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Les interprétations divergent. En Europe, Philae est en "veille". Aux États-Unis, Philae est morte. Ne disposant d'aucune compétence en la matière, je lis les articles sans appréciation personnelle particulière.

Ce qui m'intéresse davantage c'est le contexte qui entoure cette "évolution" :

1) Le rebond malheureux de Philae n'a pas seulement tué sa capacité à refaire son énergie, il a également tué les politiques qui, en bons prédateurs des bonnes nouvelles d'opérations conduites par des tiers, ne rodent plus désormais autour de l'opération,

2) mais même si l'opération suscite désormais de la "distance", elle restera un "grand succès" : c'est la culture du "trop grand pour échouer". Ceux qui n'y comprennent rien se résignent au discours officiel et le discours officiel sait qu'il y a eu tellement d'argent public qu'il faut bien trouver matière à des succès,

3) les scientifiques sont quand même les derniers à bénéficier du privilège de la "confiance aveugle" : c'est tellement compliqué que l'opinion ne leur demande pas encore des comptes. Ils devraient en profiter car c'est bien la dernière profession à échapper à la vindicte populaire généralisée qui ré-écrit toujours l'histoire une fois qu'elle a connu la ... fin.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE