0.A00__35.JPGIl faut que la classe politique française cesse de penser en permanence à la prochaine élection et que ses acteurs tentent plutôt de créer quelque chose en dehors de la politique. Regardons ceux qui actuellement "animent" la politique et une question simple se pose : qu'ont-ils fait en dehors de la politique ?

Arnaud Montebourg est un professionnel de la politique depuis 1997 : 17 ans.

Christiane Taubira est une professionnelle de la politique depuis 1993 : 21 ans.

Henri Emmanuelli donne des leçons de "socialisme" et de "vraie gauche", il ne fait que de la politique depuis 1978 : 36 ans !

Et on peut continuer la liste, cas par cas, cette professionnalisation de la politique est catastrophique. Il y a toute une génération accrochée à la politique comme la moule à son rocher.

Ces politiciens sont coupés de la vraie vie.

Ils poussent à l'excès la logique nouvelle de la médiatisation et de la mise en scène personnelle comme si le voyeurisme politique devait remplacer la compétence et les débats d'idées.

Tout se déroule comme si la vraie vie était une ... fiction pour ceux qui ne la connaissent plus. Il y aurait un imaginaire qui peut être géré par une formule, par une posture, par une image.

C'est ce décrochage qui crée la quasi-totalité des actuels problèmes de la France : une crise systémique de sa politique en mal de talents.

Les États-Unis vont vivre le 4 novembre leurs élections intermédiaires. Les nouvelles candidatures fusent. Les femmes s'investissent. Il ne viendrait pas à l'idée de voter pour un candidat qui ne démontre pas sa connaissance de la vraie vie pour en partager les contraintes, les succès comme les échecs.

La politique française manque d'amateurs en politique, de mères de famille, de coiffeurs, de garagistes ... c'est pour cela que ses professionnels de la politique font preuve de tant d'amateurisme pour traiter des questions qu'ils ne connaissent plus. C'est l'un des paradoxes de l'actuelle période. Ils sont professionnels de la politique mais amateurs de la vie alors qu'il faudrait des amateurs de la politique mais des professionnels de la vie.

Avec le recul du temps, ce sera la probable principale responsabilité des citoyens que d'avoir accepté une telle dérive de leurs "représentants".

Si le crédit intérieur de cette classe politique est désormais nul, il y a longtemps déjà qu'à l'international cette classe politique n'est même plus dans la course tant pour son incompétence que pour la multiplication des diverses affaires à l'exemple de la couverture ci-dessus lors de l'affaire DSK.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE