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samedi, novembre 15 2014

Edito - Affaire Fillon-Jouyet-Sarkozy : la République des caniveaux

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Lu dans __Les 4 vérités__ :

"En toute hypothèse, ce que révèle cette affaire, c’est, une nouvelle fois, le degré de corruption morale des prétendues élites de la Ve République finissante. Qu’il s’agisse d’une machination judiciaire ou d’une manipulation médiatique, il est clair que le combat politique n’est plus, depuis longtemps, principalement un combat d’idées, mais un combat de personnes (où les « amis » de son propre camp sont souvent les pires adversaires…) et qu’il peut être mené avec les moyens les plus malsains. Tous les dirigeants qui se sont succédés, ces dernières années, à la tête de l’État nous ont fait le coup de la « république exemplaire ». En fait de « république exemplaire », nous avons la république des égouts et des caniveaux ! Il est possible que cette affaire disparaisse des « unes » aussi vite qu’elle y est arrivée. Mais il est certain qu’elle recèle au moins une manipulation. Marine Le Pen a mille fois raison de noter qu’on y retrouve les « 3M », « magouille, manœuvre, mensonge » et que cette affaire est symbolique de la « fange qu’est devenue la vie politique ». Qui donc nettoiera les écuries d’Augias ?"

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 13 2014

Edito - Fillon/Jouyet : l’affaire d’une fin de régime ?

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C’est l’histoire qui occupe l’actualité politique. L’ancien Premier Ministre serait aller voir le Secrétaire Général de l’Élysée pour lui demander d’accélérer le cours de la justice pour affaiblir celui qui fut son chef pendant cinq ans. Comme une impression de fin de cycle.

Tous compromis ?

Cette affaire appuie là où cela fait mal de multiples manières. Elle rappelle que l’actuel Secrétaire Général de l’Élysée est un homme, qui, s’il est un ami du président de la République, qu’il connait depuis l’ENA, a aussi été ministre du précédent président de la République. Jean-Pierre Jouyet est une des illustrations les plus extrêmes de cette indistinction grandissante entre un PS et une UMP qui défendent la globalisation, l’Union Européenne, l’euro, la course folle à la baisse du prix du travail, la baisse déraisonnée des déficits ou le recul du service public, habillés d’une manière ou d’une autre.

Tout change et rien ne change. Et cette affaire a d’autres aspects guère reluisants. D’abord, le mensonge permanent, avec Jean-Pierre Jouyet qui a démenti ce qu’avançaient les journalistes du Monde, pour finalement l’admettre devant l’évidence des enregistrements, qui n’étaient même pas dissimulés. Ensuite, cela rappelle également que Nicolas Sarkozy est sous le coup de nombreuses affaires, dont notamment le fait d’avoir dépensé entre 11 et 17 millions d’euros de plus pour sa campagne présidentielle de 2012 que le plafond légal de 21 millions, ce qui pourrait bien le disqualifier pour 2017. Enfin, cela rappelle également les mœurs de cette jungle politique où tous les coups semblent permis.

Besoin d’air frais

Bien sûr, cela pourrait faire le jeu du FN, mais le parti de la famille Le Pen, même s’il est à ses plus hauts historiques, est très loin d’être en position d’accéder au pouvoir, et les placards sont pleins d’histoires pas plus reluisantes que celle-ci, sans parler de son extrémisme, sa démagogie et son amateurisme. Finalement, ce que montre cette affaire, c’est que notre pays a besoin d’un grand coup de balais. Le PS et l’UMP ont atteint un niveau de décomposition et de décadence qui pourrait faire penser à la fin de l’empire romain. Il faudrait sans doute que les Français montrent la porte aux deux grands partis qui dominent notre vie politique depuis trop longtemps pour notre bien à tous.

La seule chose qu’il faut espérer avec cette affaire, c’est qu’elle contribue à faire comprendre davantage encore qu’il faut un renouvellement profond de notre vie politique et que la solution ne se trouvera pas dans les trois partis qui dominent notre vie politique depuis si longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, novembre 12 2014

Edito - Le référé rigolo de Fillon le rigolo

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Le presque président de la République engage une procédure de référé « d’heure à heure » pour obtenir la copie intégrale de l’enregistrement de la conversation entre Jean-Pierre Jouyet et les deux journalistes du journal Le Monde, a indiqué son avocat, lundi 10 novembre, dans un communiqué. « D’heure à heure », veut dire que vu l’urgence, on demande au président du tribunal de statuer au plus vite, sans attendre l’audience normale de référé, qui se tient toute les semaines. Ça urge

L'excellent avocat commis d’office, Jean-Pierre Versini-Campinchi parvient à nous expliquer sans pouffer de rire : « Le contenu de cet enregistrement ayant été partiellement rendu public, nous allons engager une procédure de référé d’heure à heure devant le président du tribunal de grande instance de Paris aux fins de lui demander soit de nous faire remettre, soit de faire remettre à un tiers de son choix, une copie intégrale de l’enregistrement audio, ceci aux fins que cette pièce puisse être versée dans la procédure pénale qui sera aussitôt engagée ».

Donc, le presque président de la République veut engager une procédure pénale pour diffamation contre Davet et Lhomme, les deux journalistes du journal Le Monde (deux chouchous qui ont leur cantine à l’Elysée), et pourquoi pas s’il s’estime diffamé ? L'excellent avocat commis d’office ajoute que « cette procédure de référé est un préalable puisque la loi exige que la demande soit faite auprès du juge des référés avant tout procès ». Ah bon ?

C’est bizarre, car la loi dit pile l’inverse. Tout ce qui ressort de la publication des idées relève de la loi sur la presse. Comme cette loi est un casse-tête procédural, les avocats rusaient en engageant des procédures civiles en référé pour la contourner. Je le sais bien pour avoir manœuvré… quand c’était admis. Mais depuis la jurisprudence est claire : pour toute publication, seule la loi sur la presse est applicable. Et c’est parfaitement logique.

Avec le pénal, est en cause la présomption d’innocence, qui justifie un respect scrupuleux des droits de la défense : « Je défends mes droits en fonction des accusations ; donc, tu commences par m’accuser, et je m’organise ». La loi sur la presse formalise cela, depuis plus d’un siècle, avec la règle de l’offre de preuve : la personne citée en correctionnelle a dix jours pour produire ses sources, et la personne poursuivant peut répliquer par une contre-offre de preuve dans les cinq jours. Ceci par voie d’huissier et au domicile élu d’un avocat du barreau de la juridiction.

L'excellent avocat commis d’office connait aussi bien que moi toutes ces règles, et il a déjà prévu le synthol et l’albuplast pour la gamelle qu’il va se ramasser. Mais, après quelques gouttes d’arnica, il pourra dire, outragé, que, décidément, le presque président de la République est victime d’un terrible complot.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 10 2014

Edito - Ces crétins de Jouyet et Fillon collent les affiches de Le Pen

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L’UMPS, ie l’absence de perspective politique, est le principal moteur du FN. Tous les mêmes et rien ne bouge,… alors on vote FN pour les faire dégager (sans imaginer un instant que le FN soit en mesure de diriger le pays). __ Alors, les amours tumultueux de Jean-Pierre Jouyet et François Fillon ?__ __ Jean-Pierre Jouyet, grand pote de François Hollande, est une figurine de l’UMPS : ministre sous Nicolas Sarkozy, et secrétaire général de l’Élysée, donc n° 2, sous François Hollande__. Le changement, c’est maintenant…

François Fillon ? Le matin, il est sur les radios pour nous dire que le gouvernement de François Hollande, c’est la calamité des calamités. Mais à midi, il casse la croûte au Pavillon Ledoyen avec Jean-Pierre Jouyet. C’était le 24 juin. La cantine de l’Élysée n’est pas assez relevée, alors la République offre Ledoyen à ces deux héros du courage politique. Un rendez-vous sur l’agenda, avec nécessairement rapport à François Hollande dans l’après-midi.

Toute la journée d’hier, Jean-Pierre Jouyet et François Fillon nous ont livré un fabuleux concours de mensonges

Il n’a pas parlé de Nicolas Sarkozy, non je n’en ai pas parlé, en fait si il en a parlé, non ma parole je t’assure que je n’en ai pas parlé… Ils nous dégoûtent… Grave.

François Fillon, qui voulait être président de la République, prend sa carte au club de François Bayrou. Il a été catastrophique et devrait s’inscrire à la Cahuzac School, car il n’a tenu qu’une journée.

Jean-Pierre Jouyet, égérie de la Gauche mole, qui exerce une des plus hautes fonctions de l’État, a compris hier dans l’après-midi qu’il était cramoisi quand les journalistes du journal Le Monde lui ont rappelé qu’il avait été enregistré, avec son accord. Alors, il s’est planté devant l’Élysée – usurpateur ! (plus de trois jours) – pour démentir ce qu’il avait dit le matin. Nul. Prévoir aussi un stage à la Cahuzac School.

Les pressions sur le Parquet par François Hollande ou Christiane Taubira ?

Ça ne se passe plus comme cela. C’est ouaté, indirect et suave, car François Hollande sait qu’il a trop à perdre avec des interventions directes. Mais les faits conduisent à faire quelques remarques.

1/ Fillon-le-menteur a rêvé de « taper », ce qui montre que ça se faisait du temps de Sarkozy-Fillon, … avec des résultats plus ou moins heureux, comme nous l’expliquerait notre ami le juge Courroye.

2/ Jouyet-le-menteur se fout du monde. C’est lui qui a pris contact avec François Fillon, non par culte de l’amitié, mais pour tirer des tuyaux du scandale Bygmalion qui avait explosé quelques jours plutôt, obligeant Jean-François Copé à démissionner pour laisser le pouvoir au « triumvirat » Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon. On voit bien le petit Jouyet excité comme une puce : « Je vais avoir des infos de première bourre » (Ce qui justifie l’addition de Ledoyen, repas servi dans un salon privé).

3/ En fait, une seule question qui intéressait Jean-Pierre Jouyet et François Hollande : l’affaire Bygmalion va-t-elle permettre de niquer Nicolas Sarkozy ?

Que peut imaginer que Jean-Pierre Jouyet et François Fillon se fixent en urgence un rencard chez Ledoyen pour parler de la faim dans le monde, du réchauffement de la planète, et ou de la dette publique de la France ?… Non, il n’y a qu’un sujet à l’ordre du jour : nous avons tous deux intérêt à zigouiller Sarkozy, alors comment exploiter les évènements du moment ? L’UMPS dans toute sa splendeur.

Please zigouille and fuck Sarkozy

Pendant le gueuleton chez Ledoyen, François Fillon a du balancer un max d’infos, en qualité de membre (flasque) du triumvirat. Mais en contrepartie, il a fait une petite réclamation : « Please zigouille and fuck Sarkozy, car il a fait payer par l’UMP l’avance forfaitaire de 150 000 euros qui lui avait été versée pour mener sa campagne et les 363 615 euros correspondant au dépassement du plafond légal des dépenses, sommes arrêtées par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 ».

Retour sur images. Juillet 2013, c’était l’époque du Sarkothon, pour 10,5 millions d’euros, restant à charge du fait du rejet des comptes de la campagne, et ces paiements de 150 000 et 363 615 euros s’étaient ajoutés à la dette de l’UMP.

Même-moi j'l’avais vu en juillet 2013…

Paiement en juillet 2013, repas le 24 juin 2014, rapport des commissaires aux comptes de l’UMP certifiant les comptes du parti le 30 juin, signalement par les mêmes le 1 juillet au Parquet de Paris et enquête préliminaire ouverte par ce Parquet le 2 juillet… (puis une information judiciaire, le 6 octobre 2014 pour « abus de confiance », « complicité » et « recel ») : tout est limpide,… ou presque.

Pourquoi un an d’attente ? Parce qu’il était impossible de savoir avant, a répondu hier soir le parquet de Paris. Hum, hum…

Restons prudents car un avocat de Nicolas Sarkozy avait analysé que le procédé était régulier, et Bercy avait conclu dans le même sens. On verra, mais arrêtons les salades, please… Le rapport des commissaires aux comptes du 1° juillet n’a rien révélé. La distinction entre les deux sommes était clairement posée par l’analyse des textes et par la décision du Conseil constitutionnel, et même moi je m'en étais aperçu le 18 juillet 2013.

Alors, un deal, genre : « Nous on ne touche pas à ça. Mais si les commissaires aux comptes fait soudain le 1er juillet 2014 un rapport sur des paiements datant de plus d’un an, peut-être que ça fera l’affaire ».

Ces manips vont faire des massacres dans l’opinion. Et que faire ? Dans trois jours, François Hollande va sacrifier Jean-Pierre Jouyet (qui aura trois mois plus tard un joli lot de consolation) et puis après ? Le mal est fait, et les séquelles sont graves.

Tout ceci est désolant

Que faut-il faire pour que nous ayons des politiques au niveau ? Compliqué, alors que les leaders cherchent d’abord à conforter leur rente de situation, et soignant des réseaux à leur service.

Mais que faire pour que la justice ne soit plus salie par ce genre d’affaire ? Là, c’est plus simple : l’indépendance du Parquet.

Dis, François, pourquoi tu tousses ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 23 2014

Edito - L'UMP partagée sur le plan Valls

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Michel Barnier appelle l'UMP à soutenir le plan Valls. Il demande que "l'opposition ait le courage de soutenir" le plan d'économies . "Si ce plan est confirmé ou même accentué sur certains sujets, il faut que l'opposition ait le courage de le soutenir parce que c'est l'intérêt national", a déclaré Michel Barnier. "Ce courage et cette responsabilité, les partis de droite et de gauche en Allemagne, en Italie, en Grèce et dans d'autres pays l'ont, puisqu'ils agissent ensemble sur certains points", a-t-il souligné.

Derrière ce débat, c'est tout l'enjeu de la recomposition du paysage politique français.

Comment l'UMP peut-elle à la fois reprocher au PS son ancrage avec le Parti de Gauche en dénonçant une contre-culture économique et ne pas passer des signaux de soutiens ponctuels quand le PS évolue vers un plus grand réalisme économique ?

Le manichéisme permanent sert-il les intérêts du pays ?

Manuel Valls sera-il le "Blair à la française" à l'exemple de Tony Blair quand il a libéré le Parti travailliste britannique de dogmes syndicaux qui lui faisaient tourner le dos à l'économie moderne ?

Jean-Pierre Jouyet l'actuel Secrétaire Général de l’Élysée n'avait-il pas été choisi par Nicolas Sarkozy comme Secrétaire d’État ? Quand perd-il les qualités qui lui avaient valu sa nomination d'avant-hier et pourquoi ?

Il y a un obscurantisme français qui relève de l'instrumentalisation ponctuelle de l'opinion.

C'est très grave quand il en est ainsi a fortiori dans des circonstances graves.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, avril 10 2014

Edito - L’Europe, lot de consolation pour les éclopés

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Dans un mois, ils nous diront de nous mobiliser pour le grande cause européenne, avec tout le tintouin habituel : l’Europe qui est notre avenir, l’Europe pour la jeunesse, faire barrage à la méchante Marine et surtout, être fidèle électeur… Ouaip... Sauf que là, c’est flagrant, ils se fichent carrément de nous et de l’Europe, à un niveau rarement atteint, avec tous les éclopés du remaniement qu’on refourgue au sanatorium européen.

Premier grand perdant, premier recasé, le camarade Mosco (1). Une nullité de ministre de finances, sans autorité et sans compétences, incapable d’approcher les objectifs fixés par l’Europe sur le désendettement. Donc, on le vire, avec un zéro pointé. Et on va faire quoi de ce lascar ? On va le nommer… commissaire européen ! Trop drôle : c’est lui qui dans trois mois adressera des courriers furibards à Montebourpif pour lui dire que la France doit enfin se décider à tenir ses engagements. Et Montebourpif fera le cirque sur les technocrates européens... Je les adore…

Deuxième grand perdant, deuxième recasé, le camarade Désir (2). Un européen convaincu, vu qu’il était député européen,… et d’ailleurs l’un de plus absent. Totalement inefficace à la tête du PS, avec un consensus général pour le virer. Oui, mais il faut soigner Chouchou… Alors, on le nomme… secrétaire d’État aux affaires européennes, en vidant le poste de toute substance pour être sûr que le camarade Désir ne fera pas de casse. Pour gérer les affaires européennes, Hollande a rapatrié à l’Élysée son ami Jean-Pierre Jouyet… qui connait bien le dossier car il était le secrétaire d’État aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy... Je vous dis que je les adore !

Troisième grand perdant, troisième recasé, le camarade Peillon (3), surnommé la vipère. Une catastrophe prétentieuse qui a fait un naufrage express à l’Éducation nationale. Enseignants, parents, élèves, administration : plus personne n’en voulait, et on l’a dégagé illico car il est impossible pour Hollande de se fâcher avec le monde de l’éducation. Alors que faire de notre Peillon ? Je vous le donne en mille : il va être candidat aux européennes, et … remplacer Harlem Désir pour la région Ile de France ! Il y a trois jours, il était encore candidat dans le Sud-Est, où il n'a jamais mis les pieds. Le voilà réfugié politique, et c’est lui qui va diriger la campagne du PS pour les européennes. Dans le Sud-Est, on nous refile un magnifique leader de rechange, Jean-Luc Benhamias, le transfuge du Modem… Ah les convictions...

Avec tous nos vœux de rétablissement... et qu'ils ne fassent pas d'efforts inutiles : on les dispense du cirque habituel sur leur grande ardeur européenne...

(3) http://www.lejdd.fr/Politique/Desir...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, février 3 2014

Edito - Avant-première : Le résultat des élections européennes

esprit-de-famille-11040_L.jpgEn décembre, la France a compté 10.200 chômeurs (1) de plus (+0,3 %) n’ayant pas travaillé (catégorie A). Le nombre de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi et ayant travaillé partiellement (catégories B et C) a progressé de 11.800.

La France compte ainsi 3 563 400 demandeurs d’emploi de catégorie A, un record absolu. Sur l’ensemble de l’année, la hausse a atteint 177.800, soit une progression de 5,7 %. En catégories A,B et C, la hausse annuelle atteint 6 %, pour un total de 5 194 100 inscrits.

Les chiffres sont limités par le traitement social du chômage des jeunes, avec la signature de 100.000 emplois d’avenir financés au trois quarts par l’État, marquant un timide recul du chômage des jeunes, revenu à son niveau de début 2013.

Le chômage des seniors a augmenté tout au long de l'année pour atteindre +12,3 % en un an. Désormais, près d’un inscrit sur quatre à Pôle emploi a plus de 50 ans. Fin décembre plus de 2 millions de personnes pointaient à Pôle emploi depuis plus d'un an (+0,9% sur un mois, +13,3% sur un an). Parmi eux, 591.000 étaient même inscrits depuis plus de 3 ans (+1,7% sur un mois, +18,1% sur un an).

Pourtant, le gouvernement a su se montrer actif, avec 60.000 radiations administratives en décembre (2), soit 40% de plus qu'en novembre.

Comme le dirait notre ami le joyeux Conseil d’État de l’État moral, la cohésion nationale est menacée.

Pas fameux,... mais une bonne nouvelle vient éclairer ce tableau un peu sombre : le gouvernement a inversé la courbe du chômage au sein de la famille Le Drian.

photo.jpgLe jeune et vaillant Thomas Le Drian, 29 ans, fils de Jean-Yves, le ministre de la défense, a été engagé comme chargé de mission auprès du président du directoire du groupe SNI (3), 4 200 collaborateurs et 1,3 milliard d’euros de CA, André Yché. Thomas a été nommé membre du comité exécutif, directeur du contrôle interne et du contrôle de gestion de la filiale Efidis. La SNI a succédé en 1976 à la Sogima, créée en 1961 pour répondre aux besoins de logement des personnels des armées. Fin 2012, la SNI assurait aussi la gestion de 604 casernes de gendarmerie et 9 539 équivalents logements. La SNI est le premier bailleur social français avec près de 275 000 logements. Efidis (4), qui compte 840 collaborateurs, gère plus de 50 000 logements sociaux en Ile de France, et contrôle les résidences étudiantes Studefi.

Diplômé en 2008 d’une école de commerce du bled (5), l'Institut supérieur du commerce, Thomas avait été recruté en novembre 2012 au cabinet de Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC). Jouyet est le grand pote de Hollande, parrain d’un des enfants (6), et de Sarkozy (7), dont il avait été ministre. Jouyet avait obtenu de Sarko la présidence la CDC, qui détient le groupe SNI à 100 %. André Yché, un proche de Sarko, avait été nommé en 1997 directeur adjoint du cabinet d'Alain Richard, ministre de la défense de Jospin, et en juillet 2013, il avait reçu des mains de Jean-Yves l'Ordre du mérite (8).

Lisez bien ce texte, et vous avez le résultat des élections européennes.

(1) http://travail-emploi.gouv.fr/etude...

(2) http://www.liberation.fr/politiques...

(3) http://www.groupesni.fr/

(4) http://www.efidis.fr/

(5) http://www.challenges.fr/galeries-p...

(6) http://www.lavie.fr/actualite/franc...

(7) http://www.lejdd.fr/Politique/Actua...

(8) http://www.immoweek.fr/immobilier/p...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE