Keyword - Parti Républicain

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi, novembre 22 2014

Edito - Ici, ils se déchirent à 3 quand là bas ils sont déjà 23 ...

0.A001Bernadette-Juppe-BFMTV-1280.gif

L'inconnue majeure du moment réside dans la détermination du sous-étage où la France terminera et combien de temps elle mettra alors à se "remettre à niveau". Dernier exemple en date : le comportement hier de Bernadette Chirac : ne pas dire bonjour à un ancien Premier Ministre de la République parce qu'il "ose" être candidat aux cotés de "son" candidat. C'est d'un ridicule pathétique.

Mais surtout c'est l'illustration d'une mentalité de "propriétaire" du pouvoir qui est d'une extrême gravité. Il y aurait des personnes qui ont la responsabilité de savoir quel est le "bon candidat" pour les Français. Et la candidature des autres deviendrait une ... offense.

C'est une mentalité incroyable.

C'est comme les réactions des invités permanents de C à dire hier soir au sujet de Bruno Le Maire et Hervé Mariton : ils n'ont pas droit aux 20 heures. Trop "petits". Donc voués à le ... rester.

C'est la mentalité qui tue l'éclosion des talents.

Mais pour protéger "quels talents" compte tenu de l'état du pays, ses finances, ses affaires, son chômage ...

En France, pour 2017, au sein de l'UMP, ils sont 3 à candidater et à se déchirer en permanence.

Aux États-Unis, au sein du seul Parti Républicain, pour 2016, ils sont déjà ... 23 à être sur la ligne de départ.

La bonne question pour l'UMP serait : pourquoi ne sont-ils que 3 à cette étape ?

Comment un parti politique est-il capable de compter aussi peu de talents en son sein ?

Où sont les autres parce qu'un pays comme la France est-il capable de susciter aussi peu de vocations pour une fonction aussi décisive ?

A force de passer à côté des bonnes questions, ce pays cesse d'apporter les bonnes réponses. Et depuis longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 2 2014

Edito - J - 2 : défendre les "années Obama"

0.A00115619195105_c8e907762f_c.jpg

Mardi soir, très probablement, Barack Obama enregistrera une défaite forte perdant la majoriuté au Sénat.

C'est une situation inquiétante, grave et regrettable.

Elle est inquiétante, parce qu'elle montre combien l'opinion moderne use vite. Combien elle exige des résultats immédiats. Combien elle sanctionne sur le champ.

Elle est grave, parce que le succès du Parti républicain va accélérer le lancement de la présidentielle 2016, paralyser les décisions de la première puissance au monde et ouvrir la pré-retraite de l'un des meilleurs leaders du début du 21ème siècle.

Les enjeux de la campagne digitale d'Obama from NewWorkLab

Ce dernier volet est le côté le plus regrettable. L'apport de Barack Obama est historiquement considérable. Il a apaisé l'image des États-Unis dans le monde. Il a replacé les États-Unis dans un logique de puissance exprimant un leadership à l'écart de la brutalité et des simplismes caricaturaux du texan qui l'avait précédé.

Campagne 2008 de Barack Obama : les 15 ruptures

Bref, il a cherché à donner des réponses complexes à un monde complexe et il y est parvenu très souvent notamment en matière économique avec un bilan remarquable par rapport à la situation de début de mandat.

Il y a parfois dans les démocraties modernes une aspiration à détruire ce qui a été adoré hier. Dans le cas de Barack Obama, c'est une évolution bien triste et négative.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, novembre 1 2014

Edito - J - 3 : l'exception de la Californie qui mérite réflexion

0.A001BrownModesto.jpg

Mardi 4 novembre, la vague républicaine s'annonce d'une force inhabituelle. Il y a pourtant un territoire qui va rester à l'écart : la Californie. A l'opposé des raclées politiques des candidats démocrates, Jerry Brown caracole en tête avec 20 points d'avance.

En 2010, la situation était comparable. La poussée républicaine était moindre mais beaucoup d'espoirs étaient placés sur ce secteur avec Carly Fiorina et Meg Whitman. Ces deux femmes d'affaires ont dépensé des sommes considérables. Leurs campagnes de communication ont été excellentes. Elles ont pourtant perdu.

La Californie c'est le triangle d'or : emploi, climat, modération budgétaire.

Sur ces trois thèmes, c'est la victoire de la triangulation.

Si le candidat est démocrate, il doit ne pas trop faire en matière d'environnement au prix de limiter l'économie et trop peser sur les finances.

Si le candidat est républicain, il doit ne pas trop en faire en matière d'emploi au prix de détériorer l'environnement et compromettre les finances.

Tout est donc dans la nuance et dans l'équilibre.

Avec son expérience, Jerry Brown a remarquablement réussi. Le 4 novembre au soir, la Californie devrait faire office d'exception démocrate.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 20 2014

Edito - La France et l'enseignement du ... Tea Party

128608924

Le Parti Républicain est sur la route d'un succès historique le 4 novembre. Il devrait gagner près de 10 sièges dans le seul Sénat sans compter la collecte à la Chambre des Représentants.

Une progression de 10 sièges, c'est historique. Il faut remonter à 1958 pour trouver un parti présidentiel ayant perdu autant de sièges.

Certes, dans ce score, il y a les déçus d'Obama.

Mais il y a surtout une gestion très pragmatique du Tea Party. En 2012, le Parti républicain était déchiré de l'intérieur. Mitt Romney est fondamentalement un modéré. Pour ne pas s'exposer à une droite trop radicale, il s'est radicalisé mais très brutalement. Résultat : il a perdu et, pire encore, sans défendre ses vraies valeurs.

Nier les fondements du Tea Party, c'est faire la force du Tea Party. Il a donc fallu intégrer une partie des valeurs du Tea Party pour l'affaiblir.

Le socle du Tea Party, c'est la logique des "bons citoyens contre la méchante élite».

La dernière révolte populiste Américaine de ce type date du début des années 80 avec la victoire de Ronald Reagan. A cette date, une révolution intellectuelle se produit et installe de nouveaux schémas inconcevables quelques années plus tôt. C'est la victoire des "bons citoyens contre la méchante élite". Une élite intellectuelle à cette époque qui se serait excessivement éloignée des concepts fondateurs de la démocratie Américaine.

En quelques années, un instinct de liberté est favorisé basé sur une nouvelle alliance : l'initiative économique et la démocratie politique.

Le socialisme renvoie alors à une nostalgie d'un passé autoritaire et inefficace.

Ce populisme déclare retourner aux principes fondateurs de la démocratie Américaine :

- l’État doit être limité,

- L'économie doit être libre,

- Le système moral doit être solide et indépendant (Églises, Universités, médias …),

- le territoire doit être sûr grâce à un effort militaire qui détruit les menaces.

Cette approche a donné naissance à une révolution conservatrice qui a changé la donne pendant de nombreuses années. Le "new look conservateur" avait emporté sur son chemin le radical chic de la côte Est. La gauche Américaine était en état de faillite.

Le Parti Républicain est revenu aux "années Reagan".

A deux ou trois exceptions près lors de primaires, il n'y a plus eu de confrontations avec le Tea Party.

Le Parti Républicain pouvait être en ordre de bataille efficace.

En ordre de bataille en respectant des valeurs profondes durables qui lui permettent de rassembler largement.

Si l'opposition française ne tire pas les enseignements de cette leçon de la démocratie américaine, elle prend une très lourde responsabilité.

C'est en sélectionnant des thèmes, en les recyclant au bon sens du terme, qu'une formation de gouvernance évite le débordement qui fragilise l'ensemble des formations politiques.

La sécurité, l'identité, la morale, le respect du drapeau ... sont des thèmes qui ne peuvent plus être abandonnés en France dans des conditions qui sont une rampe de lancement redoutable pour d'autres approches.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 26 2014

Edito - Le choc du 4 novembre 2014 et les nouveaux équilibres

0.A001le-secretaire-d-etat-john-kerry-le-3-novembre-2013-au-caire_868242_500x286.jpg

Le 4 novembre 2014 s'annonce comme un choc politique de première ampleur. A circonstances constantes, le Parti Républicain franchira le seuil des 51 Sénateurs donc enregistrera une victoire politique d'une ampleur considérable.

Ce n'est pas seulement l'ampleur historique de cette victoire qui va profondément modifier l'équilibre politique au sein même des pouvoirs américains. C'est le profil de la nouvelle majorité républicaine. Une majorité décomplexée, qui veut vivre à l'intérieur une nouvelle "révolution conservatrice" et retrouver l'esprit des années Reagan à l'extérieur.

C'est cette mentalité qui a creusé l'actuelle impopularité de Barack Obama. Une impopularité surprenante au point que son bilan est actuellement jugé avec le même rejet que celui de ... GW Bush en 2006 !

C'est une nouvelle donne internationale majeure bien au-delà des frémissements de modifications des frontières politiques françaises.

La première puissance mondiale vient de connaître deux évolutions fondamentales :

- la perception de l'urgence de mesures face au changement climatique,

- la certitude que sa sécurité intérieure exigeait des mesures militaires considérablement plus radicales que ce qui est perçu comme des hésitations permanentes de Barack Obama et de John Kerry, hésitations aujourd'hui caricaturées comme les ''"Carter"'' du moment.

Si cette vague républicaine d'ampleur se confirme, c'est la réelle nouvelle donne politique de la rentrée 2014.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE