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vendredi, décembre 12 2014

Edito - Que penser du projet de loi Macron ?

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C’est le sujet législatif de la semaine. Le projet de loi Macron a été présenté en conseil des ministres, puis à la presse avant hier. Il doit rester comme un marqueur du quinquennat, une des meilleures illustrations du cap libéral assumé par François Hollande, puisqu’il prolonge les travaux de la commission Attali.

Jacques Attali au pouvoir ?

Quand on prend un peu de recul, il y a de quoi être assez estomaqué par ce projet phare de la deuxième moitié du mandat de François Hollande. Bien sûr, il peut exister certaines rentes injustifiées et excessives et il est normal de s’y attaquer et certaines complexités de notre droit peuvent être contre-productives, mais ce projet va bien au-delà. De manière stupéfiante, il s’agit d’un projet néolibéral, qui, sous couvert initialement de redonner du pouvoir d’achat aux ménages, ce qu’avait défendu Arnaud Montebourg cet été, est un projet global de déréglementation de l’économie française, visant à faire reculer le service public et poussant le détail jusqu’à prévoir quelques dérisoires milliards de session d’actifs.

Encore plus effarant, ce projet fourre-tout est un prolongement du rapport de Jacques Attali de « libération de la croissance », qu’avait en partie mis en place Nicolas Sarkozy. Il est tout de même incroyable de voir ce qu’on appelle la gauche déréglementer plus encore l’économie française deux ans et demi après avoir pris le pouvoir à la droite ! Ainsi, François Hollande dépasse Nicolas Sarkozy sur sa droite sur plusieurs questions économiques. Par exemple, il est assez effarant que ce soit le candidat du PS qui libéralise le travail du dimanche, que le président de l’UMP avait tant de fois appelé de ses vœux mais n’avait pas osé faire. Tout ceci démontre la faillite du débat politique actuel quand il se limite au PS et à l’UMP.

Courant d’air néolibéral

Mais le traitement de l’information est également accablant. Si ce n’est un éclairage des décodeurs très descriptif, Le Monde couvre la loi comme pourraient le faire les éléments les plus libéraux et dogmatiques du Medef, accréditant l’idée que cette loi s’attaque aux « maladies de la France », qu’elle est censée doper la croissance et publiant naturellement une tribune qui défend l’ouverture du travail le dimanche, qui serait une « chance économique et sociale ». La couverture de cette loi ressemble plus à de la propagande, la seule question autorisée semblant être de dire qu’elle ne va sans doute pas assez loin puisque le gouvernement a renoncé à réformer les pharmacies, ou les taxis…

La présentation du débat sur le travail du dimanche est particulièrement choquante puisqu’elle se résume à de purs arguments mercantilistes, à savoir que les touristes chinois pourraient dépenser plus en France, et ne pas avoir à aller à Londres, sans jamais vraiment se poser la question de la vie familiale et son équilibre. En outre, parler de volontariat est un peu hypocrite quand 15 % des Français recherchent un travail et il faut noter que la question de la rémunération supplémentaire est renvoyée à des accords, l’État n’imposant pas de cadre… Bref, sur cette question, encore une fois, de manière assez effarante, le Parti Socialiste semble vouloir dépasser l’ancienne majorité par sa droite.

Pour toutes ces raisons, la loi Macron, avec l’opposition de la France à la taxe Tobin européenne, démontre non seulement les reniements de François Hollande, mais aussi la dérive effarante d’une classe politique où ce qu’on appelle la gauche dépasse la droite par la droite sur certains sujets.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 4 2014

Edito - Michel Onfray : « Le libéralisme de l’UE, c’est la catastrophe pour des millions de personnes »

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« Vous avez la foi en l’UE, vous avez la foi en l’euro et vous nous expliquez qu’on ne peut pas en sortir, que ce serait la catastrophe. Mais c’est déjà la catastrophe pour des millions de Français actuellement. »Michel Onfray

« La France est majoritairement souverainiste. Il ne s’agit pas d’enterrer l’Europe mais d’en faire une autre. »

Vidéo de Michel Onfray (5:31 min)

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 10 2014

Edito - VGE : aujourd'hui être révolutionnaire en France c'est être libéral

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Remarquable entretien de Valéry Giscard d'Estaing dans l'hebdomadaire Le Point de cette semaine. En quelques pages tout y est c'est à dire tout ce qui fait défaut à l'actuel débat politique Français : une vision, une approche internationale, des explications historiques ...

VGE évoque l'actuelle décadence de la France devenue le "pays qui se croise les bras", "celui où il ne faut surtout pas fatiguer les neurones".

VGE insiste sur la "France qui doit accepter les réalités du monde" alors que la France "conserve le modèle de la Libération".

C'est vrai qu'aujourd'hui être révolutionnaire en France, c'est être libéral.

Les socialistes sont d'abord devenus d'abord des bourgeois socialistes qui ne connaissent pas et n'aiment pas la classe moyenne. La gauche de la gauche est dans le refus des réalités. Seul le libéralisme permettra de redonner à la France le classement qu'elle perd, le niveau de vie qu'elle aliène et de respecter son apport historique en veillant à ce que ce libéralisme soit compatible avec une protection sociale de qualité.

C'est ce chemin que VGE évoque avec talent et lucidité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE