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mercredi, février 4 2015

Edito - Barack Obama, Syriza : enfin les questions sur le sens de la dette

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Selon des expressions différentes, la question du sens de la dette commence enfin à être posée. Jusqu'où est-il possible de pousser à l'exécution absolue d'un actif qui place le débiteur dans une situation impossible ? Dimanche dernier, Obama a posé la question avec une réelle honnêteté.

C'est une question de fond.

Il y a une conception punitive de l'endettement : conduire l'endetté à l'épuisement total.

Cette conception occulte la responsabilité du créancier.

Dans les dettes publiques, la responsabilité des créanciers est considérable et tout particulièrement dans le dossier de la Grèce avec le dispositif de titrisation qui a consisté à volontairement masquer la réalité globale de l'endettement.

Pourquoi les contribuables de ce pays seraient-ils tenus pour responsables d'un maquillage comptable qui n'a pas été de leur fait ? Pourquoi seraient-ils responsables alors même que les auteurs de ces mécanismes sont ... irresponsables ?

A quel moment faut-il accorder une faculté de rebond et si oui sur quelles bases ? La proposition de Syriza "avec une clause de retour à bonne fortune" n'est pas dépourvue d'intérêt, loin s'en faut. C'est même probablement un dispositif intelligent et constructif.

C'est d'ailleurs cette logique qui m'avait conduit à défendre sur ce blog pendant les municipales l'annulation partielle ou totale de dettes pour des sans logis ou des exclus de bonne foi. La part de la dette ramenée aux ressources disponibles ne peut plus être honorée. Pourquoi s'acharner en condamnant toute faculté de rebond ?

La conception absolutiste du remboursement d'une dette est un "pousse au crime" non seulement destructeur mais aussi non rentable à terme. C'est d'ailleurs ce constat de "bon sens" qui a conduit à de si fréquentes annulations de dettes par le passé.

C'est ce volet qui devrait aujourd'hui conduire à poser avec lucidité l'ensemble des questions de dettes contractées dans les années de crise dont les dettes toxiques des collectivités publiques. Il y a un temps où glisser les problèmes sous un tapis produit à terme davantage d'effets négatifs que l'examen lucide une fois pour toutes.

C'est l'utilité positive du dossier de la Grèce actuellement.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, octobre 12 2014

Edito - Mélanie Joly : changer les règles du jeu !

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La France connaît actuellement plusieurs bombes prêtes à exploser. Il en est une qui est redoutable : les suites des élections de mars 2014. 200 jours plus tard, en quoi les Communes ayant été soutenu par le FN sont-elles gérées sur des bases différentes des ex - Communes UMP ?

Tout se passe comme si le système s'imposait et imposait une seule et même politique. Ce qui est faux. Seule l'absence de volonté des nouveaux élus conduit à un conservatisme qui trouble l'opinion.

Prenons l'exemple de Béziers qui devait être la capitale de "l'autre droite". Mais elle est où "l'autre droite" dans le fond des dossiers ? Impossible à être identifiée.

Quand on arrive à ce niveau d'immobilisme alors même que tout va mal, c'est le système qui est en cause. Il faut retrouver des bases systémiques plus saines.

C'est le sens du livre de Mélanie Joly à Montréal : changer les règles du jeu politique !

Dans de nombreuses démocraties, le système politique est aujourd'hui dépassé donc discrédité.

Tant que les partis de gouvernement ne changeront pas leurs méthodes, leurs projets, ils laisseront une autoroute à des partis extrémistes. Parce que ces partis incarnent alors le vrai changement.

La vraie bombe des municipales de mars 2014 en France n'est pas dans les risques d'échecs d'expérimentations multiples mais dans l'absence de la moindre expérimentation accréditant l'idée qu'UMP = PS.

C'est aujourd'hui le cas à Béziers. Robert Ménard veut jumeler Béziers avec Maaloula en Syrie. "Je suis différent des autres maires, qui font des jumelages pour avoir des voyages faciles" affirme Robert Ménard, élu maire de Béziers avec les voix du FN.

Il est temps en effet de changer les règles du jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, octobre 2 2014

Edito - Mars 2014 : des élections pour rien ?

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Dans de très nombreuses localités, germe actuellement une question simple : à quoi ont servi les élections de mars 2014 ?

Pourquoi cette question nait-elle ? Parce que tout semble figé même si des équipes municipales ont changé.

A quoi tient ce phénomène ?

1) Aux situations financières d'abord : d'ordinaire, le plus facile pour montrer le changement c'est de faire ce qui n'avait pas été fait. C'est donc de dépenser et comme les caisses sont généralement vides, les décisions d'économies sont repoussées. Elles arriveront en novembre et décembre avec les derniers arbitrages sur le budget 2015.

2) A la paralysie dans l'organisation de votes populaires : s'il y a un point de méthode sur lequel Nicolas Sarkozy a raison, c'est le constat que le déblocage passe par des referendums. L'opinion est en avance sur la classe politique. Donc il faut donner la parole à l'opinion pour des avancées réelles. La classe politique donne le sentiment de se méfier de l'opinion. C'est quand même incroyable que la seule économie faite soit celle des consultations populaires. Le pays qui dépense plus vite que son ombre est économe dans un seul domaine : les votes populaires entre deux élections générales !

3) Aux tendances durables de l'opinion : contrairement à bon nombre des appréciations, l'opinion est très constante dans la durée. Une opinion très mobile comme les États-Unis a des tendances durables telles que dès 1995 Axelrod pouvait poser dans un article les jalons des tendances qui allaient faire le succès de Barack Obama en ... 2008. Et ce avec une précision étonnante.

Il en est de même en France. L'opinion parle de changement mais elle en a peur comme si elle avait peur d'avoir raison au fond d'elle-même sur l'ampleur incontournable des modifications à opérer. Donc autant les ... repousser.

C'est probablement le principal risque de l'actuel statu quo : le temps perdu pour les actions nécessaires.

Ce temps perdu va imposer des mesures encore plus fortes et brutales. Repousser n'est pas gagner mais juste reporter un traitement qui deviendra encore plus sec.

le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 24 2014

Edito - UMP : un bien curieux débat sur les primaires

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Les primaires ne sont pas dans la culture politique française. Bien davantage, elles sont à l'opposé des traditions. C'est pourquoi, ceux qui les proposent sont pour un changement radical.

Pour qu'une primaire se déroule dans de bonnes conditions, cela suppose que l'administration d'un parti politique soit totalement détachée des intérêts de l'un des candidats potentiels à une élection. Le parti est "neutralisé". Il devient une logistique ayant vocation à organiser la primaire dans la neutralité. Ce n'est pas la conception française des partis politiques qui sont un cadre d'organisation dédié à la carrière de son Président.

La primaire suppose également que les militants d'un parti acceptent le débat interne. En France, là encore ce n'est pas la culture. Quand des divergences existent au sein du PS, il est question de "frondeurs", de "dissidents". A droite, quand Alain Juppé exprime une position différente de celles de Nicolas Sarkozy, il est question de "guerre" ... Des termes qui montrent qu'ici la culture d'un parti politique c'est qui adhère respecte une discipline de pensée comme d'expression.

La primaire suppose de différencier les moyens des candidats des moyens d'un parti. C'est la seule condition pour qu'il y ait une égalité de départ entre les candidats. Le cadre légal français ne le permet pas puisque les réels financements publics sont voués aux grands partis dotés de la représentation parlementaire.

La primaire suppose que les médias portent une culture de la diversité pour mettre à égalité les candidats. En 2008, Hillary Clinton n'était plus l'ex First Lady mais une candidate comme les autres, parmi les autres, traitée comme les autres. C'est la force des primaires que même le candidat doté d'un parcours de haut niveau revienne à la ... base. C'est l'opposé de la culture médiaticopolitique française. Il suffit de constater les modalités de couverture du retour de Nicolas Sarkozy.

Le PS en 2012 a-t-il bousculé cette culture en organisant des primaires ? Non. En 2012, le PS a été décapité en quelques jours de son présidentiable, DSK, dans des conditions totalement inattendues. Ponctuellement, les primaires ont été alors le moyen d'arbitrer un second choix qui n'était pas arbitrable par d'autres modalités apaisées.

La preuve, lors des municipales de mars 2014, dans combien de grandes villes le PS a-t-il organisé des primaires pour désigner ses candidats ? Très peu de villes et dans des conditions très problématiques à l'exemple du clash de Marseille. A Marseille, les primaires ont fait sombrer le ... PS alors que l'absence de primaire à droite assurait la bonne organisation.

Il en est de même à droite en mars 2014. Paris et Lyon ont été des "mauvais exemples" avec des contestations très graves. A Béziers, Annie Schmitt a préféré lâcher Raymond Couderc pour rejoindre Robert Ménard et le PS local a plié ses primaires en 48 heures dans l'indifférence totale et les participants aux primaires n'ont connu aucun bonus bien au contraire. La désertion centre-ville a très fortement favorisé le vote FN .

Les primaires n'auront pas lieu pour 2017. Il s'agit seulement de les enterrer en douceur en attendant que les "mouches changent d'âne" et que les médias passent à d'autres sujets.

Cette réalité des faits montre l'immensité des blocages français et la quasi-incapacité à vivre autrement certaines activités.

Le système dysfonctionne mais le système est tellement impactant qu'il ne change pas véritablement.

Comment la politique pourrait-elle appliquer à autrui un changement qu'elle ne s'applique pas à elle-même ?

C'est une des raisons pour lesquelles je reste persuadé que, bien tristement, ce pays terminera sous une forme de redressement international qui seul constituera l'électrochoc pour le changement comme ce fut le cas début 1958 pour le début de la fin de la IVème République.

A titre personnel et de longue date, j'ai défendu le mécanisme des primaires. Mais il y a un moment où il faut reconnaître la réalité des faits et constater qu'il n'est pas adapté aux coutumes qui structurent l'opinion donc les engagements.

PS : Il Il est souvent moins cher de louer un taudis dans le centre, qu'un HLM. De quoi maintenir d'incroyables poches de pauvreté en pleine ville. Les villes du Sud qui ont réélu leur maire au premier tour, ou qui ont été placé en très bonne posture avant le second, sont celles qui se sont lancées, depuis des années, dans une rénovation énergique du centre de leur cité. Pour Raymond Couderc, le cœur de ville était mort de fort longtemps ; Bien mal lui en a pris...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, août 13 2014

Edito - Sonder c'est tromper mais sonder quand même...

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Lors des dernières élections municipales, les sondages ont battu des records d'erreurs toutes géographies confondues. Lors des élections européennes de mai 2014, la première et nette place du FN a longtemps été éclipsée dans les sondages. Aux États-Unis, un blog très documenté vient de consacrer un article aux sondages erronés.

Pourquoi dans de telles conditions laisser une place aussi importante aux sondages ?

Parce qu'en France tout particulièrement, le succès précède le soutien.

Sous cet angle, le sondage est devenu une réelle méthode de structuration de l'opinion. C'est parce qu'un candidat est donné comme gagnant possible que la chance de gagner s'ouvre.

L'opinion évacue les questions politiques. En dehors des militants de moins en moins nombreux, elle évacue aussi les actes de "résistance". Les moutons sont devenus des guides et pour les moutons le sondage est la grille de comportement : voter pour le gagnant.

les courbes de popularité comme d'impopularité ont ainsi une large proportion auto-entretenue. parce qu'une personne populaire, elle le devient davantage. Parce qu'elle est impopulaire, elle le devient davantage également. Chaque courbe se nourrit d'elle-même.

Dans un cadre législatif déjà très artificiel, la place des sondages devrait donc être redéfinie notamment dans les critères de la fiche technique jointe. Mais encore faut-il que cette fiche technique déjà obligatoire soit jointe aux sondages.

Par conséquent, dans ce domaine également, même si chacun est progressivement persuadé que sonder c'est tromper, les sondages ont encore de beaux jours devant eux.

Le Rédacteur en chef de BERZIERS POLITIQUE

mercredi, juillet 9 2014

Edito - Résultats électoraux passés à Béziers

AVT_France_1595.pngMunicipales 2008, Présidentielles 2012, Législatives 2012

Source: Le Monde.

Cliquer ci-dessous

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 9 2014

Edito - Contentieux électoraux : les premières surprises dont celles liées aux mentions des nationalités

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Les premières décisions apportent comme à chaque vague des surprises. Il en est une qui suscite des rebondissements particuliers : l'obligation de la mention sur le bulletin de vote de toute nationalité autre que la mention de la nationalité française (article L 65 du code électoral et suivants).

Et la sanction de cette omission apportée par le juge administratif est l'annulation pure et simple de l'élection, peu importe la grandeur des écarts, car faute de cette mention les bulletins ne devaient tout simplement pas être comptabilisés !

Ce volet peu connu entraîne actuellement une vague inhabituelle d'annulations à l'exemple de cette Commune des Landes : Peyrehorade

Or les élections municipales de 2014 ont été les premières à connaître une proportion aussi élevée de candidats de nationalités d’États membres de l'Union Européenne.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 3 2014

Edito - A quand l'application de l'open data aux dépenses électorales remboursées par les contribuables ? Surprenant mutisme.

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A combien coûtent les campagnes remboursées par les contribuables des 4 candidats de Béziers ? A la veille de la date limite légale de dépôt des comptes, toujours pas la moindre information. Pas le moindre reportage. C’est pourtant un sujet national d’actualité. Pas la moindre initiative de transparence. L’open data, c’était pour les discours de campagne électorale. Comment s’étonner de l’abstention et des votes protestataires face à de telles attitudes ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 18 2014

Edito - Égalité des formations politiques dans les médias

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La mariée est belle dans les textes mais pas dans les faits : la politique française se veut mariée avec l’égalité en permanence : dépenses plafonnées, temps de paroles équitables …

Mais dans les faits, la réalité est très différente.

Le CSA vient de rappeler à l’ordre des médias généralistes au sujet des municipales. Il est vrai que les chiffres détonnent selon certaines séquences temps pour ce qui concerne les temps de paroles :

BFM : période du 10/02 au 07/03 :

FN = 43 %

PS = 18 %

UMP = 16 %

Europe 1 :

PS = 42 %

UMP = 27 %

France Info :

PS = 45 %

UMP = 27 %

RTL :

Les Verts = 23 %

Le Parti de Gauche = 23 %

Quand des formations bénéficient de tels scores, c’est dire les miettes qui restent aux autres formations …

Les Européennes seront instructives quant aux scores de formations nouvelles comme La Nouvelle Donne ou Nous Citoyens dans un tel contexte.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 1 2014

Edito - Béziers / CABEME : les habits neufs des vieux blocages

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L’agglomération biterroise s’entête dans les conditions de son déclassement. Le tournant a été en mars dernier. Le départ de Raymond Couderc devait être l’occasion de mettre un terme à une dyarchie qui avait été la clef d’un dénouement en 1995 d'une seule et unique tendance : la main mise de tous les territoires à l'exception de Boujan-sur-Libron.

Robert Ménard veut que Béziers quitte l'Agglomération : il n'accepte pas n'accepte pas le sort qui lui est réservé. Lundi dernier, le conseil communautaire de Béziers-Méditerranée a élu ses vice-présidents permettant à Michel Suere, maire de Corneilhan, de devenir le 1er vice-président de la CABEME. Fou de rage, Robert Ménard a donc quitté la séance... et a été malgré lui élu 2e vice-président. L'intéressé a immédiatement démissionné de sa vice-présidence et veut faire annuler l'élection...

On ne peut donc rien reprocher à Frédéric Lacaze qui a "démocratiquement" été élu président de la communauté d'agglomération mais on peut s'étonner, à juste titre, que six élus Biterrois ont fait le choix de voter contre leur ville : la rancune en politique est tenace.

juste3-z.jpgCe Yalta local continuera d'handicaper bon nombre de dossiers sur les six prochaines années. Le 22 avril dernier, Robert Ménard a manqué son OPA sur la CABEME. La dyarchie continuera sur des bases différentes. M. Michel Suère mènera la même politique que celle de l'ancien président, Raymond Couderc, sans pour autant se séparer de la l'actuel Directeur général des services (DGS) qui n'a plus sa place au sein de cet EPCI très endetté.

Aujourd’hui, cette dyarchie est institutionnalisée par de nouveaux équilibres politiques. Conséquence pratique : la paralysie locale au moment où la compétition des territoires sera plus vive que jamais.

Les mots changent mais ce sont les habits neufs des vieux blocages toujours identiques.

BEZIERS POLITIQUE s'efforce de défendre une approche totalement différente : la clarté des responsabilité.

La Présidence de la CABEME doit être assumée par un représentant de l’exécutif de la Ville de Béziers. C’est d’ailleurs le cas presque partout ailleurs dans les autres métropoles et villes moyennes françaises.

Ce schéma a le mérite de l’unicité d’actions donc l’efficacité.

L’autorité ne se divise pas. Dès qu’elle se divise, c’est la pagaille et l’irresponsabilité.

logo-municipales.jpgA Béziers comme à Fréjus voir à Beaucaire, nous avons assisté à la naissance d’un « frontisme municipal ». Les résultats du scrutins des dernières municipales marquent la renaissance d’un Front national local tel qu’il a pu se constituer dans les années 1990 avec Bruno Mégret. Ce dernier avait essayé de professionnaliser le parti et de l’implanter localement. Il n’avait pas été aidé en ce sens par Jean-Marie Le Pen. C’est la grande différence avec sa fille Marine Le Pen. Elle reprend l’œuvre de Mégret en essayant de constituer un réseau d’élus locaux sans lequel elle ne peut pas arriver au pouvoir. C’est pour cela qu’elle a nommé Steeve Briois secrétaire général : pour qu’il fasse au niveau national, ce qu’il a fait à Hénin-Beaumont.

L'autre novation réside dans le fait que l'on demande aux nouveaux maires FN ou apparentés qui sont aux affaires de ne pas relayer le message national. Pendant toute la durée de la campagne, on leur a demandé de se donner l’apparence de gestionnaires, avec un programme local. Ils ont fait campagne sur la voirie, les commerces, l’emploi local, pour ne pas faire peur. Ils n’appliquent pas la préférence nationale comme Bruno Mégret l’avait fait à Vitrolles. C’est là toute la différence avec 1995. Le Front a conscience des erreurs qui ont été commises, et ne veut pas reproduire cela. Il y a une obsession de ce qui s’est passé à cette époque.

Parmi ces personnalités, c'est le cas de Robert Ménard.

Marine_Le_Pen_-_cropped.jpgLe résultat du 30 mars dernier est dû à l’implantation réussie du candidat Ménard et à la déception envers l’UMP et le PS. Ici, le candidat apparenté FN s'est implanté parce que la ville était très mal gérée. Cela a atténué la peur du FN.

Il appartient désormais à Robert Ménard de se « désidéologiser » au niveau local. Il faudra que ses colistiers et lui-même apparaissent comme des gestionnaires, qu’ils se normalisent pour, in fine, faire de ses nouveaux élus locaux les relais des idées du FN pour les échéances nationales. En somme, ils font d’abord profil bas pour mieux rebondir. Dans les conseils municipaux, les élus frontistes et apparentés s'efforceront de relayer les idées de leur parti et devenir une force idéologique d’appoint en lançant des débats comme sur les Roms ou les subventions aux associations. Le nouveau maire de Béziers va essayer de capitaliser sur ce nouveau personnel politique pour avoir des candidats crédibles pour les prochaines échéances, les cantonales mais surtout pour les prochaines municipales.

L'ex secrétaire général de RSF, Robert Ménard a donc réussi à faire campagne sur Béziers, à redynamiser des quartiers entiers où il n’y avait plus de militants. Il y a une vraie amorce, une vraie dynamique. Par ailleurs, il convient de se rappeler que ce n’est pas parce que l’on a un afflux de militants que l’on gagne une municipalité, mais c’est gagner une municipalité qui suscite un afflux de militants, parce qu’il y a l’espoir d’obtenir quelque chose, des rétributions.

Cela pourra faire venir au FN des militants qui n’auraient pas adhéré normalement. Cela va peut-être ancrer le parti au niveau local et faire émerger un « municipalisme » frontiste.

C’est ce Vrai Changement qui est inquiétant...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 20 2014

Edito - La CABEME : vers la paralysie

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Jusqu’où la démocratie peut-elle ouvrir la porte à la démagogie la plus stérile ? Pendant la campagne électorale biterroise, de très nombreux dossiers ont été les marqueurs d’une démagogie sans limite. Par exemple, la question de la possible fermeture des robinets à subventions des collectivités, du département et à l'Europe devaient être fermés si Robert Ménard était élu a pris une place démesurée comme je l’ai indiqué dans de nombreux éditos à de nombreuses reprises. Le projet collectif du nouveau millénaire pour Béziers semblait dans la disparition de tous… les robinets qui n'arroserait plus Béziers qui en a pourtant bien besoin ! Incroyable.

Ce devait être, en substance, la faute à ce Front national qui soutenait ce candidat. Béziers devait être privée de toutes aides selon de nombreuses personnes.

Il en est de même pour l’organisation de la CABEME. La conseillère régionale et n°2 de la liste Aboud battue aux élections municipales a voté Frédéric Lacas, le nouveau président de l'agglomération biterroise. Un autre conseiller municipal a du sûrement en faire de même et n'a donc pas voté pour le candidat officiel de la ville-centre. De qui s'agit-il ? Élie Aboud ? Daniel Paredes ? Catherine Vandroy ? Pascal Resplandy ? Jean-Michel Du Plaa ? Françoise Arnaud-Rossignol ? Aimé Couquet ? (...)

J’ai toujours défendu que la Présidence de la CABEME devait être celle d’un représentant de l’exécutif biterrois. Au titre de la mode sur le non cumul des mandats, la nouvelle équipe majoritaire sera dans les membres de la CABEME mais pas à la tête de l’exécutif.

Une fois n'est pas coutume, l’agglomération biterroise va vivre de sa nouvelle spécificité : le décrochage entre le pouvoir de l’agglo et celui de la ville chef lieu de l’agglo.

Chacun a pourra constater ces prochaines années les inconvénients d’une telle situation.

Là, le décrochage sera tel que très probablement les blocages seront nombreux, à la frontière de la réelle paralysie. La CABEME va donc rester une simple et coûteuse mutuelle financière sans réel projet d’agglomération.

L’agglomération biterroise s’enfonce dans la division d'honneur dans la compétition des territoires.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 16 2014

Edito - Romaric Godin : Municipales - Vote FN, abstention : l'impensé européen.

2013-02-11hollande.jpgVote FN, abstention… les explications fusaient après les résultats du premier tour des municipales… C’est un article de Romaric Godin (1) de La Tribune ( là son compte twitter ) qui a le plus attiré mon attention, un article intitulé " Municipales françaises : un coup de semonce pour l’Europe" ! (2). Je lui ai donc demandé un entretien.

Il faut, je pense, prendre bien le temps de l'écouter... peser chaque mot de ce qu'il dit. On entend actuellement, presque trois semaines après l'enregistrement de cet entretien, les médias rendre compte du fait que François Hollande demande un délai encore sur les "critères de Maastricht" que la France n'atteint toujours pas... A un moment, Romaric Godin évoque une marche inéluctable de la France vers une politique d'austérité réelle en France...

Il est plus que temps qu'un débat réel sur l'Union Européenne et l'euro se mette en place si on ne veut continuer de faire le lit du FN : c'est ce que je crois.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, avril 10 2014

Edito - Le paysage politique se transforme même à Béziers...

menard_ifrate.jpgCes dernières semaines, il s’est opéré un changement de perception du rôle du Front National dans la vie politique. En général, les commentateurs mettaient en avant son « pouvoir de nuisance » envers d’autres formations politiques. Mais à l’occasion de ces municipales victorieuses, avec l’élection de nombreux maires, le Front national est pris au sérieux comme grande force politique autonome capable de gagner ; les observateurs ont pris conscience que cette formation politique peut aussi être un pôle de rassemblement positif qui, dans un contexte local, va bien au-delà de son électorat traditionnel.

A Béziers, son contact jovial et sa gouaille de pied noir iconique, avec son nom de français moyen qui crève l'audimat partout où il va, malgré une rhétorique de bouledogue, lui ont déjà valu de nombreux témoignages de sympathie d'horizons inattendus.

Louis Nicollin, le bouillonnant président de Montpellier Hérault, a résumé a sa façon l'élection de Robert Ménard à la mairie de Béziers : "Il a été bon, il faut le reconnaître. En plus, tout le monde avait prévenu Aboud que s’il ne virait pas Couderc de sa liste, il serait battu. Aujourd’hui, c’est fait. Être fidèle, c’est bien, mais pas à n’importe qui."

Ite missa est.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, avril 7 2014

Edito - Qui sommes-nous ?

01-Parr_AbstractPainting.jpgCitoyens indépendants des partis politiques, nous voulons apporter nos expériences professionnelles, familiales et associatives variées dans le débat public.

Nous revendiquons une attitude éthique et transparente, refusant clientélisme et vision partisane.

Notre engagement, notre volonté c’est de redonner du sens à la politique, de redonner confiance aux citoyens qui n’y croient plus, de redonner de l’appétit à participer à la vie de la cité, de redonner de la fierté aux Biterrois.

Nous offrons aux citoyens l’opportunité de sortir du système où ils délèguent leurs pouvoirs une fois tous les 6 ans à des gens qui font pour eux, pour passer à un système où nous ferons avec eux.

Pour cela, nous proposons une méthode participative, exigeante et unique en France, à l’échelle de la prochaine élection municipale de 2020 qui permettra de construire avec les habitants un futur projet ambitieux à la hauteur des atouts et des talents Biterrois.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 2 2014

Edito - Municipales 2014 : raclée infligée au PS

CouvTractprojetGrenobleUneVillePourTous.pngÀ la faveur du 1er tour des élections municipales, une majorité de Français ont sanctionné sans hésitation aucune la politique de François Hollande. Contre toute attente, le 2e tour s’est soldé par une sanction d’autant plus cinglante que le peuple de gauche s’est abstenu. Conséquence immédiate de ce pataquès politique ? Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a été renvoyé au profit de Manuel Valls.

Dans les journées antérieures à la finale de ce scrutin, au siège du Parti socialiste et un peu partout où les candidats socialistes s’étaient maintenus, on s’attendait à ce que les soutiens de la gauche se manifestent, et qu’ainsi, on sauve les meubles. Ce n’est pas du tout cela qui s’est passé. En effet, les réserves de votes quantifiées dans la foulée de la première ronde sont restées des réserves. Autrement dit, comme en clair, ce n’est pas une claque que les Français ont servie au chef de l’État et au gouvernement Ayrault, mais bel et bien une raclée en s’abstenant massivement. En fait, un record a été enregistré à cet égard.

Ce déficit démocratique empreint d’un fort sentiment d’injustice a profité — et comment ! — à l’Union pour une majorité présidentielle (UMP) ainsi qu’au Front national et, mais dans une moindre mesure, à Europe écologie les verts (EELV), qui ont remporté une « grosse » municipalité, soit Grenoble. Toujours est-il que la récolte imposante de l’UMP rééquilibre totalement les rapports de force avec le PS, comme avec les autres formations. Le FN ? Ce 2e tour a confirmé son implantation dans le pays politique, car outre la douzaine de villes de moyenne importance, il a fait élire au-delà de 1000 conseillers municipaux.

Vu l’étendue des dégâts, vu la profondeur de la grogne, François Hollande a été condamné à faire ce qu’il n’aime pas faire : décider rapidement, sur le coup. En l’espace d’une journée, le fade Jean-Marc Ayrault a été renvoyé dans ses valises pour faire place donc au plus populaire des barons de la gauche, soit l’impétueux Manuel Valls. Ce dernier ne laissant personne indifférent, car enclin à trancher sans faire dans la dentelle, il est écrit dans le ciel que les grincements de dents vont se faire entendre dès cette semaine.

municipales_2014.jpgEn effet, à moins d’un revirement qui logerait à l’enseigne de l’arrivisme, Cécile Duflot et peut-être d’autres membres d’EELV vont claquer la porte. La chef de file de l’EELV avait martelé que si Manuel Valls se retrouvait à Matignon, elle démissionnerait. Il faut s’attendre également à ce que la gauche du PS et le Front de gauche hurlent à l’imposture, Manuel Valls étant considéré comme le chef de file de la droite de cette formation politique. Bref, à quelques semaines des élections européennes, mettons que l’harmonie sera ramenée à un mirage.

Au cours de son exposé sur les changements apportés, Hollande a confirmé le maintien d’un programme que beaucoup dans son camp voulaient différer en évoquant les élections européennes. Ce souhait, le chef de l’État l’a écarté en moins de deux en confirmant le pacte de compétitivité, des économies de 70 milliards, etc. En un mot, il n’est pas question de dévier du cap fixé. Qui est ? Redonner à la France une marge de manœuvre financière qu’elle a perdue et qui inquiète ses voisins.

Le score obtenu par l’UMP aura pour conséquence immédiate qu’il assure à Jean-François Copé plusieurs mois de répit. Il était et reste le chef de l’UMP, au grand dam de François Fillon. Si le résultat de l’UMP avait été mi-figue mi-raisin, alors le statut de Jean-François Copé aurait été à tout le moins remis en question. Cela étant, l’UMP étant encore et toujours tiraillé par les ambitions de ces mandarins, sa ligne politique est peu lisible. Et ce, parce que chacun de ces derniers camoufle quelque peu son jeu en vue des primaires de 2016. Bref, le combat s’annonce brutal.

PS : Jean-François Copé s'est fait une gloire de parler de victoire de la droite, mais ne dit-on pas «À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire» ? ne s'agit-il pas tout simplement d'une victoire par abandon ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mars 30 2014

Edito - quillesdefilles : le vin rend-il con ?

horreur-vin.jpgLouise massaux a commencé par travailler dans le parfum, du côté de Grasse avant d'être attirée par le monde du vin. Tombé amoureuse de cet univers, elle a décidé d'en faire son métier et fondé une agence de marketing et de communication au service des viticulteurs et des interprofessions. Passionnée par le vin, elle livre son approche personnelle et décomplexée sur son blog : Quilles de filles.

J'aurais pu choisir son post Touche Pas A Mon Vigneron (1), manifeste contre les attaques envers le vin et pour le droit a l'expression de nos vignerons. Ce post et la pétition associée ont marqué l'année 2013. Merci Louise ! J'ai finalement choisi une réflexion sur le décalage entre la communication sur le vin faite par les professionnels et l'attente du grand public. Encore un beau billet :

Le vin rend-il con?

Publié le 28 octobre 2013 par louise

Pour le plus grand bonheur des amateurs, la science a prouvé que boire du vin en quantité raisonnable permettait de lutter contre la maladie d’Alzheimer, protéger des maladies cardiaques et aurait même des propriétés anticancéreuses.

Mais le vin rendrait-il con ?

C’est effectivement la question qui se pose aujourd’hui devant les guerres intestines qui ravagent le monde du vin.

Les guerres, un pluriel qui donne le vertige autant qu’il déprime.

Quid de savoir quelle tranchée choisir entre pro natures (entendez vins sans sulfites) et pro-traditionnels ? Que dire encore des interrogations fumeuses pour savoir si un cubi en forme de sac à main ne devrait être considéré comme une forme de sexisme à l’égard des femmes ou si un jeune ayant le mauvais goût d’apprécier un rosé pamplemousse doit être cloué au pilori du pédantisme bachique de certains ? Doit-on voir dans une dégustation pour filles, un show sexiste et réducteur ?

Au delà du rideau de fumée de ces questions aussi inutiles qu’illusoires, le vérité est là, tranchante, froide : 95% des consommateurs de vin en France sont des consommateurs occasionnels, qu’ils sont près de 40% à n’acheter du vin que quelques fois l’an, qu’ils pensent à plus de 63% qu’il faut s’y connaître avant d’acheter une bouteille, et que la consommation du vin chute toujours et encore.

A qui la faute ? Il est facile de montrer du doigt les parangons de la santé qui décrient ce breuvage si cher à nos verres à longueur de médias. Bien qu’ils aient une part de responsabilité, il y a aussi une réponse à trouver en nous-même.

Lire la suite sur le blog * http://quillesdefilles.com/?p=1731

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - BEZIERS POLITIQUE : Imposition locale

cabeme-high-qt_Copier_-00253.jpgNos Propositions :

- Maîtriser les taxes locales en gérant réellement le budget de fonctionnement et en favorisant le développement économique.

  • Veiller à une gestion rigoureuse et réaliste, transparente vis à vis de tout

le conseil municipal.

  • Augmenter les recettes en stimulant le tissu économique (Casino, commerces,

hôtellerie et entreprises).

- Rester vigilant et ferme sur les taxes de la communauté d'Agglomération.

  • La communauté d’agglomération ayant un pouvoir de décision sur différentes taxes, la voix de BEZIERS POLITIQUE défend la stabilité des taxes sur toute la durée du mandat à venir.
  • Les Biterrois ne doivent pas éponger la dette des communes voisines.

- Aider à l’installation des entreprises et des commerces .

- Diminuer le budget des élus (6 adjoints au lieu de 8 et 0 adjoints délégués).

BEZIERS-34.jpg* Aménagement des taxes d’installations.

  • Emploi du FISAC (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce),

pour la participation financière des grandes surfaces au maintien du petit commerce.

- Gérer la masse salariale.

  • Passage de 6 adjoints au lieu de 8.
  • Économiser sur le budget de fonctionnement en réduisant le train de vie des élus.

- Recenser le parc automobile et l’alléger.

  • Avec une augmentation de 7% des charges de personnel en cinq ans, il apparaît

nécessaire de réfléchir sur l’utilité et le coût de la création de postes, appliquer la loi sur le transfert de compétences et lutter contre les doublons avec l’intercommunalité.

  • Suppression de l’ensemble des véhicules de fonction.
  • Connaître le coût d’immobilisation des véhicules de services (valeur, carburant,

assurance) et en réduire le nombre si nécessaire.

  • Passer progressivement à un parc automobile électrique ou hybride.

- Augmenter les économies d’énergie, dans le cadre du développement durable.

- Revoir le budget d’investissement (toutes les dépenses seront réfléchies et discutées dans l’intérêt général).

beziers_et_l_orb.jpg* Connaître les prêts en cours, l’autofinancement et l’épargne nette.

  • Ne financer que les projets ayant pour but de relancer l’économie et d’apporter

des recettes nouvelles à la ville.

« Économiser et augmenter les recettes pour permettre de maîtriser l’imposition locale et ainsi préparer notre commune au recul des dotations de l’État ».

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mars 29 2014

Edito - Et de deux pour la Seine-Saint-Denis !

profession-liberal_687.jpgAprès le tribunal de grande instance de Nanterre en février 2013, celui de Paris vient à nouveau de condamner la banque, Depfa, auprès de laquelle le département de la Seine-Saint-Denis avait contracté un emprunt de 10 millions d’euros. Le même motif (absence de TEG) donne le même jugement : remplacement du taux d’intérêt par le taux légal (0,04 %).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Les ressorts du vote Front National lors du 1er tour des élections municipales

La-transition-energetique-03A15000.jpgLe dimanche du 1er tour des élections municipales de 2014, Harris Interactive a réalisé pour M6 un sondage sur les motivations du vote et de l'abstention : comment les électeurs définissent-ils leur propre vote, entre vote d'adhésion, vote par défaut ou vote de protestation ? Ont-ils voulu adresser un message à l'exécutif ? Sur quelles thématiques ont-ils fondé leur choix ? Les sujets de société ayant fait débat en 2013-2014, les épisodes de catastrophes climatiques ou de pollution ayant affecté la France ces derniers mois ou encore les récentes « affaires » ayant touché des responsables politiques ont-ils pu modifier leur choix ? Quelle importance ont-ils accordé aux profils des candidats qui se sont présentés devant eux ? Quelles ont été les motivations des abstentionnistes ? .

Cette étude démontre que le vote frontiste lors de ce 1er tour des élections municipales de 2014, majoritairement âgé et populaire, s'appuie principalement sur un rejet des autres formations politiques, la volonté d'exprimer son mécontentement à l'égard de l'exécutif et un souhait de changement dans les communes, ainsi que sur l'attachement à une formation politique plus qu'à des candidats.

Mais elle montre également que ce vote ne se réduit pas à un vote de protestation, 7 électeurs frontistes sur 10 déclarant effectivement souhaiter un maire frontiste, capable selon eux d'agir plus efficacement en matière de sécurité et de mieux gérer les dépenses municipales. Enfin, elle permet de mettre en lumière la diversité de ce vote, fortement consolidé pour certains, moins ferme pour d'autres, ne permettant pas une lecture unique.

Méthodologie : enquête réalisée en ligne le dimanche 23 mars 2014, à partir de l'access panel Harris Interactive. Échantillon de personnes inscrites sur les listes électorales des communes d'au moins 1 000 habitants, issu d'un échantillon de 3 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de l'interviewé(e) et taille de la commune.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito- Municipales : un mystérieux tract électoral distribué à Béziers

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Blague potache ou manipulation politique ?

Hier matin, les habitants de Béziers ont pu croire, à tort, que le candidat socialiste, le PS Jean-Michel Du Plaa appelait les électeurs de Gauche à voter pour la droite afin de faire barrage au Front national lors du second tour des municipales.

C'est en tout cas ce que donnaient à croire ce tract glissé dans la matinée sur les pare-brise de voitures dans plusieurs quartiers de la ville et dont les auteurs demeurent inconnus.

C'est «faux» a réagit Hussein Bourgi, secrétaire fédéral du PS héraultais qui a affirmé que ce tract était bien un faux et que des suites seraient données à cette imposture.

Le PS héraultais continue donc de soutenir Jean-Michel Du Plaa qui est à ses yeux le seul candidat légitime pour représenter la Gauche au second tour des municipales de Béziers et considère que "mêler Solférino à cela est une sale imposture découlant de sales manœuvres.."

David Assouline, le porte-parole du PS, a expliqué au Lab Politique d'Europe 1 qu'il s'agit d'une initiative "de deux sections PS à Béziers sur trois" et qu'elle est soutenue par Solférino : "C'est un vrai tract. Ces deux sections appliquent la ligne nationale du PS qui est d'appeler à voter pour le plus à même de battre le FN, pour empêcher l'élection d'un maire frontiste".

On dirait un poison d'avril par anticipation.

La plaisanterie est un peu grosse et la ficelle médiocre.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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