jeudi, février 5 2015

Edito - L'actualité de la clause de retour à meilleure fortune

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La Grèce met en relief à juste titre, et pour la première fois à ce point, trois facettes jusqu'alors marginalisées au sujet de la crise de 2008.

1) Dans le feu de l'incendie en octobre 2008, les banquiers d'affaires ont remarquablement pris en otages les dépôts des particuliers pour que le plan de sauvetage des banquiers d'affaires deviennent le bouclier des particuliers.

L'équipe de Barack Obama était en pleine installation. Elle avait besoin de passer des messages pour sécuriser les marchés. L'orthodoxie a donc primé.

Tim Geithner livre

2) Dans cette orthodoxie, deux réflexes ont dominé. D'une part, ne pas ouvrir le dossier de fond sur la vraie responsabilité des acteurs de la crise : politiques et milieux d'affaires seraient fragilisés. Par conséquent, le "filet de sécurité" a fonctionné pour tous. Mais la crise de septembre 2008 avait débuté de façon manifeste dès le 1er semestre 2007 quand les défauts de paiements sur les crédits hypothécaires se multiplient aux États-Unis et provoquent les premières faillites d'établissements bancaires spécialisés. Mais aussi quand en juin 2007 la banque d'investissement Bear Stearns annonce la faillite de deux fonds spéculatifs.

D'autre part, donner à l'opinion publique l'image d'une nouvelle rigueur en exposant une intransigeance sur des États qui devenaient les caricatures des fauteurs de troubles dont la Grèce.

3) Cette logique a créé une chape de plomb de pensée unique que la Grèce est la 1ère à remettre en question à l'exemple de la clause de retour à meilleure fortune qu'elle propose. C'est un dispositif solide, ancien, constructif mais qui suppose une forme de reconnaissance de la responsabilité de la part du prêteur. Or c'est cette forme de reconnaissance que des États ne voulaient pas assumer. La Grèce vient en une élection de changer la donne et c'est très sain qu'il en soit ainsi.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, février 4 2015

Edito - Barack Obama, Syriza : enfin les questions sur le sens de la dette

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Selon des expressions différentes, la question du sens de la dette commence enfin à être posée. Jusqu'où est-il possible de pousser à l'exécution absolue d'un actif qui place le débiteur dans une situation impossible ? Dimanche dernier, Obama a posé la question avec une réelle honnêteté.

C'est une question de fond.

Il y a une conception punitive de l'endettement : conduire l'endetté à l'épuisement total.

Cette conception occulte la responsabilité du créancier.

Dans les dettes publiques, la responsabilité des créanciers est considérable et tout particulièrement dans le dossier de la Grèce avec le dispositif de titrisation qui a consisté à volontairement masquer la réalité globale de l'endettement.

Pourquoi les contribuables de ce pays seraient-ils tenus pour responsables d'un maquillage comptable qui n'a pas été de leur fait ? Pourquoi seraient-ils responsables alors même que les auteurs de ces mécanismes sont ... irresponsables ?

A quel moment faut-il accorder une faculté de rebond et si oui sur quelles bases ? La proposition de Syriza "avec une clause de retour à bonne fortune" n'est pas dépourvue d'intérêt, loin s'en faut. C'est même probablement un dispositif intelligent et constructif.

C'est d'ailleurs cette logique qui m'avait conduit à défendre sur ce blog pendant les municipales l'annulation partielle ou totale de dettes pour des sans logis ou des exclus de bonne foi. La part de la dette ramenée aux ressources disponibles ne peut plus être honorée. Pourquoi s'acharner en condamnant toute faculté de rebond ?

La conception absolutiste du remboursement d'une dette est un "pousse au crime" non seulement destructeur mais aussi non rentable à terme. C'est d'ailleurs ce constat de "bon sens" qui a conduit à de si fréquentes annulations de dettes par le passé.

C'est ce volet qui devrait aujourd'hui conduire à poser avec lucidité l'ensemble des questions de dettes contractées dans les années de crise dont les dettes toxiques des collectivités publiques. Il y a un temps où glisser les problèmes sous un tapis produit à terme davantage d'effets négatifs que l'examen lucide une fois pour toutes.

C'est l'utilité positive du dossier de la Grèce actuellement.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 30 2014

Edito - Les discours ou quand l'âme est inscrite dans les mots

0.A00119788861126138_1_75.jpgJe recommande l'ouvrage sorti dernièrement sur les "discours qui ont changé le monde moderne". Le recueil des discours est remarquable.

Que montre cette lecture ? La force du discours c'est la preuve que l'image ne suffit pas pour emporter la conviction.

Et cet ouvrage apporte la preuve du caractère incontournable de l'écrit.

La campagne 2007 de Nicolas Sarkozy aurait-elle connu le même lancement sans le discours du 14 janvier 2008 ? Celle de François Hollande aurait-elle eu la même dimension sans le discours du Bourget du 22 janvier 2012 ?

Autant de circonstances qui appellent à se poser la question de fond : qu'est ce qu'un discours réussi ?

Finalement, il y a deux critères essentiels :

1) c'est quand l'âme est inscrite dans les mots : les mots prennent un sens particulier qui rejoint l'imaginaire,

2) c'est surtout quand cet imaginaire repose sur un clivage clair entre un discours et un ennemi. Finalement, c'est la qualité de l'ennemi qui fait la force du discours qui s'oppose.

Que serait de Charles de Gaulle sans Adolf Hitler ?

La gauche de François Mitterrand sans l'aristocratie de VGE ?

Tony Blair sans Margaret Tatcher ?

Barack Obama sans GW Bush ?

L'énergie de Nicolas Sarkozy sans l'immobilisme de Jacques Chirac ?

La normalité de François Hollande sans la provocation permanente de Nicolas Sarkozy ?

C'est tout le mystère des bons discours : susciter l'imaginaire en réaction à une réalité qui insupporte. Ce contexte rend plus humble la seule qualité de la plume.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 29 2014

Edito - La marque Trudeau et la nouvelle politique 2015

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Deux démocraties modernes importantes vont vivre des temps forts électoraux sur 2015 qui vont impacter les autres pays : les États-Unis et le Canada.

Les États-Unis vont entrer dans le dispositif des primaires pour 2016. Avec la fin de la présidence de Barack Obama, c'est toute une génération démocrate qui peut être emportée comme elle le fut déjà pour partie lors des élections intermédiaires de novembre 2014. La jeune génération républicaine va passer à l'assaut.

Ce style de "jeune génération" c'est la "marque Trudeau" au Canada.

Son père avait déjà modifié le leadership politique. Mais Justin Trudeau peut entièrement le révolutionner. C'est encore un étage de plus dans le "star système". Tout est médiatique. Tout doit être charme. Toute bataille va se gagner par les images et surtout par l'émotion.

Il ne s'enlise pas dans la politique mais il veut réinventer le Canada. Y parviendra-t-il ? Ce nouveau style peut le conduire à se brûler les ailes. Ce qui est sûr, c'est que ces deux campagnes vont donner un sérieux coup de vieux à d'autres démocraties dont la France.

Est-ce que l'opinion va voter pour le spectacle afin de sortir de crise quand la gestion de la crise la désespère tant ?

Fin 2015, un début de réponse sera disponible.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, décembre 28 2014

Edito - 2014 : la politique est plus que jamais par terre

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2014 a été une année désastreuse pour la République, et on le doit entièrement aux « responsables » politiques. Et en 2015, ils vont nous faire la leçon « démocratique » parce que, écœurés, nous allons nous abstenir.

Quels ont été les événements majeurs de 2014 ? La plus dramatique des insignifiances… mais l’addition est lourde.

2014 ? C’est François Hollande qui se promène casqué dans les rues de Paris, sur un scooteur 100 % républicain, pour ses petites galipettes clandestines. Christiane Taubira qui arrive en vélo à la réunion des « frondeurs » aux universités du PS à La Rochelle, où elle ne prononce pas un mot… mais la photo était bonne. Fleur Pellerin, ministre de l’inculture, qui explique qu’elle ne lit pas de livres, mais qui négocie avec Michel Hazanavicius un rôle dans le prochain OSS 117 ; Bambi qui, après avoir voulu mettre fin à la prostitution, inflige à nos gosses ses débiles ABCD de l’égalité, avant de remballer sa camelote deux mois plus tard ; l’enfoiré mondain de Pierre Moscovici, viré du gouvernement tellement il est nul, et qui se retrouve Commissaire européen, pour stigmatiser la France pas encore assez libérale ; Benoit Hamon, le fantastique héros de la Gauche de la Gauche, alors sinistre de l’enseignement, qui fusille la rentrée scolaire pour un discours post-ado à la fête de la rose du farfadet Arnaud Montebourg… Le sous-ministre Thomas Thévenoud qui ne déclare pas ses revenus car il souffre de « phobie administrative ». Arnaud Montebourg, autre héros de la Gauche de la Gauche, qui quitte le ministère de l’économie pour s’inscrire à une formation pour patrons à l’Insead qui coûte 34 500 €. François Hollande qui encourage Benjamin Netanyahou « à prendre toutes les mesures pour protéger sa population ». Et ajoutons la volonté d’aller bombarder Damas, avant de se faire calmer par Barack Obama

2014, c’est aussi Nicolas Sarkozy enregistré clandestinement par son homme de confiance l’ex journaliste de Minute Patrick Buisson ; c’est l’affaire Bygmalion, avec un système de fausses factures permettant de doubler le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ; c’est Laurent Wauquiez et NKM qui font mesurer leurs bureaux pour savoir qui aura le plus grand ; Patrick Balkany et Serge Dassault pris dans des trafics crapuleux.

2014, ce sont les élections européennes du mois de mai : le FN en tête avec 25 %, suivi de l’UMP à 20,8% et du PS à 14%. Ce n’est pas grave, nous ont aussitôt expliqué les gentils sondages, car ce vote n’existe pas. Et déjà, on nous met sous le nez le sondage favorable à la loi Macron… Sauf que le même jour, la législative de l’Aube, la PS est éliminé, arrivé en 3° position avec 15 % des voix, loin derrière le FN à 27 %. Le tout, avec 70 % d’abstention. Oui, la politique est plus que jamais par terre : aux élections régionales et départementales de 2015, le FN sera encore en tête, aux alentours de 25 %, et le PS va subir une nouvelle déroute.

2014, c’est la hausse de l’endettement, des impôts et du chômage.

En fait, tout le monde a intégré que Marine Le Pen sera en tête au premier tour de la présidentielle de 2015, et les trois dans la course jouent une seul partition : « c’est moi qui serait le mieux placé pour la battre au second tour ».

Rien à attendre de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, qui, bien programmés, vont poursuivre leur cirque habituel, qui a perdu la France. Alain Juppé ? Malgré ses casseroles nombreuses et variées, il se situe au-dessus du lot, mais s’il veut nos suffrages, il va falloir qu’il nous dise quelle politique il va faire, avec qui, et qu’il quitte le bonheur ouaté de sa belle image de papy gentil, pour venir sur le terrain, filer des marrons à Nicolas Sarkozy et François Hollande, ces deux erreurs historiques de la politique française.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, décembre 25 2014

Edito - La croissance française est, elle aussi, .. déséquilibrée

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La croissance des USA a atteint 5 % au troisième trimestre. Plus haut depuis 2003. C'est 17 fois plus qu'en France sur la même période (0,3 % au Q3).

Bien davantage, pour trouver en France une croissance de ce type, il faut remonter à ... 1989, 25 ans !

Pour autant, les politiciens français s'interrogent-ils sérieusement sur les mesures à prendre pour débloquer ce surplace en France ?

Non. Puisque leur jeu consiste à dire à l'opinion ce qu'ils pensent qu'elle veut entendre.

Bref, la croissance française est aussi déséquilibrée, mot à la mode pour illustrer le déni des réalités.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 13 2014

Edito - L'importance de la marche aujourd'hui à Washington

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"C'est n'être bon à rien que d'être bon qu'à soi-même" : cette formule de Voltaire est un peu excessive mais elle porte un sens qui mérite réflexion. Dans la nature humaine, il doit y avoir une dimension qui dépasse sa seule survie personnelle.

Aujourd'hui la marche à Washington pour lutter contre les traitements différents liés à la couleur de peau est un enjeu universel.

Pendant des décennies, notre civilisation a réfléchi sur la notion de progrès : le contenu, les menaces ...

Progressivement, ce qui a marqué les étapes importantes a été la reconnaissance de l__a primauté donnée à l'individu, à chaque individu.

C'est d'ailleurs la force de la religion chrétienne que d'avoir défendu à la fois__ l'universalisme, la reconnaissance de la différence et la place de l'individu.

Un individu responsable, unique, respecté par les pouvoirs.

C'est très surprenant et inquiétant de voir ce progrès remis en cause.

Il est remis en cause quand il y a place au doute sur l'existence de violences liées à une couleur de peau.

Quand des pouvoirs veulent imposer à des adultes majeurs responsables la façon de vivre leur vie en choisissant le partenaire qu'ils aiment.

Quand cette liberté individuelle devrait être fractionnée, vécue alors comme une sous-liberté, oui à l'union mais non à l'adoption.

Quand des services publics de l'enseignement sont faibles au point de laisser à la reproduction mécanique de statuts intellectuels ou matériels la sélection face à des formations.

Quand des fascismes religieux défendent une conception de l'islam où l'orgueil d'une religion serait de s'imposer aux autres.

Il y a des moments où l'importance d'enjeux devient le marqueur de défis aux progrès de notre civilisation.

Aujourd'hui à Washington, la marche pour l'égalité est l'un de ces enjeux.

En novembre 2008, je n'étais pas être présent le jour de la victoire Barack Obama. Mais un ami qui était à Boston, à ce moment là, m'a raconté que la fête qui a eu lieu au cours de la nuit (dès 22 heures, heure locale), est l'un des temps forts de ses souvenirs personnels. Il faut se remémorer que Barack Obama est et reste pour l'instant le premier président métis de l'Histoire des États-Unis à avoir été élu. Une frontière du rêve américain avait été franchie. Sous cet angle, l'émotion collective était forte, réelle, manifeste. C'est inquiétant que 6 ans plus tard une marche comme celle de Washington ce jour se produise encore sous une telle présidence.

Preuve si besoin était qu'en complément des symboles, l'implication individuelle de chacun est incontournable dans la vie de tous les jours pour que des progrès naissent et vivent.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, décembre 7 2014

Edito - Emploi : le wagon France attend toujours la locomotive américaine ...

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L’économie des États-Unis confirme la vigueur de sa reprise avec de massives créations d’emplois en novembre, les plus fortes depuis presque trois ans, même si le taux de chômage est resté inchangé à 5,8 %, toujours au plus bas depuis six ans.

L’économie a créé 321 000 nouveaux emplois en novembre, un sommet depuis janvier 2012, dépassant largement les attentes des analystes. Le taux de chômage est demeuré à 5,8 %, son niveau le plus faible depuis juillet 2008.

Il s’agit de « la plus longue période de création d’emplois de l’histoire dans le secteur privé », a souligné Barack Obama, saluant le 57e mois consécutif de croissance du nombre d’emplois. « Les États-Unis continuent de dépasser la plupart des autres pays », s’est-il empressé d’ajouter. « Au cours des quatre années passées, nous avons remis au travail davantage de gens que ce qu’ont fait l’Europe, le Japon et tous les autres pays industrialisés réunis », a avancé Barack Obama.

Sur les trois derniers mois, la moyenne des nouveaux emplois a grimpé à 278 000, le rythme le plus fort depuis la reprise économique début 2010.

La vitalité des embauches s’est reflétée dans presque tous les secteurs économiques même si le mois de novembre est de toute façon traditionnellement une période favorable au marché du travail du fait de la préparation des ventes de fin d’année. Les services aux entreprises ont été très dynamiques mais aussi le commerce de détail, les services de santé et le secteur manufacturier. Même le service public est de la partie.

Voilà une réalité des chiffres qui tranche singulièrement avec la situation française. En réalité, le wagon France, toujours très critique vis à vis des États-Unis, attend la locomotive américaine pour être tiré par un rebond de croissance internationale, selon les cycles classiques.

Mais avec les modifications géographiques de l'économie moderne, il est possible que la locomotive américaine passe par d'autres "gares" et que le wagon France ait à attendre encore longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, décembre 5 2014

Edito - Et si Barack Obama nommait une femme à la tête des armées américaines ...

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Après une Obamamania excessive, Barack Obama subit l'opposé. Les apports de Barack Obama seront perçus en ... 2017. Très probablement, une majorité républicaine sera alors au pouvoir totalement donc y compris à la Maison Blanche. Les foyers internationaux de tensions seront abordés de façon très différente avec des escalades probables gravissimes. Obama a pacifié.

C'était nécessaire après le mandat de GW Bush.

C'était cohérent avec son tempérament, ses discours, sa structuration intellectuelle.

Dans plusieurs domaines, les avancées de la Présidence Obama seront jugées considérables.

Ce sera le cas notamment pour le nombre de femmes nommées à des responsabilités éminentes (FED, n°2 du département d’État...).

Aujourd'hui, le Président Américain va nommer le successeur de Chuck Hagel. S'il nommait une femme à la tête des armées, ce serait un symbole historique fantastique au moment où par exemple Kirsten Gillibrand mène un remarquable combat sur la réelle égalité des sexes dans les armées.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 17 2014

Edito - François Hollande ou la présidence triste

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Hier matin, en moins d'une heure, en zappant sur CNN International et sur Itélé, il était possible de comparer les styles de Barack Obama et de François Hollande. Ils s'exprimaient sur le même sujet répondant aux questions des journalistes sur le G20.

Les faits.

Barack Obama a une fiche qui lui indique les journalistes auxquels il doit donner la parole.

Une réponse terminée, Barack Obama cite le nom du prochain journaliste qui doit le questionner. Le journaliste se lève. Il pose sa question. Barack Obama répond avec précision. Si la réponse ne paraît pas assez détaillée, le journaliste relance. L'un d'entre eux relancera même 3 fois.

Face à certains questions trop manifestement piégeuses, Barack Obama blague. Des rires sont échangés montrant de part et d'autre que que personne n'est dupe.

Chez François Hollande, pas de fiche pour donner la parole aux journalistes. C'est au premier disant. Le journaliste ne se lève même pas. Il parle assis. François Hollande enquille les généralités : "la France respectera sa parole ... je décide en fonction de l'intérêt général ..." : bref, tout ce qui ne pourrait pas être dit a contrario.

Aucun journaliste ne relance même lorsque François Hollande s'engage dans les traditionnelles contradictions "je ne commenterai pas mais ..." et suit le commentaire qui ne devait pas ... venir !

Les ficelles des banalités sont grosses. Le ronron s'installe progressivement. Puis une sorte de torpeur généralisée.

Même plus de blague car elles étaient de mauvais goût.

La présidence triste est sous les yeux.

Tout devient morne plaine, sans relief.

Est-ce François Hollande qui installe cette présidence triste ou est-ce la place de la France qui amène François Hollande à cette expression triste ?

La réponse dans le temps méritera l'intérêt. Ce qui est sûr c'est qu'après François Hollande il est bon de prendre les baskets pour se bouger car celui ou celle qui n'a pas le moral au départ repart vite se coucher en fermant les volets.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 6 2014

Edito - La victoire simple du "moins d'impôts et moins de Gouvernement"

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Depuis juillet 2014, l'équipe de BEZIERS POLITIQUE a remarquablement identifié les marqueurs à surveiller.

Joni Ernst a été présentée depuis plusieurs semaines alors qu'elle est "découverte" par des médias français depuis ... 24 heures.

Il en est de même pour Mia Love comme pour tant d'autres nouveaux vainqueurs du 4 novembre.

La vague était facilement détectable parce que reposant sur un message simple : la volonté d'aller vers "moins d'impôts et moins de Gouvernement". Et le dispositif technique américain de la moyenne des sondages sécurise beaucoup les prévisions.

Les déficits publics, le plan de sauvetage des banques sans responsabilité des banquiers, la réforme de l'assurance-maladie, l'incapacité à maîtriser l'immigration de masse, des nuances perçues comme des fragilités à l'international ... : tout était mobilisé pour la sanction.

Une sanction qui a été rude mais pas aussi sévère que ce qu'elle pouvait être.

Et Barack Obama partait avec un taux d'approbation de confiance de 44 %. C'est dire l'équité d'appréciation d'analyses de journalistes français qui parlent d'un "président désavoué" ... que devraient-ils dire quand François Hollande plafonne à ... 18 % de confiance ?

C'est une vague d'élus très "populistes" qui accède aux responsabilités. Et le mot populiste n'a aucune connotation péjorative. Ils reprennent les revendications populaires, celles du peuple.

Sans inflexion dans la politique française et toutes circonstances comparables, il y a une volonté de revanche sur l'élite classique qui devrait faire réfléchir aussi en France quand Marine le Pen est à 30 % d'intentions de votes au 1er tour d'une présidentielle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, novembre 5 2014

Edito - Mid term : les innovations technologiques sont à ré-inventer

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A la différence des trois dernières campagnes électorales, celle de 2014 n'a pas été marquée par une innovation qui crée la surprise et mieux encore la différence.

En 2008, Barack Obama a innové dans le contenu avec un style de discours très atypique mais surtout avec la naissance des nouvelles technologies pour mobiliser et informer : Facebook, Twitter.

En 2010, c'était la mode du Tea Party. Il fallait faire du terrain et surtout être "citoyen". Pas d'innovation technologique marquante.

En 2012, Twitter s'installe comme support n°1 et Foursquare devient le réseau du militantisme de proximité.

En 2014, pas de fait marquant.

Les images ont pris le pouvoir sur l'écrit.

Les vidéos courte durée débutent mais souvent dans un cadre de qualité très modérée qui n'est pas la meilleure promotion pour le candidat.

Twitter a encore gagné du terrain tandis que Facebook stagne.

Le smartphone s'est affirmé comme l'outil n°1. Donc les formats doivent s'adapter à cette évolution.

La collecte des dons repose sur un matraquage de mails à saturation.

Tout s'est beaucoup égalisé.

Le bond des innovations est peut-être reporté sur 2016 ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, novembre 4 2014

Edito - Jour J : Barack Obama face à un raz de marée républicain

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Sous la présidence de Barack Obama, le taux de chômage est passé de 10,2 % à 5,9 %. Le déficit a chuté de 50 %. L'économie a ajouté 5,5 millions d'emplois en six ans, soit quatre fois plus que durant les deux mandats de George W. Bush à la présidence. Et le produit intérieur brut a bondi à un taux annualisé de 3,5 % au cours du dernier trimestre.

Voilà des données économiques qui auraient dû aider les candidats Démocrates dans leurs campagnes électorales. Et pourtant demain, Barack Obama va probablement subir une défaite cuisante avec un raz de marée républicain.

Pourquoi ?

1) Parce que les candidats Démocrates n'ont pas livré bataille sur le bilan Barack Obama. En début de campagne, ils ont constaté que les sondages étaient mauvais sur ce thème. Ils ont donc pris leurs distances. Une bataille non livrée ne peut pas être gagnée.

2) Parce que la sécurité intérieure et les questions internationales ont repris le dessus. Et que sur ces dossiers Barack Obama a été perçu comme indécis.

3) Plus globalement, parce que l'usure moderne frappe. Ce qui étonnait hier est devenu banal. Le "style Obama" s'est usé. Il aurait fallu se réinventer mais est-ce possible ?

Ce dernier volet montre, si besoin était, qu'avec l'exposition moderne, les mandats longs ont fait leur temps.

Et le "temps Obama" est en train de passer. Dommage.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 3 2014

Edito - J - 1 : Républicains / Démocrates : deux campagnes opposées

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Le choix entre les deux promesses de fond des deux partis a rarement été aussi clair.

Les candidats Démocrates disent aux électeurs : "soyez comme nous".

Les candidats Républicains disent aux électeurs "nous sommes comme vous".

Tout est résumé par ce choc des messages.

Les Démocrates demandent aux électeurs de faire des efforts de patience, de compréhension, de réalisme ...

Les Républicains sont les portes voix des électeurs : "le retour de Rambo" sur le plan international, la liberté de l'économie donc la relance de l'emploi, la fin d'un État fédéral lourd et complexe ...

C'est simple, un rien démago mais cela fonctionne de nouveau alors que cela n'avait pas été le cas en 2012.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 2 2014

Edito - J - 2 : défendre les "années Obama"

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Mardi soir, très probablement, Barack Obama enregistrera une défaite forte perdant la majoriuté au Sénat.

C'est une situation inquiétante, grave et regrettable.

Elle est inquiétante, parce qu'elle montre combien l'opinion moderne use vite. Combien elle exige des résultats immédiats. Combien elle sanctionne sur le champ.

Elle est grave, parce que le succès du Parti républicain va accélérer le lancement de la présidentielle 2016, paralyser les décisions de la première puissance au monde et ouvrir la pré-retraite de l'un des meilleurs leaders du début du 21ème siècle.

Les enjeux de la campagne digitale d'Obama from NewWorkLab

Ce dernier volet est le côté le plus regrettable. L'apport de Barack Obama est historiquement considérable. Il a apaisé l'image des États-Unis dans le monde. Il a replacé les États-Unis dans un logique de puissance exprimant un leadership à l'écart de la brutalité et des simplismes caricaturaux du texan qui l'avait précédé.

Campagne 2008 de Barack Obama : les 15 ruptures

Bref, il a cherché à donner des réponses complexes à un monde complexe et il y est parvenu très souvent notamment en matière économique avec un bilan remarquable par rapport à la situation de début de mandat.

Il y a parfois dans les démocraties modernes une aspiration à détruire ce qui a été adoré hier. Dans le cas de Barack Obama, c'est une évolution bien triste et négative.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, octobre 28 2014

Edito - J - 7 : totem ou épouvantail ?

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Les enjeux des élections intermédiaires sont simples : le parti présidentiel est-il un totem ou est-il devenu un épouvantail ?

Chaque élection intermédiaire est un referendum sur cette question.

Le rejet de Barack Obama a transformé les élections du 4 novembre en virulent sentiment anti-démocrate sortant.

Dès 2010, il y avait un sentiment anti-sortant qui prenait naissance.

Mais là, le sentiment est très différencié : il est d'abord anti-démocrate.

Des démocrates ont pensé éviter cette sanction anti-Obama en prenant leurs distances avec le bilan présidentiel. Ce sont probablement ceux qui vont subir les revers les plus sévères. Ils ne parviennent pas à convaincre les Républicains et déstabilisent leurs électeurs traditionnels. C'est la "double peine".

La défaite démocrate est acquise. L'épouvantail a battu le totem.

Tout réside désormais dans l'ampleur de la victoire républicaine.

Cette réalité montre que, dans le pays du bipartisme, l'opinion moderne a la mémoire brève puisque les fortes déceptions s'alternent sur des cycles de faible durée.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 27 2014

Edito - J - 8 : Etats-Unis : le pays où le réel importe moins que ce qu'on croit qu'il est

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Dans 9 jours, la première puissance mondiale et la première démocratie au monde va probablement connaître un scrutin historique en infligeant une défaite cinglante au parti présidentiel.

Fort de cette évidence qui s'annonce à grand pas et qui sera une immense débâcle électorale à l'issue d'une campagne dépourvue de scénarisation pour les démocrates, je profite de l'occasionner qui m'est offerte pour détailler les traits caractéristiques de cette belle démocratie.

Le 1er trait est que le réel importe moins que ce que l'on croit qu'il est.

Une campagne électorale c'est en permanence la bataille entre l'objectivement probable et le subjectivement certain.

Le candidat qui gagne la bataille du subjectivement certain gagne l'élection même si le réel objectif ne correspond pas à ce subjectivement certain.

Parce que ce subjectif est fort, la communication occupe une place décisive.

Aujourd'hui, le subjectivement certain, c'est qu'Obama est :

- un facteur d'amateurisme sur le plan intérieur,

- de fragilité sur le plan international.

En 2012, c'était le contraire. Obama était alors le 1er Président à être parvenu à concrétiser la réforme de la santé et celui qui a "neutralisé" Ben Laden. Il était alors subjectivement un vrai "Commandant en Chef".

Depuis l'Obamacare a eu des échecs au point de justifier le départ de Kathleen Sebelius.

Quant à l'international, Obama est allé jusqu'à annoncer qu'il "n'avait pas de stratégie".

Ces deux faits bien scénarisés par les Républicains ont accrédité l'image qu'Obama = Carter.

Et depuis l'installation de ce sentiment pourtant faux, c'est la grille de lecture qui met en ordre l'actualité.

Le réel prouve une fois de plus qu'il est battu par ce que l'on croit qu'il est.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 20 2014

Edito - La France et l'enseignement du ... Tea Party

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Le Parti Républicain est sur la route d'un succès historique le 4 novembre. Il devrait gagner près de 10 sièges dans le seul Sénat sans compter la collecte à la Chambre des Représentants.

Une progression de 10 sièges, c'est historique. Il faut remonter à 1958 pour trouver un parti présidentiel ayant perdu autant de sièges.

Certes, dans ce score, il y a les déçus d'Obama.

Mais il y a surtout une gestion très pragmatique du Tea Party. En 2012, le Parti républicain était déchiré de l'intérieur. Mitt Romney est fondamentalement un modéré. Pour ne pas s'exposer à une droite trop radicale, il s'est radicalisé mais très brutalement. Résultat : il a perdu et, pire encore, sans défendre ses vraies valeurs.

Nier les fondements du Tea Party, c'est faire la force du Tea Party. Il a donc fallu intégrer une partie des valeurs du Tea Party pour l'affaiblir.

Le socle du Tea Party, c'est la logique des "bons citoyens contre la méchante élite».

La dernière révolte populiste Américaine de ce type date du début des années 80 avec la victoire de Ronald Reagan. A cette date, une révolution intellectuelle se produit et installe de nouveaux schémas inconcevables quelques années plus tôt. C'est la victoire des "bons citoyens contre la méchante élite". Une élite intellectuelle à cette époque qui se serait excessivement éloignée des concepts fondateurs de la démocratie Américaine.

En quelques années, un instinct de liberté est favorisé basé sur une nouvelle alliance : l'initiative économique et la démocratie politique.

Le socialisme renvoie alors à une nostalgie d'un passé autoritaire et inefficace.

Ce populisme déclare retourner aux principes fondateurs de la démocratie Américaine :

- l’État doit être limité,

- L'économie doit être libre,

- Le système moral doit être solide et indépendant (Églises, Universités, médias …),

- le territoire doit être sûr grâce à un effort militaire qui détruit les menaces.

Cette approche a donné naissance à une révolution conservatrice qui a changé la donne pendant de nombreuses années. Le "new look conservateur" avait emporté sur son chemin le radical chic de la côte Est. La gauche Américaine était en état de faillite.

Le Parti Républicain est revenu aux "années Reagan".

A deux ou trois exceptions près lors de primaires, il n'y a plus eu de confrontations avec le Tea Party.

Le Parti Républicain pouvait être en ordre de bataille efficace.

En ordre de bataille en respectant des valeurs profondes durables qui lui permettent de rassembler largement.

Si l'opposition française ne tire pas les enseignements de cette leçon de la démocratie américaine, elle prend une très lourde responsabilité.

C'est en sélectionnant des thèmes, en les recyclant au bon sens du terme, qu'une formation de gouvernance évite le débordement qui fragilise l'ensemble des formations politiques.

La sécurité, l'identité, la morale, le respect du drapeau ... sont des thèmes qui ne peuvent plus être abandonnés en France dans des conditions qui sont une rampe de lancement redoutable pour d'autres approches.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, octobre 15 2014

Edito - L'âge de faire ou l'expérience utile : la vraie valeur ajoutée

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La cote de popularité de Mitt Romney ne cesse d'augmenter alors que celle de Barack Obama a baissé de façon de plus en plus inquiétante.

Pas un candidat républicain qui ne sollicite pas actuellement sa visite et son soutien lors des élections du 4 novembre.

Pourquoi dans un pays qui en politique use aussi vite est-il possible pour un ex-candidat d'être aussi populaire après deux échecs à une présidentielle ? Réponse : "parce qu'il a trouvé un nouvel espace de faire et ainsi attester d'une expérience utile".

Hier, sur Medium, Mitt Romney célébrait dans des termes émouvants l'initiative de son épouse en matière de santé : du concret, de l'utile.

Il est exact que, sur les dossiers du moment, il donne un éclairage, des propositions qui ne relèvent pas de la polémique.

Bref, il est positif. Il s'occupe des solutions.

C'est probablement cet état d'esprit qui fait actuellement le plus défaut en France : les solutions.

En pleine crise, notre pays s'enfonce dans les polémiques stériles, les agressions personnelles, les insultes ... Bref, tout ce qui ne règle rien.

A quand remonte la dernière solution exposée, cohérente, précise, applicable, donc utile ?

A très longtemps.

C'est probablement ce climat qui contribue aussi au malaise psychologique collectif actuel des Français. Qui peut garder la "pêche" dans une crise, s'il n'y a pas de solution claire, possible, motivante ? En l'absence de telles solutions, où est la valeur ajoutée ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 13 2014

Edito - Quand les engagements s'affichent !

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Une exposition sur Toronto m'a été signalée. Son thème est original : la mode vestimentaire et la politique. C'est une excellente idée que de collecter les moments où des personnes ont affiché leurs engagements : quand, comment, pour qui ... ?

Dans ce domaine, Halle_berry_obama_t-shirt la période qui a été pour moi la plus marquante fut 2008 avec les supports pro-Obama. Je n'ai jamais vu autant de démonstrations multiples de soutiens : vêtements, auto-collants ...

Il y avait une volonté très large de s'afficher pour de multiples raisons. Les uns voulaient s'associer au rêve du premier président métis. D'autres entendaient tourner la page des années Bush. L'engagement pro-Obama était alors au coin de toutes les rues.

En 2010, la mode "team sarah" a été assez populaire dans une moindre proportion mais la poussée du Tea Party a également correspondu à une réelle poussée. S'afficher "pro Sarah" (Palin) était fréquent.

En France, sur le plan vestimentaire, je n'ai pas connaissance de vagues vestimentaires analogues.

Pour évoquer des impacts visuels forts qui m'ont marqué, il s'agit de campagnes de 4m x 3m.

Des affiches avec la force du 4m x 3m ont eu des impacts considérables. A mes yeux, trois affiches ont eu un impact considérable.

Celle de Dufoix dans le Gard qui était d'un impact terrible : belle, énergique, évidente.

Celle du PS en 86 sur le thème "je veux récolter ce que j'ai semé". Affiche PS 1986

Et celle de Michel Noir en 1989 sur Lyon, reprenant une pose de Clint Eastwood mais changeant son image personnelle en une affiche particulièrement réussie. Elle dégageait une "force austère" incroyable.

L'affichage des engagements en France a beaucoup régressé.

Les politiciens ont tellement fait pour que la politique passe de mode : engagements non tenus, scandales à répétition, chute des défis collectifs positifs ...

Mettre la politique en crise, c'est peut-être bien le seul résultat que les politiciens aient obtenu ces dernières années.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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