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mercredi, décembre 3 2014

Edito - David Cameron et les taxes sur la finance

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"Aujourd'hui j'introduis une taxe de 25 % sur les bénéfices générés par les multinationales sur leur activité réalisée ici au Royaume-Uni et qu'elles font sortir artificiellement du pays", a annoncé le ministre des Finances George Osborne lors de son traditionnel discours sur le budget et l'économie.

Il avait déjà indiqué fin septembre, lors de la conférence du parti conservateur à Birmingham, son intention de faire payer les multinationales qui échappent artificiellement à l'impôt. Ce dispositif en gestation a été baptisé «Google tax», du nom du géant américain de l'Internet régulièrement critiqué pour ses pratiques d'optimisation fiscale agressives.

"Certaines des plus grandes entreprises du monde, notamment celles du secteur technologique, utilisent des structures élaborées pour éviter de payer des impôts (...). Ce n'est pas juste pour les entreprises britanniques ni pour les Britanniques", a jugé George Osborne. '' "Mon message est cohérent et clair: des impôts bas, mais des impôts qui seront payés"''.

La nouvelle taxe doit rapporter 1 milliard de livres (environ 1,7 milliard de dollars) sur cinq ans.

David Cameron a également annoncé un changement des règles sur la taxation des banques, ce qui devrait les conduire à devoir payer près de 4 milliards de livres supplémentaires sur 5 ans.

Ce sujet n'est toujours pas traité en France en dépit des déclarations très vindicatives sur les tréteaux électoraux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 29 2014

Edito - 0,004 % d’ultra-riches détiennent 13 % de la richesse mondiale

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On n’a pas fait tomber le mur de Berlin pour rien… Le marché libre et non faussé vit de la force de ses charmes, qui donnent des couleurs à la vraie liberté : s’enrichir au détriment des autres. Voici quelques news des « ultra-riches » issues d’un rapport de la banque suisse UBS et de l’agence de conseil Welath-X.

Première bonne nouvelle : comme l’économie mondiale est dans un cercle vertueux, le nombre d’ultra-riches augmente : 211.275 personnes en 2014, soit 12.000 de plus qu’en 2013, et 2019, ils devraient être plus de 250.000. 211.275, cela veut dire que 0,004 % de maquereaux détiennent 13 % de la richesse mondiale. Pour 87 %, ce sont des mecs (Syndrome du singe dominant).

En super-ultra riches, je félicite les 2.325 milliardaires en dollars. Pour donner une idée, leur patrimoine d’un milliard de dollars dépasse le PIB de bien des États, comme la Gambie (population de 1,8 million) ou la Guinée-Bissau (population de 1,4 million), qui sont aux environs de 900 millions de dollars. Des pays comme le Libéria (population de 4,2 millions) ou la République Centrafricaine (population de 5,1 millions), qu’on accuse de ne pas savoir relever la tête, plafonnent à 2 milliards de dollars.

On compte 75.000 ultras-riches en Amérique-du-Nord, 61.820 en Europe, et 46.635 en Asie. L’Afrique est dernière, mais on sait que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire, tant pis pour lui. En Europe, la France se classe au quatrième rang, avec 4.750 personnes, derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suisse.

D’après le rapport d’UBS et Wealth-X, ce club prolifère grâce à la bonne santé des marchés boursiers et en dépit des « conflits géopolitiques, des tensions socio-économiques et de la volatilité sur les marchés financiers ».

En fait, la question n’est pas de savoir si nous avons besoin d’une révolution, mais quand elle va avoir lieu. Je sais pas vous, mais moi, je me prépare chaque jour.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 8 2014

Edito - Le traité transatlantique va réorganiser le commerce mondial au profit des Etats-Unis

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Le traité transatlantique, voulu par les États-Unis, va aboutir à définir des normes mondiales pour les produits industriels. Elles s'imposeront ensuite aux autres accords commerciaux, avec la zone pacifique, notamment. par Thomas Porcher et Frédéric Farah, économistes et auteurs de "TAFTA : l'accord du plus fort (éd. Max Milo)"

Le projet du grand marché transatlantique est en préparation depuis plus de vingt ans, mais il a subi une nette accélération depuis 2009. Cette accélération des négociations s'est faite dans un contexte de bouleversement économique et géopolitique mondial avec la montée en puissance de la Chine et d'autres pays émergents. Mais, dans cette alliance stratégique visant à redéfinir la gouvernance économique mondiale, l'Europe semble être le pion des États-Unis...

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États ont essayé de donner des règles au commerce international. Afin que l'ensemble des pays soient traités sur un pied d'égalité, le GATT a mis en place un certain nombre de principes : réciprocité, transparence et diffusion de la clause de la nation la plus favorisée. Cette clause veut que lorsqu'un pays accorde une faveur, notamment tarifaire, à un autre pays, il l'accorde à tous les pays commerçant avec lui et que les producteurs étrangers soient soumis aux mêmes règlementations que les producteurs nationaux. Le but du GATT, puis de l'OMC, était clairement affiché : développer un cadre pour favoriser le multilatéralisme.

Un multilatéralisme de façade

Mais derrière les beaux principes de fond comme de forme - négociations transparentes et mobilisation du plus grand nombre de pays -, le multilatéralisme n'a jamais eu lieu. Les pays riches ont souvent établi l'ordre du jour des négociations et ont fait en sorte de sortir vainqueur dans le marchandage des règles à fixer. Par exemple, ils ont toujours accepté de libéraliser les secteurs nécessitant des technologies (car eux seuls les avaient) et ont refusé d'ouvrir les secteurs où ils pouvaient être concurrencés (agriculture et textile). Même droit ne veut pas dire même possibilité. Le multilatéralisme prôné par le GATT, puis par l'OMC, n'efface pas la domination des pays riches. Il faut être bien naïf pour penser que dans les rounds de négociations, le Mali a autant de pouvoir que les États-Unis ou le Royaume-Uni.

La réalité est que si l'on considère l'Europe comme un pays, les négociations de l'OMC ressemblaient plus à des discussions bilatérales. Les chiffres l'attestent : jusqu'à la fin des années 80, les trois quarts du commerce des pays industrialisés étaient réalisés avec d'autres pays industrialisés.

Une véritable "pactomanie" commerciale

Ce multilatéralisme de façade ne profitant qu'à une poignée de pays va être perturbé par l'entrée de la Chine à l'OMC en 2001. Alors que la plupart des dirigeants américains ou européens, pensant que les exportations de leurs pays allaient envahir la Chine, avaient soutenu son entrée, on a assisté à un mouvement de délocalisation des entreprises de ces pays vers la Chine. D'autres pays émergents comme le Brésil et l'Inde font leur place dans le commerce international et ne laissent plus les européens ou les américains leur imposer l'ordre du jour des négociations à l'OMC, comme l'a montré récemment le veto de l'Inde à l'accord de Bali. Dans le commerce mondial, la part relative des échanges nord-nord s'affaiblit tandis que le poids des pays émergents continue de croitre.

C'est dans ce contexte que l'on assiste à une tentative de rapprochement des États-Unis avec la Chine. Mais, malgré des relations d'interdépendance économique et financière, une entente sur les normes de production semble sans avenir tant les processus de production diffèrent. Et puis la Chine est un rival économique et militaire. Les États-Unis, par-delà un budget militaire sans équivalent, développent une véritable diplomatie commerciale. Ils veulent promouvoir, après la pactomanie de la guerre froide - c'est-à-dire des alliances militaires pour endiguer l'URSS pendant cette période -, une pactomanie commerciale : deux immenses traités avec les puissances du Pacifique et de l'Europe pour contenir la Chine.

Le traité transatlantique va aboutir à des normes mondiales

Mais les multinationales des États-Unis n'avaient pas intérêt à ce que le traité transpacifique soit signé avant le traité transatlantique. En effet, les pays du Pacifique connaissent généralement des normes de production et de consommation moins contraignantes que les normes américaines (les négociations portent en général sur une diminution de la contrainte des normes, comme auparavant sur la diminution des droits de douane). Un succès des négociations avec les pays du Pacifique, par l'instauration de normes moins contraignantes, aurait amené les grandes entreprises américaines à s'ajuster sur les normes des pays du Pacifique et à en subir les coûts d'ajustement.

Il faut donc commencer par l'Europe. Car l'établissement de normes communes (normes de consommation et de production) entre les États-Unis et l'Europe en feront des normes mondiales, y compris pour le Pacifique, y compris pour la Chine. Le marché transatlantique sera ainsi le producteur de normes mondiales (standards maker). Il sera alors possible pour le gouvernement américain de négocier avec les pays du Pacifique sans devoir abaisser sa réglementation - valant désormais pour tous les pays - donc sans mutation majeure des techniques américaines de production. Les grandes entreprises des pays industriels du Pacifique seront alors en position de standards takeret devront adapter leurs techniques sous peine d'être exclues des marchés européen et américain.

Source: La Tribune

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 11 2014

Edito - 60% dans une législative partielle pour l’UKIP, équivalent anglais du FN !

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L’UKIP voit son premier député accéder à la Chambre des communes, à la faveur d'une élection partielle. Son avancée fait trembler tous les partis à l'approche des législatives de mai 2015.

Douglas Carswell, ancien député conservateur de Clacton-on-Sea passé à l’UKIP a recueilli 60 % des voix, un camouflet pour le candidat conservateur avec 25 % des suffrages.

« Une secousse pour l'ensemble de la politique britannique » commentait Nigel Farage. Personne ne songerait à le démentir, tant l'onde de choc se ressent dans tous les états-majors politiques.

L'entrée historique d'un élu Ukip au palais de Westminster est un signal d'alarme pour tous les partis britanniques. Le traditionnel bipartisme est enterré. Les centristes libéraux démocrates, ancienne force de protestation, sont laminés au profit des anti-immigrationnistes de l'Ukip arrivés en tête aux européennes avec 27 % des voix.

Comme Marine Le Pen avec 25 % aux mêmes européennes. De quoi la confirmer dans son ambition d’atteindre les 51 % en 2017 !

Pendant ce temps, en Belgique, un gouvernement dominé par la Droite nationaliste flamande vient de se mettre en place...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 9 2014

Edito - Terrorisme islamiste : Londres déjoue avant hier soir un attentat d'une extrême gravité

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La police et le Service de sécurité britanniques ont annoncé avoir déjoué le premier complot terroriste planifié par le groupe État islamique au Royaume-Uni. Quatre hommes ont été arrêtés hier soir à Londres.

Selon Le Telegraph, un ancien détenu de Guantanamo, Moazzam Begg, a fourni des informations ayant mené aux raids d'hier soir sur une action d'une extrême gravité.

«103 arrestations»

La ministre de l'Intérieur Theresa May avait déclaré la semaine dernière que «103 arrestations en lien avec le terrorisme en Syrie» avaient eu lieu cette année et que le passeport de 25 Britanniques avait été retiré pour les empêcher de se rendre en Syrie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, août 8 2014

Edito - "Vous aurez la honte et la guerre !"

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Chrétiens d'Orient : le silence de l'Occident

Une très pertinente analyse de Maxime Tandonnet dans le Figarovox d'hier, qui pointe très justement les raisons du silence occidental - et français notamment - alors que les Chrétiens d'Orient se font massacrer. Un silence aux multiples raisons, dont le refus de prendre la défense d'une population persécutée pour sa foi chrétienne n'est pas la moindre.

"... Après Mossoul, Karakosh, la ville qui compte le plus grand nombre de chrétiens en Irak, vient à son tour de tomber le 7 août aux mains des djihadistes de l’État islamique. Des dizaines de milliers de chaldéens, menacés de mort, sont obligés de fuir cette cité. Les églises sont occupées, les croix brûlées. Les chrétiens, au nombre de deux millions en Irak au début des années 2000, ne seraient plus que 400 000 aujourd'hui, contraints de vivre dans la terreur. Un phénomène d'épuration ethnique est en ce moment à l’œuvre dans ce pays. L'inaction de la communauté internationale est incompréhensible. En 1999, une coalition dirigée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France avait bombardée la Serbie pendant plusieurs semaines à la suite des exactions commises envers les habitants du Kosovo. Aujourd'hui, la destruction d'une communauté ne suscite que l'indifférence ou bien des réactions sans commune mesure avec la dimension du drame...

Ce lâche abandon a des causes multiples. Le monde occidental qui a largement participé à la déstabilisation de l'Irak, apparaît aujourd'hui comme englué dans sa mauvaise conscience. Le chaos qui est en train de s'installer au Moyen-Orient avec la naissance d'un «califat» jihadiste entre l'Irak et la Syrie, signe son échec cuisant dans cette région du monde. Le silence et l'indifférence actuels du monde occidental portent la marque de la défaite et de la résignation.

En outre, aux yeux de l'intelligentsia bien pensante européenne, prendre la défense de chrétiens, même menacés de mort, revêt une connotation «réactionnaire»: « Croisade à droite pour les chrétiens d'Irak » titre un grand quotidien du matin. L'idéologie de la haine de soi - de « l'héritage chrétien » honni - est plus que jamais en toile de fond de ce lâche abandon. Sommet du paradoxe : la bonne conscience humanitaire, devenue sélective, est en train d'engendrer deux catégories d'hommes : ceux qui ont droit à la compassion et à la protection de la communauté internationale, et les autres, chrétiens, qui n'y aurait pas droit tout autant.

Les récupérations, amalgames extrémistes en tout genre, destinés à accabler des populations musulmanes en général - qui n'ont strictement aucun rapport avec ce drame - ne font qu'amplifier la confusion et aggraver la paralysie générale. La chute de Karakosh peut elle provoquer une prise de conscience, un sursaut ?

Le droit d'asile et l'accueil des chrétiens d'Orient en Europe ne constituent en aucun cas une réponse suffisante. Le Moyen-Orient est aussi le berceau des chrétiens qui y sont chez eux, après des siècles de vie en commun et dans l'harmonie avec les musulmans. Ils revendiquent le droit de garder leur maison et d'y résider en paix et en sécurité.

Face à un groupuscule dont l'idéologie et les méthodes rappellent les heures les plus sombres de l'histoire, la discrétion du monde occidental renvoie au mot fameux de Winston Churchill : «...vous aurez la honte et la guerre ».

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mai 13 2014

Edito - Le 25 mai, séisme populiste ou… populaire ?

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C’est bien la première fois que les sismologues pourront annoncer un tremblement de terre. Il interviendra dans la quasi-totalité de l’Europe, le 25 mai, aux alentours de 23 heures !

Léa Salamé aura alors le décolleté tristounet, le Playmobil Pujadas sera tendu comme un Lego, pendant que, errant entre deux plateaux, Rama Yade annoncera sans doute la fin du monde. Le FN aura fait un score stratosphérique, dépassant pour la première fois de l’histoire le fameux plafond de verre des 20 %. Le gros souci, c’est que dans les autres capitales, les Audrey Pulvar locales feront aussi grise mine, parce que les « eurosceptiques » seront à un niveau inédit, souvent premier ou deuxième du scrutin… __ L’étendue des dégâts risque d’être impressionnante ; voici, en tout cas, ce que prédisent les sondages : au Royaume-Uni, l’UKIP de Nigel Farage, crédité de…30 %, domine pour la 1re fois. Un véritable big bang quand on sait que l’homme se réclame de l’anti-immigrationniste Enoch Powell, nom plus que maudit sur les rives de la Tamise ! On peut dire qu’outre-Manche, le pays est déjà virtuellement sorti de l’Union__.

Chez nos amis vikings, le Parti populaire danois est en tête des enquêtes d’opinion (25 %), en Autriche, le parti frère du FN (FPÖ) joue lui aussi la victoire (21 %), tandis qu’aux Pays-Bas, l’allié de Marine Le Pen, Geert Wilders (18 %), occuperait aussi la tête des sondages.

Une telle situation ressemble à un renversement historique. D’autant qu’en Hongrie, le score des anti-européens (partisans du président Orbán + parti Jobbik) sera probablement largement majoritaire, tout comme en Grèce (gauche Syriza et Aube dorée confondus à 40 %). Les démocrates suédois, et leurs homologues norvégiens ou finlandais, battront quant à eux certainement leur record. Même en Allemagne, cœur de la citadelle euro, le tout jeune parti Alternative für Deutschland, dont les affiches et les coups médiatiques détonnent, fera une entrée fracassante.

Alors, est-ce vraiment une horrible vague « populiste » qui se prépare à déferler, ou simplement une vague « populaire » ? Le second terme serait plus honnête. Car, à part les néo-nazis grecs, les mouvements prônant l’alternative ne sont pas extrémistes. Ou sinon, osons le dire : mon boucher, la jeune serveuse de chez McDo, l’instit’ du coin, le cantonnier, le jeunot qui va voter pour la première fois, la femme au foyer, l’ouvrier au chômage, tout le monde est devenu extrémiste !

« Le mot “populisme” est utilisé abusivement de manière péjorative par ceux qui pensent que le peuple doit être maintenu à distance, et que les grandes décisions doivent être prises par la technostructure qui connaîtrait mieux l’intérêt général qu’un peuple soi-disant peu éduqué et volatile », explique Jean-Yves Camus dans Le Figaro (1er mai). En 2014, le véritable extrémisme est plutôt du côté des fanatiques pro-européens, prêts à tout sacrifier pour leur idéologie.

Source: Boulevard Voltaire

samedi, avril 5 2014

Edito - Banques : et si les risques de crise systémique étaient aujourd'hui plus élevés qu'en ... 2008 ?

606x341_227258.jpgAlerte du FMI sur les structures bancaires : au cours des dernières années, on a assisté à une concentration des actifs financiers s’avérant une contradiction, parmi d’autres, par rapport aux engagements pris lors des G 20 consacrés à la crise financière de 2008. Par exemple, les actifs de la Deutsche Bank ont été multipliés par deux de 2007 à 2012. En France et en Espagne, les banques ont la main sur 60 % des actifs financiers du pays. Aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, les proportions sont moindres, mais pour tous les pays la somme des produits dérivés avec lesquels ces banques jonglent est supérieure à celle enregistrée à la veille de l’éclatement de la crise.

Paradoxe des paradoxes, à la suite de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, depuis 2008 ces États ont multiplié les subventions implicites aux banques donnant l’assurance que, quoi qu’il advienne, les États viendraient à l'aide des banques.

Si bien qu'aujourd'hui l'exposition du dispositif à une crise systémique serait encore plus forte qu'en 2008 !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE