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mardi, juin 24 2014

Edito - 1250 € pour une heure de vie des petites fesses de Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy a le derrière délicat. Il est vrai qu’habitué au trône de la République, dans notre curieux pays qui élit un roi tous les cinq ans, le président sortant – et presque sorti – n’allait pas confier son auguste train à la première gare venue. Chez ces gens-là, qui pètent dans la soie, la miction et le transit ont droit à la robinetterie de luxe. Tel était notre président : pas de bibliothèque, mais des chiottes.

Pour le meeting de Bordeaux du 3 mars 2012, qui selon l’excellent Sud-Ouest, a débuté à 17 h pour s’achever à 18h 17, Libération nous apprend que l’on confectionna des chiottes dédiées aux fesses candidates à la présidentielle pour un montant de 1250 €. Presque trois mois de RSA

Alors, mon cher Nicolas Sarkozy, que ce fut pour un pipi ou un étron, vois-tu, c’est quand même très cher, et je dois te dire qu’à nos yeux d’humains, toi qui a mis notre pays plus bas que terre, tu es définitivement ridicule. Ridicule et grotesque. Dégage, s’il te plait, et moi je tire la chasse d'eau.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juin 20 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : le zombie de 2017

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Tout indique que le président sortant de 2012, battu par François Hollande, se prépare à être pour une troisième fois candidat dans trois ans. Mais devant l’amoncèlement d’affaires et de décisions hasardeuses de sa part, on peut croire qu’il a déjà perdu ces élections.

Entre Karachi et Bygmalion

Comme les affaires n’ont pas empêché Jacques Chirac d’être réélu en 2002 et qu’elles n’ont pas empêché Alain Juppé de revenir dans le peloton de tête des personnalités de l’UMP, il est probable que Nicolas Sarkozy et son entourage ne se préoccupent pas trop du déluge d’affaires qui s’abat sur lui. Pourtant, les dernières révélations jettent une ombre préoccupante pour ses perspectives électorales. Certes, l’affaire Karachi, l’enquête sur le financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, est accablante, mais non seulement elle repose sur des faits très datés et il semble qu’il n’y ait pas de preuves irréfutables de la culpabilité de celui qui était à l’époque ministre du budget.

Mais l’affaire la plus grave est sans doute l’affaire Bygmalion, du financement de sa campagne de 2012. Il y a quelques jours, Jérôme Lavrilleux, qui supervisait son financement, a admis qu’elle avait coûté en réalité 32 millions d’euros, 11 de plus que le plafond légal de 21, couvert par des fausses factures réglées par l’UMP. Médiapart avance aujourd’hui un dérapage de 17 millions. De deux choses l’une : soit il était au courant, et alors il est disqualifié pour non-respect des règles électorales, soit il ne l’était et cela révèle deux problèmes. Non seulement, il n’aurait pas été capable de comprendre qu’en réalité le budget dérapait, mais en plus, il serait un chef qui pousserait ses équipes à lui cacher des choses importantes, ce qui n’est pas rassurant pour un candidat à la présidence de la République.

Un pari déjà perdu ?

Du coup, on peut sérieusement se demander, si, malgré de bons sondages auprès des électeurs de l’UMP, la cause de Nicolas Sarkozy n’est pas déjà perdue. L’affaire Bygmalion est peut-être encore plus grave qu’il n’y paraît, disqualifiant durablement l’ancien président pour exercer à nouveau de telles responsabilités puisque soit il est profondément malhonnête et irresponsable financièrement, soit il est un chef désastreux. En outre, on peut ajouter son bilan, suffisamment détestable en 2012 pour que la France élise un candidat pourtant guère enthousiasmant et charismatique. Pire, il est difficile de croire qu’il soit une bonne idée de donner des conférences payées des fortunes par des banquiers pour gagner les faveurs des électeurs. Le candidat de Bygmalion et de Goldman Sachs a sans doute déjà perdu.

Ce faisant, on pourrait faire un parallèle inversé avec la situation de 1997-2002. François Hollande ne pourrait-il pas être la réplique de Jacques Chirac, ce président également rapidement devenu très impopulaire pour ne pas avoir respecté lui aussi ses promesses, que personne ne voyait gagner en premier lieu et que tout le monde voit d’autant plus défait qu’il est sous-estimé. Car même si je m’oppose complètement à la ligne défendue par le président, il faut aussi reconnaître que d’un point de vue tactique politicienne, elle n’est pas sans fondement, à savoir occuper le centre pour repousser l’UMP trop à droite et se faisant, prendre le pari d’un 21 avril à l’envers, où Marine Le Pen n’éliminerait pas le PS mais l’UMP, asphyxiée par manque d’espace, les affaires et son candidat.

L’affaire Bygmalion est extrêmement grave par ce qu’elle révèle de Nicolas Sarkozy, ce qui explique sans doute que certains commencent déjà à vouloir l’écarter. Mais s’ils n’y parviennent pas, on peut croire que la partie serait alors déjà jouée, et François Hollande pourrait en être l’incroyable vainqueur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 31 2014

Edito - Bygmalion : un nouveau feu de paille ?

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Les affaires sur les financements politiques ont commencé sur la place publique française en 1986. Depuis cette date, c'est un feu continu où rien n'est jamais réglé.

Cette situation est le résultat de 3 facteurs majeurs :

1) un rapport toujours hypocrite avec l'argent comme si une campagne électorale n'avait aucun coût,

2) une acceptation de l'irresponsabilité généralisée : l'exemple le plus caricatural est celui de l'interdiction absolue du travail de personnels territoriaux en faveur d'une campagne électorale. Parfois même par voie de presse, des fonctionnaires expliquent qu'ils se consacrent jour et nuit à une campagne électorale et n'ont pas déposé des jours de congés auprès de leur collectivité de rattachement ... Conséquence concrète : aucune !

Les règles fourmillent mais ne sont pas appliquées.

3) le régime déclaratif en bloc après la campagne est une disposition inefficace. A l'exemple des États-Unis, un dispositif public trimestriel serait considérablement plus vrai.

Mais il en est des finances électorales comme du reste : pas de suite.

Affaire SNCF et la largeur des rails : oubliée.

Affaire BNP Paribas : amande record et irresponsabilité ... record.

Affaire de Carolis : disparue.

Chaque affaire de ce type n'est qu'un feu de paille et après comment s'étonner que l'opinion publique soit révoltée contre ce système ?

Que ce système respecte l'opinion et l'opinion le respectera ...

Faute de remettre à leurs places ces considérations, le système se noie dans le ridicule. Mais en France, le pouvoir c'est le tabou du sexe et de l'argent. La morale est donc loin d'avoir sa place.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Jusqu'ou va-t-on descendre ?

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Servir et se servir ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE