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jeudi, novembre 27 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : Communautarisme et racisme

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Rachida Dati ministre ? : « Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ».

Qui a fait plus de mal à notre communauté nationale que Nicolas Sarkozy ? Je dis bien « communauté », parce que notre nation, au-delà de l’État – le cadre juridique de notre unité – c’est notre histoire et notre vie. Même si vous n’aimez ni votre voisin, ni votre collègue de travail, ni votre maire… Même si vous n’y croyez plus… il y a la France. C’est le petit truc qui vous pince le cœur quand dans un aéroport très lointain vous découvrez quelques mots de français. Nous avons mille raisons de penser à la France. Perso, j’en resterais toujours amoureux car de Ronsard à Eluard, la langue française a illuminé la poésie.

Alors, notre Nicolas Sarkozy ? Plus d’une fois, j’ai lu que la campagne de 2007 resterait un modèle à enseigner dans les écoles politiques. Non. Cette victoire a été la défaite d’un PS pourri jusqu’à l’os et qui avait rêvé de se refaire une virginité avec une candidate lunaire, et la défaite de l’UMP, laissant un Nicolas Sarkozy sans scrupule reprendre tous les thèmes FN. En 2007, ce sont les thèmes du FN, le populisme xénophobe et l’arriération franchouillarde, qui l’ont emporté, en apportant au vote habituel de la Droite, des gens venus d’un autre monde.

Depuis, nous payons cash… La vraie faute de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il a cassé la France, notre pays. La gauche mole, tétanisée par ses ombres, est restée dans le sillon, voulant nous passionner pour la gestion de la dette ou le coût des 35 heures, alors qu’il fallait parler du pays, de nos attachements, nos débats, nos désaccords… Les cosmétiques qui font les marioles dans les ministères – vous avez vu l’autre dinde de Fleur Pellerin qui ne lit pas de livres mais mendie auprès de Michel Hazanavicius un rôle dans le prochain film d’OSS 117… – finissent la casse du pays. C’est grave. Nous sommes le pays de toutes les diversités, et c’est excellent, mais il nous faut des leaders politiques capables de dessiner un destin.

C’est là qu’on revient à cette phrase accablante de Nicolas Sarkozy.

« Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler des droits fondamentaux et défendre l’indépendance de Justice, ça avait du sens ».

Admettons que Nicolas Sarkozy ait dit cette phrase,… elle aurait été inacceptable. Parce que cela aurait signifié que la nomination était due à des critères d’appartenance, et non pas aux compétences.

Par cette phrase lâchée en cette période de déprime, Nicolas Sarkozy, enfin, est sincère. Enfin. Rachida Dati n’a pas été nommée pour ses compétences, mais parce qu’il fallait une arabe dans le gouvernement. C’est du pur casting communautarisme. L’une des données du problème est que François Hollande a fait la même chose avec Christiane Taubira, nommée elle aussi sur les quotas : femme, noire, des Antilles. Sapin, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll ou Emmanuel Macron ont été nommés car ils étaient en situation de prendre du jour au lendemain la tête des ministères. Qui peut soutenir que Christiane Taubira a été nommée pour sa maîtrise des dossiers ? De fait, sur les dossiers difficiles, elle se fait laminer, comme sur l’actuel projet de réforme des professions juridiques, géré de A à Z par Bercy.

Ça, c’est le Nicolas Sarkozy du communautarisme. N’ayant aucune vision du pays, il jongle avec les communautés comme il jongle avec les courants au sein de l’UMP.

Mais son vrai propos a été : « Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ».

Ça, c’est du Le Pen Jean-Marie de fin de banquet.

D’abord, ce classique : on parle d’abord de soi, comme me l’expliquait encore hier mon ami Freud. Quand Nicolas Sarkozy parle de la justice, il parle de ce qui le concerne, c’est-à-dire le rapport à la loi pénale. Pour lui, le ministère de la justice, c’est le ministère du droit pénal. Avec comme adminicule, que la justice doit faire peur.

Après, il y a le racisme congénital. Comme son père et mère sont algérien et marocain, Rachida Dati s’y connait en violation de la loi. Avec des parents du Maghreb, vous êtes des experts en droit pénal... Et une rescapée de cette fabrique de voyous pour faire appliquer la loi pénale, çà, çà a de la gueule… Euh : ça « a du sens ».

Pauvre Nicolas Sarkozy.

On va voir ce que la suite va donner. Le problème est que les primaires ont maintenant pris autant d’importance que la présidentielle elle-même, car elles arrêtent le menu. Cet adepte du communautarisme et racisme qui en remettrait une couche, c’est strictement impossible. Alors faudra-t-il prendre sa carte à l’UMP pour éliminer cet agent nocif ? C’est une question sérieuse.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 20 2014

Edito - Offensive de Martine Aubry : Manuel Valls bientôt minoritaire

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Un premier ministre peut-il rester en fonction si sa ligne politique est mise en minorité lors d’un congrès de son parti ? Peut-il, comme premier ministre, être le chef de la majorité présidentielle quand il est minoritaire dans cette majorité ? Peut-il être le chef du gouvernement en période de campagne électorale pour la présidentielle de 2017 s’il défend une ligne politique contraire à celle du parti ?

Ces questions posent l’équation du maintien d’El Blancos au gouvernement, et en fait fixent la date de son départ : après le congrès du PS, fin 2015 ou début 2016.

L’attaque de Martine Aubry, attendue, est sévère. Les grandes manœuvres pour 2017 ont commencé, avec la nécessité de créer un rapport de forces tel que François Hollande renonce à se présenter. Autant dire que ça va être vif, et dans son interview au JDD, Martine Aubry est claire : « Je ne me résous pas à voir notre pays s’enfoncer dans la morosité, le doute, le repli sur soi. Je ne baisse pas les bras devant la montée du Front national. Je ne me résigne pas davantage à la victoire en 2017 de la droite ». Et de poursuivre : « Nous avions prévu qu’à mi-mandat la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n’est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise. Et puis il nous faut refaire de la politique. Aujourd’hui, une raison profonde du malaise est que les Français ne comprennent pas quelle société nous voulons construire, le sens donné à l’action et les valeurs qui la fondent. Même lorsque nos réformes vont dans le bon sens, tels les rythmes scolaires et la priorité donnée à l’école, on n’a pas fixé le cap et engagé les collectivités locales à lutter contre l’échec scolaire ou à promouvoir l’éducation artistique et citoyenne. On ne mobilise pas un pays sur la seule gestion financière, on doit donner la destination du voyage ».

En toile de fond, il y a une lourde hostilité entre François Hollande et Martine Aubry, et c’est une vieille histoire. On peut dire que ces deux-là ne peuvent pas se piffrer. Les relations étaient déjà mauvaises, mais Martine Aubry sait de quoi elle parle,… vu l’état dans lequel elle avait retrouvé le PS après les années Hollande.

Mais l’essentiel est la politique, celle d’avant-congrès. Personnalité, méthode, caractère… Ça peut suffire pour diviser, mais il n’en sort rien. Là, les choses vont être différentes car François Hollande et ses enfants de chœur El Blancos et Macron ont revendiqué de passer au « social-libéralisme ». Martine Aubry répond en stigmatisant l’échec de Tony Blair et Gerhard Schröder, et revendique une nouvelle « social-démocratie ». Guerre de mots ? Sans doute, mais pas que…, et ce sera l’affaire du PS dans les mois qui suivent.

En peu de temps, le débat va s’enflammer, avec pour décor ce gouvernement qui allie à merveille les échecs et les cafouillages. Premier rendez-vous avec le vote du budget. Viendra dans le même temps deux lignes pour le Congrès : « social-libéralisme » contre nouvelle « social-démocratie ». Dès hier, Martine Aubry a mis en ligne un texte appelant aux soutiens militants. Vu l’ambiance actuelle, et ce que sont les militants restés au Parti, je vois mal comment la ligne social-libéralisme, qui signe la fin du PS, pourrait l’emporter. Martine Aubry a la cote dans le parti, et elle a des réseaux de premier ordre : les siens, ceux de Laurent Fabius et ceux de Jean-Christophe Cambadélis.

Une fois le ménage fait, à l’intérieur du PS, les primaires seront presque une formalité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, octobre 8 2014

Edito - Kerfort (Côtes-du-Nord) : foire aux socialistes !

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Ça ne s’invente pas ! Bravo à la personne qui a retrouvé cette carte postale ancienne !!

Regardez bien la légende en bas de la carte postale, çà ne s'invente pas......Authentique !!

A envoyer à tous vos correspondants....

C'est exceptionnel !!!

Encore mille merci à la toi JCE Perso

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE