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mercredi, décembre 10 2014

Edito - Ecomouv : symbole de l'irresponsabilité politique

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Hier, La société Ecomouv a engagé la procédure de cessation de ses activités. Un symbole de plus de l'irresponsabilité politique. La politique française vit désormais aux coups de com. Mais derrière les coups de com, il y a parfois des fautes, des erreurs, des approximations graves.

Des fautes, quand la France dans le dossier des Mistral remet en cause sa signature et s'en vante. C'est lamentable.

Des erreurs, quand des accords ont été donnés sans en peser toutes les conséquences pratiques. C'est le cas d'Ecomouv.

Des approximations graves quand l'annonce n'est pas suivie d'effets. L'exemple qui restera dans les annales est le dossier Decaux à Grenoble. Je vous invite à relire mon billet du 24 novembre dernier. Mais revenons à nos moutons ! N'ayons pas peur de le dire une fois pour toute ! On prend vraiment les gens pour des cons... Le temps d'un week-end, la presse s'emballe : plus de pub dans la ville de Grenoble. Mais la date donnée du "plus de pub" est fausse. La date initiale a déjà été décalée et de plusieurs mois. La publicité qui ne s'affichera peut-être plus (?) sur les panneaux Decaux s'affichera sur les bulles du téléphérique de la Ville ! Et la publicité qui ne s'affichera pas sur les panneaux Decaux s'affichera toujours sur les abris bus Decaux gérés par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de la région Grenobloise (SMTC).

Ce "tout sauf" fait que la règle annoncée est vite vidée de contenu réel.

Et tout cela dans l'irresponsabilité politique totale. Ce qui compte, c'est l'annonce, l'écume.

Tant que la vie politique française va fonctionner ainsi, le redressement n'est pas pour demain.

La participation civique non plus parce que la confusion entre citoyens et gogos est trop flagrante.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 24 2014

Edito - Grenoble va supprimer tous ses panneaux publicitaires ! Pourquoi pas Béziers ?

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La municipalité a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage JCDecaux. Le contrat n'étant pas renouvelé, JCDecaux procédera à partir de janvier 2015 au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville. Les publicités commenceront à disparaître dès janvier 2015.

La publicité est aujourd'hui omniprésente dans les villes françaises si bien que certains ont développé la notion de pollution visuelle. Le nouveau maire a décidé de passer aux actes dès janvier 2015 et parle même "d'une première européenne pour une grande ville".

Apparemment, à Grenoble, il n'est pas nécessaire de faire un Règlement Local de Publicité (avec deux ans d'attente minimum pour avoir des résultats), puisque le maire annonce que les panneaux seront supprimés en janvier 2015.

Chiche, Monsieur le maire de Béziers ?

Grenoble ne renouvelle pas son contrat. La municipalité écologiste a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux. "La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire", a précisé la mairie dans un dossier de presse publié dimanche.

Le contrat n'étant pas renouvelé, JCDecaux procédera à partir de janvier 2015 au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville. Ce démontage durera quatre mois : au total 326 panneaux publicitaires vont ainsi disparaître de l'espace public grenoblois, dont 227 "sucettes", 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2.051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat.

Des arbres et de l'affichage citoyen à la place. A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter "une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps". Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour "convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif" laissant plus d'espace pour l'affichage libre, culturel et municipal.

Le manque à gagner pour les caisses municipales sera quant à lui "très largement compensé par les économies déjà réalisées sur le budget protocole". "Rien qu'entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190.000 EUR", assure le dossier de presse. Et face à l'effondrement des recettes de la publicité "traditionnelle" avec notamment la concurrence d'Internet, la redevance perçue par la ville, qui était de "600.000 EUR par an dans le cadre du contrat 2004-2014", "se serait seulement située dans une fourchette allant de 100 000 à 150 000 EUR par an (avec écrans digitaux" en cas de nouveau contrat, estime-t-elle par ailleurs.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 9 2014

Edito - J'adorerais que Dior fasse enfin manger ses mannequins

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La maison Dior vient de lancer le troisième opus de sa campagne « Secret garden ». Outre le fait d’abuser de l’anglais, ce qui est dommage pour une telle maison, elle persiste aussi à utiliser des mannequins maladivement maigres, dans un ballet de sauterelles affamées.

Le côté obscur de Versailles

Je regrette que les Nuls ou les Inconnus ne soient plus là pour faire des parodies de publicités car ce nouveau spot Dior est une bonne matière première pour un détournement. Derrière le glamour des vêtements, du maquillage et des lumières, ils auraient peut-être choisi de nous montrer le physique au naturel des trois mannequins, qui doit être beaucoup moins attrayant sachant qu’elles doivent peser entre 50 et 55 kilos pour 1,80 mètre (il m’a uniquement été possible de retrouver les mensurations de Daria Strokous, 54 kilos pour 1,80 mètre, quand un blog évoque de manière effarante le corps de liane d’une compatriote de Fei Fei Sun, qui pèse 50 kilos pour 1,80 mètre).

Les Nuls et les Inconnus auraient pu faire une petite séquence façon caméra au poing en les montrant se nourrir uniquement de crudités, discutant entre elles et trouvant qu’elles avaient pris des fesses ou des jambes et qu’il fallait qu’elles fassent attention, avant d’en montrer une se faisant vomir dans des toilettes avant d’aller à un casting où un couturier les aurait trouvé magnifiques, malgré des corps décharnés et squelettiques avec des membres fins comme des baguettes. Pour appuyer leur message, ils auraient pu terminer en montrant Monica Bellucci, Penelope Cruz ou Scarlett Johansson et poser la simple question : les hommes ne les préfèrent-ils pas largement aux mannequins ?

Dégénérescence d’une société

Cette persistance à utiliser des mannequins maladivement maigres est révoltante. C’est un sujet dont je parle presque depuis les débuts du blog. Car si sur la pellicule, certains peuvent passer outre leur maigreur, il faut rappeler que les mannequins disposent de stylistes, de beaux vêtements, d’une armée de coiffeurs et de maquilleurs, parfois pour camoufler leurs os trop saillants, ainsi que d’un éclairage qui les sublime. Et la fée numérique permet toujours de retoucher les visuels, fixes ou non, si malgré tous ces artifices, elles restent toujours trop marquées par leur maigreur, ou d’autres fois, malheureusement, l’accentuer encore en dessinant plus encore une taille, des jambes ou des bras.

Car qui peut croire qu’il est sain de peser 50 kilos pour 1,80 mètre ? Ce standard maladif est une horreur pour les mannequins, dont certaines s’affament au point de perdre la vie (ce qui avait poussé l’Espagne à réglementer l’IMC de la profession et la taille des mannequins des vitrines des magasins de prêt à porter). Mais il est aussi dangereux pour le reste de la population, en fixant un idéal de beauté qui n’en est pas un et dont il est difficile de croire qu’il n’a pas une responsabilité dans les comportements anorexiques, la souffrance et la maltraitance physique que s’infligent certains personnes qui se fixent un idéal dérivé de ces publicités. Voilà le produit du laisser-faire appliqué à la mode.

Il y a 20 ans, les mannequins étaient déjà minces, mais certaines avaient des formes. Aujourd’hui, elles sont trop souvent maladivement maigres. Si la profession ne se discipline pas, il faudra qu’un jour nos dirigeants n’hésitent pas à s’emparer de ce sujet, cher à Valérie Boyer.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mai 27 2014

Edito - Les Régions et la dernière pub avant de vraiment mourir ?

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Au moment où l'actualité est à la fusion des Régions donc à la disparition des actuelles, les campagnes de pub pour promouvoir les actuelles Régions battent des records de nombre.

Les Régions à ne pas commander une pub sont minoritaires et largement.

C'est comme s'il s'agissait de célébrer par la dernière pub l'ancienne Région sous ses plus beaux aspects.

Étonnant... à l'exemple notamment des deux pubs ci-dessous qui sont très exposées sur les spots.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE