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jeudi, janvier 22 2015

Edito - Islam radical - André Gérin : "Les gouvernements successifs ont renoncé à combattre le mal"

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L'ancien député-maire communiste de Vénissieux est à l'origine de la loi proscrivant le voile intégral dans les lieux publics. Il déplore 30 ans d'inaction. Voici son interview ici.

''"... La situation fait penser au 11 septembre 2001. Je pense qu'on n'a pas vu le pire. Je crains que le réveil ne soit encore plus douloureux. "... Mais qui est responsable de cette situation ? Serait-il comme certains socialistes qui nous avaient dit, il y a quelques années : "responsable mais pas coupable" ? '' Pauvre France dont les dirigeants se foutent de nous avec leurs explications et leurs excuses pitoyables !

Source : Le Point du 20 janvier 2015

mardi, décembre 9 2014

Edito - Ces notes qui entravent la loi de la jungle

FRANCE-POLITICS-GOVERNMENT-PARLIAMENT

S’il semble encore résider de vagues différents idéologiques sur les questions économiques au PS (encore que le projet de loi Macron prolonge celui qu’avait présenté __Montebourg__…), une chose semble unir tous les courants du PS : la suppression des notes qui unit les deux locataires de la rue de Grenelle.

Quand c’est flou, il y a un loup

Déjà, il y a près de six mois, l’éphémère ministre de l’éducation Benoît Hamon avait défendu cette folle idée, aujourd’hui reprise par celle qui lui a succédé. Comme le souligne si bien Jean Paul Brighelli sur son blog du Point, cette idée n’a pas de sens. D’abord, le jugement par couleur revient simplement à noter sur 4 au lieu de 20, ne supprimant pas complètement l’évaluation, mais ne faisant que la rendre plus approximative car bien moins précise. En outre, cela compliquera la tâche des parents, qui n’auront pas leur repère en plus d’avoir un jugement très lapidaire. Ce faisant, au lieu de réduire la pression que pouvaient représenter les notes, le nouveau système pourrait bien les accentuer.

En effet, alors que la frontière entre le 9 et le 10 était fine, celle entre le vert et le rouge sera sans doute bien plus tranchante. Pire, comme le souligne bien Jean-Paul Brighelli : « un enseignant note un devoir, un exercice, une performance. Il note l’instantané. Il ne note pas l’élève. On a une note, on n’est pas une note », alors que la grandissante évaluation des compétences des enfants est un jugement plus personnel, finalement peut-être plus dur. Bien sûr, il reste toujours la solution de noter de plus en plus large pour acheter la paix des élèves et des parents, comme on le fait avec le baccalauréat, où il est plus facile d’avoir mention très bien qu’une mention bien il y a 20 ans. L’école des fans semble se profiler…

La jungle institutionnalisée

Le projet éducatif qui avance doucement rue de Grenelle est une monstruosité. La suppression des notes n’a sans doute que des inconvénients. D’abord, elle supprime des repères institutionnalisés depuis très longtemps. C’est comme si on nous imposait de changer de langue. Ensuite, l’argument de la moindre dureté est nuançable par le fait qu’il y aura toujours des élèves qui auront la plus mauvaise note et que le fossé à franchir pourrait sembler plus grand, à moins de mettre la même note à tout le monde. La moindre précision de ce nouveau système sera préjudiciable pour les élèves qui auront du mal à mesurer le fruit de leur travail. Les lettres ne sont pas un gage de succès ailleurs.

Ce faisant, entre la volonté de réduire la pression des notes, mais aussi en laissant de plus en plus faire aux élèves ce qu’ils veulent en classe, au point d’avoir une discipline particulièrement faible, les pédagogos nous construisent une espèce de garderie qui ressemble à une jungle, où les élèves doivent pouvoir faire ce qu’ils veulent, sans la moindre contrainte de discipline, d’évaluation notée, d’examen (après tout, le baccalauréat coûte cher) et où ils ne doivent que réaliser leur individualité. Finalement, cela n’est pas incohérent avec la société qui est construite, qui ressemble de plus en plus à une jungle, inégale, violente et de plus en plus souvent secouée par de graves crises destructrices.

Le pire est que les pédagogos croient sans doute sincèrement construire une école meilleure pour les enfants. Par quel mystère une société produit un délabrement si régulier d’une des plus belles réussites de notre pays, notre éducation nationale, malgré tant de preuves de cette erreur ?

Le Rédacteur en chef d BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 6 2014

Edito - Roland Dumas : « Ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël »

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Roland Dumas interrogé par Sihem Souid pour Le Point. Loin des simagrées des députés votant une résolution dépourvue de toute force juridique et qui relève de l’enfantillage – un État mité par des colonies, sans capitale, et sans liberté de circulation des habitants… une misérable manip’ politique – Roland Dumas s’exprime pour dire deux ou trois choses fortes et juges, reparler de la grande maison commune… Je me sens moins seul.

Que pensez-vous de la politique étrangère menée par François Hollande depuis son élection ?

Le général de Gaulle tenait à ce que la France soit indépendante. Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing (VGE) et Mitterrand ont été dans cette ligne de conduite qui donnait satisfaction à tout le monde, dire oui avec des réserves mais ne pas entrer dans le commandement intégré de l'Otan. Avec Chirac, des discussions ont eu lieu pour une réintégration, mais les contreparties qu'il voulait n'ont pas été acceptées (le commandement de la zone sud - la Méditerranée). Sarkozy a annoncé que la France réintégrait le commandement intégré de l'Otan. Avec l'arrivée de François Hollande au pouvoir, la politique étrangère a entériné ce changement de cap avec peu de débats internes et pas de débat public en réintégrant définitivement le commandement intégré de l'Otan, et cela, sans vraie contrepartie. En réalité, aujourd'hui, ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël. Aujourd'hui, nous sommes dans une alliance où la France n'a plus rien à dire. Nous n'avons plus de politique étrangère indépendante.

Quel œil portez-vous sur le travail mené par Laurent Fabius au Quai d'Orsay ?

Il a été mon Premier ministre, donc je ne peux pas en dire du mal (sourires). Vous connaissez le proverbe anglais "right or wrong, my country is my country". Il a été un très bon Premier ministre, mais il est un moins bon ministre des Affaires étrangères car il ne pousse pas les idées que je viens de vous exposer qui sont les idées traditionnelles de la France. La France a perdu son indépendance en matière de politique étrangère !

Que feriez-vous aujourd'hui si vous étiez encore ministre des Affaires étrangères ?

Je serais déjà toujours resté fidèle à la pensée socialiste. J'aurais rétabli une vraie politique française avec la Russie ! La France doit rétablir une relation privilégiée avec la Russie. Nous traitons mal les Russes, contrairement à ce qui peut se dire dans le monde ! Nous ne tenons compte d'aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L'alliance outre-Atlantique n'a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l'injustice même en politique internationale.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, octobre 22 2014

Edito - Zemmour: record de ventes !

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« Le Suicide français » se vend désormais à plus de 15 000 exemplaires par jour. Plus de 300 000 livres ont déjà été imprimés. Un phénomène !

... Les 533 pages sont en passe de devenir un phénomène : la semaine dernière, Albin Michel enregistrait entre 15 000 et 20 000 sorties par jour, soit autant de commandes de libraires dévalisés.

« On est en flux tendu, explique-t-on chez l’éditeur. On imprime à tour de bras et on expédie les exemplaires chez les détaillants, on n’a presque pas de stocks ! » Le premier tirage de 120 000 exemplaires a été écoulé en une semaine. Ce sont désormais près de 300 000 Suicide français qui ont été fabriqués ! Et ce n’est pas terminé : les chiffres ne faiblissent pas, incitant les plus optimistes à parier sur un total de 500 000 livres achetés, soit au moins autant que Valérie Trierweiler.

Un chiffre faramineux pour un ouvrage au prix de 22,90 euros…

Ces chiffres ne comprennent pas les ventes numériques, soit environ 15 % supplémentaires… En tout, Albin Michel pourrait enregistrer un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros sur ce seul livre. Bref, tous les records sont battus. Derrière le phénomène éditorial, reste à comprendre ce que ce triomphe signifie. Éric Zemmour est-il devenu le porte-voix de cette France qui ne se sent représentée ni par les médias traditionnels, ni par les discours politiques, ni par les intellectuels qui tenaient jusqu’ici le haut du pavé ?

Source

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 10 2014

Edito - En librairie depuis 6 jours seulement, le livre d'Eric Zemmour connaît un départ fulgurant détrônant celui de Valérie Trierweiler.

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L’ex-première dame n’est pas la seule à faire un carton en librairie. Eric Zemmour connaît lui aussi un départ canon concernant la vente de son dernier ouvrage Le Suicide Français. Et pour cause, le livre vient de dépasser celui de Valérie Trierweiler qui pour l’instant caracolait en tête des ventes selon les calculs du réseau Datalib nous apprend hier Le Point.

L’ouvrage qui suscite de nombreux heurts sur les plateaux de télévisions a été imprimé à 100.000 exemplaires. S’arrachant depuis le début de sa commercialisation à plus de 5000 exemplaires par jour, le livre fait d’objet d’une réimpression à 20.000 ouvrages anticipée par les éditions Albin Michel.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juillet 7 2014

Edito - Le magazine Le Point s'auto-censure !

0.A00lepoint2150-les-neoconservateurs-a-la-francaise1.jpgAprès les émeutes fomentées par des jeunes franco-algériens lors des matches du Mondial, Marine Le Pen a demandé que l’on en finisse avec la double nationalité. Si l’Algérie est leur pays, qui les retiendrait sur notre sol contre leur gré ? L’hebdomadaire Le Point a eu l’idée de demander, par sondage, ce que les internautes en pensaient. La question était ainsi formulée : « Faut-i l retirer aux Français d'origine algérienne leur double nationalité ? » La réponse est « Oui » à 81% ! Mais les lecteurs du Point n’auraient jamais dû le savoir, la direction ayant décidé de ne pas publier le sondage. Son directeur, Etienne Gernelle, en a donné la raison...

C’est tout simple : le résultat serait : « lamentable et consternant » ; en conséquence, il avait « évidemment été retiré ». Au passage, on appréciera le «évidemment ». Si M. Gernelle redoutait la réponse, il ne fallait pas poser la question ! Mais, l’ayant fait, son acte d’autocensure politiquement « correct » est scandaleux et indigne. Ainsi va la presse, et même celle de droite !

Tous les journaux font grand bruit autour de leurs « sondages exclusifs » pour draguer le chaland mais, au grand jamais, ils n’évoquent ceux qu’ils ne publient « évidemment » pas ! Comment s’étonner ensuite que dans des sondages – publiés eux ! – les journalistes soient classés parmi les professions les plus mal considérées, quelque part entre "député" et "prostituée" ?

Conclusion : pour être bien informé, mieux vaut oublier la presse écrite française, généralement aux ordres du pouvoir et du politiquement correct défini par des journalistes à 98 % à gauche. Nous recommandons par contre les lettres privées servies à leurs abonnés, et la consultation d'internet qui reste encore assez libre, même si certains sites ont été obligés de se faire héberger en Russie.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mai 30 2014

Edito - Une lecture du résultat des élections

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Pour Charles Consigny, le rejet de l’immigration de masse est facteur important du score du Front national. On ne peut pas lire les 25 % du Front national sans s’éclairer des lumières de l’immigration de masse, qui a transformé à son insu un peuple qu’on n’a guère consulté sur le sujet.

Dans le RER, on croise des femmes en tchador et des hommes en djellaba, barbus jusqu’au torse. Ça n’est pas un fantasme, c’est la réalité quotidienne de centaines de villes en France : a-t-on le droit d’être choqué par cela ? De se sentir mal à l’aise avec cela ? D’estimer que notre pays ne devrait pas être celui où un tel obscurantisme a cours à tous les coins de rue ?

La France est un pays fiévreux. La politique, un jeu brutal. Nous assistons, depuis trois jours, à une fusillade. Ça tire de tous les côtés. On ne sait pas bien qui est avec qui, qui a dégainé le premier, qui va s’en tirer ni qui va y rester. (…) Marine Le Pen triomphe.

À part le Front national, aucun parti ne tient debout, tandis que le pouvoir exécutif récolte à peine plus de 13 % d’approbation dans la population – autant dire que plus personne ne lui fait confiance. Le chef de l’État a fait une étrange apparition, comme un hologramme au milieu des bombes, dont on n’a absolument rien retenu. (…)

La France change. La France change et elle n’en a pas envie. Mais la France est obligée de changer, parce que le monde a changé. Alors elle s’y adapte contre son gré : l’industrie a presque disparu ; les meilleurs diplômes ne suffisent plus pour trouver du travail ; des écoles, des maternités, des casernes ferment leurs portes ; tout est devenu cher ; les petits commerces de jadis ont laissé la place à des hypermarchés cauchemardesques ; des départements entiers sont en voie de désertification, d’autres sont en proie à la violence ; on ne sait plus apprendre à lire et à écrire ; les jeunes qui le peuvent s’en vont, les autres accordent leur suffrage à l’extrême droite. Souterrainement, un État impotent, craquant de toute part, maintient la population en soins palliatifs. Préférant la ration à la réforme, l’ajustement au changement, l’hypocrisie à la vérité, notre pays est en train de faire naufrage.

Sa population change, aussi. On ne peut pas lire les 25 % du Front national sans s’éclairer des lumières de l’immigration de masse, qui a transformé à son insu un peuple qu’on n’a guère consulté sur le sujet. (…) Si ni la gauche ni la droite ne proposent quoi que ce soit pour traiter ce problème, si la gauche comme la droite font comme si ce problème n’existait pas, pire, s’ils accusent de racisme ou autre délit ceux qui affirment qu’il y a un problème, le peuple, désireux que la France reste la France, se fait entendre, et cette volonté de subsistance n’est pas incriminable en elle-même. (…).

Source: Le Point

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 23 2014

Edito - Otages : De l’émotion… et quelques informations ?

SYRIA-CRISIS/FRANCE

Les prises d’otages sont l’une des plus belles crapuleries que l’on connaisse. Le fait de lâches, de bandits sans foi ni loi. Un État doit tout faire pour récupérer ses nationaux, et s’il en est toujours qui ne reviendront pas, les retrouvailles, chaque fois, sont bouleversantes. La joie ne masque pas la souffrance, et on ose deviner les traumatismes qui nécessairement en résultent pour les otages et leurs proches. Vivre de tels évènements....

D'accord, mais on reste plus que mal à l’aise.

D’abord devant ces images qui tournent en boucle. L’évènement compte, et les journalistes sont bien placés pour parler des journalistes, mais qu’apporte le fait de revoir cent fois les mêmes images, avec les commentaires, déjà hélas entendus tant de fois.

Vient ensuite la question des contreparties. Le gouvernement répond toujours qu’il a négocié sans rien offrir et sans rien remettre. Serge July, co-président du Comité de soutien aux otages en Syrie, est assez net : « Si on veut que des journalistes aillent en Syrie, mieux vaut ne pas se poser trop les questions des contreparties ».

Didier François, d’Europe 1, et le photographe Édouard Elias ont été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter indépendant pour Le Point et Arte, et Pierre Torrès, photographe indépendant, l’ont eux été le 22 juin à Raqqa. Ils étaient prisonniers de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes djihadistes en Syrie.

Alain Marsaud, député UMP des Français de Syrie, et ancien magistrat, était hier bien serein pour expliquer sur RFI : « Si ce n'est pas nous qui payons, c'est d'autres qui payent à la place (...) Nos amis, soit qataris soit des Émirats arabes unis, ont dû faire un geste. Est-ce que ce geste, c'est de l'argent, est-ce que ce geste, ce sont des armes ? Nous le saurons peut-être un jour, peut-être qu'on ne le saura jamais. Il y a de bonnes raisons de penser qu'un certain nombre d’États amis, ou un État ami en particulier, après avoir identifié nos preneurs d'otages, a pris langue avec eux et a obtenu cette libération ».

Sur BFM, il en a remis une couche : « Je me suis entretenu, il y a quelques jours, avec les responsables des services de sécurité des Émirats arabes unis, et j'ai cru comprendre, même si les choses n'étaient pas aussi claires, qu’il y avait de bonnes raisons de penser qu'une issue favorable se déroulerait prochainement. Je ne sais pas si c'est eux seuls directement. Mais dans tous les cas, nos amis des Émirats arabes unis ont eu, à un moment ou à un autre, des contacts positifs, vraisemblablement avec les gens d'al-Nosra, dont ils sont proches. C'est un secret pour personne que les pays de la zone soutiennent tel ou tel groupe ou tel sous-groupe au demeurant ».

Enfin, sur la motivation des preneurs d’otages, Alain Marsaud, toujours aussi carré, explique : « Les preneurs d'otage ont fait cela pour essayer d'influencer la politique étrangère de la France. Or finalement cela ne sert pas à grand-chose, parce que la politique étrangère de la France, elle est clairement dans le combat anti-Assad. Donc, d'une certaine manière, ce sont nos alliés qui ont enlevé nos journalistes. C'est un peu paradoxal ».

Paradoxal dit-il… Ce serait bien que nous ayons, en plus des belles images, quelques informations… et que les journalistes pensent à poser quelques questions aux politiques.

Le 6 juillet 2012, François Hollande avait déclaré : « Une chose est sûre, c'est que le régime de Bachar el-Assad ne tiendra pas. Sa chute est inéluctable ». On en est où ?

Le 16 août 2012, Laurent Fabius avait déclaré : «Le régime syrien doit être abattu et rapidement. Je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : Mr Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre ». On en est où ?

A la mi-mars 2013. François Hollande s’était engagé pour une levée rapide de l’embargo européen pour pouvoir livrer des armes à l’opposition syrienne, avant de recarder en septembre : « Les Russes livrent régulièrement des armes au régime, mais nous, nous le ferons dans un cadre élargi, avec un ensemble de pays et dans un cadre qui peut être contrôlé car nous ne pouvons pas accepter que des armes puissent aller vers des djihadistes et non à l'ASL ». On en est où ?

Le 11 septembre 2013, Vladimir Poutine écrivait dans le New York Times : « La Syrie n’est pas une bataille pour la démocratie, mais un conflit armé entre le gouvernement et l'opposition, dans un pays multireligieux. Il y a peu de champions de la démocratie en Syrie. Mais il y a plus qu’assez de combattants d’Al-Qaeda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d’État des États-Unis a désigné Nusra Al et l'Etat islamique d'Irak et du Levant, qui combattent avec l'opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimentée par les armes étrangères fournies à l'opposition, est l'un des plus sanglants dans le monde ». On en est où ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mars 6 2014

Edito - Trop la classe

Jean-Michel-Goudard_scalewidth_630.jpgTout le monde se délecte du contenu de ces enregistrements mais en fait leur contenu on s'en fout un peu.

La vraie question à se poser est de savoir comment ces enregistrements sont arrivés dans les salles de rédaction ? Est ce Buisson qui les a envoyé ? Si oui, dans quel but ? Se les ait il fait voler ? Par qui ?

En gros, qui manipule qui ?

Parfois, c'est la nature du messager qui prime sur le message lui même !

Une découverte pour nous tous :

"A l'issue de la réunion, M. Buisson se moque aussi des ex-ministres Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie ou Xavier Darcos, qu'il juge « archinuls »."

http://www.metronews.fr/info/patric...

patrick-buisson-15-octobre-2012-a-paris-1522118-616x380.jpgGoudard et Buisson liste les ministres à faire dégager

M. Jean-Michel Goudard : Mercier. Oui pourquoi ? Parce qu'il est trop gentil avec les magistrats ?

M. Patrick Buisson : Non, mais il est totalement calamiteux.

M. Jean-Michel Goudard : Oui, mais il y a plus calamiteux que lui encore…

M. Patrick Buisson : Oui, qui ?

M. Jean-Michel Goudard : Il y a Bachelot.

M. Patrick Buisson : Oui, mais elle arrive à construire des phrases et elle articule.

M. Jean-Michel Goudard : Oui, mais elle dit que des conneries.

M. Patrick Buisson : Oui, mais on peut pas tout avoir.

http://www.lepoint.fr/politique/exc...

http://www.20minutes.fr/societe/131...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, février 28 2014

Edito - Affaire Le Point / UMP - Copé : une affaire d'une extrême gravité

6a00d83451c7ee69e201a5117851a1970c-500wifi.jpgLe dossier publié cette semaine par l'hebdomadaire Le Point est dans toutes les hypothèses une affaire d'une extrême gravité pour la démocratie française.

Cette démocratie va mal. La classe politique est tellement discréditée que les électeurs ont le dégoût de voter. Elle est discréditée parce qu'elle a accrédité l'idée du vote pour rien : les paroles d'élection s'envolent dès l'élection passée à l'exemple de la crise née de la présidentielle 2012.

La classe politique est discréditée parce qu'elle édite des règles pour les autres mais jamais pour les respecter elle-même. C'est l'enjeu d'exemplarité.

Or l'affaire le Point/UMP - Copé est au centre de ces maux.

Soit l'affaire n'existe pas au niveau des révélations de cet hebdomadaire, le fait de la monter en épingle va ajouter au climat de suspicion de complot des médias, climat qui est lui aussi un mal grave pour une démocratie.

Soit l'affaire est mise en relief à juste titre et elle montre surtout que la classe politique n'a tiré aucune conséquence des "années noires". Il y aurait une "vénalité généralisée" du pouvoir qui discrédite le pouvoir. Cette vénalité peut être sexuelle (DSK, dans une moindre division les récentes escapades présidentielles avec les révélations de Closer ...). Elle peut être financière (Cahuzac, Balkany ...). Toutes ces étapes récurrentes aliment un dégoût qui est croissant.

Ce qui est le plus grave c'est que la comédie politique vit comme si de rien n'était. Comme si le divorce avec l'opinion n'existait pas.

A cette étape, ce qui est grave également c'est que les citoyens n'aient pas une meilleure estime d'eux-mêmes. A force d'accepter d'être les militants paillassons tolérant tout et n'importe quoi de leurs partis, c'est la démocratie entière qu'ils ont tiré par le bas, toujours plus bas.

C'est comme à Béziers, exemple parmi beaucoup d'autres, cette comédie des visites à répétition des "leaders" UMP et de leurs nouveaux amis d'"Atouts Béziers". Ils se détestent les uns les autres : Couderc tire les ficelles dans l'ombre d'Elie Aboud pendant qu'Agnès Jullian se prépare à être très prochainement la première adjointe au maire et la première vice-présidente de l'agglomération avec plus de pouvoir". En cas de victoire, Elie Aboud sait qu'il ne sera pour Raymond Couderc qu'un maire au rabais sous sa tutelle car l'ancien maître de la ville sera in fine le vrai patron de l'agglo...C'est de notoriété publique. Agnès Jullian et le tandem Aboud/Couderc ne partagent pas la même vision de la ville et de l'agglo en dehors de furtives rencontres dans des contextes globaux aussi de notoriété publique et pourtant ils ... s'aiment si fort. C'est une classe politique qui est incapable de changer ses usages.

C'est certainement ce dernier aspect qui occupe la première place des gravités. Au moment où il faut tout changer, ils sont incapables d'une moindre évolution. C'est le message le plus inquiétant de cette période.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE