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Il faut rester à l'écart de toutes les actuelles tentatives de récupération pour tenter de dresser les enseignements d'un vote contre une pensée unique et contre la chape de plomb que cette pensée politique faisait peser sur les citoyens de la Grèce.

1) Les vieilles formations politiques sont condamnées. Elles vivent leurs dernières années. Par leurs mauvaises habitudes sclérosées, elles font le lit de l'abstention comme celui des extrêmismes. C'était leurs derniers remparts avant d'être emportées dans les défaites.

2) Toute crise doit avoir une sortie. Comme toute guerre doit avoir des perspectives de paix. C'est l'actuel grand échec depuis 2008 : incapacité à expliquer la crise, incapacité à indiquer comment elle ne pouvait être évitée, incapacité à exposer comment elle va prendre fin. Et incapacité à donner une lisibilité sur les responsabilités qui accompagnent ceux qui ont été les auteurs de la crise.

En France, seuls les amortisseurs sociaux "amortissent" aussi encore pour l'instant la colère démocratique. Mais elle s'exprime déjà fortement avec une abstention en moyenne à 60 % et un FN comme 1er parti de France avec un score national de plus de 25 %.

3) Les cadres politiques des vieilles formations politiques vont partir avec l'eau de la crise. Le nouveau millénaire politique est en train de naître. Jamais le millénaire des vraies tendances n'a correspondu au calendrier. Le XXème siècle est né au lendemain de la guerre de 14-18 en posant ses nouveaux jalons (la SDN, les nouvelles puissances d'alors dont les Etats-Unis...). C'est ce qui se passe actuellement pour le XXI siècle : religions, pays émergents, nouvelles technologies ...

Sur le plan politique, la Grèce vient d'ouvrir un chemin qui est un acte manifestement fort.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE