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mercredi, décembre 10 2014

Edito - Ecomouv : symbole de l'irresponsabilité politique

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Hier, La société Ecomouv a engagé la procédure de cessation de ses activités. Un symbole de plus de l'irresponsabilité politique. La politique française vit désormais aux coups de com. Mais derrière les coups de com, il y a parfois des fautes, des erreurs, des approximations graves.

Des fautes, quand la France dans le dossier des Mistral remet en cause sa signature et s'en vante. C'est lamentable.

Des erreurs, quand des accords ont été donnés sans en peser toutes les conséquences pratiques. C'est le cas d'Ecomouv.

Des approximations graves quand l'annonce n'est pas suivie d'effets. L'exemple qui restera dans les annales est le dossier Decaux à Grenoble. Je vous invite à relire mon billet du 24 novembre dernier. Mais revenons à nos moutons ! N'ayons pas peur de le dire une fois pour toute ! On prend vraiment les gens pour des cons... Le temps d'un week-end, la presse s'emballe : plus de pub dans la ville de Grenoble. Mais la date donnée du "plus de pub" est fausse. La date initiale a déjà été décalée et de plusieurs mois. La publicité qui ne s'affichera peut-être plus (?) sur les panneaux Decaux s'affichera sur les bulles du téléphérique de la Ville ! Et la publicité qui ne s'affichera pas sur les panneaux Decaux s'affichera toujours sur les abris bus Decaux gérés par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de la région Grenobloise (SMTC).

Ce "tout sauf" fait que la règle annoncée est vite vidée de contenu réel.

Et tout cela dans l'irresponsabilité politique totale. Ce qui compte, c'est l'annonce, l'écume.

Tant que la vie politique française va fonctionner ainsi, le redressement n'est pas pour demain.

La participation civique non plus parce que la confusion entre citoyens et gogos est trop flagrante.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 24 2014

Edito - Grenoble va supprimer tous ses panneaux publicitaires ! Pourquoi pas Béziers ?

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La municipalité a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage JCDecaux. Le contrat n'étant pas renouvelé, JCDecaux procédera à partir de janvier 2015 au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville. Les publicités commenceront à disparaître dès janvier 2015.

La publicité est aujourd'hui omniprésente dans les villes françaises si bien que certains ont développé la notion de pollution visuelle. Le nouveau maire a décidé de passer aux actes dès janvier 2015 et parle même "d'une première européenne pour une grande ville".

Apparemment, à Grenoble, il n'est pas nécessaire de faire un Règlement Local de Publicité (avec deux ans d'attente minimum pour avoir des résultats), puisque le maire annonce que les panneaux seront supprimés en janvier 2015.

Chiche, Monsieur le maire de Béziers ?

Grenoble ne renouvelle pas son contrat. La municipalité écologiste a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux. "La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire", a précisé la mairie dans un dossier de presse publié dimanche.

Le contrat n'étant pas renouvelé, JCDecaux procédera à partir de janvier 2015 au démontage de 326 panneaux publicitaires dans les rues de la ville. Ce démontage durera quatre mois : au total 326 panneaux publicitaires vont ainsi disparaître de l'espace public grenoblois, dont 227 "sucettes", 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2.051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat.

Des arbres et de l'affichage citoyen à la place. A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter "une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps". Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour "convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif" laissant plus d'espace pour l'affichage libre, culturel et municipal.

Le manque à gagner pour les caisses municipales sera quant à lui "très largement compensé par les économies déjà réalisées sur le budget protocole". "Rien qu'entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190.000 EUR", assure le dossier de presse. Et face à l'effondrement des recettes de la publicité "traditionnelle" avec notamment la concurrence d'Internet, la redevance perçue par la ville, qui était de "600.000 EUR par an dans le cadre du contrat 2004-2014", "se serait seulement située dans une fourchette allant de 100 000 à 150 000 EUR par an (avec écrans digitaux" en cas de nouveau contrat, estime-t-elle par ailleurs.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 29 2014

Edito - FrenchTech : les jeudigitaux : Paris, la province et ... Béziers : quelle inégalité permanente !

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Il y a de très nombreux domaines où l'écart entre Paris et la ... Province est considérable. Il y a un domaine où l'inégalité est flagrante, c'est le domaine des levées de fonds. La communauté financière est installée sur Paris. Par conséquent, ne pas être sur Paris est un handicap considérable.

Lors du dernier semestre avant l'introduction en bourse de Didier Richard à Grenoble, j'avais été stupéfait par l'ampleur de cette inégalité. Un rendez-vous immobilisait une ... journée là où pour les parisiens il devenait une banalité.

Par la suite, un ami grenoblois m'a raconté, que lors de la participation à la rédaction de prospectus de levées de fonds, que ce constat était immuable.

Pour une agglo comme Béziers, trois changements sont nécessaires dans ce domaine :

1) faire venir les investisseurs sur Béziers. Il y a un parcours à concevoir permettant de rentabiliser le circuit des investisseurs en partenariat avec Montpellier et Toulouse voire Barcelone. Ces visites clefs en mains ne doivent pas être exceptionnelles mais récurrentes sur des thèmes précis.

2) changer la dimension financière des "premières mises" : pour cela il faut changer l'unité de placement des capitaux publics. Cet esprit nait dans d'autres géographies. D'ailleurs des entreprises de la région biterroise prometteuses en développement commencent à quitter cette région pour aller sur de nouveaux territoires.

3) aider par des participations publiques des évènements récurrents comme Axelle Lemaire vient de le faire sur ... Paris avec les jeudigitaux. Quand on voit aujourd'hui dans le Midi Libre Béziers d'hier une page entière d'ailleurs très mal maquettée au point d'être illisible être achetée pour parler de la nomination de Christophe Burte en M. Féria pour chapeauter toute l’organisation de cet événement culturelle alors même que les sociétés de la FrenchTech n'ont connu aucune aide de ce type, on voit bien le fossé entre les aides publiques nécessaires et celles octroyées.

Il y a actuellement trois géographies qui se structurent avec efficacité : Lyon, Bordeaux et Toulouse. Le reste ne change pas assez rapidement de rythme pour se placer à la hauteur de la compétition. Dommage.

PS : Robert Ménard continue de surfer sur la misère sociale de la ville et ce malgré l'usine Placoplatre ou les équipement pétroliers de Cameron qui emploient 800 personnes, les nouvelles activités sont inexistantes : Béziers est pourtant le principal centre français de fabrication d'éolienne...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mai 12 2014

Edito - Robert Ménard rattrapé par son entourage radical

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Louis Aliot a mis les choses au clair avec Robert Ménard, le maire de Béziers (Hérault), élu avec le soutien du Front national, mais qui a pris ses distances. "Il y a peut-être une certaine contradiction en disant “. ”Je ne suis pas Front national” comme s'il avait en face de lui un épouvantail, tout en prenant à son cabinet des gens qui sont beaucoup plus radicaux que ne le sera jamais le Front national ", a déclaré le vice-président du FN sur France culture, le 7 mai dernier.

"On l'a soutenu lors des élections municipales pour lui rendre la pareille après ce qu'il avait fait pendant la présidentielle, avec son livre Vive Le Pen !", explique M. Aliot au Monde. "Il fait ce qu'il veut. Mais il a plutôt intérêt à agir avec le FN à Béziers. On va recréer une section dynamique, le Front va grandir. Et il l'aura dans les pattes s'il continue à nous dénigrer de la sorte", avertit encore Louis Aliot qui a tenu justement un meeting dans la ville, avec Marine Le Pen, vendredi 9 mai, histoire de se rappeler au bon souvenir de M. Ménard. Ce dernier n'avait pas prévu d'y assister. Il n'était pas donc pas présent.... Dont acte.

Eminence grise

Louis Aliot reproche à Robert Ménard de travailler de manière étroite avec Christophe Pacotte, un cadre du Bloc identitaire, mais surtout avec André-Yves Beck. "M. Beck a été un adversaire acharné du Front national et de Jean-Marie Le Pen depuis toujours, nous ne partageons pas les valeurs de son combat", a jugé la tête de liste FN dans la circonscription Sud-Ouest.

Inconnu du grand public, André-Yves Beck est un acteur de longue date de l'extrême droite. Il travaillait jusqu'à présent aux côtés des époux Bompard, à Orange et Bollène (Vaucluse), dont il a été l'éminence grise. Un de ses faits d’armes a été la purge des bibliothèques municipales d’Orange après que le FN a ravi la ville en 1995. Il est désormais directeur de cabinet de l'ancien patron de Reporters sans frontières.

"Entité sioniste"

Ce choix de Robert Ménard dénote fortement quant à l'image rassurante que celui-ci voudrait se donner. Trente années durant, M. Beck, le lepénisme municipal pratique les coupes claires, aujourd'hui âgé de 52 ans a circulé dans les milieux radicaux, usant de divers pseudonymes et occupant des fonctions officieuses de direction. André-Yves Beck n'a jamais voulu apparaître comme un "tiède", selon le terme de cette mouvance.

Dès son plus jeune âge, il est attiré par l'extrême droite la plus dure. Il le raconte dans un entretien paru en 2001, dans le livre de Christian Bouchet Les Nouveaux Nationalistes. "Dès le lycée, j'ai été attiré par les idées dites nationalistes. (...) Il existait alors, à Grenoble, une section du Parti des forces nouvelles (PFN, dissident FN) assez active, un Front national inexistant en terme militant mais rassemblant une vingtaine de personnes, assez âgées . A la marge de cette marge, une demi-douzaine de jeunes s'agitaient vaguement au sein du Mouvement nationaliste révolutionnaire de Malliarakis ou de la Fédération d'action nationale européenne (FANE, néonazi). Le premier autocollant politique que j'ai remarqué dans ma vie fut d'ailleurs un de la FANE, collé à l'entrée de mon lycée. Il portait comme slogan “ Demain le fascisme !".

Il adhère malgré tout au FNJ en 1983, séduit par le tribun Le Pen. Son amour pour le FN dure trois ans. En 1986, il tracte à l'arrivée de son président à Grenoble. Le document, intitulé "Six questions à Jean-Marie Le Pen", interpelle le leader et lui demande des explications "sur ses liens avec la Trilatérale et l’entité sioniste". "Ces questions n'étaient pas totalement stupides dans le contexte d'une époque qui voyait le président du FN chercher désespérément à être reçu en Terre promise", explique André-Yves Beck dans son entretien de 2001.

Légion noire croate

Mais son aura, il la doit en partie à la Croatie, au début des années 1990. Plusieurs cadres, avec lesquels il militait à l'époque, affirment qu'il est allé combattre, comme d'autres jeunes néofascistes européens, dans la Légion noire croate, lors de la guerre en ex-Yougoslavie. Des faits qu'il est arrivé à M. Beck de démentir, de manière plus ou moins convaincante. Il a surtout organisé, depuis Grenoble, les filières de départs vers la Croatie de militants de sa mouvance politique.

A l'époque, il vient de fonder avec Christian Bouchet, Nouvelle Résistance (NR), petit groupe nationaliste-révolutionnaire. Les nationalistes-révolutionnaires se vivent à la fois comme nationalistes, anticommunistes et anti-américains par rejet du système libéral et du cosmopolitisme. Il y est comme un poisson dans l'eau.

"Les trous dans la chaussée"

A Nouvelle Résistance, André-Yves Beck se charge particulièrement de fumeuses opérations d'infiltrations dans les milieux de gauche et d'extrême gauche. La plus célèbre d'entre elles reste celle des jeunes écologistes dont les protagonistes finiront par être démasqués.

Mais pourquoi Robert Ménard a fait de M. Beck, dont on ne sait s’il est toujours membre clandestin de la direction du Bloc identitaire, son plus proche collaborateur ? Sur Canal Plus, le 7 mai, le maire de Béziers a expliqué que c'est son travail auprès des Bompard qui l'a convaincu de l'embaucher.

On ignore si c'est par conviction ou nécessité que ce païen a rejoint un catholique comme Bompard dont il a épousé la fille. En 2001, il expliquait : "99 % de l’action municipale est apolitique. Il n’ y a pas une manière de gauche et une manière de droite de reboucher les trous dans une chaussée".

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, avril 2 2014

Edito - Municipales 2014 : raclée infligée au PS

CouvTractprojetGrenobleUneVillePourTous.pngÀ la faveur du 1er tour des élections municipales, une majorité de Français ont sanctionné sans hésitation aucune la politique de François Hollande. Contre toute attente, le 2e tour s’est soldé par une sanction d’autant plus cinglante que le peuple de gauche s’est abstenu. Conséquence immédiate de ce pataquès politique ? Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a été renvoyé au profit de Manuel Valls.

Dans les journées antérieures à la finale de ce scrutin, au siège du Parti socialiste et un peu partout où les candidats socialistes s’étaient maintenus, on s’attendait à ce que les soutiens de la gauche se manifestent, et qu’ainsi, on sauve les meubles. Ce n’est pas du tout cela qui s’est passé. En effet, les réserves de votes quantifiées dans la foulée de la première ronde sont restées des réserves. Autrement dit, comme en clair, ce n’est pas une claque que les Français ont servie au chef de l’État et au gouvernement Ayrault, mais bel et bien une raclée en s’abstenant massivement. En fait, un record a été enregistré à cet égard.

Ce déficit démocratique empreint d’un fort sentiment d’injustice a profité — et comment ! — à l’Union pour une majorité présidentielle (UMP) ainsi qu’au Front national et, mais dans une moindre mesure, à Europe écologie les verts (EELV), qui ont remporté une « grosse » municipalité, soit Grenoble. Toujours est-il que la récolte imposante de l’UMP rééquilibre totalement les rapports de force avec le PS, comme avec les autres formations. Le FN ? Ce 2e tour a confirmé son implantation dans le pays politique, car outre la douzaine de villes de moyenne importance, il a fait élire au-delà de 1000 conseillers municipaux.

Vu l’étendue des dégâts, vu la profondeur de la grogne, François Hollande a été condamné à faire ce qu’il n’aime pas faire : décider rapidement, sur le coup. En l’espace d’une journée, le fade Jean-Marc Ayrault a été renvoyé dans ses valises pour faire place donc au plus populaire des barons de la gauche, soit l’impétueux Manuel Valls. Ce dernier ne laissant personne indifférent, car enclin à trancher sans faire dans la dentelle, il est écrit dans le ciel que les grincements de dents vont se faire entendre dès cette semaine.

municipales_2014.jpgEn effet, à moins d’un revirement qui logerait à l’enseigne de l’arrivisme, Cécile Duflot et peut-être d’autres membres d’EELV vont claquer la porte. La chef de file de l’EELV avait martelé que si Manuel Valls se retrouvait à Matignon, elle démissionnerait. Il faut s’attendre également à ce que la gauche du PS et le Front de gauche hurlent à l’imposture, Manuel Valls étant considéré comme le chef de file de la droite de cette formation politique. Bref, à quelques semaines des élections européennes, mettons que l’harmonie sera ramenée à un mirage.

Au cours de son exposé sur les changements apportés, Hollande a confirmé le maintien d’un programme que beaucoup dans son camp voulaient différer en évoquant les élections européennes. Ce souhait, le chef de l’État l’a écarté en moins de deux en confirmant le pacte de compétitivité, des économies de 70 milliards, etc. En un mot, il n’est pas question de dévier du cap fixé. Qui est ? Redonner à la France une marge de manœuvre financière qu’elle a perdue et qui inquiète ses voisins.

Le score obtenu par l’UMP aura pour conséquence immédiate qu’il assure à Jean-François Copé plusieurs mois de répit. Il était et reste le chef de l’UMP, au grand dam de François Fillon. Si le résultat de l’UMP avait été mi-figue mi-raisin, alors le statut de Jean-François Copé aurait été à tout le moins remis en question. Cela étant, l’UMP étant encore et toujours tiraillé par les ambitions de ces mandarins, sa ligne politique est peu lisible. Et ce, parce que chacun de ces derniers camoufle quelque peu son jeu en vue des primaires de 2016. Bref, le combat s’annonce brutal.

PS : Jean-François Copé s'est fait une gloire de parler de victoire de la droite, mais ne dit-on pas «À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire» ? ne s'agit-il pas tout simplement d'une victoire par abandon ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 31 2014

Edito - On attendait le FN,… et on a l’UMP !

FRANCE2014-VOTE-FN-LE PENUne fois de plus, la diabolisation a joué à fond… et à côté de la plaque (1). On nous annonçait le FN, qui reste calé au fond de la seconde division, alors que l’UMP triomphe. Comme si le FN, cette épicerie familiale d’un autre temps, pouvait avoir un autre espoir que jouer aux billes dans la cour des grands…

L’extrême-droite, une tare française

L’extrême-droite est une tare française, omniprésente dans notre histoire, et omniperdante. Un très grand club de losers, avec des programmes qui refoulent la naphtaline, des équipes d’apprentis, et un sectarisme viscéral qui transforme ces gnomes de la politique en vaches regardant passer les trains. C'est leur destin.

Le vote FN, c’est un truc d’adolescent pas fini. Moi et la beauté du monde, notre amour pour parler au ciel… Eh oui… Si on veut jouer un rôle en politique, il faut savoir faire des compromis et passer des alliances. Le FN se refuse à passer des alliances, car il refuse de prendre le risque de diriger des collectivités plus importantes Hénin-Beaumont ou Fréjus à l'exception de Béziers. Quel confort que gueuler dans l’opposition, en captant le financement public !

Mais le FN pour faire trembler la France, laissez-moi rire... Il va faire le guignol aux européennes, qui vont être un jeu de massacre, mais politiquement ce sera d’une influence zéro. Ils sont nuls, et ils le restent. Ils n’ont rien à dire, et Marine n’apporte rien de plus que son papa.

L’UMP en trompe-l’œil

On retrouve donc l’UMP, et c’est un raz-de-marée de villes conquises… Toulouse, Amiens, Reims, Quimper, Roubaix, Limoges, Chambéry, Pau, Angers, Saint-Étienne, Roanne, Vienne, Bar-le-Duc, Anglet, la Roche-sur-Yon, Valence, Périgueux, Tourcoing, Tours, Caen, Morlaix, Saint-Brieuc, Laval, Ajaccio, Bastia, Belfort, Brive-la-Gaillarde, Charleville-Mézières, Evreux, Montbéliard, Saint-Fons, Périgueux, Tourcoing, Argenteuil, Saint-Ouen, Angoulême, Narbonne, Chelles, Poissy, Conflans-Sainte-Honorine, Palaiseau, Athis-Mons, Viry-Châtillon, Clamart, Noisy-le-Sec, Livry-Gargan, Villepinte, Villejuif, Aubagne, Salon-de-Provence, Chalon-sur-Saône, Rillieux-la-Pape, Saint-Priest (69), Saint-Chamond, Romans-sur-Isère, Privas, Sens, Niort, Joué-lès-Tours, Thionville, Schiltigheim, Saint-Dié, Pessac, Maubeuge, Florange, Hénin-Beaumont, Brignoles, L'Hay-les-Roses... Et la cruelle défaite de Marseille.

Big_brother_manuel_valls.jpgEn fait, c’est une fausse victoire dans ce contexte de rejet gouvernemental et de forte abstention (2). Les conquêtes sont magnifiques, mais l’UMP ne progresse pas en nombre de voix et ne peut se targuer d’aucun mouvement d’adhésion en sa faveur. Alors, Raffarin, le roi de la baguette, annonçant que l’UMP est prête pour sauver la France… Aucune équipe, aucun leader, aucun programme, un parti morcelé… Ce n’est d’ailleurs pas le retour de l’UMP, mais juste une affaire de maquillage, car François Hollande ne s’est jamais écarté du moule sarkozyste, comme le montre encore la saloperie de vendredi contre les réfugiés syriens (3).

Grenoble, très intéressant

Une liste EELV-Front de Gauche gagne à Grenoble (4), et dégage un PS décadent (Je sais, c’est redondant). Il va falloir regarder ça de près, car c'est une piste très sérieuse.

PS : Qui présentera la facture à Hollande ?

Côté PS, nous allons avoir ce lundi le show de la nouille casquée qui va jouer au Monsieur d’autorité et qui tranche… Pour quelle politique ? Il va zigouiller son fameux pacte de stabilité avec ses cadeaux aux entreprises et ses 50 milliards d’économie, dont il parle depuis trois mois sans avoir dévoilé la première ligne ? Changer de politique avant de l’avoir mise en œuvre ? Et ce truc de nul : on gouverne bien, mais on explique mal… Ils nous croient incapables de lire les chiffres du chômage ?

Le remaniement sera cosmétique car Hollande, qui se sait protégé par la fonction présentielle et ne pense qu’à sa réélection, gardera toujours loin du gouvernement les personnes capables de gagner à Gauche, mais qui pourraient faire de l’ombre à son casque.

Et, une petite question pour finir. Tous ces élus locaux PS, qui méritaient bien de gagner devant des UMP même pas convalescents, vont-ils adresser la facture à celui qui les a fracassés, le Hollande qui n’a qu’un ennemi, le monde de la finance ? (5)

PS : Si Hollande met le petit Valls premier Ministre, est-ce ce ne sera pas un crachat sur les rares électeurs qui ont continué, contre vents et marées, à voter PS ?

Parce que ceux qui continuent à voter PS, c'est pour éloigner la "droite pas si modérée" de l'UMP-UDI-centre, et éloigner le FN ? Et Manuel Valls c'est, justement cette "droite pas si modérée" là (6).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 3 2014

Edito - Elections municipales : le cirque politique tourne à fond

IMGP82691.jpgLe décrochage entre la classe politique professionnelle et les enjeux du moment s'amplifie.

Le cirque politique tourne à fond.

Dans l'opposition, il y a les annonceurs de spectacles : Bruno le Maire fait sa tournée en annonçant, ville par ville, les "prochains" maires. Tous ceux qu'il visite vont ... gagner : Mathieu Chamussy à Grenoble le jeudi 27 février puis Michel Havard à Lyon le vendredi 28 février : même texte, mêmes formules au mot près.

Il y a quand même une différence. Selon les territoires visités, il a une audace : il tombe ... la cravate pour faire oublier que sa seule expérience du terrain en dehors de la circonscription dorée héritée dans l'Eure c'est le passage dans les salons dorés des cabinets ministériels.

Pour faire la comparaison avec Béziers, la déclaration à Lyon : le même refrain au mot près lorsque celui est venu ici en novembre dernier à l'invitation de son "ami" Elie Aboud dans la boutique "Au service du vin" : cliquer sur le lien en bas de la page : Michel Havard sera Maire de Lyon !

http://www.midilibre.fr/2013/11/10/...

A gauche, il en est de même. Les ministres se font plus discrets, impopularité oblige. Mais le parti de gauche et les Verts qui ont pourtant construit la victoire de François Hollande annoncent le "grand soir". Il n'est pas né sur le plan national, il serait donc pour le local en mars 2014. La "vraie gauche" va naître du terrain.

C'est ce cirque qui illustre l'incapacité de la vie politique française à changer. BEZIERS POLITIQUE refuse ces pratiques. Aucun des candidats actuellement en lice sur Béziers a été capable de présenter un contrat de X pages d'engagements signés avant tout soutien. Les Biterroises et Biterrois ont plus que jamais besoin de connaître l'ensemble de ces engagements précis, clairs, fermes qui doivent se retrouver dans le projet présenté aux citoyens. Ce n'est donc pas la culture de la caravane de passage pour un jour sans lendemain mais de l'inscription durable dans le fond des projets locaux.

C'est cette mentalité nouvelle qui est nécessaire.

Le pays va très mal. Qui pourrait donc défendre sérieusement qu'il faut continuer, ne pas changer ?

Plus ce cirque politique se déroule sous nos yeux, plus l'impératif de Vrai Changement s'impose de façon urgente.

1 http://www.lyonmag.com/article/6282...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE