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Avec beaucoup de bon sens et surtout de pragmatisme, l'opinion s'adapte aux évolutions du marché politique.

Elle constate que les pouvoirs publics ont un espace de décision de plus en plus limité ; conséquence : les grandes promesses n'ont plus prise.

Elle constate que la médiatisation est de plus en plus scénarisée, de plus en plus orchestrée ; conséquence : aller voir derrière les lumières officielles.

Par conséquent, l'opinion veut chercher la confiance dans la personnalité même d'un candidat : qui est-il vraiment ?

C'est une évolution logique et saine.

Comment faire confiance à un individu qui ne mériterait même pas la confiance de ses plus proches parce qu'il se comporte mal avec eux ?

Des exemples ? Aux États-Unis, l'ancien représentant Anthony Weiner, adepte des tweets sexuels ou l'ex-gouverneur Eliot Spitzer, amateur de prostituées

Comment accepter par exemple des déclarations pro-famille dressant la vie de couple en louanges émanant d'une personne qui fréquenterait des clubs échangistes ?

Pourquoi l'opinion devrait-elle subir le choix dans les photos familiales : celles qui seraient d'un accès libre bien lisses, bien propres en habits du dimanche et les autres qui ne pourraient être dévoilées en aucune occasion.

Un autre exemple ? En 2009, Mark Sanford s'absente et part en Argentine voir son amante. Il démissionnera de son poste de chef de l'association nationale des gouverneurs républicains.

La vie privée s'est installée au centre de la vie publique parce qu'elle devient la grille de lecture du vrai tempérament d'un individu et que seule cette grille de lecture permet de se faire une opinion sérieuse sur la confiance méritée ou pas.

Sous cet angle, c'est heureusement la fin d'une certaine conception monarchique du pouvoir en ne refusant plus d'aller voir en dehors des seules allées officielles. La démocratie va y gagner avec un nouvel équilibre qui va progressivement se dessiner.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE