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jeudi, septembre 25 2014

Edito - L'environnement sans défenseur en France ?

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Le fossé entre les discours officiels et la réalité des faits se creuse de façon inédite. Laurent Fabius se rend à New York dimanche pour marcher aux côtés d'Al Gore dans le cadre de la marche contre le réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique met en évidence la nécessaire lutte pour mieux protéger l'eau notamment exposée à la rareté dans des conditions sans précédent.

Et que fait le Gouvernement dans le même temps sur 2015 : il décide une ponction de 175 millions par an sur les Agences de l'Eau ! Les structures qui veillent à la cohérence des actions par grand bassin versant sur le plan national, qui participent aux financement des réseaux ... voient leurs moyens baisser de façon considérable.

C'est l'incohérence la plus totale.

Une incohérence dans le silence parce que les Verts en France, c'est d'abord la gauche de la gauche et pas des défenseurs de l'Environnement. La marque diffère du contenu réel du produit.

Une incohérence parce que les ponctions de l'Etat pour atteindre les économies nécessaires annoncées sont faites sur des organismes de terrain et pas sur les "fromages de la République" : supprimer le Conseil Economique et Social, diminuer le nombre des parlementaires ...

Agences de l'Eau, Chambres de Commerce ... : ce sont des organismes de terrain, de proximité qui vont être étranglés par des économies.

C'est un véritable démantèlement de la structure de services publics du pays.

Et ce démantèlement se passe dans le silence des politiques comme des journalistes puisque l'enjeu est le "costume de Nicolas Sarkozy pour son 1er meeting demain", la "formule assassine du conseiller de François Hollande qui ne cire plus ses pompes", le ... : décalage dramatique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, septembre 7 2014

Edito - Alibaba et la plus grosse levée au monde de l'histoire de la Bourse

0.A00200.764191.jpgLe géant chinois de la distribution en ligne Alibaba espère lever jusqu'à 24,3 milliards de dollars lors de son entrée à la Bourse de New York, ce qui en ferait la plus grosse opération de ce genre jamais réalisée dans le monde.

Selon une mise à jour de son projet d'introduction, publiée vendredi sur le site de la SEC, Alibaba prévoit d'introduire sur le New York Stock Exchange 320,1 millions de certificats de dépôt (ADS) au prix unitaire de 60 à 66 dollars.

En cas de forte demande, une option de surallocation permettra d'ajouter quelque 48 millions de titres supplémentaires dans les trente jours suivant les premiers pas du groupe sur le marché.

Cela devrait permettre de lever au minimum 19,2 milliards de dollars si le prix est fixé tout en bas de la fourchette prévue et l'option de surallocation n'est pas exercée. Au prix maximum de 66 dollars et en cas d'exercice intégral de l'option de surallocation, l'opération pourrait rapporter 24,3 milliards.

À titre de comparaison, c'est un autre groupe chinois, AGBank, qui détient jusqu'ici le record historique : son entrée en 2010 sur les Bourses de Hong-Kong et Shanghai avait permis de lever au total 22,117 milliards de dollars (19,233 milliards avant l'exercice de l'option de surallocation), selon des données du cabinet de recherche Dealogic.

En réalité, on assiste actuellement à une logique entièrement nouvelle sur les introductions en bourse comme sur le contenu des projets. La faiblesse de l'économie française met ce pays à l'écart dans des conditions qui vont s'avérer très pénalisantes dans les prochaines années.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - BNP Paribas : La France humiliée par les malfrats de Washington

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Obama a encore frappé : ses sbires demandent à la BNP de payer une amende de 10 milliards de dollars (environ 7,3 milliards d’euros), avec une menace de retrait de licence, soit la perte de 10% du chiffre d’affaires. Ah bon, la BNP a été condamnée, avec de vraies lois et après un procès équitable ? Non, chez les cow-boys, une nouvelle illustration de l'impérialisme coutumier de Washington, on condamne sans procès.

La BNP aurait violé pendant quatre ans l’embargo décrété contre Cuba, le Soudan et l’Iran. Quel tribunal a décidé de cet embargo contre ces États souverains ? Aucun : c’est encore Obama et ses sbires. Une zone de non-droit… Une association de malfaiteurs encravatés décident de ruiner des peuples, puis de ruiner une banque (française), ce sans loi, sans tribunal sans procès, et ça passe comme une lettre à la poste. Ça me sidère.

Là-bas, l’affaire est traitée, sous le contrôle direct du gouvernement, par David O’Neil, chef de la division criminelle du ministère de la justice, Benjamin Lawsky, le patron du département des Services financiers (DFS) de l’État de New York… et Cyrus Vance Eternal Junior, le procureur du district de Manhattan. Eh oui, on retrouve ce loser en chef, le big boss de l’enquête sur la pipe nationale de DSK, qui ferme les yeux sur un viol parce que la victime a des papiers irréguliers

Chez ces instruits, le jeu est simple : tu craches un max, sinon je t’inculpe. Du pur chantage. Sauf que rigolez-pas : si la BNP lâche 7 milliards d’euros, le contrecoup sera vite ressenti : ce sera ça de moins de financement sur le marché européen, un coup très rude à l’économie.

Bien sûr, la banque BNP se prépare à un procès du feu de Dieu. Elle va contester les décisions d’embargo contre l’Iran, le Soudan et l’Iran, contraires aux résolutions de l’ONU. Elle va dénoncer ces sanctions gouvernementales, prises sans référence au droit international et sans procès, selon cette méthode qui conduit les US à commettre les plus graves violations du droit, comme en envahissant l’Irak ou en procédant à des campagnes d’assassinats au Pakistan… Non, la BNP ne se défendra pas. Ces décérébrés vont payer sans même oser saisir un tribunal. Une soumission totale.

Du côté du gouvernement français, c’est la même incurie. Le p’tit naze de Montebourpif, qui fulmine devant l’Indien Mittal, se couche devant les US. Pourtant, Mittal n’a pas fait 7 milliards d’euros de dégâts… De la part de ce quart de portion, ça ne surprendra personne. Michel Sapin a lui discuté avec Benjamin Lawsky, non pour exiger le respect du droit – conduire un procès en fonction de règles conformes au droit international – mais pour implorer la clémence… Quelle honte. Un rat… mais c’était perdu d’avance, car le gouvernement est calé sur les délires de Washington pour ce qui concerne Cuba, le Soudan et l’Iran. Sapin s’est fait jeter, et il a contacté Eric Holder, le ministre de la justice US, qui a son tour l’a jeté, lui expliquant qu’aucune banque n’était « too big to jail », littéralement « trop grosse pour échapper à la prison ». Et Michel Sapin a fermé son sifflet.

Le seul qui a osé dire un mot est le syndicat CGT de la BNP Paribas… Allez, c’est pour rire, eux aussi sont dans le tropisme de l’oncle Sam. Non, le seul qui a émis une opinion critique, mais bien discrète, est Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France : « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, réglementations, aux niveaux européen et français. Il n’y a aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations unies ». Très bien de rappeler que l’ONU existe, car c’est l’ONU qui défend le droit international, alors que les US ne défendent que leurs intérêts égoïstes, ceux d’un petit État de 320 millions de personnes qui maquereauter 7 milliards d’êtres libres et égaux. Mais que pèse la déclaration de notre ami Christian ?

Donc, c’est la crise avec les US ? Mais non, rien du tout ! Mieux, pour remercier ces malfrats, on va signer un accord de coopération, le Traité transatlantique, qui va finir d’asservir nos économies.

Demain, nos « ministres » expliqueront que ceux qui ruinent la France sont les réfugiés syriens ou les Roms. Et il faudrait voter pour eux…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, avril 7 2014

Edito - Petrucciani, vingt ans, fait exploser New York

myphotobook1.jpgChères amies, chers amis, accrochez vos ceintures, vous voici embarqués pour le plus magnifique des voyages, celui qui remplace tous les autres. Nous sommes en 1982, à New York, au Village Vanguard, qui est à la fois la maternité niveau 3 du jazz et son nirvana. Michel Petrucciani, un p’tit gars de 20 ans, qui ne fait pas un mètre, va s’assoir devant son Steinway, et là, un autre monde commence.

Il joue en trio avec deux très grands musiciens, Palle Danielsson à la contrebasse et le génial Eliot Zigmund à la batterie, avec la visite du plus sympathique des bandits, le guitariste Jim Hall. Petrucciani… Déjà ce style inimitable, avec une virtuosité fruit d’années d’efforts, et cette unique attaque du clavier avec ses longs doigts… C’est Chopin,... et soudain une percussion.

Je n’ai rien à dire de la musique : il suffit d’écouter, d’écouter, d’écouter, d’écouter…

Juste un peu de chronologie, qui rend cet enregistrement bouleversant. En 1982, nous n’avons pas le Petrucciani adulé qu’il sera quelques années plus tard, mais le p’tit gars arrivé un an plus tôt d’Orange (Doux Vaucluse), et qui en quelques mois, s’est fait une place à New York. Un rêve.

J’ai fini les larmes aux yeux avec Our Tune (Notre mélodie) (35 : 00), une composition de Petrucciani. Le thème est posé par le superbe trio, et commence un incroyable feuilleton… On croit que tout a été dit, et ça repart de plus belle, d'épisode en épisode, avec un final éblouissant… mais ce n’est pas le final, car revoici le thème, comme neuf, mais chargé de toutes les improvisations… 18 minutes pour comprendre ce qu’est l’infini.

Deux ans plus tard (16 mars 1984), et avec les mêmes musiciens, Michel Petrucciani a enregistré un Live at the Village Vanguard, un CD master of the master, réédité en 2002 sur le label Blue Note. C’est un si beau cadeau que vous pouvez l’acheter par lot de dix, ou par lot de cent pour faire de parachutages. Mais pour ce Our Tune à pleurer, c’est ici que ça passe. Unique et fantastique.

PS : Dieu a merdé en nous retirant Petrucciani si jeune.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, avril 5 2014

Edito - Twitter et sa nouvelle fonctionnalité

1_Vine.jpgVine, le service de partage de vidéos du réseau social Twitter, a annoncé hier une nouvelle fonctionnalité permettant à ses utilisateurs d'envoyer des messages privés sous forme de texte ou de vidéos.

«Il y avait un désir et un besoin croissant de messagerie privée sur Vine», a commenté Jason Toff, un responsable du produit, dans un message sur le blogue officiel de Vine.

Il a précisé que ces messages pourraient même être adressés à un contact n'étant pas inscrit sur Vine.

Twitter avait racheté Vine, une startup basée à New York, en octobre 2012.

Les applications de messagerie sur téléphones intelligents suscitent un regain d'intérêt actuellement, illustré entre autre par le rachat de WhatsApp par le réseau social Facebook pour 19 milliards de dollars.

Le Rédacteur en chef BEZIERS POLITIQUE