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jeudi, janvier 22 2015

Edito - Bordeaux en compétition pour la meilleure destination 2015 en Europe

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Bordeaux a franchi l'étape des nominations pour être parmi les 20 villes en course pour la meilleure destination 2015 en Europe.

Il y a une indiscutable et indiscutée réussite de Bordeaux.

Cette réussite est liée à 5 facteurs :

1) Une réelle vision à long terme qui a consisté à placer Bordeaux dans les critères de la compétition des grandes métropoles européennes.

2) Pendant la Présidence Sarkozy, il faut reconnaitre que l'Etat a accordé à Bordeaux des financements considérables. Dans une ville, j'ai rarement vu autant de panneaux de travaux avec des mentions de financements d'Etat aussi importants.

3) La CUB s'organise autour de la Ville-Centre considérant que l'agglomération sera bénéficiaire de la performance de la Ville-Centre.

4) Bordeaux associe la performance économique et la qualité de vie qui passe par une ville sportive, culturelle, propre ...

5) Dans la compétition des capitales régionales, la compétition entre Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Strasbourg s'annonce intéressante. Montpellier devient la grande perdante des nouvelles cartes régionales.

Quant à Béziers, ville moyenne française par excellence, l'abandon du Sillon Languedocien la voue à terme à n'être qu'une sous sous-métropole de promotion d'honneur faute de se raccrocher à une locomotive comme Perpignan ou Montpellier, cette dernière tant la grande perdante dans cette affaire.

Le Parc Tertiaire Supérieur de Mazeran à Béziers qui a vocation à fédérer les activités dédiées à l'innovation est désespérément vide. Sur le papier, tout semblait briller mais plus les mois passent et plus on se dit que la réalité ne parvient à donner vie à ces dessins dorés. Et le confit qui perdure entre Robert Ménard et Frédéric Lacas ne fait que pénaliser toute l'agglomération dans son renouvellement économique et dans son positionnement stratégique et ce sur le plan régional et national. Un immense gâchis ! Voilà le sentiment qui prédominait aujourd'hui et l'on verra d'ici quelques mois ce que donnera l'accord de partenariat qui a été signé entre la CABEME et la Région qui prévoit une enveloppe de 14.51 millions €.

Pour voter pour Bordeaux : cliquer sur le lien suivant : Allez Bordeaux !

Le Rédacteur en chef de BEZIER POLITIQUE

mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

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Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - Robert Ménard ou les nouveaux accords locaux de Yalta politique ?

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Le réexamen de la représentation substitution de la ville de Béziers au sein de la CABEME laisse-t-il apparaitre de nouveaux accords locaux de Yalta politique ?

Dernièrement, le président de l'Agglomération Béziers Méditerranée Frédéric Lacas et le maire de Béziers Robert Ménard ont signé un protocole d'accord. Un document qui met un terme à de longues semaines de conflit entre les deux hommes. L'accord, conclu comporte quatre points essentiels : diminuer les taxes locales et les charges de fonctionnement de la collectivité, instaurer un conseil des maires qui se réunira mensuellement, offrir une deuxième vice-présidence à la liste de Robert Ménard et garantir la souveraineté du maire sur le territoire de sa commune.

Ce "compromis" de ce type qui date de mardi dernier quand deux sensibilités longtemps concurrentes au sein de la droite modéré et dure trouvent un accord en se partageant le pouvoir entre la Ville de Béziers et la CABEME.

Conséquence pratique : une aire territoriale de la CABEME entièrement déséquilibrée puisqu'elle aura progressivement d'avoir pour fonction non pas de correspondre à un bassin de vie mais à une circonscription ... législative.

Il y a donc matière à sérieusement s'interroger sur ce nouvel accord de ce type y compris trans-appareils politiques. Là, le regain d'affection pour le maire de la ville centre favorise manifestement un candidat qui ne pense qu'à la future campagne des régionales. Demain, Robert Ménard et Elie Aboud s'embrasseront par leurs noms. Les pseudo-humanistes de l'UMP local ne sont toujours pas des hommes des "Lumières", et Robert Ménard n'est pas un moderne.

Le maire de Béziers, deuxième vice-président de l'Agglo, se voit également attribuer le Renouvellement urbain en plus de l'habitat et du logement qui lui étaient déjà dévolus. Tout cela montre aussi que les uns et les autres ont su bien malgré eux passer outre leurs préventions réciproques à l'égard de leur partenaire. Nous ne le saurons jamais avec certitude, mais nous en avons tous une petite idée ; nous en serons sûrement un peu plus une autre fois.

Cet accord est l'opposé de la démocratie.

Il est aussi illogique qu'il emprunte le masque du "naturel non organisé".

C'est aussi une conception manœuvrière de ce type qu'il faut sanctionner lors des prochaines législatives en en mars 2017.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 27 2014

Edito - CABEME : faut-il désespérer de Béziers ?

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Installation demain des instances de la CABEME. A l’exception de Lille, toutes les autres métropoles ont des instances claires, offensives, en cette période de compétition des territoires.

Juppé, Collomb … : les personnalités fortes des territoires s’engagent dans les instances des métropoles pour faire bénéficier les agglos des compétences, des influences en cette période de diète des aides de l’État.

Si l’agglomération biterroise veut répondre à de telles contraintes, elle va en tirer les conséquences nécessaires demain lors de l’installation des instances de décision de la CABEME.

Les responsables politiques locaux ont eu le temps de la réflexion se donnant des délais records avant de voter demain.

Les modalités retenues d’organisation apporteront une réponse à la question qui est de plus en plus souvent posée : faut-il désespérer de Béziers ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, avril 26 2014

Edito - L'actuelle CABEME réduit l'avenir de l'agglomération biterroise

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Robert Ménard veut que Béziers quitte l'Agglomération. Le nouveau maire de la ville ne digère pas les alliances qui l'ont privé de la présidence de la collectivité et encore moins de voir aujourd'hui son nouveau patron, Frédéric Lacas, lui refuser la première vice-présidence ainsi que les délégations aux Finances, à l'Eau et aux Ordures ménagères...

Dans l'actuelle compétition des territoires, la dyarchie entre la CABEME et la Ville de Béziers est une situation atypique qui réduit l'avenir de l'agglomération biterroise.

C'est une situation atypique. A Bordeaux, Alain Juppé vient d'être élu Président de la CUB par 92 voix sur 105 membres. Un accord de coopération a été conclu avec le PS et Alain Anziani, Président du Goupe PS, a voté pour ... Alain Juppé et est 1er Vice-Président de la CUB.

S'il y a un secteur où des accords de coopération peuvent être trouvés, c'est bien dans le cadre intercommunal.

La ville de Béziers étant la principale contributrice et la première "Caisse de mutuelle" de l'agglo, Robert Ménard a raison de "taper sur la table" mais il lui faut désormais chercher la coopération et non le conflit ! Peut-on qualifier de ce coup de gueule d'acte irresponsable, une auto flagellation mortifère, l’exaspération des inquiétudes qui visent à punir les habitants de la ville-centre et à les convaincre qu’ils n’ont rien à espérer de l’avenir avec un tel maire à leurs têtes ?

A Lyon, le Maire de Lyon (PS) prend la tête d'une métropole majoritairement à ... droite. Mais, là aussi, un accord a été trouvé avec la ville chef lieu de la métropole.

Il ne restera peut-être que BEZIERS à vivre une division garante de paralysies ultérieures.

C'est une situation très grave.

L'actuelle CABEME réduit l'avenir de l'agglomération biterroise. Où est l'avenir de l'agglomération biterroise sans un partenariat avec Perpignan ni la mise en place alternative du Sillon Languedocien ? Cette question sérieuse mériterait une réponse sérieuse bien éloignée de la seule logique de mutuelle financière qui prévaut à la CABEME faisant le lit de bas accords politiciens.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 20 2014

Edito - La CABEME : vers la paralysie

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Jusqu’où la démocratie peut-elle ouvrir la porte à la démagogie la plus stérile ? Pendant la campagne électorale biterroise, de très nombreux dossiers ont été les marqueurs d’une démagogie sans limite. Par exemple, la question de la possible fermeture des robinets à subventions des collectivités, du département et à l'Europe devaient être fermés si Robert Ménard était élu a pris une place démesurée comme je l’ai indiqué dans de nombreux éditos à de nombreuses reprises. Le projet collectif du nouveau millénaire pour Béziers semblait dans la disparition de tous… les robinets qui n'arroserait plus Béziers qui en a pourtant bien besoin ! Incroyable.

Ce devait être, en substance, la faute à ce Front national qui soutenait ce candidat. Béziers devait être privée de toutes aides selon de nombreuses personnes.

Il en est de même pour l’organisation de la CABEME. La conseillère régionale et n°2 de la liste Aboud battue aux élections municipales a voté Frédéric Lacas, le nouveau président de l'agglomération biterroise. Un autre conseiller municipal a du sûrement en faire de même et n'a donc pas voté pour le candidat officiel de la ville-centre. De qui s'agit-il ? Élie Aboud ? Daniel Paredes ? Catherine Vandroy ? Pascal Resplandy ? Jean-Michel Du Plaa ? Françoise Arnaud-Rossignol ? Aimé Couquet ? (...)

J’ai toujours défendu que la Présidence de la CABEME devait être celle d’un représentant de l’exécutif biterrois. Au titre de la mode sur le non cumul des mandats, la nouvelle équipe majoritaire sera dans les membres de la CABEME mais pas à la tête de l’exécutif.

Une fois n'est pas coutume, l’agglomération biterroise va vivre de sa nouvelle spécificité : le décrochage entre le pouvoir de l’agglo et celui de la ville chef lieu de l’agglo.

Chacun a pourra constater ces prochaines années les inconvénients d’une telle situation.

Là, le décrochage sera tel que très probablement les blocages seront nombreux, à la frontière de la réelle paralysie. La CABEME va donc rester une simple et coûteuse mutuelle financière sans réel projet d’agglomération.

L’agglomération biterroise s’enfonce dans la division d'honneur dans la compétition des territoires.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE