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vendredi, décembre 26 2014

Edito - La grande arnaque de la dette publique : ce graphique qui dit tout

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Ce graphique (élaboré par André-Jacques Holbecq) s’en passerait presque de commentaires.

Si l’État empruntait auprès de sa Banque Centrale, notre endettement public serait simplement de l’ordre de 30 % par rapport au PIB. Où est passée la différence ? Ce sont tout simplement de l’ordre de 1400 milliards d’euros d’intérêts versés aux banques (qui elles empruntent à taux quasi nul à la banque centrale européenne) et aux rentiers (pas les petits, bien sûr). Le système actuel de la dette publique est donc un terrible artifice anti-redistributif qui conduit le citoyen, essentiellement classes populaires et moyennes étant donné la structure actuelle de notre fiscalité 1, à subventionner le monde de la finance !

Lorsque l’on évoque la monétisation de la dette publique, les idéologues néolibéraux rétorquent, bien évidemment, qu’on ne pourrait laisser un tel chèque en blanc aux dirigeants politiques qui dès l’instant qu’ils le pourraient useraient et abuseraient de la « planche à billets » pour satisfaire leurs pulsions clientélistes et nous lanceraient ainsi dans un cercle d’hyperinflation. Cet argument est rapidement balayé par trois contre-arguments très simples.

1/ L’accès de l’État au financement direct de sa dette par sa banque centrale est une généralité dans presque tous les pays développés. La zone euro constitue ici une exception. Le Japon des « abenomics » en use, et même en abuse, sans pour autant connaître une inflation galopante.

2/ Rien n’empêche de mettre des garde-fous. Les néolibéraux ont bien réussi à une mettre un verrou quasi-constitutionnel (la fameuse « règle d’or », d’ailleurs bien peu respectée …) à l’endettement public. Un tel dispositif est tout à fait imaginable (et probablement bien plus efficace) dans le cadre d’une monétisation de la dette publique (c’est d’ailleurs en partie le principe du fameux « shutdown » qui interdit l’État fédéral américain de s’endetter au-delà d’un certain point sans l’accord du Congrès). On pourrait ainsi imaginer que l’État ne puisse emprunter annuellement plus d’un certain ratio du PIB à la Banque de France sans avoir recours soit à un vote à la majorité des 2/3 du Parlement, soit au référendum. On peut également imaginer un dispositif plus astucieux : l’État emprunterait auprès de la Banque de France avec un certain taux d’intérêt (par exemple, l’inflation plus au moins modulée), puis à terme la Banque de France lui reverserait ces intérêts perçus (puisque l’État en est l’unique actionnaire) sous forme de dividendes. Avec un tel dispositif, dans le cadre d’une alternance, le gouvernement suivant bénéficierait en retour de la prodigalité de ses prédécesseurs. Ce serait l’effet exactement inverse du « mon successeurs paiera » que nous connaissons depuis 40 ans !

3/ Enfin, et surtout, l’argumentaire néolibéral de l’irresponsabilité financière des dirigeants politique marque un terrible mépris de la démocratie. Si des dirigeants politiques se montraient irresponsables dans la gestion de la planche à billets, espérons alors que les citoyens le leur fassent payer aux échéances électorales suivantes 2. Mais surtout, si les dirigeants politiques sont irresponsables dès lors que l’on leur ouvre les portes de la Banque Centrale, que diable alors leur laissons-nous la police et l’armée entre les mains ? Confions donc illico presto ces deux dernières aux auspices bienveillants d’autorités « indépendantes » !

1 Lire également http:/http://90.lepartidegauche.fr/files/2013/07/La-dette-de-la-France-r%C3%A9alit%C3%A9-ou-arnaque.pdf

2 Il serait également temps d’en faire de même après 4 décennies d’incurie généralisée du PS, de l’UMP et de leurs affidés.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 16 2014

Edito - Mamy Sarko fait joujou avec le référendum

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Entre deux conférences à 100.000 euros – garanties éthique pur sucre – Mamy Sarkozy est revenue faire son show devant ses fan-clubs, en transe. Le problème pour lui, est que le reste de la France de l’écoute plus… Le mec qui a ruiné et cassé la France, qui a perdu toutes les élections jusqu’à se faire virer, est dépassé et du passé.

La cata pour lui est que son recul projette Alain Juppé dans la lumière, et Mamy Sarkozy tente les grandes manœuvres en sortant l’arme populaire… le référendum.

S’il est élu en 2017 (Si… D'accord ?), Mamy Sarkozy soumettrait aux Français trois référendums : la fusion des conseils régionaux et généraux, la mise en place de contreparties obligatoires aux prestations sociales et la baisse du nombre de parlementaires.

C’est idiot.

Quand on connait les défis économiques et sociaux qui attendent la France, pourquoi ces trois sujets, assez anecdotiques ?

Un référendum pour fondre les conseils régionaux et généraux ? Pourquoi la loi ne suffirait-elle pas ? Idem pour la réduction du nombre des parlementaires. Notre Mamy Sarkozy devrait plutôt faire une proposition chiffrée, redessiner la carte des nouvelles circonscriptions, et aller gentiment expliquer le tout aux parlementaires UMP virés. Ce serait assez rigolo… Quant à celui sur les contreparties aux prestations sociales, c’est encore la litanie sur les salauds de pauvres… Il serait d’ailleurs matériellement impossible de faire un référendum opératoire, car il faudrait répondre oui ou non à un sujet qui regroupe une immense diversité de situations.

Mais ce qui est le plus gros, c’est que Mamy Sarkozy, du temps de sa présidence, a bafoué la souveraineté populaire avec le référendum sur l’Europe. Qui peut l’oublier ?

Le truc, c’était la réforme de l’Union européenne, ce qu’on avait pompeusement appelé la Constitution Giscard. Chirac avait embrayé pour un référendum populaire et le PS apportait son soutien. Résultat des courses : le 29 mai 2005, le référendum avait été rejeté avec 55 % de non. A peine élu, Nicolas Sarkozy avait repris le texte. Il a créé un subterfuge en démontant le texte initial pour le refourguer sous la forme d’amendements au texte ancien, totalement illisible. Persuadé qu’un référendum conduirait à un nouveau rejet du texte, il a choisi le 4 février 2008 le vote par le Congrès, la réunion des deux assemblées, qui lui assurait le succès.

Cette pratique constitutionnelle a été une véritable truanderie, et une étape majeure dans la constitution du bloc UMP-PS, avec tout ce qui suit.

Alors Mamy Sarko et le référendum ?… Parle à ma main !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, janvier 17 2014

Edito - Les élections municipales vont-elles tourner à un référendum sur les impôts locaux ?

12429_01_z.jpgA moins de trois mois du scrutin municipal, le regard des Français sur les enjeux déterminants pour le vote aux élections municipales se focalise avant tout sur la fiscalité.

En effet, comme une nouvelle illustration du ras-le-bol fiscal, l’enjeu des impôts locaux et de la fiscalité – cité par la moitié des personnes interrogées (48%) – enregistre une progression spectaculaire de 16 points par rapport à septembre dernier, notamment après l’arrivée des feuilles d’impositions dans les boîtes aux lettres.

Viennent ensuite le cadre de vie et l’environnement (32%, en hausse de 13 points) ainsi que la sécurité des biens et des personnes (28%, assez stable avec une baisse de 2 points).

Sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, décembre 13 2013

Edito - Un Etat catalan ?

1312-UneEspagne.jpgEt si Barcelone n'était plus en Espagne ? Le Président de Catalogne Artur Mas a annoncé hier la tenue d'un référendum sur le création d'un "État" catalan indépendant le 9 novembre 2014; "Nous espérons que la réponse que la réponse de l’État permette ... que le peuple de Catalogne puisse décider librement de son avenir", a-t-il précisé. Le gouvernement espagnol, contre l'indépendance de la Catalogne, a affirmé son opposition à ce référendum. "Le vote n'aura pas lieu", à déclaré le ministre de la justice, Alberto Ruiz Gallardon, estimant que les décisions concernant la souveraineté de l’Espagne reviennent au gouvernement et "à tous les Espagnols".

Voir l'article du Monde du 12/12/2013 dans la rubrique Lien, ci-dessous, "Imbroglio autour de l’organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne".

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE