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dimanche, février 8 2015

Edito - Henri Guaino dégoûté par l’UMP

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Henri Guaino est en colère suite à la désignation de Valérie Pécresse comme tête de liste pour les régionales en Ile-de-France, par la Commission nationale d’investiture de l’UMP, jeudi 5 février, rapporte Le Monde qui le cite : « J’avais posé ma candidature en demandant qu’il y ait une primaire, c’est-à-dire que les adhérents, les militants, soient consultés. J’en ai assez de ces petites combinaisons entre amis, où les notables se réunissent, font leurs petites affaires. (…) La règle, c’est on t’aime bien, mais laisse-nous faire nos petites affaires entre nous ».

Lui-même membre de cette commission, dont il a claqué la porte jeudi, le député des Yvelines a eu des mots durs au micro de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi : « Quand vous voyez que vous êtes entourés par des personnes qui se battent ni pour des convictions ni pour des idées, ça vous fait réfléchir. Donc, oui, je me suis posé la question de quitter l’__UMP__ et je me la pose toujours. Et je pense que je vais me la poser encore ». Henri Guaino a pourtant décidé de rester à l’UMP, « parce qu’au fond, ils n’attendent que ça. Tout ce qui les dérange doit être éliminé ».

« Si on ne pratiquait pas la politique politicienne dans notre parti et dans tous les partis, les Français seraient peut-être moins dégoûtés, on s’occuperait un peu plus des affaires du pays », a insisté Henri Guaino.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, septembre 21 2014

Edito - Nicolas Sarkozy ou le retour d'un mort-vivant

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François Hollande a repris la politique de Nicolas Sarkozy,… et voilà Nicolas Sarkozy qui reprend le discours de François Hollande… Vous avez sûrement lu le texte de Nicolas Sarkozy sur Facebook ? Moi, oui. On dirait du pur Hollande. Un plan marketing à la noix…

C’est d’ailleurs bizarre qu’il ait choisi de communiquer par un texte, car tout le monde sait qu’il n’écrit pas lui-même. D’où cette première question : qui est la plume ? Visiblement, ce n’est plus Henri Guaino l’exalté, car le texte c’est vraiment de l’eau de boudin tiède.

Le texte a un côté première année de science Pipo, assez rigolo. « C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique »Eh bien deux ans de réflexion pour pondre ça, ça promet pour la suite ! Pas mal non plus : « On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective ». , c’est niveau Bac philo, pour les derniers de la classe ! Et bien sûr rien sans le roudoudou d’amour, tellement tendance : « J’aime trop la France »…. « Aime-moi vite, le jour se lève… » Çà me rappelle les belles années du lycée…

Normalement, je devrais republier sur ce blog (que vous pouvez voir et à revoir dans l'onglet ci-dessus dans "vous avez sûrement "lu le texte") ce chef d’œuvre de niaiseries, car il est l’expression même de la fragilité du projet Nicolas Sarkozy. Certes, le mec a du métier. Bien sûr dans le contexte économique et social des années qui viennent, tout peut arriver. Mais le plan Nicolas Sarkozy est en réalité bien plombé. Nicolas Sarkozy le battu de 2012 qui devient un espoir pour 2014, va falloir ramer.

Ça va commencer par un peu d’ivresse

Nicolas Sarkozy va reprendre l’UMP. Il l’a dirigeait de manière interposée via Jean-François Copé, alors il connait bien. Son seul adversaire est Bruno Le Maire, un type correct, mais qui n’a pas avec lui les bataillons de militants… Tous les ennemis de Nicolas Sarkozy jouent la carte légitimiste – Vive le parti et ses statuts – justement car ils veulent via les statuts imposer les primaires à Nicolas Sarkozy. Aussi, le congrès sera facile et quasi bon enfant, genre la belle Droite est de retour.

L’UMP, qui aura sans doute changé de nom, va ensuite engranger des victoires électorales, et Nicolas Sarkozy pourra faire le malin… alors que ce sera juste le mouvement de bascule liée aux dramatiques errances de François Hollande et El Blancos. Le Sénat va passer à Droite en septembre, puis suivront les régionales et les cantonales : autant de victoires annoncées pour l’UMP.

Mais pour la présidentielle, c’est une autre affaire

Le bilan accablant de Nicolas Sarkozy est encore sous nos yeux, et « c’est du lourd » politiquement, économiquement et socialement. Qui peut imaginer Nicolas Sarkozy réussissant en 2017 ce qu’il n’avait pas su faire cinq ans plus tôt ? Les salades sur l’unité du pays, c’est facile, mais quel crédit donner à Nicolas Sarkozy sur la seule question qui vaille, la politique économique et sociale ?

Et puis quel positionnement politique ? Le Sarkozy nouveau ne doit pas être celui de 2002, d’où tout le laïus sur le thème « j’ai changé ». D'accord, mais qui peut y croire ? Et quel personnage créer ? Un blaireau genre François Bayrou, mais plus à Droite ? Quelle crédibilité ? Et qui va cadenasser le mec pour que le naturel ne revienne pas au galop ?

Reste les affaires judiciaires, diverses et variées, avec deux solides de corruption de l’ami Gilbert Azibert et d’abus de confiance, pour avoir fait payer par l’UMP sa part de condamnation personnelle après le rejet du compte de campagne des présidentielles. Là, la partition est connue : c’est celle de Berlu. Taper à fond sur les juges, et crier au complot. Comme la justice est le plus critiqué des services publics, ça peut marcher. Mais politiquement c’est nul, et indigne d’une personne qui concourt à la fonction présentielle.

Nouveau chapitre, donc, avec le pataquès du Sarko Circus, et c’est vraiment une bonne nouvelle pour François Hollande : les médias vont trouver un nouveau dérivatif.

Finalement, cette lettre en dit beaucoup des approximations du projet de Nicolas Sarkozy : un discours mièvre, la recherche improbable d’une nouvelle image, l’occultation du bilan et une absence de projet économique et social. Le gout de la revanche, c’est bon pour un championnat de foot, pas pour la vie politique de l’État.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mai 19 2014

Edito - Les fractures internes à l'UMP

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La triple fracture que connaît l'UMP est d'ordre sociologique, idéologique et stratégique. Sociologiquement parlant, la distorsion entre les électeurs et les élus s'est explicitement manifestée, l'année dernière, à l'occasion de la contestation de la loi Taubira ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Effarée, toute une partie de la droite s'est rendue compte qu'elle était représentée par un personnel politique qui ne partageait pas ses idées. Mais, l'évolution des mœurs et les questions de bioéthique ne sont pas les seuls sujets pour lesquels il existe une divergence profonde entre le «peuple de droite» et son élite politique. En 2005, le non (majoritairement de droite) l'avait emporté lors du référendum sur le TCE (Traité établissant une constitution pour l'Europe) alors que le Congrès avait voté, par anticipation, la révision de la constitution que la ratification de ce traité aurait rendue nécessaire et que, par la suite, le Traité de Lisbonne l'a, pour l'essentiel, repris.

Henri Guaino affiche d'autant plus volontiers ses positions souverainistes qu'il sait pouvoir compter sur l'oreille attentive d'une large part des sympathisants de l'UMP. (...)

Les dirigeants de l'UMP se retrouvent donc confrontés à ce que j'ai proposé d'appeler le «mouvement dextrogyre». ... Les idées de droite, qui jusqu'à présent avaient été comprimées par le sinistrisme, se redéployant, regagnent du terrain et repoussent vers la gauche les idées qui occupaient son espace politique. Qu'ils l'approuvent ou non, le mouvement dextrogyre met les hommes politiques classés à droite devant une alternative : droitiser leurs programmes pour se maintenir sur leur créneau électoral ou accepter de glisser sur leur gauche s'ils entendent maintenir leur discours (dont les idées sont, en partie au moins, issues de la gauche). La «ligne Buisson» consiste dans la première option ; un éventuel retour de Nicolas Sarkozy au centre-droit incarnerait la seconde. Il semblerait que, peut-être à son corps défendant, Henri Guaino fasse partie de ceux qui, à l'UMP, se «buissonnisent».

En tout cas, les organisations partisanes classées à droite sont idéologiquement composites. Pourront-elles longtemps faire l'économie d'une réorganisation sur la base de positionnements idéologiques clairement identifiés ?"

Source: FigaroVox

mercredi, mai 14 2014

Edito - L'UMP aux Européennes (suite)

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Avec l'interview de Henri Guaino

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 10 2014

Edito - L'UMP aux Européennes

00000000Henri-Guaino.jpgL'UMP gaulliste Henri Guaino confirme qu'il ne votera pas pour l'UMP fédéraliste Alain Lamassoure, tête de liste UMP en Ile-de-France. Comme on le voit, à l'intérieur des grands partis, on finit par admettre que le vrai débat de société n'est plus le débat Droite-Gauche, mais le débat Souverainistes-Fédéralistes.

Je vous invite également à lire la Tribune de Laura-Mai Gavereau relative à Henri Guaino : son "gaullisme" * http://leplus.nouvelobs.com/contrib...

Je trouve ce texte très intéressant mais il n'est pas possible d'assimiler le gaullisme à l'extrême-droite. L'article peut aussi faire énormément rire. Ce "papier" appelle à une Europe plus souverainiste, à l'opposé de la vision défendue par Alain Lamassoure, tête de liste en Ile-de-France, contre lequel Henri Guaino a engagé une bataille idéologique. Je vous laisse seule juge...

Bonne lecture à toutes et à tous !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 30 2014

Edito - Europe: Henri Guaino et Laurent Wauquiez rallient 40 élus UMP en opposition à la ligne Copé

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Le timing est parfaitement choisi: c'est dans l'édition du 25 avril du Figaro qu'est lancé le missile, soit le lendemain d'une conférence de presse censée montrer l'unité de l'UMP aux élections européennes. Henri Guaino, député UMP des Yvelines, allié pour l'occasion à l'ancien ministre Laurent Wauquiez - celui qui veut faire "exploser" l'Europe- ont initié et co-signé une tribune dans Le Figaro avec 40 parlementaires du même parti, sur une toute autre ligne que celle arrêtée par l'UMP en ce mois d'avril 2014.

Selon les informations du Lab, une quarantaine d'élus UMP ont donné leur signature au texte, pourtant initié par celui qui a annoncé qu'il ne voterait pas UMP aux élections européennes de mai.

Ce texte appelle à une Europe plus souverainiste, à l'opposé de la vision défendue par Alain Lamassoure, tête de liste en Ile-de-France, contre lequel Henri Guaino a engagé une bataille idéologique.

Vendredi dernier, ce sont les députés Wauquier et Guaino, vivement critiqués dans leur camp, qui ont pris la plume. Dans une tribune publiée par le «Figaro», ils demandent de «tout changer» en Europe. Un texte cosigné par 37 parlementaires à majorité fillonistes, dont le député des Hauts-de-Seine Patrick Ollier, compagnon de Michèle Alliot-Marie, elle-même tête de liste de l'UMP dans le Sud-Ouest. Sont également signataires les députés Jacques Myard, Lionnel Luca, Gérald Darmanin ou Philippe Meunier.

« Austérité », « déflation », « dumping fiscal et social », flux migratoires « incontrôlés », « élargissement sans fin »... Ils dénoncent les « dérives » de l'Europe. « Ça ne peut plus durer », tempêtent-ils.

« L'urgence est aux remises en cause profondes » '' « Sans nier les responsabilités des gouvernements nationaux, à commencer par les nôtres, force est de constater que trente années de dérives ont condamné l'Europe à devenir une machine bureaucratique qui réduit, jour après jour, l'espace des libertés et de la démocratie », écrivent-ils. « Le temps n'est plus à la valse-hésitation des ajustements à la marge du Meccano institutionnel. L'urgence est aux remises en cause profondes. Notre pays doit prendre ses responsabilités et demander à nos partenaires de se prononcer »''.

Laurent Wauquiez s'est démarqué de son parti en prônant notamment un retour à l'Europe des six et un « protectionnisme intelligent ». Une ligne sèchement critiquée par le président de l'UMP, Jean-François Copé, mais également par Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. Quant à Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, il a fait savoir qu'il ne voterait pas pour la liste UMP conduite en Ile-de-France par Alain Lamassoure, « incarnation d'une ligne qui est à l'opposé de ce que je pense et de ce que je crois être l'intérêt de mon pays ».

Dans une interview à la chaîne de télévision proche de l’extrême droite, TV Libertés, repérée par Le lab d'Europe 1, Thierry Mariani ajoute un peu plus à la cacophonie en sommant l'UMP de « choisir » : « Ou on est de droite, ou on est du centre ». Et d'insister : « Entre les idées de Monsieur Lamassoure qui est pour une Europe fédérale avec, à la limite, un seul gouvernement et les idées des parlementaires de la Droite populaire, on est aux antipodes (...) L’UMP devra, après les européennes, clairement savoir quelle est sa position et clarifier ses choix ».

Source : Europe1

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, avril 24 2014

Edito - Elections européennes : l'UMP en ordre dispersé

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A cinq semaines du scrutin européen, l'UMP serait enfin parvenue à un accord sur sa ligne... Mais l'encre n'est pas encore séchée que le vernis commence déjà à craquer. Rachida Dati : L'accord "exprime un plus petit dénominateur commun, il est fait pour ne fâcher personne", regrette ainsi l'eurodéputée sortante, n°2 sur la liste en Ile-de-France. Il faut dire que derrière ce "dénominateur commun", les divisions sont fortes.

L'orientation pro-européenne de l'UMP, portée par Alain Juppé, Jean-François Copé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, est en effet très contestée en interne par Laurent Wauquier, Henri Guaino, XavierBertrand...

Premier à faire entendre sa différence, Laurent Wauquiez est partisan du retour à une "Europe des six" et convaincu que la France doit se retirer de Schengen pour retrouver la maîtrise de ses flux migratoires.

Un discours protectionniste, proche de celui du FN, qualifié de "ridicule" par Alain Juppé et d'"irresponsable" par le patron de l'UMP. Les recadrages de ces derniers jours n'y auront rien changé : Laurent Wauquiez n'a pas signé le texte.

Il y a ensuite Henri Guaino, qui y est aussi allé de son coup d'éclat début avril. Le député des Yvelines, connu pour son euroscepticisme, a prévenu qu'il ne votera pas pour Alain Lamassoure, tête de liste UMP en Ile-de-France. L'homme incarne "une ligne qui est à l'opposé de l'intérêt de mon pays", a-t-il expliqué sur LCP.

François Baroin demande l'intervention de Nicolas Sarkozy

Et puis il y a les autres, comme Xavier Bertrand, l'un des rares à militer pour une réduction de l'importance de l'axe franco-allemand. Une pique envers la politique européenne de Nicolas Sarkozy, qui a franchement remonté Nadine Morano, candidate européenne. La liste s'allonge encore si l'on ajoute François Baroin qui, lui, demande à ce que l'ancien président intervienne dans le débat. "Je souhaiterais entendre sa voix, avant les élections européennes, à la lumière du débat qui est en train de s'installer dans notre famille politique", a-t-il déclaré sur RTL dimanche. Résultat : une nouvelle guerre intestine entre les pour et les contre.

L'UMP n'a que quatre semaines pour donner de la force à sa ligne européenne. Et réussir son objectif : infliger "un second désaveu" à François Hollande après celui des municipales. Voilà peut-être le seul sujet qui met tout le monde d'accord.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 20 2014

Edito - Aquilino Laplume, petit marquis de la Hollanderie

Yamini-Lila-Kumar-Aquilino-Morelle-avant-premiere-doutes.jpgVous ne connaissez pas Aquilino Morelle, le Guaino du PS ? Une plume génétique : plume de Jospin à Matignon, plume de Montebourpif lors de primaire, et désormais plume de la nouille casquée. Hier, Mediapart nous en a raconté de bien belles sur ce lascar.

Coté rigolo, la séance de cirage à l’Elysée

On va commencer par le côté rigolo, avec l’interview au Point de David Ysebaert, auto-entrepreneur, qui exerce la noble profession de cireur de chaussures :

« Je cire les chaussures d'Aquilino Morelle en effet depuis un an et demi. Je l'ai connu au Bon Marché, comme 80 % de ma clientèle. C'est 10 euros pour un cirage et 25 euros pour un glaçage. Mais cela dépend du travail à faire. Je me déplace pour minimum cinq paires ». C’était donc une bonne affaire, car Aquilino Morelle a « trente paires de souliers de luxe faits sur mesure, pour son pied qui a une forme particulière ».

Au sein du gouvernement de combat contre les puissances de l’argent, la loi est rude, et l’ami David a été viré illico presto par le sublime Aquilino, pour avoir répondu au Point et s’être aventuré sur le nombre des chaussures : « Il m'a précisé qu'il n'avait pas trente paires de Weston, mais une dizaine ». Erreur historique, ou coquetterie d’un minet emplumé ? En attendant, David a été viré.

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Mais il se susurre que l’ami David cirait d’autres chaussures au Palais de l’Élysée… L’enquête progresse… Mediapart nous raconte aussi des histoires distrayantes sur l’organisation à l’Élysée de séances de gommage pour le chouchou à plumes, sur son goût pour les bonnes bouteilles de la République et sur les voitures de service qui trimbalent les lardons de Laplume aux activités péri-scolaires. Ah la vertu…

Comme David Ysebaert a perdu une bonne affaire, voici ses coordonnées pour lui confier du job :

06 22 42 44 42 ; david.ysebaert@sfr.fr"

Mais aussi, soyons justes, celles d'un concurrent.

Coté frauduleux, les marchés contre nature du petit marquis

Dans la légende socialiste, Aquilino est un austère écrivant les discours de Jospin, celui qui en équipe avec le repris de justice Camba, amena Le Pen au deuxième tour en 2002.

Aquilino-Morelle-1.jpgAprès ces exploits politiques, l’excellent Aquilino est allé se refaire une santé à l'Inspection générale des affaires sanitaires (IGAS), qui est l’Union européenne pour les éclopés politiques de second rôle (comme notre excellente Voynet).

Et là, Aquilino Laplume s’est déchaîné en signant un rapport médiatisé – merci, Monsieur Fouks ! – sur le Mediator. Notre lascar avait de bonnes infos car il avait pour job de contrôler les labos.

Petit problème : dans le même temps, Aquilino Laplume travaillait pour un laboratoire danois, Lundbeck. Il était alors payé a rédiger un rapport sur «l’encadrement des programmes d’accompagnement des patients associés à un traitement médicamenteux, financés par les entreprises pharmaceutiques», mais il avait proposé ses services à Lundbeck, qui le confirme : « Il m’a dit qu’il cherchait à travailler pour l’industrie pharmaceutique, qu’il avait du temps libre, que son travail à l’IGAS ne lui prenait que deux jours sur cinq ». Un cirque bien rémunérateur, avec des pépètes versées à une EURL… gérée par son frère. La blague courante des receleurs.

En réponse, la défense d’Aquilino Laplume parait bien asthmatique : « En tant que fonctionnaire, un certain nombre d'activités annexes sont autorisées, dont l'enseignement et le conseil ».

Certes. Mais, petit problème, André Nutte qui était son chef de service de l'IGAS, réfute lui avoir donné l'autorisation d'exercer cette activité, et il explique que si Aquilino Laplume en avait fait la demande, celle-ci lui aurait été refusée : « Ça n'a pas de sens. C'est comme si on accordait le droit à un inspecteur d'hôpital entré à l'IGAS d'aller travailler parallèlement dans une clinique privée. Ou à un inspecteur du travail de conseiller une entreprise ».

Interrogé par Mediapart, Aquilino Laplume explique ne pas avoir retrouvé la trace de sa déclaration… ce qui est fâcheux, mais n’est pas un problème, car la police va bientôt l’aider à retrouver la mémoire

Selon l’article 432-12 du Code pénal, « Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l'infraction ».

C’est pénible ce Code pénal, car ça casse l’esprit d’entreprise… Il faudrait demander à l’ami Fouks de le réécrire, parce que, franchement, respecter la loi, c’est un frein aux affaires morales.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE