samedi, février 7 2015

EEdito - Les règles de représentation des communes an sein des “intercos” définitivement adoptées

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Le Sénat, suivant la position de l’Assemblée nationale, a établi de nouvelles règles de représentation des communes au sein des intercommunalités, permettant de mettre en place à leur tête des majorités non proportionnelles à la population.

Source: Acteurs publics

samedi, janvier 10 2015

Edito - France : une société bloquée, une représentation figée

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En début de semaine, le Congrès américain issu des élections de novembre 2014 a été installé.

Quelques traits forts :

- 104 femmes soit le record historique de la présence féminine,

- une diversité d'âges, de professions amplifiée,

- une diversité apparente de plus en plus forte.

Avant d'effectuer ce constat, il faut en effectuer un autre : que de temps a-t-il fallu pour qu'il en soit ainsi. Des repères précis s'imposent et, à certains égards, ils sont irréels :

- 1984 : 1ère femmes candidate à la Vice-Présidence : Geraldine Ferraro

- 1997 : 1ère femme à la fonction de Secrétaire d’État : Madeleine Albright,

- 2005 : 1ère femme afro-américaine à la fonction de Secrétaire d’État : Condoleezza Rice,

- 2007 : 1 ère femme élue à la fonction de speaker donc de Présidente de la Chambre des Représentants,

... 2015 : 104 femmes au Congrès !

Et dans cette évolution, les États-Unis ont élu un Président métis (Barack Obama) et une "banalisation" des Gouverneurs de couleur : Deval Patrick, Bobby Jindal...

Face à ces dates, que sont les dates françaises :

- jamais une femme à la tête de l'une des Chambres (Sénat ou Assemblée Nationale),

- une seule femme à Matignon dans toute l'Histoire de la République française,

- il faut attendre Christiane Taubira donc 2012 pour qu'une femme de couleur soit à un ministère dit régalien,

Au moment où il est question à juste titre de la meilleure compréhension entre des communautés différentes, il n'est pas possible de constater de tels décalages dans la représentation de la société.

Il ne s'agit pas d'aller vers le dupliquage d'une représentation morcelée de la société. Mais la représentation peut-elle demeurer elle-même quand elle est aussi éloignée des réalités du terrain ?

C'est un sujet qui mérite une attention prioritaire au moment où la désertion des isoloirs progresse toujours.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 11 2014

Edito - Le scandale intolérable des déclarations sur les indemnités liées au chômage

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L'irresponsabilité de la classe politique française et sa totale coupure des réalités quotidiennes les conduisent à chercher à culpabiliser des personnes qui affrontent déjà des difficultés sérieuses et souvent avec un courage exemplaire.

La banalisation des déclarations sur les "chômeurs qui ne cherchent pas du travail" ou sur "leurs indemnités trop élevées" est un scandale de première gravité.

Bien entendu, il y a des chômeurs qui ne mettent pas dans la recherche d'un emploi toute la motivation nécessaire. Et alors ? Il y a des dentistes qui sont des bouchers. Faut-il en déduire que la profession de dentiste doit être interdite ? Il y a des politiciens qui sont condamnés. Faut-il en déduire que tous les politiciens sont condamnables ?

Les chômeurs, comme tout groupe humain, constituent un groupe hétérogène. Les comportements de certains ne doivent pas permettre de culpabiliser tout le monde.

Il en est de même pour le dossier des indemnités liées au chômage. Certaines indemnités sont "confortables". Mais l'immense majorité ne l'est pas et loin s'en faut. Et celles et ceux qui font des choix au quotidien pour une dizaine d'euros méritent davantage de respect de la part de ceux qui dépensent des sommes considérables dans des conditions futiles.

La seule conférence à Paris en 2015 sur le climat va coûter 320 millions d'euros ! Les parlementaires n'ont jamais effectué le moindre effort sur des privilèges d'un autre âge ... où les contribuables leur offrent même deux paires de lunettes par an par Sénateur !

Le vrai enjeu est ailleurs.

De nombreux pays sont revenus à leur taux de chômage d'avant crise de septembre 2008. Pourquoi ?

Parce que les sociétés sont fluides. Parce que le niveau de fiscalité est faible et laisse donc du pouvoir d'achat aux consommateurs. Parce que la formation permanente occupe une vraie place. Parce qu'entreprendre est toujours possible même après des échecs ... : bref, tout ce qui n'existe pas en France.

Avec des déclarations de ce type, le PS lance les intéressés dans les bras de mouvements extrémistes par volonté légitime de revanche sur une classe politique qui ne les respecte plus.

En 2015, le train de vie courant de l’État va encore augmenter de 0, 02 %. Et loin d'accepter cette réalité des chiffres, il est parfois question ... d'austérité.

En réalité, les sujets devraient être sur :

- les économies exemplaires effectuées par l’État et les politiciens avant de demander aux autres de faire les économies qu'ils ne mettent par en œuvre pour eux-mêmes,

- le dossier du "revenu minimum citoyen" qui doit être créé, revalorisé par rapport aux actuels minima, dépense gagée sur les économies de l’État et assorti pour ceux qui sont à la recherche d'emploi de dispositifs personnalisés de formations.

Un État qui n'est fort qu'avec les faibles ne mérite plus le respect. C'est ce à quoi nous assistons actuellement de la part d'un État qui se montre si faible dès qu'il doit affronter le moindre groupe organisé et ce dans tous les domaines comme le dernier exemple de l'éco-taxe.

Mais s'en prendre ainsi aux plus faibles et aux plus inorganisés parce que leur quotidien est d'abord celui de la survie individuelle est une manœuvre lamentable.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 30 2014

Edito - L'absence de sortie de crise radicalise les opinions

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La crise de 2008 produit ses "enfants". Ajoutée à la crise économique durable, la crise internationale installe actuellement une radicalisation considérable.

Deux exemples précis :

- en France, l'entrée d'élus du Front National au Sénat change considérablement la donne. Et dans d'autres départements, l'absence de listes "dissidentes" aurait largement augmenté ce score. Jusqu'à présent, le vote en faveur du Front National était présenté comme celui des "désespérés qui ne savent pas ...". Cet argument ne peut pas être opposé aux votes d'élus locaux. Par son mode sélectif d'électeurs, le vote d'avant hier a donné une légitimité et une force nouvelles considérables au FN. C'est un constat majeur.

- aux Etats-Unis, Barack Obama va enregistrer le 4 novembre une défaite d'ampleur historique. Plus aucune digue habituelle des démocrates ne semble en état de résister. Dans certaines circonscriptions seront élus des candidats républicains qui, en France, apparaitraient modérés par rapport à des candidats ... FN sur des sujets comme la religion, l'immigration et pire encore sur le rapport de forces sur le plan international.

Fondamentalement, cette vague repose sur deux sentiments :

1) Les fauteurs de la crise de 2008 n'ont pas été sanctionnés. L'élite politique et financière n'a pas vu venir la crise. Elle l'a traitée en publicisant les pertes donc en les reportant sur les contribuables. Et ceux qui ont fauté en 2008 continuent de plus belle. La mode d'Elizabeth Warren aux Etats-Unis est sur cette vague. L'impopularité de François Hollande en France est en grande partie sur son incapacité à sanctionner la finance.

2) Mais surtout, aucune crise ne prend fin. Chaque crise en fait vivre une nouvelle. La vie actuelle c'est le feuilleton des crises. Les vainqueurs des guerres ne gagnent jamais la paix. Les survivants à la crise économique ne gagnent ni le plein emploi ni un meilleur pouvoir d'achat... Des économies sont faites mais le trou se creuse toujours ...

D'où la conclusion rapide mais simple : qui sont ces gouvernants qui ne règlent jamais rien ?

Des gouvernants que l'opinion a envie de sanctionner au point de s'adonner à des excès parce qu'elle considère qu'elle n'a plus rien à attendre du jeu politique classique donc qu'elle n'a plus rien à craindre de changements majeurs d'un jeu politique à l'écart duquel elle a organisé son fonctionnement.

Avec cette donne, la situation du FN en France s'ouvre désormais sur des bases significativement nouvelles.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, août 2 2014

Edito - Brève de comptoir

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Jean-Vincent Placé, président du groupe écolo au Sénat et négociateur aguerri, révèle en effet dans le Nouvel Observateur comment il procède pour impressionner ses interlocuteurs: "Depuis douze ans, je fais comme les Sioux. J’allume des fagots et je fais croire que nous sommes des centaines, cachés par la fumée. Généralement, cela suffit pour que s’ouvre la négociation"… Mais il est obligé de reconnaître que la ruse a certaines limites :''"Nous sommes obligés de rester bien planqués car si on devait se découvrir, les socialistes verraient vite que nous ne sommes que trois""

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE