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samedi, décembre 27 2014

Edito - Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ?

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Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ? L’Institut Odoxa a posé quatre questions, dans un sondage exclusif pour le Parisien-Aujourd’hui en France et ITélé : quel est l’événement politique le plus important de 2014, la révélation politique de l’année, et la personnalité la plus scandaleuse ? Enfin nous avons demandé, sur un registre plus léger, avec quel(le) homme ou femme politique les Français aimeraient passer le réveillon du 31 décembre.

L'événement politique de l'année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

C’est d’abord, sans conteste, « le score canon de 25 % réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits », relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C'est l'événement marquant de l'année pour 51 % des Français. « Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45 %) et encore plus par ceux de droite (57 %) ». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31 % des personnes interrogées)...

Le retour de Nicolas Sarkozy et la victoire de la droite aux élections municipales arrivent ex-aequo en 3e position : 24%. Le remaniement ministériel avec le départ d'Arnaud Montebourg est en 4e position (19%).Valérie Trierweiler et la sortie de son livre « Merci pour ce moment » se retrouvent en bas du classement (10 %). « Une nouvelle preuve que les Français font la différence entre événement médiatique et événement politique », souligne l'institut de sondages. L'affaire Jouyet-Fillon n'a, elle, marqué que 3 % des Français.

Fait notable, le mouvement d’extrême droite apparaît en haut de classement dans trois des quatre catégories du sondage. Marion Maréchal-Le Pen est seconde chez les « révélations de l’année », tandis que sa tante Marine apparaît au deuxième rang des politiques avec qui réveillonner.

Emmanuel Macron, révélation politique de l'année

C’est un homme arrivant avec des recettes nouvelles, et un brin iconoclastes à gauche, Emmanuel Macron, qui est élu haut la main « révélation de l’année ». Le ministre de l’économie est cité par 47 % des Français, loin devant la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen (32 %). La jeune députée FN est néanmoins la favorite des sympathisants de droite (47 %, devant Emmanuel Macron à 39 %), relève l'institut, « une place qu'elle doit aux sympathisants FN. Les trois quarts la citent et ils représentent un tiers des sympathisants de droite ». Elle devance Bruno Le Maire (30 %), candidat à la présidence de l'UMP.

Le plus scandaleux : Thomas Thévenoud

Dans la catégorie scandale de l’année, Thomas Thévenoud, le secrétaire d’État PS qui oubliait de payer ses impôts pour cause de « phobie administrative », arrive en tête (40 %). Il devance de peu la « scandaleuse » Valérie Trierweiler (39 %), qui a très négativement marqué les sympathisants de gauche (ces derniers classent d’ailleurs l’ex-compagne de François Hollande première, avec 54 % de citations). Elle est suivie de près par Thierry Lepaon (37 %), pour les révélations sur ses frais et indemnités payés par la CGT. Jérôme Lavrilleux et l'affaire Bygmalion arrivent en 4e position de ce classement (19 %).

Sarkozy et Le Pen, personnalités préférées pour passer le Réveillon

Avec qui les Français souhaiteraient finir l’année ? Le plus cité est Nicolas Sarkozy avec 19 % de citations. Ce sont Marine Le Pen et Rama Yade qui arrivent en deuxième position : la patronne du FN parce qu’elle génère certes très peu « d’envie » chez les Français en général mais que 8 sympathisants FN sur 10 rêvent de passer un Réveillon avec elle ; la centriste Rama Yade parce qu’elle est globalement appréciée par toutes les catégories de Français, souligne Odoxa. Loin derrière, François Hollande (9 %). Au pied du classement, Nadine Morano : ils ne sont que 2 % à dire qu'ils aimeraient passer le Nouvel An avec elle.

Source : Sondage du Parisien ce 27/12/2014

jeudi, avril 24 2014

Edito - Elections européennes : l'UMP en ordre dispersé

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A cinq semaines du scrutin européen, l'UMP serait enfin parvenue à un accord sur sa ligne... Mais l'encre n'est pas encore séchée que le vernis commence déjà à craquer. Rachida Dati : L'accord "exprime un plus petit dénominateur commun, il est fait pour ne fâcher personne", regrette ainsi l'eurodéputée sortante, n°2 sur la liste en Ile-de-France. Il faut dire que derrière ce "dénominateur commun", les divisions sont fortes.

L'orientation pro-européenne de l'UMP, portée par Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, est en effet très contestée en interne par Laurent Wauquier, Henri Guaino, XavierBertrand...

Premier à faire entendre sa différence, Laurent Wauquiez est partisan du retour à une "Europe des six" et convaincu que la France doit se retirer de Schengen pour retrouver la maîtrise de ses flux migratoires.

Un discours protectionniste, proche de celui du FN, qualifié de "ridicule" par Alain Juppé et d'"irresponsable" par le patron de l'UMP. Les recadrages de ces derniers jours n'y auront rien changé : Laurent Wauquiez n'a pas signé le texte.

Il y a ensuite Henri Guaino, qui y est aussi allé de son coup d'éclat début avril. Le député des Yvelines, connu pour son euroscepticisme, a prévenu qu'il ne votera pas pour Alain Lamassoure, tête de liste UMP en Ile-de-France. L'homme incarne "une ligne qui est à l'opposé de l'intérêt de mon pays", a-t-il expliqué sur LCP.

François Baroin demande l'intervention de Nicolas Sarkozy

Et puis il y a les autres, comme Xavier Bertrand, l'un des rares à militer pour une réduction de l'importance de l'axe franco-allemand. Une pique envers la politique européenne de Nicolas Sarkozy, qui a franchement remonté Nadine Morano, candidate européenne. La liste s'allonge encore si l'on ajoute François Baroin qui, lui, demande à ce que l'ancien président intervienne dans le débat. "Je souhaiterais entendre sa voix, avant les élections européennes, à la lumière du débat qui est en train de s'installer dans notre famille politique", a-t-il déclaré sur RTL dimanche. Résultat : une nouvelle guerre intestine entre les pour et les contre.

L'UMP n'a que quatre semaines pour donner de la force à sa ligne européenne. Et réussir son objectif : infliger "un second désaveu" à François Hollande après celui des municipales. Voilà peut-être le seul sujet qui met tout le monde d'accord.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 19 2014

Edito - Municipales 2014 : scrutin local mais test électoral national

municipales_2014.jpgLes Français retournent aux urnes pour la première fois depuis 2012 et la gauche a beaucoup à perdre. Sortie victorieuse des municipales de 2008 et archidominante dans les villes de plus de 100.000 habitants – elle en dirige les deux tiers –, la majorité risque d’être confrontée à une démobilisation de son électorat. Selon un sondage Ifop pour «Le Journal du dimanche», les sympathisants de gauche (41?%) sont davantage tentés par l’abstention que ceux de droite (29?%). C’est sur ce différentiel, ainsi que sur l’éventuel désir de sanctionner le gouvernement – 25?% des sondés – que se jouera l’avenir de la trentaine de villes de plus de 30.000 habitants jugées gagnables par la droite. Pour autant, l’UMP ne se hasarde plus à pronostiquer «une vague bleue». Parce qu’elle a peu de chances de conquérir une très grande ville?: la droite n’en a pas fini avec ses divisions à Paris et l’espoir est ténu à Toulouse. La crainte du principal parti d’opposition réside aussi dans la surmobilisation des électeurs du Front national – 78?% sont sûrs d’aller voter, selon l’Ifop – qui pourrait jouer au détriment de la droite républicaine là où le FN décidera de se maintenir en triangulaire au second tour.

Alors, il va y avoir du dégât électoral, car on va voter en 2014, pour les municipales en mars, et pour les européennes en mai.

Le premier chiffre à étudier sera celui de la participation, sans doute présentable pour les municipales, mais bien en danger pour les européennes. On verra ce que donnent, en bout de cours, les appels lancinants aux valeurs de la République des crétins d'eau douce...

Pour les municipales, le PS et l’UMP devraient limiter la casse. La seule grande ville qui peut bouger est Marseille. Les difficultés du gouvernement et la faible participation feront perdre des villes au PS, et il y aura des surprises. A Bordeaux, Juppé peut être élu au premier tour, et ensuite récupérer la communauté urbaine.

C’est pour les européennes qu’il y a craindre, mais après tout, ce sera la réponse de la société française... Aussi, il faudra entendre ce vote, alors que la manœuvre sera d’aussitôt de le disqualifier.

Copie-2-de-DSC-0049-165644_L.jpgTout va ressortir, et on voit très bien où l’on va : une abstention record, et le FN premier parti de France. On pourra remercier tous les crétins du système, à commencer par ceux qui critiquent de manière permanente l’Europe, alors que la Commission ne fait que mettre en œuvre les décision politiques prises en commun par le gouvernement.

Dans le processus du discrédit, va jouer à fond la manière débile dont sont faites les listes de candidats, avec comme critère central de donner de bonnes places à ceux qu’on a pas pu recaser ailleurs. Pour les plus flagrants, Nadin Morano pour l’UMP et Vincent Peillon pour le PS. Le mec est ministre, et il se récupère une place au chaud, histoire de ne pas avoir à travailler quand il quittera le gouvernement. On vote pour ça ?

L’UMP a une très grande responsabilité dans ce bazar annoncé. Le Parti est divisé, illisible, en un mot minable. Nicolas Sarkozy attend la chute, et un mauvais score aux européennes l’arrange, pour lui permettre de la jouer genre la patrie est en danger, alors je reviens. Alain Juppé est un homme de Droite compétent, et de belles victoires à Bordeaux vont le conforter, mais peut-il s’imposer ensuite face à Nicolas Sarkozy ?

François Hollande fera semblant de pleurer sur la victoire du FN, mais ce sera de belles larmes de crocodile, car il mise tout sur un FN passant devant une UMP divisée, pour se faire réélire à la présidentielle dans un 2° tour Hollande/Le Pen. Il sait que devant une UMP ressoudée derrière un leader, il serait cuit. Alors, comment exciter les thématiques FN sans en avoir l’air… On peut compter sur Monsieur petites blagues.

Et on nous demande de les respecter ? Non, ici, on respectera la loi et le droit, c’est bien mieux, et on se débrouillera sans le gouvernement. De toute façon, connaissez-vous une seule personne en France qui compte sur une politique gouvernementale pour arranger son sort ? Allez, chères amies, chers amis, comptons sur nous. Solidarité par tous les réseaux, et vive la vie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE