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lundi, janvier 26 2015

Edito - Syriza ou la fin des vieilles formations politiques

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Il faut rester à l'écart de toutes les actuelles tentatives de récupération pour tenter de dresser les enseignements d'un vote contre une pensée unique et contre la chape de plomb que cette pensée politique faisait peser sur les citoyens de la Grèce.

1) Les vieilles formations politiques sont condamnées. Elles vivent leurs dernières années. Par leurs mauvaises habitudes sclérosées, elles font le lit de l'abstention comme celui des extrêmismes. C'était leurs derniers remparts avant d'être emportées dans les défaites.

2) Toute crise doit avoir une sortie. Comme toute guerre doit avoir des perspectives de paix. C'est l'actuel grand échec depuis 2008 : incapacité à expliquer la crise, incapacité à indiquer comment elle ne pouvait être évitée, incapacité à exposer comment elle va prendre fin. Et incapacité à donner une lisibilité sur les responsabilités qui accompagnent ceux qui ont été les auteurs de la crise.

En France, seuls les amortisseurs sociaux "amortissent" aussi encore pour l'instant la colère démocratique. Mais elle s'exprime déjà fortement avec une abstention en moyenne à 60 % et un FN comme 1er parti de France avec un score national de plus de 25 %.

3) Les cadres politiques des vieilles formations politiques vont partir avec l'eau de la crise. Le nouveau millénaire politique est en train de naître. Jamais le millénaire des vraies tendances n'a correspondu au calendrier. Le XXème siècle est né au lendemain de la guerre de 14-18 en posant ses nouveaux jalons (la SDN, les nouvelles puissances d'alors dont les Etats-Unis...). C'est ce qui se passe actuellement pour le XXI siècle : religions, pays émergents, nouvelles technologies ...

Sur le plan politique, la Grèce vient d'ouvrir un chemin qui est un acte manifestement fort.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 27 2014

Edito - La bataille de la langue française est bien perdue

0.A00119782035913722-X.jpgLe recueil des lettres des Poilus de 14-18 m'avait déjà inquiété sur le respect de notre langue quand on compare le choix de leurs mots avec les usages actuels. Cette lecture m'avait beaucoup questionné : la place du respect de l'histoire du pays, le sens du dévouement, la place de la "fatalité", le courage face aux épreuves et cette qualité d'écriture avec des mots justes.

Cette inquiétude a été confortée et amplifiée par l'un des cadeaux d'hier : 150 questions de grammaire issues des exercices de Pierre Larousse. A la fin du XIXème siècle, Pierre Larousse publie des ouvrages pédagogiques qui sont des tests et des conseils sur la langue française.

Enseignement livre

Les éditions Larousse viennent de rééditer ces documents.

150 questions qui ré-ajustent les appréciations sur l'évolution de l'enseignement.

La bataille de la langue française est bien perdue. Mais à ce point c'est difficilement imaginable.

Ce test devrait être considérablement diffusé.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, février 11 2014

Edito - Le nom d’un soldat allemand à Douaumont

tn_2006_O_01191.JPGSi vous avez l’occasion, et même si vous n’avez pas l’occasion, allez faire un tour à Verdun, visiter les lieux de la terrible bataille et l’impressionnant ossuaire de Douaumont. Cette bataille est, sur le sol français, la marque de l’horreur des guerres, de la fascination des délires impérialistes.

Le 21 février 1916, c’est l’offensive allemande, et le 19 décembre, le recul allemand : les deux armées ont retrouvé, à peu de choses près, leur position de départ. Entre ces deux dates, un carnage : plus de 710 000 morts, disparus ou blessés… 310 000 morts et disparus, et 400.000 blessés. 70 000 victimes pas mois ! Dans les deux camps, le nombre des victimes est proche : 380.000 du côté français, et 330 000 du côté allemand. Ces chiffres sont terrifiants. C’était chez nous…

Lieu marquant de cette horreur, l’ossuaire de Douaumont réunit les restes d’environ 130 000 soldats inconnus, allemands et français, indéfectiblement entremêlés. Le lieu est sobre, impressionnant. En face, se trouve un immense cimetière de 16 142 tombes de soldats français, dont un carré pour 592 les combattants musulmans de l’Empire colonial. C’est un grand lieu de la réconciliation, évidemment, alors que chaque jour mêle plus étroitement le dessin des peuples français et allemand. C’est notre grande chance, et je pense vraiment que c’est la grande chance de l’Europe.

Mais les esprits, il faut bien le dire, sont à la traîne… C’est assez incroyable : alors que l’ossuaire réunit pour toujours les restes de 130 000 soldats inconnus, Français comme Allemands, il n'y avait jusqu’à présent que des noms de soldats français sur les pierres gravées ornant les murs du cloître de l'ossuaire, long de 137 mètres.

Des demandes avaient été formées par nos amis allemands,… et refusées ! Olivier Gérard, le directeur de l'ossuaire, explique : « Il y avait déjà eu quelques demandes par le passé, mais aucune suite n'avait été donnée. Nous avons depuis changé de président du mémorial et le conseil d'administration a entériné cette décision ». Et il y en a encore eu pour dénoncer ce qui serait une maladie de la repentance…

Le nom du soldat allemand Peter Frundl a été retenu au hasard, avec celui d'un soldat français également disparu sur le champ de bataille de Verdun en 1916, Victor Manassy. Hier, leurs deux pierres gravées, situées côte à côte, ont été inaugurées en présence de quelques-uns de leurs descendants, après une messe célébrée dans la chapelle de l'ossuaire.

Il aura fallu cent ans pour ce geste symbolique. Cent ans pour se décider à inscrire un nom dans la pierre… Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?... Il y a comme çà des trucs qui me fichent la trouille…

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Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE