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mercredi, décembre 3 2014

Edito - David Cameron et les taxes sur la finance

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"Aujourd'hui j'introduis une taxe de 25 % sur les bénéfices générés par les multinationales sur leur activité réalisée ici au Royaume-Uni et qu'elles font sortir artificiellement du pays", a annoncé le ministre des Finances George Osborne lors de son traditionnel discours sur le budget et l'économie.

Il avait déjà indiqué fin septembre, lors de la conférence du parti conservateur à Birmingham, son intention de faire payer les multinationales qui échappent artificiellement à l'impôt. Ce dispositif en gestation a été baptisé «Google tax», du nom du géant américain de l'Internet régulièrement critiqué pour ses pratiques d'optimisation fiscale agressives.

"Certaines des plus grandes entreprises du monde, notamment celles du secteur technologique, utilisent des structures élaborées pour éviter de payer des impôts (...). Ce n'est pas juste pour les entreprises britanniques ni pour les Britanniques", a jugé George Osborne. '' "Mon message est cohérent et clair: des impôts bas, mais des impôts qui seront payés"''.

La nouvelle taxe doit rapporter 1 milliard de livres (environ 1,7 milliard de dollars) sur cinq ans.

David Cameron a également annoncé un changement des règles sur la taxation des banques, ce qui devrait les conduire à devoir payer près de 4 milliards de livres supplémentaires sur 5 ans.

Ce sujet n'est toujours pas traité en France en dépit des déclarations très vindicatives sur les tréteaux électoraux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, novembre 7 2014

Edito - Luxembourg : ce parasite fiscal au cœur de l’Europe

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Il faut remercier les journalistes qui ont mis à jour les mécanismes de désertion fiscale mis en place par le Luxembourg pour attirer l’argent des multinationales, qui évitent ainsi de payer des milliards d’impôts. Lentement mais sûrement, un ras-le bol finira par balayer ce système.

Les secrets des parasites

Dans les méandres des systèmes comptables et fiscaux internationaux, quelques pays viennent jouer les parasites en cassant les taux pour attirer les grands groupes avides d’une fiscalité limitée, en jouant sur les prix de transfert, les droits à l’image, les brevets ou toute sorte d’artifice pour minimiser leur facture fiscale. En effet, pourquoi payer un impôt sur les bénéfices à plus de 30 %, quand il est possible de se contenter de 15 %, voir moins, via des accords spéciaux, comme cela existe au Luxembourg, mais aussi en Suisse. Ces pays doivent leur fortune à leur fiscalité légère qui attire toujours plus d’espèces sonnantes et trébuchantes. Les grands États ne peuvent s’aligner car ils ont trop à perdre.

C’est ainsi que, comme les géants de l’internet étasuniens, les banques ont fait du Luxembourg la deuxième place au monde pour la gestion d’actifs après les États-Unis, avec plus de 3000 milliards de dollars ! Ikea se fait également une spécialité du découpage de ses revenus pour minimiser sa contribution à la société, dont elle tire pourtant ses profits. Cinq milliards de réserves pourront être distribués aux actionnaires sans verser d’impôts ! Même si elles se plaignent des quelques nouvelles règles qu’elles doivent appliquer, les banques suisses continuent à croître. Capital montre que la Belgique attire les trésors de guerre des multinationales : plus de 11 milliards pour EDF et Total, 9 milliards pour Carrefour ! __ Robin des bois à l’envers__

On ne comprend pas encore suffisamment à quel point la désertion fiscale des multinationales (ou des plus riches) est choquante. En effet, alors que les inégalités et le niveau des profits des entreprises atteignent des records, la pression fiscale qui pèse sur eux ne cesse de s’alléger, au point d’arriver à l’incroyable situation décrite par Piketty, Landais et Saez dans « La révolution fiscale », avec une pression fiscale plus basse en proportion pour les plus riches ! Dans un monde sans frontière, cela est malheureusement logique puisque les plus riches sont mobiles et qu’ils peuvent faire jouer la concurrence, au contraire de l’immense majorité de la population ou des petites entreprises.

Mais, ce faisant, nous aboutissons à un système où les classes moyennes et populaires contribuent plus que les plus riches et les petites entreprises plus que les multinationales, le système économique actuel agissant comme un Robin des bois à l’envers, prenant aux pauvres pour donner aux plus riches. Bien sûr, quelques néolibéraux soutiendront le contraire en raisonnant de manière absolue, oubliant la réalité relative et plus encore l’évolution sur les 40 dernières années (sous Nixon, les plus riches payaient 70 % d’impôts sur le revenu aux États-Unis pour la tranche marginale). Au final, l’évolution actuelle consacre la raison du plus fort, à savoir le plus riche dans nos sociétés marchandes.

Même si l’OCDE s’en est récemment émue, rien n’avance malgré la crise et les déclarations des dirigeants de la planète. Pourtant, les moyens existent. Ils avaient été utilisés par le Général de Gaulle contre Monaco : la fermeture des frontières. Mais personne ne semble en avoir le courage.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, août 28 2014

Edito - La pression fiscale atteint des sommets !

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Sans commentaire tellement tout cela est édifiant !!!

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 22 2014

Edito - Brève de comptoir : Noah K.O.

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Question : Monsieur Noah, vous avez indiqué récemment que vous souteniez le programme du Parti socialiste quant à la taxe de 75 % sur les hauts revenus, est-ce vraiment le cas ?

Noah : "Oui, c'est absolument vrai car il y a tellement de gens qui souffrent qu'il est normal que les plus riches soient fortement taxés. J'ai bien dit que cette taxe de 75 % ne devrait concerner que les revenus supérieurs à un million d'euros par an !"

Question : Mais vous ne pensez pas que cela fera fuir les plus riches ?

Noah : "Ce n'est pas grave. Qu'ils partent. Je pense qu'il faut être généreux avec les plus faibles. C'est citoyen de payer plus d'impôt ! Ce qui compte c'est la générosité et le partage. D'ailleurs, mon dernier album qui vient de paraître évoque cette thématique. Vous l'avez écouté ?"

Question : Dans votre cas, cette taxe de 75 % se concrétisera par plus d'impôt ?

Noah : "Je ne sais pas. Vous savez je ne m'occupe pas des problèmes d'argent."

Question : Je repose ma question : Serez-vous concerné par cette taxe de 75 % ?

Noah : "En fait, je ne crois pas car mes revenus de source française n'atteignent plus aujourd'hui le million d'euros mais si cela avait été le cas, j'aurais accepté de payer cette taxe et donc d'être généreux."

Question : Donc, vous êtes pour une taxe que vous ne paierez pas ?

Noah : "Certes mais c'est parce que seule une partie de mes revenus est taxée en France. Mais je soutiens le principe de cette taxe par solidarité et par générosité pour les plus faibles."

Question : Mais si vous ne payez pas cette taxe et que vous pensez qu'il faut être généreux, accepteriez vous de verser une partie de votre fortune déjà acquise ?

Noah : « Non, cela n'a rien à voir avec le passé. J'ai bien précisé que j'étais pour cette taxe de 75 % pour les revenus futurs et pas pour les revenus passés ! » ++ Question :++ Mais accepteriez-vous de donner une partie de votre fortune accumulée par le passé ?

Noah : "Laissez-moi tranquille avec ça, j'ai parlé des revenus futurs ! La générosité est un principe général, une philosophie de tous les jours. Je n'ai rien à prouver. C'est d'ailleurs ce que je dis à mon public. Avez-vous ma prochaine tournée ?"

Question : Votre fils a signé un contrat de 65 millions de dollars avec son club de basket, contribuera-t-il à payer pour les plus faibles ?

Noah : "Laissez mon fils tranquille. Il construit son avenir et il n'est pas en France. Il n'a donc pas à contribuer à cette taxe."

Question : Et vous, allez-vous contribuer à payer pour les plus faibles ?

Noah : "Je vous ai dit que mes revenus de source française sont aujourd'hui inférieurs à un million d'euros ! Donc, je ne suis pas concerné. Laissez-moi tranquille. L'interview est finie !!!"

Question : Monsieur Noah, revenez, j'ai encore une question !

Noah : "Laissez-moi partir, je ne veux plus répondre."

Question : Monsieur Noah, Monsieur Noah !

Monsieur Noah a quitté précipitamment le studio ! Et il doit 1 million d'euros au fisc français.

Source Interview RTL non vérifiée : interview de Yannick Noah

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, avril 19 2014

Edito - Municipales 2014 : l'impact de la grève des urnes ...

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Remarquable note technique de l'Ifop publiée le 16 avril dernier sur les facteurs éventuels d'explications de la déroute du PS lors des municipales de mars 2014.

L'échantillon porte sur les Communes de plus de 9 000 habitants.

La démarche est simple et logique : prendre un marqueur et voir si l'impact sur les villes détenues par la gauche ont majoré la situation moyenne d'échec. Par exemple : les Communes de gauche ayant connu une forte hausse des impôts locaux de 2008 à 2014 ont-elles été exposées à une vague d'alternance plus forte que la moyenne ?

Cette démarche très pragmatique permet de remettre en question des "idées reçues" qui constituent un héritage toxique.

1) Une municipalité sortante de gauche ayant appliqué les nouveaux rythmes scolaires est-elle sanctionnée au-delà de la moyenne ? Non.

2) Une municipalité sortante de gauche ayant mis en œuvre une forte progression de la fiscalité municipale est-elle sanctionnée au-delà de la moyenne ? Non.

3) Une municipalité sortante de gauche ayant connu de 2008 à 2014 une évolution forte de la délinquance est-elle sanctionnée au-delà de la moyenne ? Non. Bien au contraire, les Communes où la gauche était sortante et où la délinquance a connu la plus forte progression ces dernières années ont été conservées par ... la gauche !

4) Une municipalité sortante de gauche ayant construit beaucoup de logements sociaux est-elle sanctionnée au-delà de la moyenne ? Non. Bien au contraire, ce sont des Communes qui ont mieux résisté que les autres.

Le seul critère rationnel qui établit un lien entre l'échec et un marqueur général, c'est la mobilisation. Les villes où la gauche a connu une déroute sont celles où l'abstention a été forte. C'est d'abord la grève des urnes qui a fragilisé la gauche.

C'est une explication qui mérite l'attention pour éviter des problèmes d'interprétations sur les résultats de mars 2014.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mars 2 2014

Edito - Fiscalité locale : BEZIERS POLITIQUE souhaite que les différents candidats en lice s'engagent dans la baisse de la fiscalité et pour une véritable efficacité de la dépense

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Aujourd'hui, l'augmentation nationale différenciée des droits de mutation met un éclairage sur la hausse permanente des prélèvements publics dans notre pays.

La France a le niveau de prélèvements obligatoires le plus élevé des grands pays industrialisés et en même temps elle doit s’endetter chaque année pour financer des dépenses encore plus importantes.

Tout se passe comme si, depuis le début des années 80, l’augmentation de l’endettement était en fait considérée comme une ressource publique à part entière. Une large partie de l’augmentation de la dette a été utilisée pour financer les dépenses courantes de l’État et pour reporter sur les générations futures une part croissante de nos propres dépenses de santé et d’indemnisation du chômage.

Le recours à la dette a même souvent ralenti les nécessaires efforts de modernisation.

La dette a permis à l’État de reporter la modernisation de sa gestion.

La preuve : au moment où le périmètre des missions de l’État se réduisait le plus sous l'effet de la décentralisation (1982 / 2003) ses effectifs n’ont cessé d’augmenter (+ 300 000 agents, soit +14% entre 1982 et 2003).

L’endettement a également permis de maintenir certaines dépenses dont l’efficacité n’est pas avérée. Pas étonnant que ces dix dernières années, les dépenses de l’État ont été supérieures à ses recettes de 18% en moyenne.

Le rapport Pébereau qui a été la meilleure analyse des économies à effectuer proposait quelques orientations concrètes :

- l’effort de réduction des dépenses publiques doit être partagé par toutes les administrations publiques (État, mais aussi régimes sociaux et collectivités locales),

- toutes les recettes liées aux cessions des actifs publics non stratégiques et aux «bonnes surprises» conjoncturelles doivent être affectées au désendettement,

- toute dépense nouvelle devrait être gagée par une économie équivalente. L’efficacité de la dépense doit être au cœur des pratiques politiques et administratives. Un réexamen complet des dépenses de l’État et des régimes sociaux devrait s’engager.

Mais surtout, le rapport Pébereau préconisait une information transparente constante pour que ce dossier devienne, comme il le mérite, un vrai enjeu collectif.

miracle_01-640x350.jpgSur cette dernière préconisation, nous sommes très loin de cette mobilisation d’information pour provoquer la nécessaire sensibilisation collective puis la mobilisation indispensable. L’opinion a une conscience diffuse mais réelle de cette incapacité chronique à diminuer l’endettement.

En conséquence, elle n’imagine pas comment demain il serait possible de faire ce qui ne l’a pas été hier. Le dossier de la dette publique est gelé dans l’esprit de l’opinion. Mais il gèle aussi toute relance par la dépense publique. L’opinion a pris conscience que la «puissance publique» était l’impuissance publique ; ce qui devrait pourtant susciter une réflexion de fond sur les politiques publiques.

Faute d'une telle modification en douceur, les révisions risquent d'intervenir dans la douleur de façon brutale.

A Béziers, dans le cadre des élections municipales, BEZIERS POLITIQUE souhaite que l'ensemble des candidats en lice s'engagent sur la voie de la baisse de la fiscalité et pour pour une véritable efficacité de la dépense alors même que certaines listes d'opposition municipale s'engagent sur la gratuité des transports en commun sans gager cette baisse des recettes sur d'autres économies ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, janvier 29 2014

Edito - La baisse de la fiscalité pour rendre du pouvoir d'achat aux ménages

019c9c60-351e-4b8c-9791-b9b4489b473b_avis-conso.jpgLa sortie de l'actuelle crise marquera la naissance de nouvelles situations dans des cadres multiples. L'imprévoyance des Gouvernements incapables de prédire l'arrivée de la crise va modifier significativement leur autorité. Nous sommes entrés dans une logique permanente de démocratie directe.

Le pouvoir n'est plus à l'élu mais au citoyen à la condition que ce dernier ait conscience de ce transfert.

Préalablement à ce constat, le futur maire de Béziers se doit d'avoir en tête un certain nombre d'orientations qui sont primordiales :

" En préalable, rappeler les mots clefs d'une telle démarche :

- des solutions

- de l’optimisme

- de la confiance

Il aura un cap prioritaire à suivre : l’emploi.

__Parce que l’emploi est la première mesure sociale et qu’il est un enjeu de dignité humaine. __ Pour sortir de la spirale du chômage, il faut relancer l’activité économique.

Pour relancer l’activité économique, il faut rallumer le moteur de la consommation.

Pour rallumer le moteur de la consommation, il faut :

- diminuer la pression fiscale c'est-à-dire rendre du pouvoir d’achat aux ménages,

- donner de la confiance. S’il n’y a pas de confiance, donc de l’optimisme dans le lendemain, le nouveau pouvoir d’achat irait à l’épargne de précaution.

Depuis 2012, les ménages français sont statistiquement en perte moyenne de pouvoir d’achat (- 2 % en 2012). C’est un chiffre historique.

Pour les moins de 30 ans, le taux d’épargne est négatif. C'est-à-dire que par exemple la primo accession propriété est devenue impossible.

Pour lever moins d’impôts, est-ce mettre tous les services publics à la diète ?

Non.

emploi_lettre.jpgIl faut respecter quatre valeurs :

1) une nouvelle gouvernance publique : gérer Béziers autrement et notamment en mettant fin à des gaspillages intolérables de façon récurrente dans le secteur concurrentiel,

2) une sélectivité des priorités : il faut recentrer sur des services publics qui sont au cœur de l’offre classique : enseignement, solidarités, culture,

3) la proximité et la priorité au terrain : ce qui notamment pour les personnels passe par une profonde revalorisation des carrières de terrain : sur le plan matériel comme dans l’évolution des carrières dont la place de la promotion interne,

4) il faut relancer les recettes liées à la meilleure activité économique d’où le volet lié à l’emploi et aux dessertes de Béziers.

Il y a également un point technique qui mérite d’être évoqué en préalable : la personne en charge des finances sera également en charge des relations entre les collectivités publiques.

Un seul adjoint sera en charge des relations financières avec toutes les collectivités publiques et deviendra le point de passage exclusif de ces relations.

Dans le même temps, cette ré-organisation doit s’accompagner d’une grande écoute et d’un dialogue permanent.

Cette logique de démocratie à visage humain passe par un meilleur partage du pouvoir, une meilleure transparence des critères de décision, une démocratie plus vivante."

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 27 2014

Edito - Fiscalité : la déprime des classes moyennes

gateau-au-yaourt-au-chocolat.jpgDe tous les dossiers chauds de la rentrée, la fiscalité est assurément le plus périlleux. A partir de la mi-janvier, le gouvernement va entamer son ambitieuse remise à plat de la fiscalité, avec l’ouverture des Assises de la fiscalité des entreprises, avant de poursuivre avec le dossier non moins délicat de la fiscalité des ménages. Il faut avoir la lucidité de regarder en face la réalité.

Le constat : les classes privilégiées ou en devenir partent. Les classes dites populaires se révoltent. Et les classes moyennes dépriment. Comment un pays peut-il s'en sortir dans de telles conditions ? Impossible.

Le PS en a-t-il conscience ?

Non. Lors de discussions avec des responsables, ils indiquent "c'est encore possible d'augmenter les impôts". Et en attendant d'augmenter les impôts, ils augmentent déjà les charges.

Sur le plan local, la future décision de la CABEME de passer 12 à 30 Vice-Présidents en mars prochain (1) sera la caricature du "toujours plus est toujours possible".

Demain, cette escalade trouvera en cas de majorité socialiste une nouvelle taxe : la taxe additionnelle dite "supplémentaire" pour payer les coûteuses réalisations de Raymond Couderc.

Cette pression fiscale est un boulet qui handicape la reprise économique donc l'emploi.

Il est temps d'inverser cette tendance et de la replacer à la baisse rapidement.

C'est un enjeu décisif pour le moral des ménages qui ne peuvent plus avoir comme perspective d'économiser pour ... payer des impôts qui augmentent.

Mais surtout, c'est le moyen, par la sélectivité de services publics essentiels (santé, enseignement, culture ...) qui échappent par vocation au secteur marchand, de leur redonner les moyens d'un fonctionnement de proximité en bénéficiant de la cagnotte des actuels gaspillages.

(1) La loi du 17 mai 2013 instaurant le suffrage universel direct pour les élections municipales et communautaires en mars 2014.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 20 2014

Edito - La France est-elle entrée en déflation : mieux fonctionner pour moins ponctionner

ballon_rouge_boulangerie.jpgMême à prix cassés les soldes ont un rythme poussif. La question se pose désormais ouvertement : la France est-elle entrée en déflation ?

Dernièrement, l’office européen des statistiques a apporté un nouvel élément dans ce débat qui dure déjà depuis des mois et qui prend parfois des allures de bataille idéologique. Eurostat a annoncé que l’inflation en zone euro, c’est-à-dire la hausse des prix sur douze mois, avait à nouveau ralenti en décembre pour atteindre 0,8 %. Un niveau très bas, à comparer par exemple avec l’objectif d’inflation officiel de la Banque centrale européenne, grande gardienne des prix en zone euro, qui est d’un peu moins de 2 %.

La déflation c'est l'anémie absolue de l'économie :

les prix baissent mais comme les revenus baissent aussi, la baisse des prix ne relance pas le moteur de la consommation. La situation actuelle est surtout marquée par la disparition de la marge des ménages : que reste-t-il comme marge de manoeuvre une fois honorées les dépenses récurrentes incontournables ?

Cette marge là aussi s'est réduite ces dernières années.

Le poste logement, y compris dans le logement social, a pris une place considérable.

Si les collectivités publiques ne changent pas leur rythme de fonctionnement donc leur niveau de ponctionnement, la machine est aujourd'hui durablement grippée.

Aucune équipe ne s'engager à Béziers sur ce changement. Ce devrait être un objectif considérablement mieux partagé.

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Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, janvier 17 2014

Edito - Les élections municipales vont-elles tourner à un référendum sur les impôts locaux ?

12429_01_z.jpgA moins de trois mois du scrutin municipal, le regard des Français sur les enjeux déterminants pour le vote aux élections municipales se focalise avant tout sur la fiscalité.

En effet, comme une nouvelle illustration du ras-le-bol fiscal, l’enjeu des impôts locaux et de la fiscalité – cité par la moitié des personnes interrogées (48%) – enregistre une progression spectaculaire de 16 points par rapport à septembre dernier, notamment après l’arrivée des feuilles d’impositions dans les boîtes aux lettres.

Viennent ensuite le cadre de vie et l’environnement (32%, en hausse de 13 points) ainsi que la sécurité des biens et des personnes (28%, assez stable avec une baisse de 2 points).

Sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 13 2014

Edito - Les 9 travaux de la rentrée 2014 : la fin de la religion de la dépense publique ou le début d'une jacquerie fiscale ? (5)

Le principal tournant de 2013, c'est probablement le début de la fin de la religion de la dépense publique. Les ménages ont montré leur mécontentement face à une progression continue des prélèvements publics.

C'est une vieille culture française que de prélever toujours davantage.

violondingres-vip-blog-com-5962974016-torreton-mazarin-reine-et-cardinal-france-2.jpgCet extrait du Diable Rouge évoque un dialogue entre Colbert et Mazarin sous Louis XIV (1643 - 1715) : cela n'a pas pris une seule ride.

" Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État…, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent.

Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c'est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches…

Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là !

Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… c'est un réservoir inépuisable." (1)

impot220.jpgC'est la culture du pouvoir à destination des classes moyennes.

Cette culture est intolérable.

Elle l'est d'autant plus quand le produit de l'argent collecté est affecté à des gaspillages inadmissibles.

Il est indispensable de modifier cette culture en respectant les contribuables.

Respecter les contribuables, c'est effectuer une chasse permanente aux gaspillages mais aussi rendre de l'argent par la baisse immédiate de la fiscalité.

A Béziers, peut-être encore davantage que dans d'autres villes, cette rupture est indispensable quand la ville est sur le triste podium des records de fiscalité.

C'est l'un des engagements prioritaires que doivent avoir l’ensemble des candidats en lice dans le cadre de notre projet pour mars 2014.

(1) Extrait du « Diable Rouge » C’était il y a 4 siècles !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 17 2013

Edito - Elections municipales : la fiscalité s'invite en plat principal

Picto-Fiscalite_lightbox.jpgLa religion de la dépense publique vit un tournant en France actuellement. Elle doit affronter une véritable fronde.

Pour la première fois à ce point, l'impôt est perçu comme une érosion immédiate du pouvoir d'achat des ménages.

Ce qui va au secteur public par la fiscalité est ce qui part de la poche des contribuables.

C'est la ponction directe qui est visée et non pas le retour sur fiscalité.

Cette mentalité nouvelle change l'ambiance des municipales puisqu'elle marque la fin de la culture du "socialisme municipal" au sens du droit administratif du terme.

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Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE