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jeudi, décembre 18 2014

Edito - Fatima Allaoui ; "si la proposition de Philippot est sérieuse je l'étudierai"

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A la décharge de NKM, il faut bien reconnaître que "l'aventure extrême" de Fatima Allaoui est à la fois récente et restée discrète. C'est un désaccord avec l'UMP au sujet des cantonales qui a poussé la conseillère régionale à en claquer la porte. Alors que le parti refusait de l'investir, elle a rejoint le Siel et s'est tournée vers le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par le FN, pour obtenir son appui, qu'il lui a refusé.

Au journal "Libération", Fatima Allaoui avait invoqué "une crise d'adolescence politique", affirmant avoir demandé ces soutiens "par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue". Si elle assume soutenir "localement la plupart des initiatives" de Robert Ménard, une plongée dans les archives montre en effet que son tropisme d'extrême-droite est très local.

Il y a sept mois encore, elle félicitait ainsi sur Twitter "@GeoffroyDidier qui vient de ridiculiser M Lepen sur les élections européennes. Ça fait plaisir":-). Le 6 mai 2013, elle rapportait par ailleurs s'être fait "agresser physiquement par une militante FN" en marge d'un meeting de Jean-François Copé (dans un tweet supprimé depuis mais rapporté par Midi Libre). Pas vraiment le profil d'une fervente aficionado des Le Pen. Alors, conversion tardive ou égarement ?

Fatima Allaoui n'est pas à une contradiction près. La Biterroise a la mémoire courte. Elle apparaît sur une photo où, aux temps des dernières municipales à Béziers, on la voit manifester le 27 mars 2014 derrière une banderole anti-FN. Elle affirme avoir été exclue du secrétariat national de l’UMP mais pas du parti. Néanmoins, elle ne devrait pas poursuivre l’aventure avec la formation politique dirigée par Nicolas Sarkozy. « Il va de soi que c’est moi qui quitte mes fonctions à l’UMP et notamment au niveau du groupe régional et au niveau du bureau politique », a-t-elle déclaré. « Je ne renouvellerai pas mon adhésion à l’UMP », a-t-elle encore fait savoir.

Mais, le Front national qui a flairé la nouvelle prise de guerre, lui a proposé, par la voix de son vice-président,Florian Phillippot de venir grossir les rangs. Et, surprise, la jeune femme entend très sérieusement étudier la proposition. "Franchement, j'ai apprécié la déclaration de Florian Philippot, c'est la seule parole gentille que j'ai pu entendre. Si sa proposition est sérieuse, je l'étudierai", a-t-elle expliqué sur i-télé. En clair, elle n'exclut pas un nouveau retournement de veste.

NB : Ses convictions très élastiques et ses "idées" à ressort vont lui permettre de se trouver une place très facilement dans ce parti d'extrême-droite qui prend tout et n'importe quoi de ce qui se présente !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 16 2014

Edito - Florian Philippot invite Fatima Allaoui à rejoindre le Front national

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Nommée secrétaire nationale de l'UMP à la formation professionnelle vendredi 12 décembre, Fatima Allaoui a finalement été démise de ses toutes nouvelles fonctions lundi 15 décembre, en raison de son récent passé avec l'extrême droite. Et Florian Philippot, numéro 2 du FN, n'a pas loupé l'occasion... À l'en croire, Fatima Allaoui serait donc naturellement plus proche de l'univers Front national que de l'UMP.

Il y a quelques semaines, Fatima Allaoui a adhéré au Siel, un mouvement proche du Rassemblement bleu marine et du FN. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait personnellement poussé sa candidature auprès de Nicolas Sarkozy, a donc dû annoncer qu'elle était remerciée, affirmant n'avoir pas eu connaissance de ses liens avec l'extrême droite.

La jeune femme de 37 ans aurait très mal pris le refus de l'UMP de l’investir aux élections départementales dans un canton où elle aurait pu être élue, en raison du cumul des mandats puisqu’elle est déjà conseillère régionale. Elle aurait alors rejoint le SIEL et se serait tournée alors vers le maire de Béziers, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national pour obtenir l’investiture de son mouvement politique local « Choisir Béziers ». Mais l'ancien président de Reporters sans frontières ne veut rien savoir, « lui rappelant qu’elle avait participé à une réunion contre lui intitulée Les loups sont entrés dans Béziers », rapporte « Libération ».

Fatima Allaoui aurait donc « demandé leur soutien » aux formations politiques d’extrême droite « par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue ». « Localement, je soutiens la plupart des initiatives de Robert Ménard, que ce soit le couvre-feu pour les mineurs ou l’installation d’une crèche dans les locaux de l’hôtel de ville », affirme-t-elle à « Libération », tout en expliquant avoir fait « une sorte de crise d'adolescence ».

L'eurodéputé semble donc très bien renseigné sur cette éventuelle recrue que pourrait représenter Fatima Allaoui. Si elle devait accepter la proposition, cette dernière ajouterait un trajet de plus à ses allers-retours entre le principal parti d'opposition et le parti d'extrême droite. Elle n'est d'ailleurs pas la seule militante de la rue de Vaugirard à se laisser séduire par le FN. Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de GayLib, vient de rejoindre le Rassemblement bleu marine, où il sera chargé du collectif culture.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juillet 25 2014

Edito - A Droite, voyez comme ils s'aiment...

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Pour invectiver Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet use d'un vocabulaire fleuri. « Il m'est arrivé de l'appeler et de lui témoigner mon mépris », assure-t-elle. Quand on lui demande par quels mots elle apostrophe son collègue député, NKM lâche : « Je lui dis "t'es une merde"»... Pourquoi tant de haine, alors qu'elle dénonce les « querelles d'ego » ? ''

« A Paris, il a tout fait pour me faire perdre »'', assure la députée. elle se réjouirait de voir une femme présider l'UMP, répondant à Bruno Le Maire, lui-même candidat au poste, qui estimait dans l'hebdomadaire qu'«à la tête de l'UMP, il faut quelqu'un qui a des couilles ». Sa réplique est ouvertement féministe : ''« Je suis très étonnée de l'utilisation du mot "couilles" dans le discours politique. Il n'est pas prouvé que cette partie de l'anatomie soit le siège du courage. Beaucoup de femmes sont là pour en témoigner »''.

Source : Le Parisien 24/07/2014

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mars 11 2014

Edito - Les Français et les personnalités féminines de droite

nkm-ump_330.jpgBernadette Chirac et Christine Lagarde arrivent respectivement en tête du double palmarès, réalisé par l’Ifop pour Valeurs Actuelles, des personnalités féminines de droite qui, d’une part, incarnent le plus les valeurs et les idées de droite, et qui, d’autre part, disposent de la meilleure capacité à diriger le pays.

Sur le terrain des valeurs et des idées, 37 % des Français soumis à une liste de treize femmes de droite, et devant en sélectionner trois, désignent la conseillère générale de Corrèze et ex Première dame, juste devant Christine Lagarde (désignée par 36% des Français), elle-même suivie par Nathalie Kosciusko-Morizet et Marine Le Pen, qui arrivent à égalité avec 35% des votes.

Lorsqu’il s’agit de désigner la femme de droite qui serait la plus en mesure de diriger la France, c’est Christine Lagarde qui est désignée, selon les mêmes modalités, par une nette majorité de Français (58%). La directrice du FMI, qui bénéficie de sa stature de femme d’État, est d’ailleurs la seule à obtenir la majorité des votes. Elle est suivie, plus de 10 points derrière, par NKM (47%), actuellement très médiatisée en raison de sa campagne à Paris, et Michèle Alliot-Marie (46%), qui semble tirer ici le bénéfice de son image d’ancien chef de parti. La présidente du FN n’arrive, quant à elle, que plus loin derrière, avec 37% des votes.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 28 2014

Edito - Madame le ou la maire ? La parité toujours à la traîne

8a3741fa5dfc2b78625533ddafec07d4.jpgLa parité est toujours à la traîne dans les communes de France : plus de 86% des maires sont des hommes, alors que les conseils municipaux ne cessent de se féminiser.

Au soir du scrutin du 30 mars, une nouvelle page de l’histoire des femmes en politique s’écrira avec la probable élection de la première maire de Paris.

Avec Anne Hidalgo (PS) ou Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), Paris viendra rejoindre le club encore restreint des capitales dirigées par des femmes (Hanna Beata Gronkiewicz-Walt à Varsovie, Ana Botella à Madrid, Yordanka Fandakova à Sofia, Halyna Hereha à Kiev ou Ana Olivera à Montevideo).

14 % de femmes maires - Mais dans les exécutifs locaux, les chiffres sont implacables quand à « la force de la domination masculine ». Aujourd’hui, la France compte 5.104 femmes maires, moins de 14% du total des maires de ses 36.769 communes.

Le taux de femmes maires est plus important dans les petites communes, celles de moins de 3.500 habitants (14,3% avec 4.829 femmes). Il atteint 11,3% dans les communes de 30.000 à moins de 100.000 habitants (24 femmes maires) et 13,5% dans les villes de 100.000 habitants et plus avec cinq femmes (Hélène Mandroux (PS) à Montpellier, Martine Aubry (PS) à Lille, Adeline Hazan (PS) à Reims, Maryse Joissins (UMP) à Aix-en-Provence..), selon le ministère de l’Intérieur.

Pourtant, une large majorité de Français (70%) souhaitent davantage de femmes maires et 54% veulent que leur propre commune soit administrée par une femme, selon un sondage Ifop pour Femme actuelle.

Effet positif des lois contraignantes - Dans les conseils municipaux, la parité progresse. Le mouvement a été lancé par la réforme constitutionnelle de 1999 et par les lois de parité, à commencer par celle de 2000 qui avait imposé le même nombre de femmes et d’homme sur les listes et une alternance par tranche de six (trois hommes et trois femmes en ordre libre). Il faudra attendre la loi du 31 janvier 2007 pour que chaque liste doive respecter une stricte alternance entre femme et homme dans les communes de plus de 3.500 habitants.

Désormais, la parité est quasiment atteinte dans les conseils municipaux de ces communes (48,5% de femmes) observe le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes dans son « Guide de la parité ».

Le mouvement va s’accentuer - Le mouvement va s’accentuer lors des prochaines municipales. La loi du 17 mai 2013 a étendu la règle de stricte alternance aux communes de 1.000 habitants et plus, ce qui permettra l’élection de 16.000 conseillères municipales supplémentaires.

Au plan de la répartition du travail exécutif dans les conseils municipaux, « le constat est donc sans appel ». Selon son étude, en dehors du sport, la plupart des attributions les plus élevées dans la hiérarchie municipale sont confiées à des hommes et à l’inverse les moins convoitées aux femmes, à l’exception des adjoints aux affaires sociales, massivement des femmes.

Le projet de loi sur l’égalité femmes-hommes actuellement en examen au Parlement introduit « le principe de parité entre la tête de l’exécutif local (mairie, conseil général ou régional) et son premier adjoint ou premier vice-président », se félicite la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Mais la loi ne sera pas encore promulguée en mars et une fois applicable, il restera à voir si les femmes ne demeureront pas cantonnées à la fonction de numéro 2.

Les états-majors des grands partis sont discrets sur le nombre de femmes têtes de liste et ayant une chance d’être élues et ils reconnaissent « que ce n’est pas terrible ». Europe Ecologie-Les Verts annonce « 1/3 de têtes de liste féminines sur 70 listes autonomes dans les villes de plus de 30.000 habitants » avec peu de maires possibles sinon Hélène Flautre à Arras et Mireille Ferri à Bagnolet. Le Front National avance le chiffre de « 20 à 25% », avec une ou deux femmes pouvant devenir maire.

Certes, nous savons que les choses vont très lentement. Nous avons 2.000 ans de machisme derrière nous et ça ne fait que 50 ans que les femmes se battent ! La France fêtera le 21 avril 2014 le 70e anniversaire du droit de vote et d’éligibilité des femmes.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE