jeudi, janvier 22 2015

Edito - Bordeaux en compétition pour la meilleure destination 2015 en Europe

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Bordeaux a franchi l'étape des nominations pour être parmi les 20 villes en course pour la meilleure destination 2015 en Europe.

Il y a une indiscutable et indiscutée réussite de Bordeaux.

Cette réussite est liée à 5 facteurs :

1) Une réelle vision à long terme qui a consisté à placer Bordeaux dans les critères de la compétition des grandes métropoles européennes.

2) Pendant la Présidence Sarkozy, il faut reconnaitre que l'Etat a accordé à Bordeaux des financements considérables. Dans une ville, j'ai rarement vu autant de panneaux de travaux avec des mentions de financements d'Etat aussi importants.

3) La CUB s'organise autour de la Ville-Centre considérant que l'agglomération sera bénéficiaire de la performance de la Ville-Centre.

4) Bordeaux associe la performance économique et la qualité de vie qui passe par une ville sportive, culturelle, propre ...

5) Dans la compétition des capitales régionales, la compétition entre Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Strasbourg s'annonce intéressante. Montpellier devient la grande perdante des nouvelles cartes régionales.

Quant à Béziers, ville moyenne française par excellence, l'abandon du Sillon Languedocien la voue à terme à n'être qu'une sous sous-métropole de promotion d'honneur faute de se raccrocher à une locomotive comme Perpignan ou Montpellier, cette dernière tant la grande perdante dans cette affaire.

Le Parc Tertiaire Supérieur de Mazeran à Béziers qui a vocation à fédérer les activités dédiées à l'innovation est désespérément vide. Sur le papier, tout semblait briller mais plus les mois passent et plus on se dit que la réalité ne parvient à donner vie à ces dessins dorés. Et le confit qui perdure entre Robert Ménard et Frédéric Lacas ne fait que pénaliser toute l'agglomération dans son renouvellement économique et dans son positionnement stratégique et ce sur le plan régional et national. Un immense gâchis ! Voilà le sentiment qui prédominait aujourd'hui et l'on verra d'ici quelques mois ce que donnera l'accord de partenariat qui a été signé entre la CABEME et la Région qui prévoit une enveloppe de 14.51 millions €.

Pour voter pour Bordeaux : cliquer sur le lien suivant : Allez Bordeaux !

Le Rédacteur en chef de BEZIER POLITIQUE

jeudi, décembre 4 2014

Edito - Le service public menacé par la crèche

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On sait que le service public est en crise, va mal alors qu’il doit s’adapter pour répondre aux évolutions rapides de la société, et il très heureux de voir que la juridiction administrative veille à le protéger de ses ennemis. Le tribunal administratif de Nantes vient de juger que le conseil général de Vendée ne pourrait pas installer sa crèche de Noël cette année. Atteinte grave à la loi, car la crèche, un « symbole religieux » contrevient au « principe de neutralité du service public ». La fédération vendéenne de l’association Libre pensée veille au grain laïcard…

Le service public se met en effet en péril avec une crèche, qui est un authentique attentat contre la déesse laïcité. En cause l’application de l’article 28 de la loi de 1905 : «Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions ».

Genre de règle ridicule, qu’il faut appliquer en la tempérant avec quelques données objectives liées au fonctionnement du service, et non avec une psychorigidité de malade. La crèche fait partie de la culture religieuse, oui, mais la tradition aussi de notre pays, et les fêtes de Noel réunissent toutes les familles. Alors, où est le péril ? Le Conseil général prévoit-il des avantages pour les chrétiens ?

La Vendée a une histoire religieuse forte, et cette gentille crèche parle juste un peu du passé. Un peu de calme… La Croix se retrouve jusque dans le logo du département… déclaré admissible par un arrêt de la Cour administrative de Nantes de 1999 car cette croix-là est historique et non pas religieuse. Faut le faire…

Il y a trois jours, j’ai admiré la grande crèche du marché de Noel de Mulhouse, implanté sur le domaine public et mise en lumière par l’éclairage public… Quelle souffrance terrible pour nos valeureux principes.

Pire encore, avec la magnifique crèche de l’hôtel de ville d’Avignon, qui est à elle seule un plan de guerre contre la laïcité : 54 m2, occupant tout le péristyle, reproduisant un village provençal tout orienté vers la céleste crèche… Allez vite visiter, et emmenez vos enfants avant que ne s’abatte un obus laïc du tribunal administratif

Je tremble d’autant plus que tout la Ville de Lyon s’apprête, avec un fort investissement de la Mairie, à accueillir des centaines de milliers de visiteurs pour la fête du 8 décembre, qui n’est pas celle du père Noel mais de la Sainte Vierge. La ville est dominée par des lettres illuminées la nuit, de deux mètres de haut : « Merci Marie ». Et tout le petit marigot politique se retrouve ensuite à la messe des Echevins…

C’est aussi le problème des sapins de Noel, admis dans les halls des bâtiments publics, à condition qu’il n’y ait que des guirlandes, des boules et des pères Noël, mais surtout pas d’angelots…

Depuis le début des années 2000, nous glissons vers un intégrisme laïc, idiot, abêtissant, que le droit n’impose nullement. Cette volonté de reléguer le religieux, sans invoquer le moindre risque objectif de partialité, est condamnée à perdre. Pour le moment, elle nous fait rire, ce n’est déjà pas si mal.

PS : Le préfet ne veut pas de la crèche de Ménard à la mairie de Béziers. Réponse du berger à la bergère : le maire de Béziers maintient sa crèche dans le hall de l'hôtel de ville. on rit pour la deuxième fois de la journée, c'est vraiment une bonne nouvelle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, novembre 28 2014

Edito - Samedi l'UMP - Dimanche le FN : le sondage du week-end

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Pour le compte de Marianne dont le numéro est en vente en kiosques ce vendredi, l’Institut de sondage Harris Interactive a croisé les regards des sympathisants de l’UMP et du FN à propos d’un rapprochement des deux partis politiques. L’enquête* a été réalisée il y a quelques jours, au plus fort de la campagne pour la présidence de l’UMP et peu avant le congrès du Front national à Lyon. Autant dire que, d’un côté comme de l’autre, les esprits étaient sensibilisés au débat portant sur le chemin que les uns et les autres seraient prêts à parcourir ensemble.

« On savait depuis quelque temps déjà que des accords électoraux entre l’UMP et le FN étaient possibles, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de l’institut, mais jamais ils n’avaient été argumentés de la sorte ». En effet, non seulement les sympathisants des deux partis privilégient majoritairement une alliance électorale (six sur dix le souhaitent), dans un élan consensuel partagé presque à égalité (64 % pour les proches du FN et 55 % pour les proches de l’UMP), mais ils le justifient de façon écrasante par le souci de battre une personnalité du Parti socialiste. ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, octobre 14 2014

Edito - Le taux de réussite du retour des "ex" ?

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Plusieurs démocraties comparables connaissent des tentatives de retours d'ex. Pour l'instant, à une exception près, ces tentatives sont considérablement plus difficiles une fois engagées qu'à l'origine.

Il y a manifestement deux temps :

- celui du retour virtuel,

- celui du retour confirmé.

Pendant le "retour virtuel", l'ex est souvent paré de toutes les qualités : expérience, sagesse, le temps d'hier a gagné en bons souvenirs ...

Puis, lorsque le retour est engagé, confirmé, l'opinion se rappelle les raisons du divorce d'hier et le désamour retrouve un espace important.

Hillary Clinton caractérise ce schéma. Même son livre est un bide. Très probablement, la primaire sera très difficile, considérablement plus ouverte qu'imaginé ... avant son engagement.

Il en est de même en France pour Nicolas Sarkozy actuellement. Pour l'instant, l'opinion publique française cherche d'abord les branches du changement pour s'y accrocher afin de retrouver l'espoir qui a quitté la vie publique française.

Et au moindre retour d'une image replaçant en surface les reproches d'hier, la distance est reprise.

Bien davantage, les engagements des "ex" au profit de tiers sont même peu efficaces. A Québec, Landry n'a pas sauvé Pauline Marois. A Lyon, lors des primaires, Noir n'a pas sauvé Chabert. Et la liste d'autres exemples est longue.

Quand l'ex ne s'engage pas pour lui, il y a même un effet pervers comme si l'opinion ne comprenait pas qu'un ex premier puisse accepter aussi facilement de devenir ... second.

L'exception peut éventuellement venir de Mitt Romney. Aujourd'hui, il est paré de toutes les qualités. Mais il n'est qu'à l'étape du retour virtuel qu'il gère avec une extrême habileté.

Il a franchi des étapes qu'aucun autre "ex" n'a veillé à déminer à ce point. Qu'en sera-t-il lorsqu'il se sera déclaré ?

Peut-être trouvera-t-il les bons arguments et redonnera-t-il alors une mode et une autre chance aux "ex" ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 29 2014

Edito - FrenchTech : les jeudigitaux : Paris, la province et ... Béziers : quelle inégalité permanente !

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Il y a de très nombreux domaines où l'écart entre Paris et la ... Province est considérable. Il y a un domaine où l'inégalité est flagrante, c'est le domaine des levées de fonds. La communauté financière est installée sur Paris. Par conséquent, ne pas être sur Paris est un handicap considérable.

Lors du dernier semestre avant l'introduction en bourse de Didier Richard à Grenoble, j'avais été stupéfait par l'ampleur de cette inégalité. Un rendez-vous immobilisait une ... journée là où pour les parisiens il devenait une banalité.

Par la suite, un ami grenoblois m'a raconté, que lors de la participation à la rédaction de prospectus de levées de fonds, que ce constat était immuable.

Pour une agglo comme Béziers, trois changements sont nécessaires dans ce domaine :

1) faire venir les investisseurs sur Béziers. Il y a un parcours à concevoir permettant de rentabiliser le circuit des investisseurs en partenariat avec Montpellier et Toulouse voire Barcelone. Ces visites clefs en mains ne doivent pas être exceptionnelles mais récurrentes sur des thèmes précis.

2) changer la dimension financière des "premières mises" : pour cela il faut changer l'unité de placement des capitaux publics. Cet esprit nait dans d'autres géographies. D'ailleurs des entreprises de la région biterroise prometteuses en développement commencent à quitter cette région pour aller sur de nouveaux territoires.

3) aider par des participations publiques des évènements récurrents comme Axelle Lemaire vient de le faire sur ... Paris avec les jeudigitaux. Quand on voit aujourd'hui dans le Midi Libre Béziers d'hier une page entière d'ailleurs très mal maquettée au point d'être illisible être achetée pour parler de la nomination de Christophe Burte en M. Féria pour chapeauter toute l’organisation de cet événement culturelle alors même que les sociétés de la FrenchTech n'ont connu aucune aide de ce type, on voit bien le fossé entre les aides publiques nécessaires et celles octroyées.

Il y a actuellement trois géographies qui se structurent avec efficacité : Lyon, Bordeaux et Toulouse. Le reste ne change pas assez rapidement de rythme pour se placer à la hauteur de la compétition. Dommage.

PS : Robert Ménard continue de surfer sur la misère sociale de la ville et ce malgré l'usine Placoplatre ou les équipement pétroliers de Cameron qui emploient 800 personnes, les nouvelles activités sont inexistantes : Béziers est pourtant le principal centre français de fabrication d'éolienne...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 24 2014

Edito - UMP : un bien curieux débat sur les primaires

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Les primaires ne sont pas dans la culture politique française. Bien davantage, elles sont à l'opposé des traditions. C'est pourquoi, ceux qui les proposent sont pour un changement radical.

Pour qu'une primaire se déroule dans de bonnes conditions, cela suppose que l'administration d'un parti politique soit totalement détachée des intérêts de l'un des candidats potentiels à une élection. Le parti est "neutralisé". Il devient une logistique ayant vocation à organiser la primaire dans la neutralité. Ce n'est pas la conception française des partis politiques qui sont un cadre d'organisation dédié à la carrière de son Président.

La primaire suppose également que les militants d'un parti acceptent le débat interne. En France, là encore ce n'est pas la culture. Quand des divergences existent au sein du PS, il est question de "frondeurs", de "dissidents". A droite, quand Alain Juppé exprime une position différente de celles de Nicolas Sarkozy, il est question de "guerre" ... Des termes qui montrent qu'ici la culture d'un parti politique c'est qui adhère respecte une discipline de pensée comme d'expression.

La primaire suppose de différencier les moyens des candidats des moyens d'un parti. C'est la seule condition pour qu'il y ait une égalité de départ entre les candidats. Le cadre légal français ne le permet pas puisque les réels financements publics sont voués aux grands partis dotés de la représentation parlementaire.

La primaire suppose que les médias portent une culture de la diversité pour mettre à égalité les candidats. En 2008, Hillary Clinton n'était plus l'ex First Lady mais une candidate comme les autres, parmi les autres, traitée comme les autres. C'est la force des primaires que même le candidat doté d'un parcours de haut niveau revienne à la ... base. C'est l'opposé de la culture médiaticopolitique française. Il suffit de constater les modalités de couverture du retour de Nicolas Sarkozy.

Le PS en 2012 a-t-il bousculé cette culture en organisant des primaires ? Non. En 2012, le PS a été décapité en quelques jours de son présidentiable, DSK, dans des conditions totalement inattendues. Ponctuellement, les primaires ont été alors le moyen d'arbitrer un second choix qui n'était pas arbitrable par d'autres modalités apaisées.

La preuve, lors des municipales de mars 2014, dans combien de grandes villes le PS a-t-il organisé des primaires pour désigner ses candidats ? Très peu de villes et dans des conditions très problématiques à l'exemple du clash de Marseille. A Marseille, les primaires ont fait sombrer le ... PS alors que l'absence de primaire à droite assurait la bonne organisation.

Il en est de même à droite en mars 2014. Paris et Lyon ont été des "mauvais exemples" avec des contestations très graves. A Béziers, Annie Schmitt a préféré lâcher Raymond Couderc pour rejoindre Robert Ménard et le PS local a plié ses primaires en 48 heures dans l'indifférence totale et les participants aux primaires n'ont connu aucun bonus bien au contraire. La désertion centre-ville a très fortement favorisé le vote FN .

Les primaires n'auront pas lieu pour 2017. Il s'agit seulement de les enterrer en douceur en attendant que les "mouches changent d'âne" et que les médias passent à d'autres sujets.

Cette réalité des faits montre l'immensité des blocages français et la quasi-incapacité à vivre autrement certaines activités.

Le système dysfonctionne mais le système est tellement impactant qu'il ne change pas véritablement.

Comment la politique pourrait-elle appliquer à autrui un changement qu'elle ne s'applique pas à elle-même ?

C'est une des raisons pour lesquelles je reste persuadé que, bien tristement, ce pays terminera sous une forme de redressement international qui seul constituera l'électrochoc pour le changement comme ce fut le cas début 1958 pour le début de la fin de la IVème République.

A titre personnel et de longue date, j'ai défendu le mécanisme des primaires. Mais il y a un moment où il faut reconnaître la réalité des faits et constater qu'il n'est pas adapté aux coutumes qui structurent l'opinion donc les engagements.

PS : Il Il est souvent moins cher de louer un taudis dans le centre, qu'un HLM. De quoi maintenir d'incroyables poches de pauvreté en pleine ville. Les villes du Sud qui ont réélu leur maire au premier tour, ou qui ont été placé en très bonne posture avant le second, sont celles qui se sont lancées, depuis des années, dans une rénovation énergique du centre de leur cité. Pour Raymond Couderc, le cœur de ville était mort de fort longtemps ; Bien mal lui en a pris...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, juillet 23 2014

Edito - Assassinat des Chrétiens d'Irak : l'appel du Cardinal Barbarin

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"Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d'Orient. En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l'angoisse de nos frères. Mardi 24 juin, j'avais reçu l'appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako que j'avais eu la joie d'accueillir à Lyon en mars. Il était en synode avec une vingtaine d'évêques de la région. Il m'avait dit que la situation était effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves étaient encore à venir. L'éradication des minorités religieuses n'est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins : c'est leur but affiché.

En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d'Irak n'est pas un grand générateur d'émotions. Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d'Orient ? Plusieurs raisons l'expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays: les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme : la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l'inacceptable.

Le fait qu'ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n'arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu'une compassion polie, tardive et peu suivie d'effets.

Asia Bibi a entamé sa quatrième année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n'empêche grand-monde de dormir ; Meriam Yahia Ibrahim Ishag avait accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort. Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s'y opposer simplement, fortement, fermement.

Le réflexe communautaire d'un groupe humain l'invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d'aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l’Évangile. Mais, de grâce ! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.

En 1794, l'un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s'est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent : ils firent le serment de ne jamais parler de l'horreur qu'ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever.

Aujourd'hui, la ville de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l'afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d'Irak. Entendez-vous le cri qui monte ? C'est celui d'un camp de réfugiés. Qaraqosh n'est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.

Le Patriarche me disait hier qu'une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d'abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n'attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le Pape nous y a appelés.

Lorsque Jean-Paul II m'a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice : c'est le rappel du sang des martyrs. C'est pourquoi j'appelle aujourd'hui les chrétiens d'ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d'Orient. Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles. Je veux leur redire les paroles du Patriarche: « Ce qui nous manque le plus, c'est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés! »

Je propose d'encourager les associations œuvrant dans la plaine de Ninive. Je supplie les chrétiens d'ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'alimentation, de l'aide d'urgence de venir en aide aux survivants. J'ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l'un de ceux qui en a le plus besoin. Je suggère qu'un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l'année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d'Irak. J'invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.

Que les héritiers de Saint Pothin deviennent les frères de ceux de Saint Thomas, apôtre de l'Orient. Comme l'a dit le Pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang : ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l'on martyrise : ce sont des chrétiens. Il est d'ailleurs à craindre que les persécutions ne s'arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd'hui que la ville de Qaraqosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent. Car ce sont des hommes que l'on tue, dans le silence, entre deux ola d'un stade de foot brésilien.

Le Patriarche me l'a dit : «Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l'espoir est fragile ». Et si leur espoir était aussi entre nos mains ? Le Pape François le rappelle : « Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux! Jésus est avec eux. Nous aussi ». Nous aussi!".

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, juin 14 2014

Edito - Révolution numérique : même la magie de l'écriture ne cache plus des décrochages inquiétants

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La magie de l'écriture c'est quand la réalité des faits ne suffit plus à cacher les tendances de cette réalité. En matière de révolution numérique, même cette magie de l'écriture n'opère plus.

Il suffit de comparer sur le premier trimestre 2014 le nombre et le contenu des interventions de David Cameron et de François Hollande sur le thème de la révolution numérique pour avoir conscience d'un décrochage absolu de la France.

Lors de son discours à Hanovre dans le cadre du CeBIT, David Cameron a déployé une ambition, une vision, un volontarisme, des moyens financiers. Bref, presque tout ce qui fait défaut en ... France.

Sur le plan local, l'incurie des pouvoirs publique démontre qui dure depuis trop longtemps démontre que Béziers est aux abonnés absents depuis plus d'un décennie est qu'à Montpellier le décrochage est pareillement probable. Quand il faut comparer Bordeaux, Lyon et Béziers ou Montpellier dans ce domaine, les postures ne suffisent plus. Il faut des réalités : qui, quels moyens humains, quels moyens financiers, quelles aides, quelles perspectives ?

C'est probablement actuellement le tournant le plus inquiétant qui dépasse de loin le débat sur l'enjeu d'une ville étape du Tour de France, les fêtes rurales d'un autre temps ou les vides greniers de seconde catégorie sans intérêt ..., parce que c'est l'emploi de demain qui est en cause, la dynamique d'un pôle universitaire dans son tissu économique de proximité au moment où tout s'accélère.

Pour le "grand public", Google n'existait pas il y a 10 ans.

Toujours pour le "grand public", Facebook n'existait pas il y a 5 ans.

Il en est de même pour Twitter qui, pour le "grand public", n'existait pas il y a ... 3 ans.

Et aujourd'hui, qui imaginerait s'en passer ?

Est-ce bien le moment d'être en retard ou de décrocher dans cette accélération ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 10 2014

Edito - France Digitale ou la compétition s'anime pour les emplois de demain

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Semaine importante pour les régions du numérique. Sur la plan national, est organisé le second "Digitale Day". Tout est organisé pour donner une audience internationale à cet important évènement y compris la présence de Richard Branson, PDG de Virgin Group.

Pour le moment la compétition est bien engagée sur Bordeaux avec une forte mobilisation de l'équipe d'Alain Juppé et tout particulièrement de sa nouvelle adjointe à l'économie. Il en est de même à Toulouse, Lyon, Nantes.

C'est une compétition majeure pour la compétitivité des pôles dans les prochaines années.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, juin 5 2014

Edito - Obama et les déplacements présidentiels : un show d'une autre dimension

0.A148637-bill-clinton-with-chef.jpgPendant 48 heures (5 et 6 juin), Barack Obama sera sur le sol Français. Dans tous les territoires visités par le Président Américain, le souvenir majeur restera le "show qu'est un déplacement présidentiel américain" : sécurité, journalistes ... : un autre univers.

Quand Bill Clinton était venu à Lyon pour un G7, des relations anciennes avec des membres de son équipe avaient permis de participer à plusieurs étapes : un autre monde : importance du convoi, timing à la minute, conditions de sécurité, repérages antérieurs ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 25 2014

Edito - La mêlée numérique s’anime

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Bordeaux, Lyon, Nantes, Lille, Toulouse, Paris animent la “mêlée numérique” dans le cadre de la French Tech.

Le projet le plus spectaculaire est celui de Bordeaux : objectif 25 000 emplois créés dans le numérique au sein de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB).

25 000 emplois au sein de l’objectif global de 75 000 emplois à créer dans le cadre de la CUB.

Virginie Calmels, nouvelle adjointe à l’économie, accélère la mobilisation. Il est de plus en plus question de la création d’un Conseil des Entrepreneurs dont la présidence pourrait être confiée à Xavier Niel.

Et, pendant ce temps, on fait quoi à Béziers ou Montpellier ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, avril 26 2014

Edito - L'actuelle CABEME réduit l'avenir de l'agglomération biterroise

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Robert Ménard veut que Béziers quitte l'Agglomération. Le nouveau maire de la ville ne digère pas les alliances qui l'ont privé de la présidence de la collectivité et encore moins de voir aujourd'hui son nouveau patron, Frédéric Lacas, lui refuser la première vice-présidence ainsi que les délégations aux Finances, à l'Eau et aux Ordures ménagères...

Dans l'actuelle compétition des territoires, la dyarchie entre la CABEME et la Ville de Béziers est une situation atypique qui réduit l'avenir de l'agglomération biterroise.

C'est une situation atypique. A Bordeaux, Alain Juppé vient d'être élu Président de la CUB par 92 voix sur 105 membres. Un accord de coopération a été conclu avec le PS et Alain Anziani, Président du Goupe PS, a voté pour ... Alain Juppé et est 1er Vice-Président de la CUB.

S'il y a un secteur où des accords de coopération peuvent être trouvés, c'est bien dans le cadre intercommunal.

La ville de Béziers étant la principale contributrice et la première "Caisse de mutuelle" de l'agglo, Robert Ménard a raison de "taper sur la table" mais il lui faut désormais chercher la coopération et non le conflit ! Peut-on qualifier de ce coup de gueule d'acte irresponsable, une auto flagellation mortifère, l’exaspération des inquiétudes qui visent à punir les habitants de la ville-centre et à les convaincre qu’ils n’ont rien à espérer de l’avenir avec un tel maire à leurs têtes ?

A Lyon, le Maire de Lyon (PS) prend la tête d'une métropole majoritairement à ... droite. Mais, là aussi, un accord a été trouvé avec la ville chef lieu de la métropole.

Il ne restera peut-être que BEZIERS à vivre une division garante de paralysies ultérieures.

C'est une situation très grave.

L'actuelle CABEME réduit l'avenir de l'agglomération biterroise. Où est l'avenir de l'agglomération biterroise sans un partenariat avec Perpignan ni la mise en place alternative du Sillon Languedocien ? Cette question sérieuse mériterait une réponse sérieuse bien éloignée de la seule logique de mutuelle financière qui prévaut à la CABEME faisant le lit de bas accords politiciens.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mars 25 2014

Edito - Le jour où la Gauche arrivera à se débarrasser du PS…

324428179-e5740bfa-1db5-4e4c-a39c-f73b422a044a_1200.jpgLe scrutin municipal mérite d’être lu avec attention, et il faudra dès demain, regarder ville par ville, et quartier par quartier, ce qui s’est passé, mais pour le coup, l’analyse globale du scrutin simple : un désaveu cuisant et massif de la politique du gouvernement.

A ce titre, les résultats sont profondément logiques. L’abstention est en hausse, le FN (1) fait d’excellents scores (scores magnifiés par la pratique pourave des sondages qui minimisent toujours le vote FN), l’UMP se maintient et progresse quand elle a de bons candidats, et le PS s’effondre. Tous les maires PS sortants avaient bien pris soin de jouer la carte locale, en écartant toute référence au Parti, mais c’est peine perdue.

A Paris (2), NKM qui était annoncée pour être laminée sort en tête, même si le second tour ne lui est pas favorable. A Marseille (3), Patrick Mennucci devait être le signe d’une Gauche conquérante : il est distancé par Jean-Claude Gaudin et dépassé par le FN. A Lyon (4), Collomb attendait tranquillement son triomphe : en recul sur toute la ville, le voilà contraint à second tour, et obligé de dealer avec ses ennemis de Gauche.

Plusieurs grandes villes PS sont menacées, et de partout, les scores s’effondrent.

L’élément marquant... est une confirmation. Jean Marie Le Pen assurait son succès du côté des vielles peaux bronzées de la Côte d’Azur, mais maintenant la carte d’implantation du FN est celle des villes et des quartiers qui vivent mal. Ca plait ou ça ne plait pas, mais le vote FN est le vote populaire. Et les appels de Jean-Marc Ayrault au front républicain ou à faire barrage au FN, comme s’égosillait Bambi, sont juste pitoyables. Le p’tit Valls qui devait sauver la France… Bande de rigolos…

Traditionnellement, le scrutin des municipales, comme celui des présidentielles est le plus raisonnable compte tenu de l’ancrage dans la vie quotidienne. Mais vont suivre dans trois mois les européennes, et dans un an, les régionales. Le scrutin élimine les petits partis, mais pour le reste, tout peut partir en live… Apprêtez-vous à voir le FN bien installé comme premier partie de vie politique française.

logo-municipales.jpgLe PS est mort, intellectuellement et politiquement, car il n’a ni pensée politique, ni programme d’action, et il est tenu par des incapables, juste bons à faire des risettes sur les plateaux télé. Le PS tient pour une seule raison : l’argent public (5), dont il est gavé, et qui manque tant aux forces politiques d’alternance.

Un coup d’œil sur la ville de Lunel (6), ville d'activités viticoles et arboricoles à 21 km à l'est de Montpellier et 28 km au sud-ouest de Nîmes (Gard), qui pendant des décennies a été un bastion socialiste sauf entre 1983 et 1989. Le maire sortant est Philippe Moissonnier, celui-ci n'a glané que 14,62 % des voix. L’abstention est à 37,46 %. Le FN reste très présent sur la commune avec 24,53 %.. L’UMP est à 10,93 %. Un massacre pour la Gauche.

Depuis deux ans, le PS tient tout : l’Élysée, les deux assemblées, 90 % des régions, la majorité des grandes villes et des départements. Pour faire quoi ? Un échec économique et social patent, avec l’affichage d’une immaturité politique consternante. Résultat : l’UMP ressort renforcée, et le FN est le parti politique dominant. Si les leaders du PS avaient une once d’honnêteté politique, ils se barreraient pour laisser la place, devant ce bilan à pleurer. Remaniement, communication revue, plan d’action… de l’esbroufe ! Rien à en attendre, car François Hollande est déjà à magouiller pour se faire réélire, et le FN comme adversaire de second tour, c’est pas si mal.

Pour imaginer un avenir à la Gauche, il n’y a pas d’autre solution que se débarrasser de cette bande d’incapables, prétentieux et intéressés, qu’est devenu le PS.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 3 2014

Edito - Elections municipales : le cirque politique tourne à fond

IMGP82691.jpgLe décrochage entre la classe politique professionnelle et les enjeux du moment s'amplifie.

Le cirque politique tourne à fond.

Dans l'opposition, il y a les annonceurs de spectacles : Bruno le Maire fait sa tournée en annonçant, ville par ville, les "prochains" maires. Tous ceux qu'il visite vont ... gagner : Mathieu Chamussy à Grenoble le jeudi 27 février puis Michel Havard à Lyon le vendredi 28 février : même texte, mêmes formules au mot près.

Il y a quand même une différence. Selon les territoires visités, il a une audace : il tombe ... la cravate pour faire oublier que sa seule expérience du terrain en dehors de la circonscription dorée héritée dans l'Eure c'est le passage dans les salons dorés des cabinets ministériels.

Pour faire la comparaison avec Béziers, la déclaration à Lyon : le même refrain au mot près lorsque celui est venu ici en novembre dernier à l'invitation de son "ami" Elie Aboud dans la boutique "Au service du vin" : cliquer sur le lien en bas de la page : Michel Havard sera Maire de Lyon !

http://www.midilibre.fr/2013/11/10/...

A gauche, il en est de même. Les ministres se font plus discrets, impopularité oblige. Mais le parti de gauche et les Verts qui ont pourtant construit la victoire de François Hollande annoncent le "grand soir". Il n'est pas né sur le plan national, il serait donc pour le local en mars 2014. La "vraie gauche" va naître du terrain.

C'est ce cirque qui illustre l'incapacité de la vie politique française à changer. BEZIERS POLITIQUE refuse ces pratiques. Aucun des candidats actuellement en lice sur Béziers a été capable de présenter un contrat de X pages d'engagements signés avant tout soutien. Les Biterroises et Biterrois ont plus que jamais besoin de connaître l'ensemble de ces engagements précis, clairs, fermes qui doivent se retrouver dans le projet présenté aux citoyens. Ce n'est donc pas la culture de la caravane de passage pour un jour sans lendemain mais de l'inscription durable dans le fond des projets locaux.

C'est cette mentalité nouvelle qui est nécessaire.

Le pays va très mal. Qui pourrait donc défendre sérieusement qu'il faut continuer, ne pas changer ?

Plus ce cirque politique se déroule sous nos yeux, plus l'impératif de Vrai Changement s'impose de façon urgente.

1 http://www.lyonmag.com/article/6282...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE