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dimanche, décembre 28 2014

Edito - Départementales : le PS rame pour boucler ses listes

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Fini le temps où le PS était considéré comme une machine à gagner des mandats. Alors que les élections départementales des 22 et 29 mars prochains approchent à grands pas, le PS peine à trouver des candidats dans certains cantons et en appelle aux volontaires pour défendre ses couleurs devant les électeurs.

Mais les sombres pronostics ne suscitent guère de vocations...

En Moselle, le patron des socialistes locaux s'est fendu d'une lettre de relance à ses adhérents pour, écrit Jean-Pierre Liouville, « ajuster les manques de candidatures dans les cantons où il n'y a personne à ce jour et compléter les autres ». Et le responsable socialiste de reconnaître « les interrogations sur tel ou tel aspect de la politique gouvernementale » mais, poursuit-il, « il ne faut pas baisser les bras ».

Le découragement n'est pas seul en cause, alors que selon les pronostics de l'Assemblée des départements de [France|http://actualites.leparisien.fr/france.html||Actualités France] (ADF) le PS pourrait ne garder qu'une vingtaine de départements (sur 49 actuellement) à l'issue du scrutin. « Il y a certes des doutes sur la politique actuelle », reconnaît Pascal Usseglio, le chef de file des socialistes du Loir-et-Cher, qui rame dans 5 cantons sur 15, « mais c'est difficile aussi de susciter des vocations quand on ne sait toujours pas quelles compétences auront demain les départements. C'est donc le parcours du combattant ».

Outre la Moselle et le Loir-et-Cher, le PS est confronté aux mêmes difficultés dans les Hautes-Alpes, le Loiret... Sans compter, explique Claudy Lebreton, le président de l'ADF, « qu'il faut désormais quatre candidats par canton » (deux titulaires et deux suppléants) même si, en raison du nouveau découpage électoral, il y a moins de cantons qu'auparavant (2 074 contre 4 055). Dans le Maine-et-Loire, Grégory Blanc a, lui, contourné l'obstacle en ouvrant ses listes à des... non-adhérents. ''« L'élection ne sert pas à défendre le poing et la rose du PS, mais un projet pour notre département »'', argue le patron de la fédération locale. Résultat : 50 % de candidats sympathisants de gauche et autres.

Certes, souligne Christophe Borgel, « les candidats ne se bousculent pas au portillon » dans les départements où l'on perd « année après année » les scrutins locaux. Mais le secrétaire national aux élections ne se dit pas inquiet sur la capacité du PS à couvrir l'ensemble du territoire. D'autant que le travail avec les partenaires de gauche est en cours. Dans nombre de départements, les socialistes n'ont pas annoncé de candidatures pour les proposer ici aux écolos, là aux radicaux de gauche ou encore aux communistes. Mais, sur fond de critique de la politique du gouvernement, les discussions sont difficiles. « La gauche, c'est l'armée française en 1940 : tout le monde recule et chacun essaye de sauver sa peau comme il peut », soupire l'écologiste Jean-Vincent Placé. Un risque de désunion qui signerait, selon Borgel, « l'élimination de la gauche au premier tour ».

Source: Le Parisien

jeudi, août 28 2014

Edito - Jusqu'où l'actuelle "démocratie minute" va-t-elle faire descendre les Français ?

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La presse internationale s'en donne à cœur joie sur la France et son immaturité politique à désespérer. Tout vole toujours en éclat et la chute va de plus en plus bas. Qu'a pu faire la démocratie française pour être tournée en ridicule à ce point ?

Le véritable tournant date des années 80 et depuis c'est une permanente et continuelle chute aux enfers. François Mitterrand a instrumentalisé les institutions de la Vème République, désacralisé la fonction présidentielle dans des conditions indignes d'une démocratie moderne avec des affaires officielles qui auraient dû entraîner des procédures judiciaires majeures pendant son mandat ... La politique ne se remet pas de cette époque. Elle s'en remet encore moins que toute une partie de la classe politique française a le culot de faire de François Mitterrand son "mentor".

Les vrais tournants ont été identifiés tôt. Le livre de Frédéric Bon (1985 / que le meilleur perde) annonçait les tendances. Tout y est et avec humour.

Mais actuellement tous les records sont battus. Les circonstances sont extrêmes (crise financière, guerres, chômage, chocs des identités ...) et la classe politique vit ses enjeux d'ambitions personnelles.

Des personnes qui ont été incapables d'éduquer leurs propres enfants défrayant la chronique des faits divers veulent gérer la vie des ... autres.

Des politiciens qui n'ont jamais connu l'entreprise donnent des leçons d'économie.

Des politiciens qui n'ont parfois jamais quitté les rives des plages de la France gèrent des dossiers internationaux.

... : cela ne se voit nulle part ailleurs à ce point.

Comment dans le même temps peut-on imaginer que la France, dans les circonstances actuelles, puisse se priver ainsi de talents qui ont l'expérience, l'analyse, la formation ?

Louis Gallois, ... : voilà un excellent exemple de l'économie française expérimentée comme d'autres talents peuvent s'exprimer dans d'autres domaines.

Pourquoi donc pour être ministre faudrait-il être incompétent dans son domaine de ... "compétences" ?

Pascal Lamy peut parler de commerce international.

Mais ils vont aller chercher Jean-Vincent Placé, voire même Robert Hue ...

Dans le contexte actuel, quel jeune talent peut espérer se mêler à cette cacophonie lamentable ?

Il y aura bien un moment où les français vont commencer à s'interroger : qu'ont-ils fait pour mériter cela, pendant combien de temps encore et comment cette aventure finira-t-elle ?

La France terminera-t-elle sous redressement international comme ce fut de facto le cas pour l'emprunt international à la fin de la IV ème République dont l'accord Monnet - Dillon de janvier 1958 ?

La France est sur la route de la mise en place d'un cadre fixé par une autorité internationale face à l'impuissance française. C'est un enjeu de calendrier.

Actuellement, l'enjeu n'est pas le sort personnel d'Arnaud Montebourg qui est en cause. C'est le sort des Français et il s'agit bien davantage qu'une nuance.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, août 2 2014

Edito - Brève de comptoir

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Jean-Vincent Placé, président du groupe écolo au Sénat et négociateur aguerri, révèle en effet dans le Nouvel Observateur comment il procède pour impressionner ses interlocuteurs: "Depuis douze ans, je fais comme les Sioux. J’allume des fagots et je fais croire que nous sommes des centaines, cachés par la fumée. Généralement, cela suffit pour que s’ouvre la négociation"… Mais il est obligé de reconnaître que la ruse a certaines limites :''"Nous sommes obligés de rester bien planqués car si on devait se découvrir, les socialistes verraient vite que nous ne sommes que trois""

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE