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jeudi, janvier 22 2015

Edito - Bordeaux en compétition pour la meilleure destination 2015 en Europe

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Bordeaux a franchi l'étape des nominations pour être parmi les 20 villes en course pour la meilleure destination 2015 en Europe.

Il y a une indiscutable et indiscutée réussite de Bordeaux.

Cette réussite est liée à 5 facteurs :

1) Une réelle vision à long terme qui a consisté à placer Bordeaux dans les critères de la compétition des grandes métropoles européennes.

2) Pendant la Présidence Sarkozy, il faut reconnaitre que l'Etat a accordé à Bordeaux des financements considérables. Dans une ville, j'ai rarement vu autant de panneaux de travaux avec des mentions de financements d'Etat aussi importants.

3) La CUB s'organise autour de la Ville-Centre considérant que l'agglomération sera bénéficiaire de la performance de la Ville-Centre.

4) Bordeaux associe la performance économique et la qualité de vie qui passe par une ville sportive, culturelle, propre ...

5) Dans la compétition des capitales régionales, la compétition entre Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Strasbourg s'annonce intéressante. Montpellier devient la grande perdante des nouvelles cartes régionales.

Quant à Béziers, ville moyenne française par excellence, l'abandon du Sillon Languedocien la voue à terme à n'être qu'une sous sous-métropole de promotion d'honneur faute de se raccrocher à une locomotive comme Perpignan ou Montpellier, cette dernière tant la grande perdante dans cette affaire.

Le Parc Tertiaire Supérieur de Mazeran à Béziers qui a vocation à fédérer les activités dédiées à l'innovation est désespérément vide. Sur le papier, tout semblait briller mais plus les mois passent et plus on se dit que la réalité ne parvient à donner vie à ces dessins dorés. Et le confit qui perdure entre Robert Ménard et Frédéric Lacas ne fait que pénaliser toute l'agglomération dans son renouvellement économique et dans son positionnement stratégique et ce sur le plan régional et national. Un immense gâchis ! Voilà le sentiment qui prédominait aujourd'hui et l'on verra d'ici quelques mois ce que donnera l'accord de partenariat qui a été signé entre la CABEME et la Région qui prévoit une enveloppe de 14.51 millions €.

Pour voter pour Bordeaux : cliquer sur le lien suivant : Allez Bordeaux !

Le Rédacteur en chef de BEZIER POLITIQUE

mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 1 2015

Edito - Politique : le "privé" a gagné tous les terrains : le "vol" consenti.

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La grande innovation des vœux de François Hollande le 31/12/2014 ? Pour la première fois à ce point la communication a porté sur "les coulisses" de la préparation. Même le réseau social Vine a été utilisé pour montrer la préparation. Les médias classiques ont été porteurs d'images et d'infos sur le choix du bureau, les éclairages, les conditions de préparation du Président ...

C'est une étape nouvelle du narcissisme : faire une émission sur ... l'émission !

Bref, tout ce qui d'ordinaire restait ... privé.

C'est le tournant vrai de 2014 : le privé a gagné tous les terrains.

Le privé familial avec les débordements de confidences sur des vies intimes dont le succès du livre de Trierweiller.

Le privé professionnel par exemple à Béziers avec le succès d'un maire soutenu par le FN mais soit disant non encarté et qui partage 80 % des idées de Marine Le Pen dont la carte de visite de présentation n'a pas été le programme mais une étape de sa carrière professionnelle personnelle très habilement scénarisée initialement par des journalistes de supports nationaux idéologiquement très proches de l'intéressé puis considérée comme unanimement acquise.

Le privé "psychologique" quand toute la primaire de l'UMP repose sur le point de savoir si le tempérament de Nicolas Sarkozy a changé ou pas. C'est parce que cette donne est essentielle que le premier concerné communique à ce point sur la réconciliation avec Dominique de Villepin, preuve du changement quand il est ainsi possible de s'entendre avec son "principal ennemi d'hier". Fatima Allaoui aura peut-être très prochainement la change d'y prétendre si le FN la soutient comme promis...

Et maintenant avec la mode des "coulisses", le privé devient porteur des messages que le message public officiel ne porte plus tant le discours officiel est décrédibilisé.

Une nouvelle génération de campagnes électorales est en train de voir le jour.

Une fois de plus, sans le reconnaître officiellement, la France est sur le chemin des États-Unis qui ont déjà franchi cette étape depuis longtemps. Obama, son épouse, Pete Souza excellent dans cette scénarisation du "faux moment privé " supposé volé.

Mais c'est du vol consenti, bien organisé où voleur et volé font la paire, d'un commun accord.

Pas sûr que l'opinion se prête encore longtemps à ce jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 22 2014

Edito - Béziers : l’ombre d’Elie Aboud derrière la plainte contre Robert Ménard

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Derrière ses lunettes de vue, ses yeux se brouillent et l’ensemble des larmes lui viennent : ”à bout, lâche-t-il. Si j’étais seul, j’aurais mis fin à mes jours''.

Depuis vendredi et la révélation du dépôt de plainte via le Midi Libre, Guy Jeuilly affirme n’avoir “reçu aucun coup p téléphone de quelqu’un de l’UMP. Rien ! Pas un soutien pour dire "Guy, on est avec toi". Sans nouvelle également d’Élie Aboud. “J’ai essayé de le joindre sans résultat. Finalement, c’est Monique Valaize (responsable de l’UMP biterroise) qui m’a appris qu’Élie se trouvait à l’étranger et qu’il voulait me voir dès la première heure à sa permanence, lundi, explique Guy Jeuilly. On verra demain matin (NDLR ce lundi) ce que ce cher Élie aura à me dire”. Mais blessé, Guy Jeuilly en est certain : “Il m’a laissé tomber”. Sur le fond, cette révélation ne permet évidemment pas de juger le bien fondé juridique de la plainte (1). Le procureur de la République doit se prononcer prochainement sur l’ensemble des suites à donner à ce dépôt de plainte.

(1) Selon nos sources, le parquet de Béziers confirme que le témoignage de Guy Jeuilly n’aura aucune incidence sur la plainte, celle-ci étant considérée comme révélation d’une affaire. En revanche, s’il se sent lésé, M. Jeuilly pourra déposer plainte à son tour.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 20 2014

Edito - De retour du front des crèches

Beziers: Robert Menard and a nativity scene displayed

N’écoutant que leur courage, nos reporters sont partis en mission – mais pas en position de missionnaire – sur le front des crèches, pour rejoindre les vaillants défenseurs de la laïcité mal placée. Eh bien, c’est chaud, chaud chaud… car ce sont quinze ans de délire anti-religion qui sont en train d’exploser en plein vol. Rien de moins ? Oui, et vous savez que je n’exagère jamais.

A Montpellier, le juge a débouté les (presque) libres penseurs, qui en sont dégoûtés, alors qu’à Melun l’affaire parait bien partie pour une éradication de la crèche, comme l’avait fait le tribunal administratif de Nantes pour celle du Conseil général de Vendée. Le camarade Christophe Borgel (PS), député dépité, s’est lâché « Au mieux c’est débile, au pire c’est criminel ! » Diable…

En fait, les analyses du juge de Montpelier et du rapporteur public de Melun ne sont sans doute pas si distinctes que cela.

Le tribunal administratif de Montpellier a été saisi par les (presque) libres penseurs, en référé, c’est-à-dire dans le cadre d’une procédure d’urgence. Comme il existe plusieurs procédures de référé, je ne m’aventure pas, mais disons qu’il existe toujours un critère d’urgence. Or, la juge des référés a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence à statuer à propos de la crèche de Noël installée à l’hôtel de ville de Béziers, la mairie ne semblant pas menacée par un risque d’insurrection populaire. D’ailleurs, les (presque) libres penseurs, qui ont gentiment offert ce cadeau de Noël à Robert Menard, n’ont pas indiqué faire appel.

A Melun, la situation peut paraitre trompeuse car le tribunal doit rendre sa décision lundi. Mais de ce que je crois comprendre, il s’agit d’une procédure « au fond », donc engagée de longue date, et le tribunal a fait l’effort de fixer la date d’audience dans un calendrier qui parle.

Aux yeux de mon excellente conteneur Maître Mazas, avocate des (presque) libres penseurs de Béziers, une crèche de la Nativité est bien « une atteinte à la laïcité » car elle « symbolise » la naissance du Christ, un événement « au cœur de la religion chrétienne », ajoutant : « L’installation d’une crèche viole la liberté de conscience des administrés et des requérants qui n’ont pas à voir s’imposer la religion du maire ou la religion censée avoir été dominante à Béziers ».

La ville de Béziers, par mon excellente consœur Raphaële Hiault Spitzer, a plaidé en dessous de la ceinture laïque. Pour la ville, cette crèche n’est pas cultuelle mais culturelle : « La crèche n’est pas prescrite par le Droit canon. Elle n’est pas installée par une volonté de prosélytisme. Elle est là parce qu’elle fait partie de la tradition ». Ce qui veut dire que l’ami Robert Menard se garde bien de parler de défense de la liberté de religion. Je le note.

A Melun, le rapporteur public, un magistrat du tribunal administratif, indépendant de la juridiction, qui rend un avis avant le jugement, a balayé ces arguments pour dire, comme le tribunal administratif de Nantes, qu’une crèche de la Nativité a bien une connotation religieuse : « Il s’agit bien, à notre sens, d’un emblème religieux, où la symbolique est affirmée, de plus, par le bâton porté par l’un des rois mages en forme de crosse, attribut des évêques dans la religion catholique ». Que la crèche de Noël, avec le petit Jésus soit une donnée religieuse, vous en doutiez-vous ?

Alors, quel est le drame ?

Le drame, c’est la conception psychorigide de la laïcité. Depuis le début des années 2000, on assiste à un recroquevillement de la laïcité, qui prend un air de vieille pomme fripée. Ce n’est pas une anti-religion, mais un système qui veut rejeter la religion de l’espace public, pour le réserver à la sphère privée. Évidemment, ce mouvement est une réaction pour contrer l’Islam. Pourquoi ? Comme çà.

Le problème est double.

D’abord, ce recroquevillement est contraire au droit.

L’article 1 de la loi de 1905 est on ne peut plus clair : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ». « Assure », « garantit »… Tu piges ?

L’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme va exactement dans le même sens :

1/ Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.

2/ La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

« La liberté de manifester sa religion en public… » Tu piges ?

Ensuite, dans les faits, ce recroquevillement est injouable.

L’ami Bergel estime que c’est criminel de virer les crèches des mairies, mais il trouve très bien de virer les jeunes filles qui porte un foulard des écoles. C’est tout le problème.

Le Conseil d’État va se trouver saisi de la bataille des crèches, et il devra choisir. S’il en reste à la laïcité recroquevillée, qui est son œuvre depuis 2000, car elle pose l’interdit dans le public comme un absolu, il devra interdire les crèches. S’il tolère les crèches, c’est qu’il renonce à la logique de l’interdit, pour se rapprocher de l’article 9 et de « la liberté de manifester sa religion en public… ».

- Mais alors, ça jouera aussi pour les autres religions ?

- Bien sûr.

Vous avez ainsi le sens de la prochaine jurisprudence du Conseil d’État, qui hélas s’obstine à ignorer les décisions du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU. Un cocardisme juridique assez pathétique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, décembre 18 2014

Edito - Fatima Allaoui ; "si la proposition de Philippot est sérieuse je l'étudierai"

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A la décharge de NKM, il faut bien reconnaître que "l'aventure extrême" de Fatima Allaoui est à la fois récente et restée discrète. C'est un désaccord avec l'UMP au sujet des cantonales qui a poussé la conseillère régionale à en claquer la porte. Alors que le parti refusait de l'investir, elle a rejoint le Siel et s'est tournée vers le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par le FN, pour obtenir son appui, qu'il lui a refusé.

Au journal "Libération", Fatima Allaoui avait invoqué "une crise d'adolescence politique", affirmant avoir demandé ces soutiens "par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue". Si elle assume soutenir "localement la plupart des initiatives" de Robert Ménard, une plongée dans les archives montre en effet que son tropisme d'extrême-droite est très local.

Il y a sept mois encore, elle félicitait ainsi sur Twitter "@GeoffroyDidier qui vient de ridiculiser M Lepen sur les élections européennes. Ça fait plaisir":-). Le 6 mai 2013, elle rapportait par ailleurs s'être fait "agresser physiquement par une militante FN" en marge d'un meeting de Jean-François Copé (dans un tweet supprimé depuis mais rapporté par Midi Libre). Pas vraiment le profil d'une fervente aficionado des Le Pen. Alors, conversion tardive ou égarement ?

Fatima Allaoui n'est pas à une contradiction près. La Biterroise a la mémoire courte. Elle apparaît sur une photo où, aux temps des dernières municipales à Béziers, on la voit manifester le 27 mars 2014 derrière une banderole anti-FN. Elle affirme avoir été exclue du secrétariat national de l’UMP mais pas du parti. Néanmoins, elle ne devrait pas poursuivre l’aventure avec la formation politique dirigée par Nicolas Sarkozy. « Il va de soi que c’est moi qui quitte mes fonctions à l’UMP et notamment au niveau du groupe régional et au niveau du bureau politique », a-t-elle déclaré. « Je ne renouvellerai pas mon adhésion à l’UMP », a-t-elle encore fait savoir.

Mais, le Front national qui a flairé la nouvelle prise de guerre, lui a proposé, par la voix de son vice-président,Florian Phillippot de venir grossir les rangs. Et, surprise, la jeune femme entend très sérieusement étudier la proposition. "Franchement, j'ai apprécié la déclaration de Florian Philippot, c'est la seule parole gentille que j'ai pu entendre. Si sa proposition est sérieuse, je l'étudierai", a-t-elle expliqué sur i-télé. En clair, elle n'exclut pas un nouveau retournement de veste.

NB : Ses convictions très élastiques et ses "idées" à ressort vont lui permettre de se trouver une place très facilement dans ce parti d'extrême-droite qui prend tout et n'importe quoi de ce qui se présente !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 16 2014

Edito - Florian Philippot invite Fatima Allaoui à rejoindre le Front national

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Nommée secrétaire nationale de l'UMP à la formation professionnelle vendredi 12 décembre, Fatima Allaoui a finalement été démise de ses toutes nouvelles fonctions lundi 15 décembre, en raison de son récent passé avec l'extrême droite. Et Florian Philippot, numéro 2 du FN, n'a pas loupé l'occasion... À l'en croire, Fatima Allaoui serait donc naturellement plus proche de l'univers Front national que de l'UMP.

Il y a quelques semaines, Fatima Allaoui a adhéré au Siel, un mouvement proche du Rassemblement bleu marine et du FN. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait personnellement poussé sa candidature auprès de Nicolas Sarkozy, a donc dû annoncer qu'elle était remerciée, affirmant n'avoir pas eu connaissance de ses liens avec l'extrême droite.

La jeune femme de 37 ans aurait très mal pris le refus de l'UMP de l’investir aux élections départementales dans un canton où elle aurait pu être élue, en raison du cumul des mandats puisqu’elle est déjà conseillère régionale. Elle aurait alors rejoint le SIEL et se serait tournée alors vers le maire de Béziers, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national pour obtenir l’investiture de son mouvement politique local « Choisir Béziers ». Mais l'ancien président de Reporters sans frontières ne veut rien savoir, « lui rappelant qu’elle avait participé à une réunion contre lui intitulée Les loups sont entrés dans Béziers », rapporte « Libération ».

Fatima Allaoui aurait donc « demandé leur soutien » aux formations politiques d’extrême droite « par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue ». « Localement, je soutiens la plupart des initiatives de Robert Ménard, que ce soit le couvre-feu pour les mineurs ou l’installation d’une crèche dans les locaux de l’hôtel de ville », affirme-t-elle à « Libération », tout en expliquant avoir fait « une sorte de crise d'adolescence ».

L'eurodéputé semble donc très bien renseigné sur cette éventuelle recrue que pourrait représenter Fatima Allaoui. Si elle devait accepter la proposition, cette dernière ajouterait un trajet de plus à ses allers-retours entre le principal parti d'opposition et le parti d'extrême droite. Elle n'est d'ailleurs pas la seule militante de la rue de Vaugirard à se laisser séduire par le FN. Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de GayLib, vient de rejoindre le Rassemblement bleu marine, où il sera chargé du collectif culture.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, décembre 4 2014

Edito - Le service public menacé par la crèche

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On sait que le service public est en crise, va mal alors qu’il doit s’adapter pour répondre aux évolutions rapides de la société, et il très heureux de voir que la juridiction administrative veille à le protéger de ses ennemis. Le tribunal administratif de Nantes vient de juger que le conseil général de Vendée ne pourrait pas installer sa crèche de Noël cette année. Atteinte grave à la loi, car la crèche, un « symbole religieux » contrevient au « principe de neutralité du service public ». La fédération vendéenne de l’association Libre pensée veille au grain laïcard…

Le service public se met en effet en péril avec une crèche, qui est un authentique attentat contre la déesse laïcité. En cause l’application de l’article 28 de la loi de 1905 : «Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions ».

Genre de règle ridicule, qu’il faut appliquer en la tempérant avec quelques données objectives liées au fonctionnement du service, et non avec une psychorigidité de malade. La crèche fait partie de la culture religieuse, oui, mais la tradition aussi de notre pays, et les fêtes de Noel réunissent toutes les familles. Alors, où est le péril ? Le Conseil général prévoit-il des avantages pour les chrétiens ?

La Vendée a une histoire religieuse forte, et cette gentille crèche parle juste un peu du passé. Un peu de calme… La Croix se retrouve jusque dans le logo du département… déclaré admissible par un arrêt de la Cour administrative de Nantes de 1999 car cette croix-là est historique et non pas religieuse. Faut le faire…

Il y a trois jours, j’ai admiré la grande crèche du marché de Noel de Mulhouse, implanté sur le domaine public et mise en lumière par l’éclairage public… Quelle souffrance terrible pour nos valeureux principes.

Pire encore, avec la magnifique crèche de l’hôtel de ville d’Avignon, qui est à elle seule un plan de guerre contre la laïcité : 54 m2, occupant tout le péristyle, reproduisant un village provençal tout orienté vers la céleste crèche… Allez vite visiter, et emmenez vos enfants avant que ne s’abatte un obus laïc du tribunal administratif

Je tremble d’autant plus que tout la Ville de Lyon s’apprête, avec un fort investissement de la Mairie, à accueillir des centaines de milliers de visiteurs pour la fête du 8 décembre, qui n’est pas celle du père Noel mais de la Sainte Vierge. La ville est dominée par des lettres illuminées la nuit, de deux mètres de haut : « Merci Marie ». Et tout le petit marigot politique se retrouve ensuite à la messe des Echevins…

C’est aussi le problème des sapins de Noel, admis dans les halls des bâtiments publics, à condition qu’il n’y ait que des guirlandes, des boules et des pères Noël, mais surtout pas d’angelots…

Depuis le début des années 2000, nous glissons vers un intégrisme laïc, idiot, abêtissant, que le droit n’impose nullement. Cette volonté de reléguer le religieux, sans invoquer le moindre risque objectif de partialité, est condamnée à perdre. Pour le moment, elle nous fait rire, ce n’est déjà pas si mal.

PS : Le préfet ne veut pas de la crèche de Ménard à la mairie de Béziers. Réponse du berger à la bergère : le maire de Béziers maintient sa crèche dans le hall de l'hôtel de ville. on rit pour la deuxième fois de la journée, c'est vraiment une bonne nouvelle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 2 2014

Edito - France : jusqu'où ira le retard de démocratie directe ?

SCHWEIZ GELD

Il y a deux jours, des électeurs suisses ont donné leur avis sur plusieurs initiatives populaires, notamment durcir encore les règles sur l'immigration cette fois au nom de l'environnement et supprimer ou non les forfaits fiscaux pour les riches étrangers.

Ils doivent aussi se prononcer pour «sauver l'or de la Suisse» en obligeant la BNS, la Banque Nationale, à conserver un minimum de 20 % de ses avoirs sous forme d'or, alors que son stock correspond aujourd'hui à 7 % de ses avoirs.

Dans les trois cas, les sondages prévoyaient un échec des initiatives, mais la classe politique n'excluait pas une «surprise» sur l'immigration, à la faveur de l'anonymat du bulletin de vote.

Les électeurs étaient peu enclins en effet à se réclamer d'une démarche lancée en dehors de partis au nom de la défense des ressources naturelles et régulièrement dénoncée par la classe politique, les milieux économiques et les syndicats comme «xénophobe et raciste».

Les électeurs ont été appelés dans une votation à dire «halte à la surpopulation» par Écologie et population (Ecopop), une organisation qui se décriait comme «non partisane» et qui voulait limiter le solde migratoire annuel du pays à 0,2 % de la population (environ 16 000 personnes). Elle exigeait aussi que la Suisse consacre 10 % de ses fonds d'aide au développement à des mesures de régulation des naissances dans les pays du sud.

«Au rythme où on bétonne le paysage actuellement, à 1,1 mètre carré par seconde, en 2050 si on ne fait rien on aura entièrement bétonné» toutes les régions non montagneuses de la Suisse, a dernièrement affirmé Anita Messere, membre du comité Ecopop.

Il ne pouvait que se heurter à un front du refus venant de tous les milieux. Même la droite populiste de l'UDC, qui avait porté avec un succès plutôt inattendu le vote anti-immigration du 9 février, trouva l'initiative excessive. Tous ont fait valoir que le fonctionnement de l'économie, dont certains secteurs comme la santé comptaient un tiers d'employés étrangers, ne serait plus assuré normalement et surtout elle ne pourrait plus se développer.

Résultat : L'initiative «Sauvez l'or de la Suisse» a été balayée dimanche par 77,3 % des votants. Aucun canton ne l'a acceptée. Le rejet dépasse les 70 % partout sauf au Tessin.

Le 4 novembre, à Berkeley en Californie, les citoyens étaient appelés à voter pour une surtaxe applicable aux boissons sucrées. Toujours le 4 novembre 2014, plus de 58 % des électeurs de Californie ont approuvé une mesure (la «proposition 47») qui fait de la possession de drogue un délit mineur et réduit les peines minimum pour les infractions non violentes.

Quel mépris acceptent les citoyens français pour être ainsi dépossédés de leur sort entre deux élections générales ?

Le pays historiquement de la citoyenneté est aujourd'hui dépassé dans des conditions irréelles.

Il y a même des municipalités qui se revendiquent officiellement de la VIème République (Béziers et sa qualité de laboratoire de Robert Ménard) et toujours pas le moindre referendum populaire en perspective.

Ce chômage civique dévitalise la démocratie française et contribue aux taux records d'abstention. C'est un des grands échecs de la part de nos politiques de tous bords car là, à la différence de l'économie, il n'y a ni les contraintes de l'Europe ni celles du marché pour expliquer cette défaillance. C'est la volonté politique qui fait défaut. Tout simplement.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 24 2014

Edito - Grenoble va supprimer tous ses panneaux publicitaires ! Pourquoi pas Béziers ?

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La municipalité a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage JCDecaux. Le contrat n'étant pas renouvelé, JCDecaux procédera à partir de janvier 2015 au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville. Les publicités commenceront à disparaître dès janvier 2015.

La publicité est aujourd'hui omniprésente dans les villes françaises si bien que certains ont développé la notion de pollution visuelle. Le nouveau maire a décidé de passer aux actes dès janvier 2015 et parle même "d'une première européenne pour une grande ville".

Apparemment, à Grenoble, il n'est pas nécessaire de faire un Règlement Local de Publicité (avec deux ans d'attente minimum pour avoir des résultats), puisque le maire annonce que les panneaux seront supprimés en janvier 2015.

Chiche, Monsieur le maire de Béziers ?

Grenoble ne renouvelle pas son contrat. La municipalité écologiste a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux. "La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire", a précisé la mairie dans un dossier de presse publié dimanche.

Le contrat n'étant pas renouvelé, JCDecaux procédera à partir de janvier 2015 au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville. Ce démontage durera quatre mois : au total 326 panneaux publicitaires vont ainsi disparaître de l'espace public grenoblois, dont 227 "sucettes", 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2.051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat.

Des arbres et de l'affichage citoyen à la place. A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter "une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps". Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour "convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif" laissant plus d'espace pour l'affichage libre, culturel et municipal.

Le manque à gagner pour les caisses municipales sera quant à lui "très largement compensé par les économies déjà réalisées sur le budget protocole". "Rien qu'entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190.000 EUR", assure le dossier de presse. Et face à l'effondrement des recettes de la publicité "traditionnelle" avec notamment la concurrence d'Internet, la redevance perçue par la ville, qui était de "600.000 EUR par an dans le cadre du contrat 2004-2014", "se serait seulement située dans une fourchette allant de 100 000 à 150 000 EUR par an (avec écrans digitaux" en cas de nouveau contrat, estime-t-elle par ailleurs.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 8 2014

Edito - A quand l'affirmation des femmes dans la politique française ?

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En une semaine, les États-Unis ont consacré l'accession des femmes au premier rang des responsabilités publiques :

- Wendy Sherman est nommée adjointe de John Kerry au département d’État,

- 100 femmes (!) sont élues au Congrès le 4 novembre,

- Loretta Lynch succède à Eric Holder au Ministère de la Justice.

Dans le même temps en France :

- primaire pour la présidence de l'UMP : pas une femme candidate,

- esquisse des profils de présidentiables pour 2017 : pas une femme en dehors de Martine Aubry qui se cantonne dans la posture du "ronchon perpétuel",

- bataille pour la présidence de l'UDI : pas une femme candidate, ...

Sur le plan local, schéma identique :

- la présidence de la CABEME comme la succession de Christian Bourquin au Conseil régional : pas de femme,

- A Béziers, Elisabeth Pissarro qui avait, pendant la campagne un charisme et une énergie hors du commun, s'est fondue dans le moule de la 3ème adjointe, discrète, voire muette,

- à la CABEME, aucune femme ne préside un groupe politique,

- seule Virginie Rozière, Montpelliéraine de 37 ans, tranche dans cette grisaille masculine en ayant un parcours politique intéressant et gagné un mandat de députée européenne.

C'est un terrible passif.

Lors des municipales, la liste conduite par Robert Ménard n'a même pas été capable de casser cette grisaille avec des femmes à des postes clefs, avec des responsabilités importantes et avec du tempérament. Seule Annie Schmitt fait exception à la règle mais elle qu'un transfuge de l'ère Couderc mais reste inaudible.

Car c'est ce dernier point qui fait défaut. Trop de femmes et trop de jeunes attendent en France qu'une part de pouvoir leur soit donnée. Le pouvoir ne se donne pas, il se prend.

L'une des faiblesses de la France actuellement c'est d'avoir des femmes et une jeune génération qui manquent d'audace, de tempérament, de courage pour faire vivre leur engagement direct.

Si les États-Unis ont connu le 4 novembre 2014 un vrai changement générationnel, c'est parce que des femmes et des jeunes ont cassé les habitudes, contesté les rentes de situations.

C'est d'ailleurs un volet qui a suscité une attention très forte comme le montre l'audience de ce blog hier : 1050 visites dans la journée sur les billets liés aux élections américaines.

C'est un volet qui contribue aussi à l'actuelle ringardisation de la politique française : "un jeu de mecs souvent vieux, incapables de faire autre chose et coupés du quotidien. Et quant aux jeunes, ils semblent vieux avant l'âge ...".

C'est ce volet qu'il faut changer. Il y a des murs qu'il faut absolument exploser.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 1 2014

Edito - Adhil Choukri-Touri sur le départ...

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De sources sures, le conseiller municipal de la Ville de Béziers, délégué à la Médiation, Adil Choukri-Touri n'est plus en odeur de sainteté auprès du nouveau maire Béziers : son départ est attendu.

Après Brice Blazy (RPF), il sera le second élu de l'équipe de Robert Ménard a quitter la majorité municipale.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 23 2014

Edito - Robert Ménard : mission impossible pour le roi de l'acrobatie verbale

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"Élevé passable, plein de bonne volonté mais aux moyens limités".

Telle pourrait être l'appréciation portée sur le bulletin du nouveau maire de Béziers à la rubrique gestion communale.

Les premières mesures de la nouvelle municipalité sont en permanence, disséquées, analysées sous toutes ses formes. Les différents arrêtés (blouse, linge aux fenêtre, paraboles, messe dans les Arènes, rédaction d'un futur livre sur Béziers...) qui ont été pris par le maire ne révèlent pas grand chose sauf que la ville est toujours dans un état lamentable.

A la décharge de ce dernier, on peur affirmer sans crainte que cette ville a été abandonnée et livrée à elle-même pendant plus de vingt ans. La liste de Robert Ménard doit bénéficier des délais nécessaires pour faire ses preuves.

Faute d'avoir grand chose à dire aux journalistes, il convient néanmoins de dresser un premier bilan :

Robert Ménard sait qu'il n'arrive pas à "redresser" cette ville au terme de son mandat parce qu'en homme intelligent, il a compris que la grande majorité de la population biterroise est faite de gens qui n'ont que des revenus modestes, et qui dans leur grande majorité ne vivent que des minima sociaux ou du travail précaire.

Ce que l'intéressé combat depuis quelques mois au sein de l'hôtel de ville, ce n'est pas une cité inconfortable, c'est une cité mauvaise.

Le centre-ville de Béziers est à l'image de toute la ville entière. Déserté par ses habitants, exsangue de tout, avec des milliers de logements vacants dont beaucoup sont insalubres, des commerce fermés par centaines et une concentration de misère dans les quartiers les plus anciens où il n'y a franchement plus de biterrois de souche qui y vivent...

C'est donc "mission impossible" pour le roi de l'acrobatie verbale car pour s'attaquer au mal, il faudrait mobilier tous les partenaires de Béziers, de l'Agglo, de la région, du département, de l'État, de l'Europe pour que le centre-ville sorte de sa situation dangereuse. Ce futur échec sera celui des condition de vie de tous les habitants de la ville concernées par le triste sort du centre-ville.

Malheureusement, sur les restes des temples de Béziers, où l'on a cessé la prière, la lune ne répand plus sa paisible lumière sur les Allées Paul Riquet. Il était temps de dépasser le temps passé de la dernière campagne électorale.

le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 18 2014

Edito - La jolie photo du samedi

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Quelles points de vue politiques vous inspire l'image proposée ci-dessus ?

Rappel : Les commentaires contraires à la loi, ceux contenant des injures ou des attaques personnelles, ou ceux hors sujet, ne sont pas acceptés ; le taulier ne passant pas tout son temps derrière son ordinateur, il se peut que les commentaires mettent parfois du temps à apparaître, ce qui ne signifie pas qu'ils soient censurés.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, octobre 12 2014

Edito - Mélanie Joly : changer les règles du jeu !

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La France connaît actuellement plusieurs bombes prêtes à exploser. Il en est une qui est redoutable : les suites des élections de mars 2014. 200 jours plus tard, en quoi les Communes ayant été soutenu par le FN sont-elles gérées sur des bases différentes des ex - Communes UMP ?

Tout se passe comme si le système s'imposait et imposait une seule et même politique. Ce qui est faux. Seule l'absence de volonté des nouveaux élus conduit à un conservatisme qui trouble l'opinion.

Prenons l'exemple de Béziers qui devait être la capitale de "l'autre droite". Mais elle est où "l'autre droite" dans le fond des dossiers ? Impossible à être identifiée.

Quand on arrive à ce niveau d'immobilisme alors même que tout va mal, c'est le système qui est en cause. Il faut retrouver des bases systémiques plus saines.

C'est le sens du livre de Mélanie Joly à Montréal : changer les règles du jeu politique !

Dans de nombreuses démocraties, le système politique est aujourd'hui dépassé donc discrédité.

Tant que les partis de gouvernement ne changeront pas leurs méthodes, leurs projets, ils laisseront une autoroute à des partis extrémistes. Parce que ces partis incarnent alors le vrai changement.

La vraie bombe des municipales de mars 2014 en France n'est pas dans les risques d'échecs d'expérimentations multiples mais dans l'absence de la moindre expérimentation accréditant l'idée qu'UMP = PS.

C'est aujourd'hui le cas à Béziers. Robert Ménard veut jumeler Béziers avec Maaloula en Syrie. "Je suis différent des autres maires, qui font des jumelages pour avoir des voyages faciles" affirme Robert Ménard, élu maire de Béziers avec les voix du FN.

Il est temps en effet de changer les règles du jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Robert Ménard ou le nouvel Evêque de Béziers en Syrie : "Être solidaire de Maaloula"

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On saurait en droit de se demander "Pourquoi ?" dans un contexte où les haines sont exacerbées par de pseudo prétextes religieux qui font systématiquement le choix de pratiquer une discrimination basée sur l'appartenance à une religion, le maire de Béziers, Robert Ménard, a introduit lors la Féria 2014 une messe aux arènes et une procession à caractère catholique oubliant les tenants d'une laïcité des institutions publiques qui sont les garants de la diversité des religions misent en cause. En revanche, je tiens à rappeler que je suis de ceux qui respecte le droit à l'actuel locataire de l'hôtel de ville d'être un fidèle pratiquant de cette religion et qui pose Dieu commun "un acte pur".

De nos jours, des crimes contre l'humanité sont pratiquées de façon journalière et ce depuis des mois dans une indifférence générale sous les ordres de Bachar El Assad (bombardements de populations civiles avec des barils de TNT, etc.) ou du Calife de l’État Islamique (décapitation d'otages etc.), oubliant que le premier magistrat de notre commune oublie d'être solidaire du "massacre" qu'à subit notre ville le 22 juillet 1209 qui fut un crime contre l'humanité avant la lettre de la part des croisés du Pape Innocent III : ce noble sentiment devrait aller à toutes les victimes, femmes, hommes et enfants quelles que soient leur religion, leur idéologie, la nationalité dont ils se réclament (il y a notamment des kurdes en Syrie, en Irak, en Turquie et en Iran fréquemment victimes des États Nations et maintenant dans le crédo de l'"État Islamiste").

Malheureusement, je constate avec regret que l'ex patron de RSF a choisi, par pragmatisme selon ses propres déclarations, d'entrer sous la protection des troupes de Bachar El Assad, dans une Syrie déchirée à cause des comportements de ce régime. Ce n'est pas en se rendant aujourd'hui à Maaloula que Robert Ménard est dans le vrai car cela il l'a déjà fait autrement mieux par le passé : là ou il fut vraiment bon, c'était le 14 juillet 2008 lorsque celui-ci se faisait arrêter sur les Champs-Élysées parce qu'il avait osé manifester contre la visite officielle de ce dictateur. Il était à ce moment précis dans la juste expression d'une solidarité sans frontières. Aujourd'hui, en Syrie, c'est 200 000 morts depuis le printemps 2011.

On ne saurait trop lui conseiller de se rendre à la cathédrale de Bayeux au lieu de gaspiller l'argent du contribuable biterrois. Pour son exposition sur les victimes syriennes, le photographe Laurent Van der Stockt a trouvé un écrin unique : les murs gothiques de la cathédrale de Bayeux. « J'ai voulu matérialiser les 200.000 victimes. La cathédrale avait les emplacements pour ces images », a déclaré cet ancien grand reporter de guerre. Et le résultat est époustouflant. Des photos de 30 mètres de long se glissent dans la dentelle de pierre de l'église. En marchant sous la nef, le long des chapelles du XII ou XIIIe siècle, le visiteur tombe sur des visages de Syriens au milieu des combats, des ruines. Dans le cœur de la cathédrale de Bayeux, dans le silence de la pierre normande, loin du souffle des bombes, restent les visages des Syriens. Tout cela est touchant.

PS : Robert Ménard, est désormais le chantre de la liberté d’expression devenu l’allié du FN et Bachar el-Assad n'est rien d'autre que le créateur de l'État islamique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 29 2014

Edito - FrenchTech : les jeudigitaux : Paris, la province et ... Béziers : quelle inégalité permanente !

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Il y a de très nombreux domaines où l'écart entre Paris et la ... Province est considérable. Il y a un domaine où l'inégalité est flagrante, c'est le domaine des levées de fonds. La communauté financière est installée sur Paris. Par conséquent, ne pas être sur Paris est un handicap considérable.

Lors du dernier semestre avant l'introduction en bourse de Didier Richard à Grenoble, j'avais été stupéfait par l'ampleur de cette inégalité. Un rendez-vous immobilisait une ... journée là où pour les parisiens il devenait une banalité.

Par la suite, un ami grenoblois m'a raconté, que lors de la participation à la rédaction de prospectus de levées de fonds, que ce constat était immuable.

Pour une agglo comme Béziers, trois changements sont nécessaires dans ce domaine :

1) faire venir les investisseurs sur Béziers. Il y a un parcours à concevoir permettant de rentabiliser le circuit des investisseurs en partenariat avec Montpellier et Toulouse voire Barcelone. Ces visites clefs en mains ne doivent pas être exceptionnelles mais récurrentes sur des thèmes précis.

2) changer la dimension financière des "premières mises" : pour cela il faut changer l'unité de placement des capitaux publics. Cet esprit nait dans d'autres géographies. D'ailleurs des entreprises de la région biterroise prometteuses en développement commencent à quitter cette région pour aller sur de nouveaux territoires.

3) aider par des participations publiques des évènements récurrents comme Axelle Lemaire vient de le faire sur ... Paris avec les jeudigitaux. Quand on voit aujourd'hui dans le Midi Libre Béziers d'hier une page entière d'ailleurs très mal maquettée au point d'être illisible être achetée pour parler de la nomination de Christophe Burte en M. Féria pour chapeauter toute l’organisation de cet événement culturelle alors même que les sociétés de la FrenchTech n'ont connu aucune aide de ce type, on voit bien le fossé entre les aides publiques nécessaires et celles octroyées.

Il y a actuellement trois géographies qui se structurent avec efficacité : Lyon, Bordeaux et Toulouse. Le reste ne change pas assez rapidement de rythme pour se placer à la hauteur de la compétition. Dommage.

PS : Robert Ménard continue de surfer sur la misère sociale de la ville et ce malgré l'usine Placoplatre ou les équipement pétroliers de Cameron qui emploient 800 personnes, les nouvelles activités sont inexistantes : Béziers est pourtant le principal centre français de fabrication d'éolienne...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 24 2014

Edito - UMP : un bien curieux débat sur les primaires

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Les primaires ne sont pas dans la culture politique française. Bien davantage, elles sont à l'opposé des traditions. C'est pourquoi, ceux qui les proposent sont pour un changement radical.

Pour qu'une primaire se déroule dans de bonnes conditions, cela suppose que l'administration d'un parti politique soit totalement détachée des intérêts de l'un des candidats potentiels à une élection. Le parti est "neutralisé". Il devient une logistique ayant vocation à organiser la primaire dans la neutralité. Ce n'est pas la conception française des partis politiques qui sont un cadre d'organisation dédié à la carrière de son Président.

La primaire suppose également que les militants d'un parti acceptent le débat interne. En France, là encore ce n'est pas la culture. Quand des divergences existent au sein du PS, il est question de "frondeurs", de "dissidents". A droite, quand Alain Juppé exprime une position différente de celles de Nicolas Sarkozy, il est question de "guerre" ... Des termes qui montrent qu'ici la culture d'un parti politique c'est qui adhère respecte une discipline de pensée comme d'expression.

La primaire suppose de différencier les moyens des candidats des moyens d'un parti. C'est la seule condition pour qu'il y ait une égalité de départ entre les candidats. Le cadre légal français ne le permet pas puisque les réels financements publics sont voués aux grands partis dotés de la représentation parlementaire.

La primaire suppose que les médias portent une culture de la diversité pour mettre à égalité les candidats. En 2008, Hillary Clinton n'était plus l'ex First Lady mais une candidate comme les autres, parmi les autres, traitée comme les autres. C'est la force des primaires que même le candidat doté d'un parcours de haut niveau revienne à la ... base. C'est l'opposé de la culture médiaticopolitique française. Il suffit de constater les modalités de couverture du retour de Nicolas Sarkozy.

Le PS en 2012 a-t-il bousculé cette culture en organisant des primaires ? Non. En 2012, le PS a été décapité en quelques jours de son présidentiable, DSK, dans des conditions totalement inattendues. Ponctuellement, les primaires ont été alors le moyen d'arbitrer un second choix qui n'était pas arbitrable par d'autres modalités apaisées.

La preuve, lors des municipales de mars 2014, dans combien de grandes villes le PS a-t-il organisé des primaires pour désigner ses candidats ? Très peu de villes et dans des conditions très problématiques à l'exemple du clash de Marseille. A Marseille, les primaires ont fait sombrer le ... PS alors que l'absence de primaire à droite assurait la bonne organisation.

Il en est de même à droite en mars 2014. Paris et Lyon ont été des "mauvais exemples" avec des contestations très graves. A Béziers, Annie Schmitt a préféré lâcher Raymond Couderc pour rejoindre Robert Ménard et le PS local a plié ses primaires en 48 heures dans l'indifférence totale et les participants aux primaires n'ont connu aucun bonus bien au contraire. La désertion centre-ville a très fortement favorisé le vote FN .

Les primaires n'auront pas lieu pour 2017. Il s'agit seulement de les enterrer en douceur en attendant que les "mouches changent d'âne" et que les médias passent à d'autres sujets.

Cette réalité des faits montre l'immensité des blocages français et la quasi-incapacité à vivre autrement certaines activités.

Le système dysfonctionne mais le système est tellement impactant qu'il ne change pas véritablement.

Comment la politique pourrait-elle appliquer à autrui un changement qu'elle ne s'applique pas à elle-même ?

C'est une des raisons pour lesquelles je reste persuadé que, bien tristement, ce pays terminera sous une forme de redressement international qui seul constituera l'électrochoc pour le changement comme ce fut le cas début 1958 pour le début de la fin de la IVème République.

A titre personnel et de longue date, j'ai défendu le mécanisme des primaires. Mais il y a un moment où il faut reconnaître la réalité des faits et constater qu'il n'est pas adapté aux coutumes qui structurent l'opinion donc les engagements.

PS : Il Il est souvent moins cher de louer un taudis dans le centre, qu'un HLM. De quoi maintenir d'incroyables poches de pauvreté en pleine ville. Les villes du Sud qui ont réélu leur maire au premier tour, ou qui ont été placé en très bonne posture avant le second, sont celles qui se sont lancées, depuis des années, dans une rénovation énergique du centre de leur cité. Pour Raymond Couderc, le cœur de ville était mort de fort longtemps ; Bien mal lui en a pris...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 20 2014

Edito - Béziers : Robert Ménard est un biker

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Que cherchent les auteurs de cette photo ? Certainement pas à injurier le maire de Béziers, car sans ce cliché de Midi Libre Béziers, nous n'aurions jamais su que l'intéressé se trouvait ce jour là sur les allées Paul Riquet, pour célébrer le passage des Brescoudos, le rassemblement des passionnés de la légendaire moto, dans notre bonne ville !

Non, ils ont voulu faire le tableau vivant d’une donnée sociale très forte : ceux qui discréditent la fonction de maire. Et comme il estime être le mieux placé pour défendre sa fonction, il s’efforce au quotidien de démontrer à tout un chacun qu'il est un mec comme les autres qui aime tout le monde. Tout cela sonne faux ! Le "nouveau saigneur de Béziers" et "le futur grand artisan de son déclin" a réussi à mettre la ville-centre sous cloche !

De plus, la conception de cette photographie est à l’honneur de cet artiste resté anonyme, qui matent l'égo et l'effet de com du premier magistrat de la commune. C’est de l’art vivant : donner à voir. Sous son aspect gentil et policé, Robert Ménard est un remarquable communiquant qui se prend pour un missionnaire en pays païen oubliant que la fonction d'un maire est aussi de ne pas se mêler de religion même en période Féria... C'est aussi le grand ami du vendéen et chouans Philippe de Villiers !!!

Allons plus loin ! Cette photo de Robert Ménard enfourchant cette énorme moto devrait être reproduite et remplacer les fresques vieillissantes sur les murs des écoles de Béziers ! Cette œuvre d’art mérite protection, surtout quand elle est mouvante et éphémère. On peut être raisonnablement pessimiste sur l’embellissement de notre ville, alors que depuis Dostoïvestki nous savons que « La beauté sauvera le monde ». Aussi, merci au photographe anonyme de Midi Libre Béziers.

Finalement, tout cela est fatiguant. Robert Ménard alias "Roberto Menardinus" préfère allez faire le beau devant un public qui le flattera oubliant qu'il avait fait l'essentiel de sa campagne sur le redressement, la réhabilitation du centre-ville. Un certain nombres de mesures annoncées avaient cet objectif. Il continue de promettre des investissements dans le budget 2015 mais avec très peu de marge financière. Béziers est une ville exsangue.

Le plus grave sans doute mais pas forcément le plus spectaculaire ont été ses deux échecs dans la conquête de l'agglomération et du conseil de surveillance de l'hôpital. Deux échecs qui ont révélé son vrai visage disent ses opposants : agressif et rancunier.

PS : Je lui demande juste de respecter la loi en mettant son casque et qu'il cesse de revenir sur cet appel constant à la morale. La démocratie paparazzi, ce n’est pas mon truc.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 16 2014

Edito - Ecosse : jusqu'à quand la France restera-t-elle à l'écart de la contagion de referendum ?

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La France donne des leçons de démocratie à la terre entière mais c'est une des démocraties qui vote le ... moins.

Aux États-Unis, la Chambre des Représentants est renouvelée en totalité tous les 2 ans. Ce sera le cas le 4 novembre.

Jeudi, l’Écosse vit un referendum qui est un exemple de participation.

Le dernier referendum national en France date de 2005, il a presque 10 ans !

Le dernier referendum local significatif dans l'agglo biteroise date de .... ? : aucun depuis des lustres et pourtant le thème de la démocratie citoyenne est dans tous les ... discours locaux.

Et ce n'est pas Robert Ménard qui dira le contraire car il fait encore partie de ceux qui continuent de s’exonérer du moindre "travail intellectuel" pour rendre plausible, voire acceptable une telle démarche au niveau communale. Ceux qui diront le contraire se leurrent, sinon qu'ils le prouvent et qu'ils fassent qu'il en soit autre. Corrigez-nous si nous nous trompons...

Les conseillers généraux ont été élus sur des échéances qui n'ont jamais autant fluctué au point qu'à ce jour le calendrier électoral définitif n'est toujours pas définitivement finalisé, ce qui est une caricature d'instabilité démocratique pour un ... "modèle démocratique" affiché.

Ce sont des pratiques de ce type qui créent un fossé croissant entre l'opinion et la classe politique française. Pourquoi prendre toujours du retard de la part d'un pays qui s'est aussi longtemps proclamé en avance et en référence dans des domaines de ce type ?

Combien de temps encore ces discours sans lien avec les actes peuvent-ils demeurer ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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