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lundi, décembre 8 2014

Edito - Mitt Romney et la religion du tweet

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Mitt Romney est actuellement en tête de tous les sondages dans le cadre de la présidentielle 2016. Il a effectué l'une des plus remarquables reconquêtes post-défaite électorale. A la différence de 2012, Mitt Romney a accepté d'engager la bataille des images et aucune correction d'image n'a manqué.

Celui qui était présenté comme "une mécanique froide" est devenu le "grand père sympathique" qui passe du temps au milieu de ses petits-enfants, leur prépare même dans le confort de la cuisine familiale des pâtisseries...

Le "financier froid" toujours coiffé de façon stricte est même ... décoiffé.

Il communique sur ses vacances via un réseau social neuf (Medium) pour paraitre encore plus branché.

Bref, rien ne manque à la "nouvelle image" même la "confession" sur les erreurs passées d'une campagne qui ne l'aurait pas montré sous le "vrai jour".

D'ailleurs, il suffit de l'appeler désormais par son prénom Mitt, c'est tellement plus proche.

Mais une confidence d'un professeur d'université de Caroline du Nord apporte un grain de sable. Son équipe de campagne de 2012 indique que les tweets à cette époque comme les publications sur les réseaux sociaux supposaient de recueillir pas moins de ... 22 autorisations préalables pour que chacun pèse et sous-pèse le moindre mot et la moindre image.

D'un coup, la spontanéité de la communication est ébréchée.

La présidentielle 2016 est bien engagée. Pour faire durablement la course en tête, il faut être très solide parce que la moindre révélation peut emporter de nombreux efforts. Romney venait de mettre en difficulté Mitt...

La religion du tweet vient peut-être de faire une victime ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 20 2014

Edito - La France et l'enseignement du ... Tea Party

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Le Parti Républicain est sur la route d'un succès historique le 4 novembre. Il devrait gagner près de 10 sièges dans le seul Sénat sans compter la collecte à la Chambre des Représentants.

Une progression de 10 sièges, c'est historique. Il faut remonter à 1958 pour trouver un parti présidentiel ayant perdu autant de sièges.

Certes, dans ce score, il y a les déçus d'Obama.

Mais il y a surtout une gestion très pragmatique du Tea Party. En 2012, le Parti républicain était déchiré de l'intérieur. Mitt Romney est fondamentalement un modéré. Pour ne pas s'exposer à une droite trop radicale, il s'est radicalisé mais très brutalement. Résultat : il a perdu et, pire encore, sans défendre ses vraies valeurs.

Nier les fondements du Tea Party, c'est faire la force du Tea Party. Il a donc fallu intégrer une partie des valeurs du Tea Party pour l'affaiblir.

Le socle du Tea Party, c'est la logique des "bons citoyens contre la méchante élite».

La dernière révolte populiste Américaine de ce type date du début des années 80 avec la victoire de Ronald Reagan. A cette date, une révolution intellectuelle se produit et installe de nouveaux schémas inconcevables quelques années plus tôt. C'est la victoire des "bons citoyens contre la méchante élite". Une élite intellectuelle à cette époque qui se serait excessivement éloignée des concepts fondateurs de la démocratie Américaine.

En quelques années, un instinct de liberté est favorisé basé sur une nouvelle alliance : l'initiative économique et la démocratie politique.

Le socialisme renvoie alors à une nostalgie d'un passé autoritaire et inefficace.

Ce populisme déclare retourner aux principes fondateurs de la démocratie Américaine :

- l’État doit être limité,

- L'économie doit être libre,

- Le système moral doit être solide et indépendant (Églises, Universités, médias …),

- le territoire doit être sûr grâce à un effort militaire qui détruit les menaces.

Cette approche a donné naissance à une révolution conservatrice qui a changé la donne pendant de nombreuses années. Le "new look conservateur" avait emporté sur son chemin le radical chic de la côte Est. La gauche Américaine était en état de faillite.

Le Parti Républicain est revenu aux "années Reagan".

A deux ou trois exceptions près lors de primaires, il n'y a plus eu de confrontations avec le Tea Party.

Le Parti Républicain pouvait être en ordre de bataille efficace.

En ordre de bataille en respectant des valeurs profondes durables qui lui permettent de rassembler largement.

Si l'opposition française ne tire pas les enseignements de cette leçon de la démocratie américaine, elle prend une très lourde responsabilité.

C'est en sélectionnant des thèmes, en les recyclant au bon sens du terme, qu'une formation de gouvernance évite le débordement qui fragilise l'ensemble des formations politiques.

La sécurité, l'identité, la morale, le respect du drapeau ... sont des thèmes qui ne peuvent plus être abandonnés en France dans des conditions qui sont une rampe de lancement redoutable pour d'autres approches.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, octobre 15 2014

Edito - L'âge de faire ou l'expérience utile : la vraie valeur ajoutée

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La cote de popularité de Mitt Romney ne cesse d'augmenter alors que celle de Barack Obama a baissé de façon de plus en plus inquiétante.

Pas un candidat républicain qui ne sollicite pas actuellement sa visite et son soutien lors des élections du 4 novembre.

Pourquoi dans un pays qui en politique use aussi vite est-il possible pour un ex-candidat d'être aussi populaire après deux échecs à une présidentielle ? Réponse : "parce qu'il a trouvé un nouvel espace de faire et ainsi attester d'une expérience utile".

Hier, sur Medium, Mitt Romney célébrait dans des termes émouvants l'initiative de son épouse en matière de santé : du concret, de l'utile.

Il est exact que, sur les dossiers du moment, il donne un éclairage, des propositions qui ne relèvent pas de la polémique.

Bref, il est positif. Il s'occupe des solutions.

C'est probablement cet état d'esprit qui fait actuellement le plus défaut en France : les solutions.

En pleine crise, notre pays s'enfonce dans les polémiques stériles, les agressions personnelles, les insultes ... Bref, tout ce qui ne règle rien.

A quand remonte la dernière solution exposée, cohérente, précise, applicable, donc utile ?

A très longtemps.

C'est probablement ce climat qui contribue aussi au malaise psychologique collectif actuel des Français. Qui peut garder la "pêche" dans une crise, s'il n'y a pas de solution claire, possible, motivante ? En l'absence de telles solutions, où est la valeur ajoutée ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, octobre 14 2014

Edito - Le taux de réussite du retour des "ex" ?

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Plusieurs démocraties comparables connaissent des tentatives de retours d'ex. Pour l'instant, à une exception près, ces tentatives sont considérablement plus difficiles une fois engagées qu'à l'origine.

Il y a manifestement deux temps :

- celui du retour virtuel,

- celui du retour confirmé.

Pendant le "retour virtuel", l'ex est souvent paré de toutes les qualités : expérience, sagesse, le temps d'hier a gagné en bons souvenirs ...

Puis, lorsque le retour est engagé, confirmé, l'opinion se rappelle les raisons du divorce d'hier et le désamour retrouve un espace important.

Hillary Clinton caractérise ce schéma. Même son livre est un bide. Très probablement, la primaire sera très difficile, considérablement plus ouverte qu'imaginé ... avant son engagement.

Il en est de même en France pour Nicolas Sarkozy actuellement. Pour l'instant, l'opinion publique française cherche d'abord les branches du changement pour s'y accrocher afin de retrouver l'espoir qui a quitté la vie publique française.

Et au moindre retour d'une image replaçant en surface les reproches d'hier, la distance est reprise.

Bien davantage, les engagements des "ex" au profit de tiers sont même peu efficaces. A Québec, Landry n'a pas sauvé Pauline Marois. A Lyon, lors des primaires, Noir n'a pas sauvé Chabert. Et la liste d'autres exemples est longue.

Quand l'ex ne s'engage pas pour lui, il y a même un effet pervers comme si l'opinion ne comprenait pas qu'un ex premier puisse accepter aussi facilement de devenir ... second.

L'exception peut éventuellement venir de Mitt Romney. Aujourd'hui, il est paré de toutes les qualités. Mais il n'est qu'à l'étape du retour virtuel qu'il gère avec une extrême habileté.

Il a franchi des étapes qu'aucun autre "ex" n'a veillé à déminer à ce point. Qu'en sera-t-il lorsqu'il se sera déclaré ?

Peut-être trouvera-t-il les bons arguments et redonnera-t-il alors une mode et une autre chance aux "ex" ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, août 22 2014

Edito - Enfin une campagne électorale dans la poche...

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Les actuelles campagnes pour les élections intermédiaires de novembre 2014 font actuellement émerger 5 tendances qui méritent une attention particulière compte tenu désormais de la perméabilité des "marchés".

1) La vague républicaine s'annonce considérable. Les actuels évènements en Irak radicalisent les citoyens. Obama paraît hésitant, "carterisé". Tous les actuels contacts font état d'une vague pro-républicaine considérable, historique à tel point que les observateurs commencent à passer déjà à ... 2016.

2) Ponctuellement occulté par le terrorisme, le sujet du changement climatique fait sa première véritable entrée dans le débat politique.

3) Le fact-checking est le nouveau militantisme. L'information n'est plus reçue. Elle est vérifiée, traquée. C'est la chasse aux approximations et pire encore aux faux chiffres.

4) L'enjeu de la campagne n'est plus de faire changer d'opinion l'électeur mais de parvenir à l'impliquer dans la campagne.

5) Cette implication passe par les applications conçues pour les téléphones mobiles qui sont le lien n°1 des réseaux sociaux. Le dispositif était né en 2012. Il s'impose désormais et change beaucoup le rythme comme le contenu des informations communiquées. Progressivement, c'est une réelle nouvelle logique de communication électorale qui naît. Voilà au moins grâce au téléphone mobile le moyen d'avoir une campagne électorale dans la poche.

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Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, juillet 16 2014

Edito - Quand Twitter devient l'Agence Générale de Presse ...

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Hier, en Grande-Bretagne, David Cameron a annoncé la composition de son nouveau Gouvernement par ... Twitter. C'était simple : une succession de tweets avec un nom, une fonction et la référence à un mot clef.

Dans l'une des plus grandes démocraties occidentales, Twitter était ainsi consacré comme Agence Générale de Presse.

Au bal des réseaux sociaux, la répartition des rôles se décante.

Facebook occupe la "scénarisation du moi" avec le meilleur et le ... pire.

Twitter porte l'information immédiate. C'est la "dépêche AFP moderne". Dimanche soir, les manifestations sur Paris devant deux synagogues étaient suivies via Twitter alors qu'aucun média national n'en parlait.

Sur le plan international, on suit presque à l'heure près les déplacements de John Kerry ou les corrections d'images de Mitt Romney pour la présidentielle 2016.

Google + et LinkedIn occupent le créneau du professionnel, l'information technique.

Puis Instagram et Pinterest deviennent les bibliothèques où règnent les photos.

En moins de 5 ans, des supports internationaux ont totalement redéfini les moyens de communication et les parts principales de marchés ont été prises.

Une internationalisation, une accélération et une redistribution totalement inédites.

Les équipes de Twitter se structurent. Katie Stanton gère une antenne parisienne. Les audiences des tweets seront bientôt mesurées. Un nouveau circuit d'informations est en train de naître.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE