) sont très peu cités.

Au sein de ces acteurs clés, les femmes semblent occuper une place privilégiée. Ces dernières apparaissent aux yeux de plus de trois Français sur dix davantage motivées, préoccupées, engagées, efficaces et réalistes que les hommes à l'égard des enjeux environnementaux, et environ 20% les jugent plus moteurs et informées. De leur côté, les hommes sont jugés par un quart des Français comme plus sceptiques que les femmes face à cet enjeu.

Pour autant, les femmes ne seraient pas plus influentes que les hommes pour faire évoluer les pratiques en faveur de l'environnement dans toutes les sphères de la société.

842150-plumetis.jpgAinsi, si 48% des Français reconnaissent qu'elles sont plus influentes au sein des familles, 37% au sein des écoles et 24% au sein des associations, de la société civile, les hommes le seraient davantage parmi les responsables politiques et au sein des entreprises. Si hommes et femmes dressent globalement le même constat quant à l'influence des femmes dans la sphère politique et professionnelle, ces dernières se considèrent, davantage que les hommes, plus influentes qu'eux au sein des trois autres milieux.

Les enjeux environnementaux sont aujourd'hui pleinement appréhendés par les Français. Les Français et notamment les femmes se montrent extrêmement attentifs à la nécessité de lutter contre tout ce qui serait de nature à lui porter atteinte et notamment toutes formes de pollution.

Dans ce contexte, les Français et surtout les femmes déclarent se mobiliser davantage que par le passé en faveur de l'environnement mais regrettent une mobilisation jugée toujours insuffisante de la part des pouvoirs publics et des entreprises. Cette diffusion des bonnes pratiques, au premier rang desquelles les efforts pour réduire sa consommation d'énergie, ou encore le tri des déchets, ne doit toutefois pas masquer des différences qui restent importantes d'une catégorie de population à une autre. Ainsi, les femmes se révèlent et sont perçues comme particulièrement actives dans ce domaine, quand les jeunes et les catégories modestes notamment se montrent plus distants. Enfin, si les parents et l'école émergent comme des acteurs clés pour l'éducation des jeunes générations, les Français accordent également une place toute particulière aux femmes dans ce domaine, jugées plus investies et motivées que les hommes. Ce potentiel semble toutefois pouvoir davantage s'exprimer au sein de la famille et de la société civile qu'au sein des entreprises ou de la sphère politique où leur influence est perçue comme limitée.

Méthodologie : Enquête réalisée en ligne du 18 au 20 février 2014. Échantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mars 14 2014

Edito - Elections municipales : vers une forte participation

tumblr_n08hxbJzBo1scpp1zo1_500.jpgDans la perspective des prochaines élections municipales, Harris Interactive réalise pour LCP-AN une enquête barométrique hebdomadaire auprès d'un échantillon représentatif de Français. Ce baromètre permettra de suivre le regard porté sur cette échéance par les personnes inscrites sur les listes électorales dans les communes d'au moins 1 000 habitants, qui partagent un même mode de scrutin : quel intérêt ces personnes expriment-elles pour les élections municipales ? Combien indiquent leur intention de se déplacer aux urnes ? Pour quelle liste les électeurs voteraient-ils aujourd'hui, dans l'hypothèse où toutes les forces politiques seraient présentes de façon autonome dans leur commune ? Quels seraient les éléments structurants de leur choix de vote ? De façon générale, quelles priorités attribuent-ils à l'équipe municipale de leur commune dans les années à venir ?

La première vague de ce baromètre, réalisée du 4 au 6 mars, était également l'occasion d'interroger plus spécifiquement les électeurs sur l'importance qu'ils accordaient à l'étiquette politique d'un maire dans différents domaines d'action municipale.

Que retenir de cette enquête ?

Les prochaines élections municipales suscitent l'intérêt de trois électeurs sur quatre (74%) dans les communes d'au moins 1 000 habitants, dont 31% affirmant même être « beaucoup » intéressés. 26% des électeurs indiquent au contraire ne pas s'intéresser à ce scrutin, dont 6% déclarant n'être « pas du tout » intéressés. A deux semaines du premier tour, cette élection suscite donc un intérêt comparable à celui observé au même moment concernant l'élection présidentielle de 2012 (74% également), en dépit d'une campagne électorale moins médiatisée. Dans le détail, l'intérêt pour les élections municipales fait l'objet d'un fort clivage générationnel : les personnes les plus âgées (au moins 65 ans et plus) sont 85% à s'intéresser au scrutin, tandis que l'intérêt est minoritaire (48%) parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans.

Dans ces communes d'au moins 1 000 habitants, 77% des électeurs se déclarent « tout à fait certains » d'aller voter, même si l'on sait que l'intention déclarée d'aller voter est toujours supérieure au chiffre de participation réel. Les sympathisants des différentes forces politiques, quelles qu'elles soient, sont toujours plus nombreux à affirmer leur intention d'aller voter par rapport aux personnes ne se déclarant proches d'aucune formation politique, dont seulement 59% indiquent leur certitude d'aller voter. Dans le détail, les sympathisants de Gauche - qu'il s'agisse du Front de Gauche (88%) ou du Parti socialiste (85%) - se déclarent légèrement plus certains d'aller voter que les sympathisants de l'UMP (82%) ou du Front National (79%).

tumblr_mzycgwssHM1scpp1zo1_500.pngA l'échelle de la France entière, dans l'hypothèse où l'ensemble des listes seraient présentes dans chaque commune d'au moins 1 000 habitants, les listes de l'UMP ou Divers Droite recueilleraient 36% des votes exprimés, tandis que les listes du Parti socialiste ou Divers Gauche rassembleraient 33% des suffrages. Les autres formations politiques de Gauche ne rassembleraient pas plus de 6% des voix : 6% pour le Front de Gauche, 4% pour Europe Ecologie Les Verts. Les listes soutenues par le Front National recueilleraient 8% des suffrages. Enfin, 5% indiquent leur intention de voter pour une liste soutenue par « l'Alternative » MoDem/UDI, 2% pour une liste d'extrême-Gauche et 6% pour une autre liste. Rappelons qu'il s'agit ici d'un rapport de forces exprimé aujourd'hui au niveau national, n'ayant aucune fonction prédictive.

Les habitants des communes d'au moins 1 000 habitants déclarent que leur choix de vote pour ces élections municipales s'appuiera principalement sur des considérations locales : enjeux locaux (90%), projets portés par les candidats (88%) ou bilan du maire sortant (84%). Ces trois motivations sont particulièrement revendiquées par les électeurs du Parti socialiste. 79% des Français indiquent que la personnalité des candidats jouera « beaucoup » ou « assez » dans leur choix, cette question ne suscitant pas de clivage politique particulier. En revanche, les Français sont moins nombreux à indiquer que l'étiquette politique des candidats (65%) et surtout les enjeux nationaux (48% seulement) pèseront dans leur choix de vote - même si ces deux motivations sont largement majoritaires parmi les électeurs de l'UMP ou du Front National.

Plus précisément, dans les communes d'au moins 1 000 habitants, les Français estiment que les finances publiques locales devront constituer la principale priorité de leur équipe municipale pour les années à venir : 55% jugent à la fois que les thématiques des « dépenses de la municipalité » et des « impôts locaux » sont des enjeux tout à fait prioritaires. La troisième thématique jugée la plus prioritaire pour l'équipe municipale est la sécurité des biens et des personnes (48%), devant la promotion du développement économique et de l'emploi (45%). Trois enjeux liés aux services publics sont également identifiés comme « tout à fait prioritaires » par plus d'un électeur sur trois : le maintien et la qualité des services publics (39%), la question des transports (37%) et l'entretien du système scolaire (35%). Environ une personne sur trois accorde une priorité élevée à la propreté (32%), à la préservation de l'environnement (31%) ou au logement (31%). 29% portent ce jugement sur l'aide aux commerces, 28% sur les aménagements urbains, 27% sur les services et actions sociales, 25% sur la participation des citoyens aux décisions et seulement 20% sur les activités culturelles ou sportives.

tumblr_mzycdosji41scpp1zo1_500.jpgDans le détail, l'électorat du Parti socialiste se démarque par la plus grande priorité qu'il accorde à la question du logement (37%) et des services et actions sociales (37%). Plus encore que la moyenne des Français, les électeurs de l'UMP ou du Front National accordent une priorité forte à la question des impôts locaux (UMP : 65% ; FN : 71%) et de la sécurité (UMP : 68% ; FN : 61%). Les électeurs de Droite semblent également accorder davantage d'importance à leur cadre de vie immédiat : 44% jugent « tout à fait prioritaire » la question des transports, autant concernant la propreté et 33% pour les aménagements urbains. Les électeurs frontistes, quant à eux, mettent davantage en avant la participation des citoyens aux décisions (33%), décisions dont ils ont sans doute le sentiment d'être éloignés au quotidien.

Sur ces différents domaines, la plupart des Français estiment que l'étiquette politique du maire a au final peu d'importance : au moins un Français sur deux déclarent qu'un maire de Gauche n'est pas spécialement préférable à un maire de Droite et réciproquement. Notons toutefois que les sujets perçus comme les plus prioritaires sont davantage associés à la Droite, comme les impôts locaux (22% jugent un maire de Droite préférable sur ce sujet, 15% privilégiant un maire de Gauche) et la sécurité (30% Droite, 10% Gauche) ou encore le développement économique (23% Droite, 15% Gauche) ; tandis que d'autres domaines d'action, souvent moins prioritaires, sont davantage associés à la Gauche, comme le logement (24% jugent un maire de Gauche préférable, contre 14% favorisant un maire de Droite), les actions sociales (30% Gauche, 12% Droite) et les activités culturelles ou sportives (21% Gauche, 10% Droite). Mais dans l'ensemble, les Français semblent juger que l'étiquette politique des maires est moins discriminante que leur pratique concrète du pouvoir municipal, les maires du centre ou « sans étiquette » n'apparaissant pas non plus comme un recours préférable (jamais plus de 10% de citation).

Méthodologie

Enquête réalisée en ligne du 04 au 06 mars 2014. Echantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans, à partir de l'access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d'habitation de l'interviewé(e).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mars 13 2014

Edito - François Hollande à un plancher historique

000-DV1162162-jpg_112243.jpgDélits d'Opinion : François Hollande atteint ce mois-ci un nouveau plancher historique. Seuls 25% des Français lui accordent leur confiance alors que 49% ne lui font plus du tout confiance. Compte tenu des échéances, notamment électorales, à venir, quelle nouvelle impulsion peut-il apporter ?

Jean-Daniel Lévy : La cote de confiance de François Hollande se situe effectivement au plus bas niveau depuis son élection. On remarquera que ce « record » touche toutes les franges de population : jeunes comme moins jeunes, catégories populaires comme supérieures, sympathisants de Droite comme de Gauche. A ce titre, relevons que les 84% de sympathisants socialistes accordant le mois dernier leur confiance au Président (ce qui pourrait apparaitre encourageant) se réduisent en février à 75%. De même, les électeurs de 1er tour qui, à 68%, répondaient positivement à la question posée sont, ce mois-ci, 61%. La lente reconquête opérée aussi bien auprès de son cœur électoral que des catégories supérieures s'est stoppée. Et nous retrouvons le Président de la République sensiblement au même étiage qu'en novembre dernier. Ainsi les effets de l'annonce du pacte de responsabilité doublée d'une ligne politique qui avait, aux yeux des interviewés plus cléments avec le Président, le mérite de la clarté, s'estompent. Et laissent place parmi ces « déçus » à trois types d'expressions critiques : tout d'abord l'absence de décision et de ligne politique claire, ensuite des promesses non-tenues (nous n'identifions pas ici le vocable du peuple de Droite mobilisant le terme « mensonge »), enfin une interrogation sur la capacité du Président à bien comprendre les problèmes de Français, souvent résumés à une vaste « classe moyenne ». On le voit, point l'interrogation relative non seulement à la ligne politique mais également à la justice de celle-ci.

Si l'on devait établir le portrait type de la personne n'accordant pas du tout sa confiance à François Hollande, il s'agirait d'un homme, âgé de 35 ans et plus, de catégorie populaire, travaillant dans le privé, en couple avec enfant(s), ayant voté Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen à la dernière présidentielle. Il semble, dans ce contexte, déjà important pour le Président de renouer avec son cœur électoral et sa base politique. __ Délits d'opinion :__ Jean-Marc Ayrault atteint également un nouveau record d'impopularité à 23%. Conserve-t-il toutefois une valeur politique aux yeux du Président de la République ?

Capt_-Levy_JD_L.JPGJean-Daniel Lévy : Jean-Marc Ayrault est souvent comparé à... François Hollande. On le voit, le quinquennat a modifié profondément la perception de la pratique politique. Et si l'article 20 de la constitution affirme que « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation », la pratique institutionnelle ne s'inscrit pas totalement dans cet état d'esprit. Ce qui était parfois accordé à François Fillon comparativement à Nicolas Sarkozy (une forme de calme, de retenue et de constance) et lui permettait de se distinguer positivement du Président de l'époque ne l'est que peu aujourd'hui pour Jean-Marc Ayrault. Les 23% de Français faisant confiance à l'actuel Premier ministre reconnaissent son sérieux, son travail, sa compétence. Autant d'évocations positives qui sont également rattachées au Président auprès de cette même population. On remarquera que les Français critiquent moins les décisions à proprement parler. Mais que la thématique de l'aéroport fait son apparition. L'enquête ayant été notamment réalisée alors que les affrontements s'étaient produits à Nantes, ce ne sont pas ces derniers qui sont cités mais plus le fond de la décision et l'opportunité de la construction.

Délits d'opinion : Alors que beaucoup d'observateurs évoquent un remaniement dans les semaines qui viennent, quels sont, parmi les ministres actuels, les poids lourds sur lesquels pourrait s'appuyer le Président ?

Jean-Daniel Lévy : D'un point de vue d'Opinion, Manuel Valls inévitablement (même si l'enquête a été réalisée avant le boycott par la Droite de la séance du mercredi suite à un propos de Manuel Valls contre Claude Goasguen), deux représentants de la France à l'étranger : Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, ainsi que trois femmes : Christiane Taubira, Aurélie Filipetti et Fleur Pellerin.

Si l'on regarde par franges de population, on peut observer que le « classement » des ministres diffère. Ainsi, si le Président décidait de ne considérer que la confiance exprimée par les sympathisants socialistes, il pourrait en premier lieu penser à Laurent Fabius (recueillant la confiance de 79% de cette population), Christiane Taubira (77%), Jean-Yves Le Drian (75%), Najat Vallaud-Belkacem (75%). Il pourra même voir que Cécile Duflot reçoit la confiance de 51% des sympathisants PS (et 71% de ceux proches d'EELV). S'il souhaitait regagner à nouveau les catégories supérieures, il pourrait observer qu'outre les personnes mentionnées, Aurélie Filipetti, Fleur Pellerin et Stéphane Le Foll sont également appréciés par 30% ou plus des personnes au niveau social le plus élevé. Enfin, les sympathisants du Front de Gauche accueillent plus favorablement Benoit Hamon (52%) et Arnaud Montebourg (50%).

Méthodologie : enquête réalisée en ligne du 21 au 24 février 2014. Echantillon de 1 465 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l'access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e).

Sondage : Harris Interactive

samedi, février 22 2014

Edito - Elections municipales : les professions libérales préoccupées par la fiscalité et l'économie

15d185eaa7c954e77f5343d941e25fbd-2.jpgA la demande de l'UNAPL, Harris Interactive a interrogé les professionnels libéraux sur la perception de leur commune, leurs attentes pour l'avenir à l'échelle locale et sur les villes ou régions dans lesquelles ils aimeraient exercer : Quels enjeux associent-ils aux prochaines élections municipales ? Aujourd'hui sont-ils satisfaits de vivre et d'exercer dans leur commune ? Et quel bilan dressent-ils de l'action municipale ? Quelles mesures devraient, selon eux, y être prioritairement mises en Å“uvre ? Enfin, dans quelles régions et capitales de régions se verraient-ils exercer ? Quels sont les critères qu'ils jugent important pour choisir leur implantation géographique ?

Que retenir de cette enquête ?

Spontanément, les professions libérales associent avant tout les prochaines élections municipales aux enjeux locaux en termes de fiscalité et plus généralement d'économie. La sécurité, la proximité et l'environnement sont également évoqués mais dans une moindre mesure. 74% des répondants indiquent d'ailleurs que le programme économique des candidats jouera un rôle important dans leur choix (dont 32% « un rôle très important »).

La plupart se déclarent satisfaits de vivre (83%) et d'exercer (70%) dans leur commune mais ils se montrent assez critiques à l'égard de l'action municipale : seuls 51% indiquent être satisfaits de l'action du Maire et de l'équipe municipale contre 48% d'insatisfaits.

Dans le détail, on constate que le cadre de vie est la principale source de satisfaction alors que la lutte contre les déficits publics, la fiscalité locale des entreprises, le développement économique et la démocratie participative constituent les points jugés à la fois comme étant les plus prioritaires et les moins satisfaisants à l'heure actuelle.

Près de sept professionnels libéraux sur dix se déclarent inquiets pour l'avenir de leur activité mais seule une minorité pense qu'un changement d'équipe municipale lors des élections pourrait avoir un impact positif dans ce domaine.

S'ils se montrent critiques à l'égard de l'échelon politique municipal, les professionnels libéraux témoignent néanmoins d'un fort ancrage géographique : 81% se déclarent attachés à leur commune et la plupart souhaiteraient avant tout continuer à exercer dans leur commune et dans leur région.

Au global, la ville qui attire le plus les professions libérales est Bordeaux (13%), suivie de Nantes (10%), Lyon (9%), Paris (9%), Toulouse (8%) et Montpellier (7%). En termes de région, c'est le Sud qui se distingue : Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes (12% toutes trois) et dans une moindre mesure les régions Bretagne (9%), Pays de la Loire (8%), Ile-de-France (7%), Languedoc-Roussillon (7%) et Midi-Pyrénées (7%). L'Ile-de-France et l'Outre-mer semblent donc peu attractives pour ces professions alors qu'ils semblent plus prompts à projeter une carrière dans le Sud et l'Ouest du pays. Selon leurs dires, c'est d'ailleurs la qualité de l'environnement et l'ambiance qui déterminent le plus leur choix géographique, loin devant les considérations économiques.

Méthodologie : Consultation réalisée en ligne du 17 au 27 janvier 2014. Echantillon de 1 189 professionnels libéraux à partir d'un fichier d'adresses e-mails fourni par l'Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE