Keyword - Primaires UMP

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche, novembre 30 2014

Edito - Grosse gamelle de pour Nicolas Sarkozy : Une excellente nouvelle

0.A001696754-000_par8042291.jpg

J’avoue que cette élection interne à l’UMP me laissait inquiet, car si Nicolas Sarkozy l’avait emporté à plus de 80 % des voix, comme en 2012, le match des primaires était plié. Cette victoire enferme Nicolas Sarkozy dans un piège… qu’il a organisé tout seul.

64 %, ça reste un gros score,… mais c’est dans la fourchette la plus basse des estimations, et bien peu pour un type qui était chef de l’État il y a deux ans… Surtout, le vote met dans la lumière un Bruno Le Maire à 29,5 %, soit la moitié du vote de Nicolas Sarkozy. Dans l’immédiat, Bruno Le Maire va réclamer un tiers des sièges et des fonctions : Nicolas Sarkozy ne sera pas seul maître à bord. Son projet n’était pas de prendre l’UMP, mais de tout prendre à l’UMP pour en faire un outil à son service exclusif. Eh bien c’est raté. Il se faisait un film genre De Gaulle le retour, et il va se retrouver à gérer la proportionnelle interne au Parti… Un destin.

S’ajoute trois points qui vont beaucoup compter par la suite.

Il se confirme que Nicolas Sarkozy n’a plus la gagne. Fini la grincha ou la baraka. Sous son mandat, toutes les élections ont été perdues, et sur cette élection qui se jouait en interne, pour laquelle il avait mis tout son poids de son statut d’ancien chef de l’État, il fait un score faible, qui confirme la tendance lourde des sondages : en baisse régulière. Ces discours à deux balles ne passent plus.

C’est Bruno Le Maire qui avait hier le sourire de la victoire, et on le comprend avec un score jamais envisagé, qui montre où se joue le renouveau de la Droite. Franchement le mec a eu du cran de se présenter contre Nicolas Sarkozy. Du coup, il est payé de ses efforts : il prend un statut de leader face à tous Les petits marquis et marquises qui s’étaient rangés douillettement dans les écuries de Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Quant à Nicolas Sarkozy qui jouait le jeunot face à Alain Juppé, il va falloir trouver un autre thème…

Bruno Le Maire va pouvoir se présenter aux primaires, et là aussi ça change tous les plans de Nicolas Sarkozy. En concurrence avec François Fillon, Alain Juppé et Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy qui part de 64 % auprès des militants a peu de chance de gagner une primaire ouverte au premier tour. Au second tour, il aura le mieux placé des trois, avec donc un potentiel de plus de 50 %. Et un ticket Alain Juppé président – Bruno Le Maire premier ministre, ça devrait faire son effet.

Oui, c’est une bonne soirée… Finalement Nicolas Sarkozy va peut-être opter pour reprendre sa place au Conseil constitutionnel. Après tout, c’est là qu’il fait le moins de dégâts...

Le Rédacteur en che de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, novembre 28 2014

Edito - Samedi l'UMP - Dimanche le FN : le sondage du week-end

0.A001Sondage_alliance_UMP_FN.png

Pour le compte de Marianne dont le numéro est en vente en kiosques ce vendredi, l’Institut de sondage Harris Interactive a croisé les regards des sympathisants de l’UMP et du FN à propos d’un rapprochement des deux partis politiques. L’enquête* a été réalisée il y a quelques jours, au plus fort de la campagne pour la présidence de l’UMP et peu avant le congrès du Front national à Lyon. Autant dire que, d’un côté comme de l’autre, les esprits étaient sensibilisés au débat portant sur le chemin que les uns et les autres seraient prêts à parcourir ensemble.

« On savait depuis quelque temps déjà que des accords électoraux entre l’UMP et le FN étaient possibles, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de l’institut, mais jamais ils n’avaient été argumentés de la sorte ». En effet, non seulement les sympathisants des deux partis privilégient majoritairement une alliance électorale (six sur dix le souhaitent), dans un élan consensuel partagé presque à égalité (64 % pour les proches du FN et 55 % pour les proches de l’UMP), mais ils le justifient de façon écrasante par le souci de battre une personnalité du Parti socialiste. ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE