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mercredi, janvier 28 2015

Edito - Le Trombinoscope prime Briois, Bartolone boycotte la remise des prix

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Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix «de l’élu local de l’année» décerné au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a-t-on appris dans son entourage.

Le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année», et Steeve Briois comme «élu local de l’année».

«On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015», a répondu l’élu frontiste dans un tweet. «Ça appelle à "l’union nationale", mais ça boude quand un maire FN est "élu local de l’année" : «Bartolone zéro pointé de l’année !», a ajouté un autre vice-président du FN, Florian Philippot.

Source: : Libération

mercredi, janvier 7 2015

Edito - Michel Houellebecq : "Soumission" sera t-il disponible à la médiathèque de Béziers ?

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Michel Houellebecq n’est pas du tout un nouveau venu sur la scène littéraire, puisque son premier grand succès date de 1998 avec "Les particules élémentaires". Un roman mémorable sur les mœurs contemporaines. Depuis lors, la publication de chacun de ses livres a été un véritable événement. Que dire alors du dernier, ou plutôt du tout prochain, puisqu’il sera en librairie dès cette semaine ? Les critiques qui ont eu le privilège de le lire en priorité en ont déjà fait tout un tintamarre. Alain Finkielkraut, il y a déjà huit jours dans Le Journal du dimanche, expliquait tout le bien qu’il en pensait, non seulement parce que Houellebecq l’avait fait beaucoup rire mais surtout parce que le romancier se révélait une fois de plus remarquable analyste de son époque.

Il faut dire que le sujet est brûlant, puisqu’il concerne la présence de l’islam en France et que l’auteur l’aborde de la façon la plus provocante, en imaginant la victoire électorale d’un parti musulman et l’accession de son candidat à l’Élysée...

Le problème avec Houellebecq c’est que la formidable charge ironique du propos se dissimule sous une totale neutralité de ton. Je retiendrais volontiers la formule de Bernard Pivot : « Tout est à la fois énorme et subtil, outré et malin, invraisemblable et logique ». Le roman ne consiste nullement dans un pamphlet à charge, pas plus que dans une démonstration politique. Il nous offre un regard sur nous-mêmes, sur notre société, dont la vertu est de nous faire comprendre ce que nous sommes réellement.

Le résultat, c’est que tout le monde est obligé de réagir. Parfois violemment, comme Laurent Joffrin, le directeur de Libération, indigné par cette prose réactionnaire mais talentueuse. Précisément, c’est bien la preuve que Houellebecq a touché juste. Nul ne peut être indifférent à son investigation qui découvre les zones où ça fait mal. Précision indispensable : il y a toujours de la métaphysique dans l’air avec cet étrange garçon. Si elle s’insère ici dans le sillage de Huysmans, ce n’est pas seulement par amour de la littérature. C’est qu’il y a beaucoup à retenir de l’œuvre d’un écrivain puissant, qui surdéterminait son réalisme par une quête esthétique et mystique.

Source : Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 5 janvier 2015.

jeudi, décembre 18 2014

Edito - Fatima Allaoui ; "si la proposition de Philippot est sérieuse je l'étudierai"

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A la décharge de NKM, il faut bien reconnaître que "l'aventure extrême" de Fatima Allaoui est à la fois récente et restée discrète. C'est un désaccord avec l'UMP au sujet des cantonales qui a poussé la conseillère régionale à en claquer la porte. Alors que le parti refusait de l'investir, elle a rejoint le Siel et s'est tournée vers le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par le FN, pour obtenir son appui, qu'il lui a refusé.

Au journal "Libération", Fatima Allaoui avait invoqué "une crise d'adolescence politique", affirmant avoir demandé ces soutiens "par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue". Si elle assume soutenir "localement la plupart des initiatives" de Robert Ménard, une plongée dans les archives montre en effet que son tropisme d'extrême-droite est très local.

Il y a sept mois encore, elle félicitait ainsi sur Twitter "@GeoffroyDidier qui vient de ridiculiser M Lepen sur les élections européennes. Ça fait plaisir":-). Le 6 mai 2013, elle rapportait par ailleurs s'être fait "agresser physiquement par une militante FN" en marge d'un meeting de Jean-François Copé (dans un tweet supprimé depuis mais rapporté par Midi Libre). Pas vraiment le profil d'une fervente aficionado des Le Pen. Alors, conversion tardive ou égarement ?

Fatima Allaoui n'est pas à une contradiction près. La Biterroise a la mémoire courte. Elle apparaît sur une photo où, aux temps des dernières municipales à Béziers, on la voit manifester le 27 mars 2014 derrière une banderole anti-FN. Elle affirme avoir été exclue du secrétariat national de l’UMP mais pas du parti. Néanmoins, elle ne devrait pas poursuivre l’aventure avec la formation politique dirigée par Nicolas Sarkozy. « Il va de soi que c’est moi qui quitte mes fonctions à l’UMP et notamment au niveau du groupe régional et au niveau du bureau politique », a-t-elle déclaré. « Je ne renouvellerai pas mon adhésion à l’UMP », a-t-elle encore fait savoir.

Mais, le Front national qui a flairé la nouvelle prise de guerre, lui a proposé, par la voix de son vice-président,Florian Phillippot de venir grossir les rangs. Et, surprise, la jeune femme entend très sérieusement étudier la proposition. "Franchement, j'ai apprécié la déclaration de Florian Philippot, c'est la seule parole gentille que j'ai pu entendre. Si sa proposition est sérieuse, je l'étudierai", a-t-elle expliqué sur i-télé. En clair, elle n'exclut pas un nouveau retournement de veste.

NB : Ses convictions très élastiques et ses "idées" à ressort vont lui permettre de se trouver une place très facilement dans ce parti d'extrême-droite qui prend tout et n'importe quoi de ce qui se présente !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 24 2014

Edito - 1250 € pour une heure de vie des petites fesses de Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy a le derrière délicat. Il est vrai qu’habitué au trône de la République, dans notre curieux pays qui élit un roi tous les cinq ans, le président sortant – et presque sorti – n’allait pas confier son auguste train à la première gare venue. Chez ces gens-là, qui pètent dans la soie, la miction et le transit ont droit à la robinetterie de luxe. Tel était notre président : pas de bibliothèque, mais des chiottes.

Pour le meeting de Bordeaux du 3 mars 2012, qui selon l’excellent Sud-Ouest, a débuté à 17 h pour s’achever à 18h 17, Libération nous apprend que l’on confectionna des chiottes dédiées aux fesses candidates à la présidentielle pour un montant de 1250 €. Presque trois mois de RSA

Alors, mon cher Nicolas Sarkozy, que ce fut pour un pipi ou un étron, vois-tu, c’est quand même très cher, et je dois te dire qu’à nos yeux d’humains, toi qui a mis notre pays plus bas que terre, tu es définitivement ridicule. Ridicule et grotesque. Dégage, s’il te plait, et moi je tire la chasse d'eau.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 8 2014

Edito - L’opinion dominante dans les médias et les universités est de plus en plus minoritaire

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Elisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction du magazine «Causeur». Dans son numéro de juin, le magazine s’interroge sur le sens de l’expression «politiquement correct» et donne la parole entre autres à Natacha Polony, Alain Finkielkraut, Michel Maffesoli, Rachida Dati et Patrick Cohen.

"Ce qui caractérise notre situation, c’est précisément que l’opinion dominante, telle qu’elle s’exprime dans les médias et les universités, est de plus en plus minoritaire. Et plus cette minorité dominante est minoritaire, plus elle est hargneuse et prétend rééduquer le peuple qui pense de travers".

Le terme «politiquement correct» n’a-t-il pas fini par être galvaudé ?

Si, au point de devenir un vague synonyme de «bien-pensance» ou de «pensée unique». Or, à l’époque des «mutins de Panurge», le bien-pensant, c’est toujours l’autre ! Il faut tout de même être aveuglé par la paille dans l’œil du voisin pour oser affirmer qu’il est inconvenant, ou politiquement incorrect, ou dérangeant, ou impertinent, ... de défendre le mariage homosexuel.

En réalité, ces points de vue prétendument avant-gardistes sont au cœur de la pensée automatique qui définit le conformisme de l’époque – «comment peut-on être contre le «mariage pour tous», «comment peut-on être contre l’immigration massive», «comment peut-on avoir peur de l’islam». Autant de questions qui se ramènent à une seule : «comment peut-on être de droite ?»

Pourquoi la droite a-t-elle intériorisé son infériorité morale et s’est-elle laissée tétaniser par le «gauchisme culturel» dénoncé par Jean-Pierre Le Goff ?

La réponse est dans la question : c’est précisément parce que la gauche a réussi à déplacer toute la discussion sur le terrain moral et, sur ce terrain, à apparaître comme la représentante ontologique du Bien. Or, la droite avait autant de défaillances que la gauche à se faire pardonner. Je sais bien que c’est une majorité de gauche qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, mais c’est tout de même à droite que la Révolution nationale prend sa source idéologique. De même, pour les Ligues et pour l’antisémitisme maurrassien. Alors bien sûr, il y a le sidérant tour de passe-passe grâce auquel une partie de la gauche communiste et intellectuelle s’est octroyé l’absolution malgré son soutien ou son aveuglement aux crimes du communisme.

Cela explique la prétention de la gauche à la supériorité morale, pas que la droite s’y soit laissé prendre…

À ces explications idéologiques, s’en ajoute une autre, plus circonstancielle, qui tient à la domination du champ culturel et médiatique par la gauche. Or, on pourrait résumer les deux ou trois dernières décennies par une lente prise du pouvoir par les médias, notamment sur les politiques. Ainsi s’est installée l’idée, ou disons le sentiment diffus, que pour faire carrière, il fallait d’abord plaire aux médias. Beaucoup de gens, y compris à droite, n’ont pas encore intégré le fait que Le Figaro, c’est beaucoup plus de divisions que Libération. (…)

Source: Le Figaro

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE