lundi, octobre 20 2014

Edito - La France et l'enseignement du ... Tea Party

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Le Parti Républicain est sur la route d'un succès historique le 4 novembre. Il devrait gagner près de 10 sièges dans le seul Sénat sans compter la collecte à la Chambre des Représentants.

Une progression de 10 sièges, c'est historique. Il faut remonter à 1958 pour trouver un parti présidentiel ayant perdu autant de sièges.

Certes, dans ce score, il y a les déçus d'Obama.

Mais il y a surtout une gestion très pragmatique du Tea Party. En 2012, le Parti républicain était déchiré de l'intérieur. Mitt Romney est fondamentalement un modéré. Pour ne pas s'exposer à une droite trop radicale, il s'est radicalisé mais très brutalement. Résultat : il a perdu et, pire encore, sans défendre ses vraies valeurs.

Nier les fondements du Tea Party, c'est faire la force du Tea Party. Il a donc fallu intégrer une partie des valeurs du Tea Party pour l'affaiblir.

Le socle du Tea Party, c'est la logique des "bons citoyens contre la méchante élite».

La dernière révolte populiste Américaine de ce type date du début des années 80 avec la victoire de Ronald Reagan. A cette date, une révolution intellectuelle se produit et installe de nouveaux schémas inconcevables quelques années plus tôt. C'est la victoire des "bons citoyens contre la méchante élite". Une élite intellectuelle à cette époque qui se serait excessivement éloignée des concepts fondateurs de la démocratie Américaine.

En quelques années, un instinct de liberté est favorisé basé sur une nouvelle alliance : l'initiative économique et la démocratie politique.

Le socialisme renvoie alors à une nostalgie d'un passé autoritaire et inefficace.

Ce populisme déclare retourner aux principes fondateurs de la démocratie Américaine :

- l’État doit être limité,

- L'économie doit être libre,

- Le système moral doit être solide et indépendant (Églises, Universités, médias …),

- le territoire doit être sûr grâce à un effort militaire qui détruit les menaces.

Cette approche a donné naissance à une révolution conservatrice qui a changé la donne pendant de nombreuses années. Le "new look conservateur" avait emporté sur son chemin le radical chic de la côte Est. La gauche Américaine était en état de faillite.

Le Parti Républicain est revenu aux "années Reagan".

A deux ou trois exceptions près lors de primaires, il n'y a plus eu de confrontations avec le Tea Party.

Le Parti Républicain pouvait être en ordre de bataille efficace.

En ordre de bataille en respectant des valeurs profondes durables qui lui permettent de rassembler largement.

Si l'opposition française ne tire pas les enseignements de cette leçon de la démocratie américaine, elle prend une très lourde responsabilité.

C'est en sélectionnant des thèmes, en les recyclant au bon sens du terme, qu'une formation de gouvernance évite le débordement qui fragilise l'ensemble des formations politiques.

La sécurité, l'identité, la morale, le respect du drapeau ... sont des thèmes qui ne peuvent plus être abandonnés en France dans des conditions qui sont une rampe de lancement redoutable pour d'autres approches.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, août 22 2014

Edito - Enfin une campagne électorale dans la poche...

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Les actuelles campagnes pour les élections intermédiaires de novembre 2014 font actuellement émerger 5 tendances qui méritent une attention particulière compte tenu désormais de la perméabilité des "marchés".

1) La vague républicaine s'annonce considérable. Les actuels évènements en Irak radicalisent les citoyens. Obama paraît hésitant, "carterisé". Tous les actuels contacts font état d'une vague pro-républicaine considérable, historique à tel point que les observateurs commencent à passer déjà à ... 2016.

2) Ponctuellement occulté par le terrorisme, le sujet du changement climatique fait sa première véritable entrée dans le débat politique.

3) Le fact-checking est le nouveau militantisme. L'information n'est plus reçue. Elle est vérifiée, traquée. C'est la chasse aux approximations et pire encore aux faux chiffres.

4) L'enjeu de la campagne n'est plus de faire changer d'opinion l'électeur mais de parvenir à l'impliquer dans la campagne.

5) Cette implication passe par les applications conçues pour les téléphones mobiles qui sont le lien n°1 des réseaux sociaux. Le dispositif était né en 2012. Il s'impose désormais et change beaucoup le rythme comme le contenu des informations communiquées. Progressivement, c'est une réelle nouvelle logique de communication électorale qui naît. Voilà au moins grâce au téléphone mobile le moyen d'avoir une campagne électorale dans la poche.

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Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE