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mardi, décembre 16 2014

Edito - Emmanuel Macron et la dérégulation trop sélective

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Il n'y a que deux politiques que la France n'ait jamais appliqué : le vrai libéralisme et une "gauche moderne".

La loi Macron sur la relance de l'économie est un exemple du compromis permanent qui règne en France : un peu de libéralisme avec un peu de socialisme archaïque.

L'exemple de cette dérégulation très sélective trouve son application dans le dossier des professions juridiques. S'il y avait un domaine à déréguler c'est la profession des avocats au Conseil d’État et à la Cour de Cassation.

C'est dans la procédure le moment où l'inégalité face à la Justice par l'argent trouve son zénith.

La seule ouverture du dossier "coûte un bras" à ce niveau.

Ce qui pratiquement signifie que, pour des personnes avec des moyens financiers limités, l'ultime recours est impossible, interdit de facto.

Pourquoi la dérégulation de cette profession hyper-protégée n'est-elle pas mise en œuvre ?

Faudrait-il en déduire que la compétence de la "masse des avocats" devient inopérante à ce niveau ?

Si le système politique actuel désespère et met en colère, c'est en raison d'incohérences manifestes de ce type qui pourraient faire l'objet d'une liste longue.

En France, il faut être fort par le nombre et la capacité à gêner ou fort par les relations avec le Pouvoir pour échapper aux principes énoncés lors des réformes.

C'est une de raisons pour lesquelles les Français sont fâchés avec les réformes parce qu'ils ne sont plus dupes des conditions dans lesquelles elles sont engagées.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Politique : la France après 2017

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Un sondage de l’IFOP qui vaut ce que valent tous les sondages, c’est - à - dire qui montre ce que seraient les résultats de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, sans campagne électorale préalable et hors de la conjoncture de mai 2017 sur laquelle nous ne savons rien, apporte tout de même quelques informations intéressantes :

Si le dernier espoir de François Hollande, pour gagner en 2017, était de se retrouver face à Martine Le Pen au deuxième tour, ça semble râpé : si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est lui qui serait largement battu par elle...Par contre, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy l’emporteraient largement contre la candidate du FN ;

Confirmation, au premier tour, d’un Jean-Luc Mélenchon à 10 % et d’une Cécile Duflot « out ».

Au-delà de ce sondage et de 2017, on peut raisonnablement prévoir l’avenir plus lointain :

1/La France va se "normaliser" :

La campagne de 2012 aura été la dernière pendant laquelle le PS aura encore tenu un discours marxisant, si loin de sa vision réelle comme de celle des Français (voir un exemple spectaculaire en cliquant Plus de sept Français sur dix approuvent le contrôle des chômeurs"),

Comme dans tous les autres pays d’Europe de l’ Ouest, on ne verra y alterner au pouvoir que deux partis tous deux économiquement plus ou moins libéraux, et assumant leur libéralisme : s’il doit il y avoir un jour un président issu du PS, ce ne pourra être que Manuel Valls, ou quelqu’un tenant le même discours que lui (si Manuel Valls est aujourd’hui impopulaire, ce n’est pas à cause de son discours socio-libéral, mais parce qu’il est le Premier ministre d’un Président à qui plus rien ne réussit).

2 /La seule inconnue est celle des alliances des libéraux de droite avec un parti eurosceptique et un parti xénophobe (qui peut être le même ou pas).

3/Mais je ne vois aucun avenir :

Ni au candidat de « la gauche anticapitaliste », de la « vraie gauche », de « la gauche de la gauche », de « la gauche anti-PS », etc. , scotché à 10 %, comme Die Linke en Allemagne, définitivement marginalisé et, comme dans tous les autres pays européens, sans espoir de participer au pouvoir,

Ni aux écologistes : l’écologie est une science, et ses données, nouvelles il y a quelques années, seront, à l’avenir, plus ou moins intégrées dans les programmes de tous les partis politiques, et rien ne justifiera plus l’existence d’un parti qui en ferait encore sa spécificité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE