vendredi, décembre 5 2014

Edito - Et si Barack Obama nommait une femme à la tête des armées américaines ...

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Après une Obamamania excessive, Barack Obama subit l'opposé. Les apports de Barack Obama seront perçus en ... 2017. Très probablement, une majorité républicaine sera alors au pouvoir totalement donc y compris à la Maison Blanche. Les foyers internationaux de tensions seront abordés de façon très différente avec des escalades probables gravissimes. Obama a pacifié.

C'était nécessaire après le mandat de GW Bush.

C'était cohérent avec son tempérament, ses discours, sa structuration intellectuelle.

Dans plusieurs domaines, les avancées de la Présidence Obama seront jugées considérables.

Ce sera le cas notamment pour le nombre de femmes nommées à des responsabilités éminentes (FED, n°2 du département d’État...).

Aujourd'hui, le Président Américain va nommer le successeur de Chuck Hagel. S'il nommait une femme à la tête des armées, ce serait un symbole historique fantastique au moment où par exemple Kirsten Gillibrand mène un remarquable combat sur la réelle égalité des sexes dans les armées.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 6 2014

Edito - Les critiques terriblement machos contre le livre de Valérie Trierweiler

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Je lis les commentaires assassins sur le livre de Valérie Trierweiler, et je dois dire aux uns et aux autres : vous avez tort.

Je relève d’abord – le service investigation du blog ayant vérifié les états génétiques des éditorialistes – que ces signatures sont à 95 % masculines, ce qui montre l’arriération de notre société. La presse française est une presse de "petits mecs de merde", avec quelques poupées cosmétiques. Donc tous ces "petits mecs de merde" arrivés là parce que sont des "petits mecs de merde" nommés par des "petits mecs de merde" vomissent sur une femme. Une femme qui n’entre pas dans le module gentil du « Secrétariat d’État aux droits de femmes », et qui commet l’horreur absolue : elle dit ce qu’elle pense. Donc, le verdict est sans appel : cette femme pense mal.

Je souhaite donc bonheur et apaisement à tous les sales "petits mecs de merde" qui ont viré leur femme comme une malpropre – des neuneus qui, chez une femme, focalisent à moins d’un mètre,… D'accord ? – et qui font dans leur froc parce que l’ex larguée, humiliée et bafouée, se permet de dire comment elle a vécu le largage… Une femme, qui chez ces gens, est considérée comme un kleenex, et qui s’exprime… Imaginons que ça se généralise… C’est absolument insupportable en effet. Non, la femme doit aller pleurnicher chez ses parents –pas « jojos » – et basta !

Car je n’oublie pas la violence de la répudiation, par ce bigame impénitent… alors que Valérie Trierweiler était en convalescence d’une hospitalisation : « Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trieweiler ». Gougnafier de chez gougnafier…

Une décapitation affective,… et en public ! Spectacle horrible pour les enfants ! Horrible. Alors, vous qui dézinguez Valérie Trierweiler, mesurez-vous la violence de la répudiation ? Ou admettez-vous la répudiation si le chef est blanc ? Mesurez-vous tout de ce que renferme de cynisme, de méchanceté, de sentiment de supériorité, ce communiqué ? Il a viré la « pas jojo »

Valérie Trierweiler a pris le temps de la réaction. François Hollande avait pondu un communiqué de quinze mots à l’AFP ; elle, elle a écrit, seule, un livre de 300 pages. Et que dit-elle dans ce livre qui se lit très bien ? Elle dit des choses qui confirment ce que disait le communiqué de François Hollande.

Qui peut imaginer un instant que Valérie Trierweiler a inventé l’expression des « sans-dents » ? Non, c’est bien l’œuvre de l’autre salopard. Mais, comme le dit la chanson, celui qui dit la vérité doit être exécuté. Qui peut imaginer un instant que Valérie Trierweiler a inventé la scène où François Hollande se fout de la gueule des handicapés ? D’ailleurs, qu’elle a été sa politique ? Allô Nabila ?

Je n’ai pas a en dire plus ici. Le livre est en vente, et du fait du succès, la réédition est en cours ce qui est très bien. Lisez ce livre, et méditez sur une société où les femmes refusent la soumission, dénoncent l’humiliation dont elles sont l’objet, quelle que soit la « puissance » du macho répudiateur.

Ce livre, quels que soient ces défauts, est absolument essentiel car il est une incroyable avancée dans la lutte contre le machisme. Ce que les machistes et leurs poupées ont bien compris,… d’où leurs cris effarouchés.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 4 2014

Edito - Philiosphons...

000000dsc8683-e1328466142388.jpg" C’est avec la gauche, à la fin des années 80, que l’action publique, en matière de politique sociale notamment mais aussi de la ville par exemple est devenue une politique de ciblage: de populations, de quartiers… Une partie de la gauche a alors commencé à raisonner en termes de niches électorales. Elle a développé, à l’appui des programmes de politiques publiques, un discours destiné à des populations spécifiques. Or cette évolution a correspondu au reflux historique de la « classe ouvrière » comme représentation centrale du « peuple de gauche » lui-même délaissé au profit de la société et des individus. Si bien qu’à gauche, une fois au pouvoir, certains ont commencé à penser à une nouvelle «coalition» électorale (inspirée du modèle démocrate américain rassemblant les minorités connu sous le nom de « rainbow coalition ») permettant de remplacer l’électorat traditionnel de la gauche forgé autour d’une alliance entre classes populaires et classes moyennes. C’est ce processus ancien et récurrent à gauche depuis le milieu des années 1980 (on pense à l’usage fait par François Mitterrand de SOS Racisme notamment vis-à-vis des jeunes) qu’a repris et figé en quelque sorte la fameuse note de Terra Nova en mai 2011 en proposant que la gauche s’appuie sur un socle électoral constitué des femmes, des jeunes, des immigrés, des diplômés, des grands centres urbains… validant ainsi une double évolution, économique et « sociétale » libérale. Et laissant à l’abandon (aux mains du Front national notamment) toute une partie des classes populaires (ouvriers, petits employés, retraités… notamment dans le « périurbain » et en zone rurale) dont les « valeurs » ne seraient plus, par définition, de gauche. Le défaut d’un tel raisonnement, outre son fondement sociologique bancal, tient à ce que le projet d’une telle gauche ne vise plus à construire un monde commun et à faire vivre ensemble les différences, mais à les exacerber en les mettant sans cesse en avant dans l’espace public, et finalement à satisfaire la revendication infinie de nouveaux droits liés aux situations identitaires de chacun. "

__Laurent Bouvet__ (1968-vivant) est professeur de science politique à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Extrait du débat croisé avec Thierry Pech (Terra Nova) : Intégration, tournant libéral : Où va la gauche ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, avril 27 2014

Edito - Qu’est ce qu’une “ville agréable à vivre” pour les femmes ?

tumblr_n42xembqYa1sds3gpo1_500.jpgLe Centre Canadien de Politiques Alternatives (CCPA) vient de publier une étude sur ce thème. Pour établir son classement, le CCPA est conduit à retenir des critères techniques.

L’étude se base sur une comparaison entre la situation des hommes et celle des femmes dans cinq domaines : sécurité économique, leadership, santé, sécurité personnelle et éducation.

Critères intéressants à suivre.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 17 2014

Edito - Les femmes en tête d'une écologie citoyenne

Get-To-Know-More-About-Undergoing-Breast-Enlargement.jpgA la demande de Coca-Cola Entreprise, Harris interactive a réalisé une enquête interrogeant les Français sur les enjeux environnementaux et la protection de l'environnement. A quelques jours de la journée de la femme, il s'agissait de mettre au jour le rapport de ces dernières à l'environnement, notamment par rapport aux hommes, et de déterminer dans quelle mesure elles adoptent ou pas une attitude singulière face à cet enjeu.

Que retenir de cette enquête ?

L'environnement, une préoccupation importante et croissante selon les Français, qui regrettent toutefois une mobilisation jugée encore insuffisante de la part des entreprises et des responsables politiques.

Les Français ont le sentiment qu'ils se préoccupent personnellement davantage de l'environnement que le reste de la population, a fortiori que les chefs d'entreprises et les responsables politiques. En effet, 87% des répondants qualifient cette préoccupation d'importante pour eux-mêmes (90% parmi les femmes contre 83% des hommes), un tiers la qualifiant même de très importante quand ils ne sont qu'une minorité à estimer que c'est le cas pour l'ensemble des Français (47%). Plus précisément, le niveau de préoccupation à l'égard de l'environnement des jeunes et des enseignants serait intermédiaire selon les Français, près de six sur dix ayant le sentiment que l'environnement constitue une préoccupation importante pour ces deux catégories. Enfin, la situation dépeinte par les Français est plus critique à l'égard des entreprises et des responsables politiques, seul un quart d'entre eux ayant le sentiment que ces derniers se préoccupent de l'environnement.

La sensibilité des Français dans ce domaine est bien réelle. Si la lutte contre les pollutions constitue un enjeu prioritaire pour tous, on observe néanmoins qu'hommes et femmes tendent à placer leurs préoccupations à des niveaux différents, les premiers plus tournés vers des enjeux macro (l'éco-système, le réchauffement climatique) quand les secondes prêtent une attention particulière à leur environnement immédiat, et plus précisément à leur santé.

ActuEnvironnement_4.jpgGlobalement, c'est un sujet qui anime les Français dans leur discussion mais également dans leur quotidien: 61% déclarent parler souvent de pollution et d'environnement avec leurs proches, leurs enfants ou leurs amis et une majorité de Français (68%) déclare davantage prendre en compte l'environnement qu'il y a quelques années, quand seulement 25% ont le sentiment que la situation n'a pas évolué.

Les femmes se montrent particulièrement investies dans ce domaine : 65% d'entre elles contre 57% chez les hommes parlent d'environnement avec leur entourage, et 72% déclarent se mobiliser davantage que par le passé (contre 64% chez les hommes).

Les Français se montrent toutefois plus sévères s'agissant de l'ensemble des Français. Seuls 53% pensent qu'une évolution positive est tangible à ce niveau plus collectif. A ce titre, notons que la crise économique est perçue comme un facteur susceptible de freiner, pour 78% des personnes interrogées, l'amélioration des comportements dans ce domaine.

Cette plus grande sensibilité s'accompagne dans les faits par une augmentation des réflexes vertueux, ou d'une mise en œuvre plus systématique de gestes responsables : 82% déclarent avoir changé certains de leurs comportements récemment pour tenir compte de l'environnement (avec la confirmation sur ces indicateurs d' une mobilisation plus forte de la part des femmes - 87% - que des hommes - 76% -).

Le regard porté sur les entreprises et les responsables politiques apparaît ici aussi plus négatif, la majorité des Français ayant le sentiment que la prise en compte des enjeux environnementaux par ces acteurs n'a pas évolué au cours des dernières années. Ce constat apparait d'autant plus regrettable que les Français perçoivent en ces enjeux environnementaux une opportunité tant pour les entreprises que les responsables politiques. En effet, 88% d'entre eux considèrent que la protection de l'environnement pourrait être un moteur de l'innovation en France, à l'origine notamment de nouveaux métiers, etc.

Les Français et surtout les femmes se mobilisent au quotidien en faveur de l'environnement, le tri et l'attention portée aux économies d'énergie constituant les gestes les plus emblématiques de cet engagement.

Protection1.jpgLa nécessité de se mobiliser et d'agir maintenant (77% sont à ce titre convaincus que les actions individuelles ont un impact global sur la protection de l'environnement dont 34% tout à fait) est très étroitement liée au sentiment de responsabilité à l'égard des générations futures. Ainsi, 90% des Français pensent que si l'on n'agit pas maintenant en faveur de la planète, les générations futures sont réellement menacées (dont 56% tout à fait), 84% se sentent personnellement responsables vis-à-vis des générations futures (dont 39% tout à fait).

Dans le détail, relevons que les femmes se montrent plus concernées part le sort des générations futures (88% contre 80% des hommes), tout comme les Français âgés de plus de 35 ans (86%).

Concrètement, on constate que la mobilisation des Français s'articule autour de plusieurs gestes emblématiques aujourd'hui largement répandus, sous-tendus par des motivations environnementales certes mais également financières (la recherche d'économies).

L'extinction des lumières en quittant une pièce, le tri des déchets ou encore la baisse d'un degré du chauffage dans les lieux de vie ressortent comme les gestes les plus - affirment-ils - mis en œuvre par les Français.

rooney_3.jpgLes pratiques en termes de consommation responsable, si elles existent, présentent toutefois une fréquence de mise en œuvre moins systématique. Si environ deux tiers des Français déclarent renoncer à acheter des fruits ou légumes parce qu'ils ne sont pas de saison ou revendre et donner des objets, vêtements dont ils ne se servent plus et acheter d'occasion, ils ne sont qu'un tiers à estimer le faire toujours ou presque. Parallèlement, près d'un Français sur deux indique vérifier au moins souvent le lieu de production des produits, objets, vêtements ou aliments qu'il achète quand une minorité déclare acheter au moins souvent des produits moindrement emballés / dont l'emballage est recyclable ou encore renoncer à acheter certaines marques pour en privilégier d'autres qui produisent de manière responsable. Enfin, dans le cadre des déplacements, la prise en compte de l'environnement apparaît également mitigée, une courte majorité des Français déclarant souvent réduire ses déplacements en modes de transports polluants, dont un quart toujours ou presque. Sur l'ensemble de ces comportements, les femmes se montrent plus actives que les hommes, avec des différences pouvant aller jusqu'à 16 points. Parallèlement, l'âge ressort également comme un critère discriminant, les jeunes apparaissant largement en retrait par rapport aux Français âgés de 50 ans et plus. Enfin, si les CSP- semblent moins que les CSP+ adopter une consommation responsable, l'aspect financier pouvant ici entrer en jeu, les CSP+ déclarent moins que la moyenne, avec des scores qui restent toutefois majoritaires, trier leurs déchets et baisser d'un degré le chauffage dans leurs lieux de vie.

Le croisement de données relatives, d'une part à la sensibilité des Français aux enjeux environnementaux, et, d'autre part, à leurs comportements dans ce domaine permet d'identifier différentes postures. Deux grands ensembles principaux émergent. On constate ainsi que près de 40% des Français se montrent à la fois concernés et actifs, à des niveaux divers en faveur de l'environnement, quand, à l'opposé une proportion quasi-équivalente apparaît nettement plus distante et moins impliquée. (41%). Seuls 17% des Français se situent dans une position médiane, traduisant une attitude plutôt indifférente et des comportements responsables existants mais pas directement reliés à l'environnement (recherche d'économies, habitudes...).

Cet effet de sablier tend à confirmer que l'environnement ne laisse pas les Français indifférents mais que si des progrès sont effectivement constatés, l'implication des uns et des autres demeure hétérogène. Plus précisément, on relève que les femmes, les CSP+, et les personnes de plus de 35 ans sont surreprésentées dans les groupes se déclarant les plus mobilisés, quand à l'inverse les hommes, les jeunes et notamment les 15-24 ans, les catégories modestes tendent au contraire à apparaître plus distants de ces enjeux1, un effet qui peut potentiellement être amplifié compte tenu du contexte économique qui peut mécaniquement reléguer les préoccupations environnementales au second plan chez ces populations.

L'environnement, c'est l'affaire de tous

alaunelienimage1715-0.JPGSi certaines catégories de populations apparaissent donc plus disposées à protéger l'environnement, les Français considèrent pourtant que cet enjeu est l'affaire de tous, jugeant les différentes catégories de citoyens autant disposées les unes que les autres à agir pour protéger l'environnement -quel que soit le sexe, l'âge, le statut d'activité ou encore le lieu d'habitation.

Quelques catégories se distinguent toutefois, perçues comme potentiellement plus mobilisables autour de ces enjeux, à tort ou à raison. Ainsi, aux yeux des Français, les femmes (15% plus que les hommes - 2%), à juste titre, mais aussi les jeunes (pourtant dans les faits plus en retrait) et les habitants des zones rurales apparaissent comme les catégories les plus enclines à adopter des comportements responsables. Enfin faisant écho au regard critique qu'ils leur portent, les Français ont le sentiment que les citoyens sont bien plus disposés que les entreprises et les responsables politiques à agir en faveur de l'environnement (50% contre respectivement 6% et 5%).

Les Français placent les parents et les familles en tête des acteurs qui doivent jouer un rôle dans l'éducation des jeunes générations à la protection de l'environnement et attribuent parallèlement aux femmes une place importante dans la sensibilisation et l'évolution des pratiques en faveur de l'environnement.

Au-delà des moyens qui pourraient être mis en place pour favoriser la mobilisation des uns et des autres, citoyens ou entreprises, différents acteurs sont identifiés comme pouvant avoir un rôle à jouer dans cette évolution, notamment à l'égard des jeunes générations. Ainsi, trois-quarts des Français considèrent que les parents et la famille en général occupent une place stratégique concernant l'éducation à transmettre aux jeunes dans ce domaine, juste devant l'école (61%) alors que les pouvoir publics (27%), les médias (16%), les entreprises (9%) ou les associations et ONG (5%) sont très peu cités.

Au sein de ces acteurs clés, les femmes semblent occuper une place privilégiée. Ces dernières apparaissent aux yeux de plus de trois Français sur dix davantage motivées, préoccupées, engagées, efficaces et réalistes que les hommes à l'égard des enjeux environnementaux, et environ 20% les jugent plus moteurs et informées. De leur côté, les hommes sont jugés par un quart des Français comme plus sceptiques que les femmes face à cet enjeu.

Pour autant, les femmes ne seraient pas plus influentes que les hommes pour faire évoluer les pratiques en faveur de l'environnement dans toutes les sphères de la société.

842150-plumetis.jpgAinsi, si 48% des Français reconnaissent qu'elles sont plus influentes au sein des familles, 37% au sein des écoles et 24% au sein des associations, de la société civile, les hommes le seraient davantage parmi les responsables politiques et au sein des entreprises. Si hommes et femmes dressent globalement le même constat quant à l'influence des femmes dans la sphère politique et professionnelle, ces dernières se considèrent, davantage que les hommes, plus influentes qu'eux au sein des trois autres milieux.

Les enjeux environnementaux sont aujourd'hui pleinement appréhendés par les Français. Les Français et notamment les femmes se montrent extrêmement attentifs à la nécessité de lutter contre tout ce qui serait de nature à lui porter atteinte et notamment toutes formes de pollution.

Dans ce contexte, les Français et surtout les femmes déclarent se mobiliser davantage que par le passé en faveur de l'environnement mais regrettent une mobilisation jugée toujours insuffisante de la part des pouvoirs publics et des entreprises. Cette diffusion des bonnes pratiques, au premier rang desquelles les efforts pour réduire sa consommation d'énergie, ou encore le tri des déchets, ne doit toutefois pas masquer des différences qui restent importantes d'une catégorie de population à une autre. Ainsi, les femmes se révèlent et sont perçues comme particulièrement actives dans ce domaine, quand les jeunes et les catégories modestes notamment se montrent plus distants. Enfin, si les parents et l'école émergent comme des acteurs clés pour l'éducation des jeunes générations, les Français accordent également une place toute particulière aux femmes dans ce domaine, jugées plus investies et motivées que les hommes. Ce potentiel semble toutefois pouvoir davantage s'exprimer au sein de la famille et de la société civile qu'au sein des entreprises ou de la sphère politique où leur influence est perçue comme limitée.

Méthodologie : Enquête réalisée en ligne du 18 au 20 février 2014. Échantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE