jeudi, novembre 27 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : Communautarisme et racisme

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Rachida Dati ministre ? : « Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ».

Qui a fait plus de mal à notre communauté nationale que Nicolas Sarkozy ? Je dis bien « communauté », parce que notre nation, au-delà de l’État – le cadre juridique de notre unité – c’est notre histoire et notre vie. Même si vous n’aimez ni votre voisin, ni votre collègue de travail, ni votre maire… Même si vous n’y croyez plus… il y a la France. C’est le petit truc qui vous pince le cœur quand dans un aéroport très lointain vous découvrez quelques mots de français. Nous avons mille raisons de penser à la France. Perso, j’en resterais toujours amoureux car de Ronsard à Eluard, la langue française a illuminé la poésie.

Alors, notre Nicolas Sarkozy ? Plus d’une fois, j’ai lu que la campagne de 2007 resterait un modèle à enseigner dans les écoles politiques. Non. Cette victoire a été la défaite d’un PS pourri jusqu’à l’os et qui avait rêvé de se refaire une virginité avec une candidate lunaire, et la défaite de l’UMP, laissant un Nicolas Sarkozy sans scrupule reprendre tous les thèmes FN. En 2007, ce sont les thèmes du FN, le populisme xénophobe et l’arriération franchouillarde, qui l’ont emporté, en apportant au vote habituel de la Droite, des gens venus d’un autre monde.

Depuis, nous payons cash… La vraie faute de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il a cassé la France, notre pays. La gauche mole, tétanisée par ses ombres, est restée dans le sillon, voulant nous passionner pour la gestion de la dette ou le coût des 35 heures, alors qu’il fallait parler du pays, de nos attachements, nos débats, nos désaccords… Les cosmétiques qui font les marioles dans les ministères – vous avez vu l’autre dinde de Fleur Pellerin qui ne lit pas de livres mais mendie auprès de Michel Hazanavicius un rôle dans le prochain film d’OSS 117… – finissent la casse du pays. C’est grave. Nous sommes le pays de toutes les diversités, et c’est excellent, mais il nous faut des leaders politiques capables de dessiner un destin.

C’est là qu’on revient à cette phrase accablante de Nicolas Sarkozy.

« Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler des droits fondamentaux et défendre l’indépendance de Justice, ça avait du sens ».

Admettons que Nicolas Sarkozy ait dit cette phrase,… elle aurait été inacceptable. Parce que cela aurait signifié que la nomination était due à des critères d’appartenance, et non pas aux compétences.

Par cette phrase lâchée en cette période de déprime, Nicolas Sarkozy, enfin, est sincère. Enfin. Rachida Dati n’a pas été nommée pour ses compétences, mais parce qu’il fallait une arabe dans le gouvernement. C’est du pur casting communautarisme. L’une des données du problème est que François Hollande a fait la même chose avec Christiane Taubira, nommée elle aussi sur les quotas : femme, noire, des Antilles. Sapin, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll ou Emmanuel Macron ont été nommés car ils étaient en situation de prendre du jour au lendemain la tête des ministères. Qui peut soutenir que Christiane Taubira a été nommée pour sa maîtrise des dossiers ? De fait, sur les dossiers difficiles, elle se fait laminer, comme sur l’actuel projet de réforme des professions juridiques, géré de A à Z par Bercy.

Ça, c’est le Nicolas Sarkozy du communautarisme. N’ayant aucune vision du pays, il jongle avec les communautés comme il jongle avec les courants au sein de l’UMP.

Mais son vrai propos a été : « Parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ».

Ça, c’est du Le Pen Jean-Marie de fin de banquet.

D’abord, ce classique : on parle d’abord de soi, comme me l’expliquait encore hier mon ami Freud. Quand Nicolas Sarkozy parle de la justice, il parle de ce qui le concerne, c’est-à-dire le rapport à la loi pénale. Pour lui, le ministère de la justice, c’est le ministère du droit pénal. Avec comme adminicule, que la justice doit faire peur.

Après, il y a le racisme congénital. Comme son père et mère sont algérien et marocain, Rachida Dati s’y connait en violation de la loi. Avec des parents du Maghreb, vous êtes des experts en droit pénal... Et une rescapée de cette fabrique de voyous pour faire appliquer la loi pénale, çà, çà a de la gueule… Euh : ça « a du sens ».

Pauvre Nicolas Sarkozy.

On va voir ce que la suite va donner. Le problème est que les primaires ont maintenant pris autant d’importance que la présidentielle elle-même, car elles arrêtent le menu. Cet adepte du communautarisme et racisme qui en remettrait une couche, c’est strictement impossible. Alors faudra-t-il prendre sa carte à l’UMP pour éliminer cet agent nocif ? C’est une question sérieuse.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 23 2014

Edito - Ça sera Juppé

FRANCE-POLITICS/

Alain Juppé ? Franchement, je ne vois pas comment on pourra faire autrement… Gauche/Droite… Ce n’est pas la musique du moment. On parle quand même de présider la République, et en trouver un enfin qui entre dans le costume, c’est pas si mal.

A moins d’un épisode genre Sofitel-Manhattan bis, nous avons tous les ingrédients pour 2017, et la clé est l’économie. La France tient, et bien mieux qu’on ne le dit souvent, mais en masse, l’économie ne bougera pas, ou peu. Emploi, dette, croissance… Ça se jouera à quelques points de pourcentage, mais nous aurons dans deux ans le même décor.

Le décor politique, donc, sera aussi le même.

A Gauche, les frondeurs en culotte courte vont se calmer s’ils veulent garder leur investiture. Pour le Congrès de 2015, le repris de justice Jean-Christophe Cambadélis veut que rien ne bouge, pour que, en grand arbitre, il sauve sa place.

Les écolos vont faire gentil-gentil, sinon adieu aux délicieuses circonscriptions réservées,… qui garantissent la croûte du parti. Miss Cécile Duflot joue un jeu totalement réglé de semi-révoltée, pour ramener au second tour des voix qui sinon seraient à jamais perdues pour le PS. Jeu de dupes.

Les institutions protègent François Hollande, et sous la V° République, aucune personnalité issue du parti présidentiel ne peut se présenter contre le président.

Nicolas Sarkozy aussi sera dans le jeu. Il va gagner la présidence de l’UMP, sûrement pas avec les 80 % qu’il espérait, mais il ne lâchera pas. Et un président de l’UMP, qui récupère le fichier, les finances, les investitures, et l’organisation de primaires, ça ne se dessoude pas comme ça.

Alors un remake François Hollande-Nicolas Sarkozy ? Eh bien, non, et c’est là que tout change, car dans cet immobilisme économique et politique, Marine Le Pen sera au deuxième tour.

La question n’est plus « qui est le moins pire ? », mais « qui est le mieux placé pour écraser Marine Le Pen » ? Le reste, c’est de la finasserie.

Nicolas Sarkozy ? Ingérable ! Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont sur les mêmes propositions, les mêmes mots, les mêmes haines. Nicolas Sarkozy sera plus extrême que Marine Le Pen s’il croit que c’est là son salut. Ce mec est capable de tout, avec son ego mal placé.

François Hollande ? Les permanents du PS vont oublier leurs aigreurs d’estomac, et se mobiliser pour tenter de sauver leur job, mais François Hollande est trop faible. Les institutions le protègent, mais à l’épreuve du feu, impossible de lui faire confiance. Il a trop trahi la Gauche.

Martine Aubry ? La boudeuse osera-t-elle reprendre le PS pour marginaliser François Hollande ? Sincèrement, j’y ai cru, mais je n’y crois plus. Ses combines secrètes à deux balles, avec Laurent Fabius pour lui renvoyer la balle… c’est niveau EHPAD. Quand je vois qu’elle n’arrive même pas à gérer le parachutage de Jean-François Lamy à Lille

Alain Juppé, c’est d’abord du pragmatisme : il est le mieux placé pour contrer Marine Le Pen au second tour : la Gauche et la Droite voteront Alain Juppé, qui a toujours rejeté le discours arriéré du FN.

Et après quelle politique fera Alain Juppé ? Il fera une politique de Droite, ça ne fait pas de doute, mais quand même moins à Droite que El-Blancos ou Emmanuel Macron.

En fait, Alain Juppé, on compte sur toi pour deux choses : tu réunis une équipe de pros, car ras-le-bol des gouvernements casting de Nicolas Sarkozy et François Hollande, et tu restaures une politique étrangère digne d’un pays indépendant.

Pour le reste, je voterai pour toi, et le lendemain, je serai dans l’opposition, en toute amitié.

Dans l’immédiat, il y a de récifs, et en un, la primaire, alors que Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour blinder cette élection interne, puis à faire perdre son camp, si ce n’est pas lui qui l’emporte, pour rester un recours. Alors… Voter aux primaires de la Droite pour zigouiller Marine Le Pen,… Quel métier…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 20 2014

Edito - Pourquoi Juppé sera élu ?

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Partons du principe – car il semble difficile d’ imaginer le contraire – qu’il y aura un candidat UMP au deuxième tour de la présidentielle de 2017, et que son adversaire , qu’il soit du PS ou du FN , n’aura aucune chance de le battre ( sans faire injure à tous les autres, qu’ils soient de la « gauche de la gauche », écologistes ou centristes).

Nicolas Sarkozy va certainement être élu, le mois prochain , à la présidence de l’ UMP – sans avoir battu pour autant Alain Juppé , qui a eu l’ habileté de ne pas se présenter à une élection jouée d’avance (là encore, sans faire injure à MM. François Fillon, Bruno Le Maire , Xavier Bertrand ou Hervé Mariton) , les sarkofanatiques étant très majoritaires parmi les militants de ce parti.

Une fois élu, le nouveau président de l’UMP va travailler à remettre en ordre de marche et à refaire l’ unité de ce parti, que François Fillon et Jean-François Copé se sont soigneusement employés, pendant plus de deux ans, à mettre en pièces : nul doute qu’il y parviendra, mais la question est de savoir au bénéfice de qui – car près de deux longues années le sépareront de la désignation du candidat de l’UMP aux présidentielles, et, cette fois, par les sympathisants, et non par les militants ; et le seul opposant crédible à Nicolas Sarkozy est évidemment Alain Juppé ; or, que se passera-t-il, entre décembre 2014 et la fin de 2016 ?

Nicolas Sarkozy, devenu président de l’UMP, sera condamné à tenir le devant de la scène en permanence ; or, tout indique, en quelques semaines, depuis qu’ il a fait officiellement son « retour », qu’il a perdu la main : il semble ne plus être capable que de reprendre sa tactique, qui lui avait réussi en 2007, consistant à accumuler les promesses tous azimuts mais contradictoires entre elles, et dont le seul fil directeur est le contre-pied systématique des décisions du pouvoir actuel ; il donne ainsi, à son détriment, une image du « robot qui refait toujours le même numéro » ; là où il surprenait par sa nouveauté en 2007, il décontenance ses supporteurs en 2014 par cette impression de « déjà vu », de retour à un passé vieux de 10 ans, le passé d’avant la crise : à un monde disparu.

En quelques jours, il a multiplié les prises de position qui doivent laisser perplexe son électorat, et dont Gérard Courtois, dans un article du quotidien Le Monde daté du 18 novembre intitulé « Nicolas Sarkozy à la godille », dresse une liste non exhaustive, toutes ces improvisations imprévisibles au jour le jour donnant de lui une impression de fragilité et d'incohérence.

De ce fait, Alain Juppé n’aura presque pas besoin de s’exprimer : Nicolas Sarkozy suffit à renforcer, par contraste, son image de solidité et de cohérence : il sera l’« homme sérieux » opposé au bateleur d’estrades. Or, en période de crise et de désarroi (ce qui n’était pas le cas en 2007), les Français préféreront un président rassurant à un président anxiogène : grâce à Nicolas Sarkozy, même l’ âge d'Alain Juppé, qui semblait constituer son principal handicap, deviendra pour lui un gage d’expérience, donc un atout .

Mais, surtout, il ne faut pas oublier que, de plus en plus, celui que les sympathisants ou les militants choisissent aux primaires comme candidat à la présidentielle est celui que les sondages donnent comme ayant le plus de chances de l 'emporter : ce fut le cas pour l'illustre inconnue qu’était Ségolène Royal en 2006, ce fut la raison de la popularité de DSK (dont on ignorait tout du programme) avant ses exploits au Sofitel ; or, Alain Juppé « ratisse plus large » que Nicolas Sarkozy - la majorité des électeurs du FN, dont le ralliement avait été la principale raison de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et qui croient désormais en leurs chances de victoire, étant, cette fois-ci, irrécupérables par qui que ce soit ; et ceci apparaîtra forcément dans les sondages.

Entre un Alain Juppé rassurant qui s’est habilement positionné au centre droit (où il récupérera beaucoup d’électeurs non seulement centristes, mais aussi des déçus de François Hollande) et un Nicolas Sarkozy anxiogène courant derrière l’électorat de Marine Le Pen qui ne l' abandonnera pas, la cause semble entendue.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 13 2014

Edito - Fillon/Jouyet : l’affaire d’une fin de régime ?

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C’est l’histoire qui occupe l’actualité politique. L’ancien Premier Ministre serait aller voir le Secrétaire Général de l’Élysée pour lui demander d’accélérer le cours de la justice pour affaiblir celui qui fut son chef pendant cinq ans. Comme une impression de fin de cycle.

Tous compromis ?

Cette affaire appuie là où cela fait mal de multiples manières. Elle rappelle que l’actuel Secrétaire Général de l’Élysée est un homme, qui, s’il est un ami du président de la République, qu’il connait depuis l’ENA, a aussi été ministre du précédent président de la République. Jean-Pierre Jouyet est une des illustrations les plus extrêmes de cette indistinction grandissante entre un PS et une UMP qui défendent la globalisation, l’Union Européenne, l’euro, la course folle à la baisse du prix du travail, la baisse déraisonnée des déficits ou le recul du service public, habillés d’une manière ou d’une autre.

Tout change et rien ne change. Et cette affaire a d’autres aspects guère reluisants. D’abord, le mensonge permanent, avec Jean-Pierre Jouyet qui a démenti ce qu’avançaient les journalistes du Monde, pour finalement l’admettre devant l’évidence des enregistrements, qui n’étaient même pas dissimulés. Ensuite, cela rappelle également que Nicolas Sarkozy est sous le coup de nombreuses affaires, dont notamment le fait d’avoir dépensé entre 11 et 17 millions d’euros de plus pour sa campagne présidentielle de 2012 que le plafond légal de 21 millions, ce qui pourrait bien le disqualifier pour 2017. Enfin, cela rappelle également les mœurs de cette jungle politique où tous les coups semblent permis.

Besoin d’air frais

Bien sûr, cela pourrait faire le jeu du FN, mais le parti de la famille Le Pen, même s’il est à ses plus hauts historiques, est très loin d’être en position d’accéder au pouvoir, et les placards sont pleins d’histoires pas plus reluisantes que celle-ci, sans parler de son extrémisme, sa démagogie et son amateurisme. Finalement, ce que montre cette affaire, c’est que notre pays a besoin d’un grand coup de balais. Le PS et l’UMP ont atteint un niveau de décomposition et de décadence qui pourrait faire penser à la fin de l’empire romain. Il faudrait sans doute que les Français montrent la porte aux deux grands partis qui dominent notre vie politique depuis trop longtemps pour notre bien à tous.

La seule chose qu’il faut espérer avec cette affaire, c’est qu’elle contribue à faire comprendre davantage encore qu’il faut un renouvellement profond de notre vie politique et que la solution ne se trouvera pas dans les trois partis qui dominent notre vie politique depuis si longtemps.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, novembre 10 2014

Edito - Ces crétins de Jouyet et Fillon collent les affiches de Le Pen

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L’UMPS, ie l’absence de perspective politique, est le principal moteur du FN. Tous les mêmes et rien ne bouge,… alors on vote FN pour les faire dégager (sans imaginer un instant que le FN soit en mesure de diriger le pays). __ Alors, les amours tumultueux de Jean-Pierre Jouyet et François Fillon ?__ __ Jean-Pierre Jouyet, grand pote de François Hollande, est une figurine de l’UMPS : ministre sous Nicolas Sarkozy, et secrétaire général de l’Élysée, donc n° 2, sous François Hollande__. Le changement, c’est maintenant…

François Fillon ? Le matin, il est sur les radios pour nous dire que le gouvernement de François Hollande, c’est la calamité des calamités. Mais à midi, il casse la croûte au Pavillon Ledoyen avec Jean-Pierre Jouyet. C’était le 24 juin. La cantine de l’Élysée n’est pas assez relevée, alors la République offre Ledoyen à ces deux héros du courage politique. Un rendez-vous sur l’agenda, avec nécessairement rapport à François Hollande dans l’après-midi.

Toute la journée d’hier, Jean-Pierre Jouyet et François Fillon nous ont livré un fabuleux concours de mensonges

Il n’a pas parlé de Nicolas Sarkozy, non je n’en ai pas parlé, en fait si il en a parlé, non ma parole je t’assure que je n’en ai pas parlé… Ils nous dégoûtent… Grave.

François Fillon, qui voulait être président de la République, prend sa carte au club de François Bayrou. Il a été catastrophique et devrait s’inscrire à la Cahuzac School, car il n’a tenu qu’une journée.

Jean-Pierre Jouyet, égérie de la Gauche mole, qui exerce une des plus hautes fonctions de l’État, a compris hier dans l’après-midi qu’il était cramoisi quand les journalistes du journal Le Monde lui ont rappelé qu’il avait été enregistré, avec son accord. Alors, il s’est planté devant l’Élysée – usurpateur ! (plus de trois jours) – pour démentir ce qu’il avait dit le matin. Nul. Prévoir aussi un stage à la Cahuzac School.

Les pressions sur le Parquet par François Hollande ou Christiane Taubira ?

Ça ne se passe plus comme cela. C’est ouaté, indirect et suave, car François Hollande sait qu’il a trop à perdre avec des interventions directes. Mais les faits conduisent à faire quelques remarques.

1/ Fillon-le-menteur a rêvé de « taper », ce qui montre que ça se faisait du temps de Sarkozy-Fillon, … avec des résultats plus ou moins heureux, comme nous l’expliquerait notre ami le juge Courroye.

2/ Jouyet-le-menteur se fout du monde. C’est lui qui a pris contact avec François Fillon, non par culte de l’amitié, mais pour tirer des tuyaux du scandale Bygmalion qui avait explosé quelques jours plutôt, obligeant Jean-François Copé à démissionner pour laisser le pouvoir au « triumvirat » Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon. On voit bien le petit Jouyet excité comme une puce : « Je vais avoir des infos de première bourre » (Ce qui justifie l’addition de Ledoyen, repas servi dans un salon privé).

3/ En fait, une seule question qui intéressait Jean-Pierre Jouyet et François Hollande : l’affaire Bygmalion va-t-elle permettre de niquer Nicolas Sarkozy ?

Que peut imaginer que Jean-Pierre Jouyet et François Fillon se fixent en urgence un rencard chez Ledoyen pour parler de la faim dans le monde, du réchauffement de la planète, et ou de la dette publique de la France ?… Non, il n’y a qu’un sujet à l’ordre du jour : nous avons tous deux intérêt à zigouiller Sarkozy, alors comment exploiter les évènements du moment ? L’UMPS dans toute sa splendeur.

Please zigouille and fuck Sarkozy

Pendant le gueuleton chez Ledoyen, François Fillon a du balancer un max d’infos, en qualité de membre (flasque) du triumvirat. Mais en contrepartie, il a fait une petite réclamation : « Please zigouille and fuck Sarkozy, car il a fait payer par l’UMP l’avance forfaitaire de 150 000 euros qui lui avait été versée pour mener sa campagne et les 363 615 euros correspondant au dépassement du plafond légal des dépenses, sommes arrêtées par le Conseil constitutionnel en juillet 2013 ».

Retour sur images. Juillet 2013, c’était l’époque du Sarkothon, pour 10,5 millions d’euros, restant à charge du fait du rejet des comptes de la campagne, et ces paiements de 150 000 et 363 615 euros s’étaient ajoutés à la dette de l’UMP.

Même-moi j'l’avais vu en juillet 2013…

Paiement en juillet 2013, repas le 24 juin 2014, rapport des commissaires aux comptes de l’UMP certifiant les comptes du parti le 30 juin, signalement par les mêmes le 1 juillet au Parquet de Paris et enquête préliminaire ouverte par ce Parquet le 2 juillet… (puis une information judiciaire, le 6 octobre 2014 pour « abus de confiance », « complicité » et « recel ») : tout est limpide,… ou presque.

Pourquoi un an d’attente ? Parce qu’il était impossible de savoir avant, a répondu hier soir le parquet de Paris. Hum, hum…

Restons prudents car un avocat de Nicolas Sarkozy avait analysé que le procédé était régulier, et Bercy avait conclu dans le même sens. On verra, mais arrêtons les salades, please… Le rapport des commissaires aux comptes du 1° juillet n’a rien révélé. La distinction entre les deux sommes était clairement posée par l’analyse des textes et par la décision du Conseil constitutionnel, et même moi je m'en étais aperçu le 18 juillet 2013.

Alors, un deal, genre : « Nous on ne touche pas à ça. Mais si les commissaires aux comptes fait soudain le 1er juillet 2014 un rapport sur des paiements datant de plus d’un an, peut-être que ça fera l’affaire ».

Ces manips vont faire des massacres dans l’opinion. Et que faire ? Dans trois jours, François Hollande va sacrifier Jean-Pierre Jouyet (qui aura trois mois plus tard un joli lot de consolation) et puis après ? Le mal est fait, et les séquelles sont graves.

Tout ceci est désolant

Que faut-il faire pour que nous ayons des politiques au niveau ? Compliqué, alors que les leaders cherchent d’abord à conforter leur rente de situation, et soignant des réseaux à leur service.

Mais que faire pour que la justice ne soit plus salie par ce genre d’affaire ? Là, c’est plus simple : l’indépendance du Parquet.

Dis, François, pourquoi tu tousses ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 6 2014

Edito - La victoire simple du "moins d'impôts et moins de Gouvernement"

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Depuis juillet 2014, l'équipe de BEZIERS POLITIQUE a remarquablement identifié les marqueurs à surveiller.

Joni Ernst a été présentée depuis plusieurs semaines alors qu'elle est "découverte" par des médias français depuis ... 24 heures.

Il en est de même pour Mia Love comme pour tant d'autres nouveaux vainqueurs du 4 novembre.

La vague était facilement détectable parce que reposant sur un message simple : la volonté d'aller vers "moins d'impôts et moins de Gouvernement". Et le dispositif technique américain de la moyenne des sondages sécurise beaucoup les prévisions.

Les déficits publics, le plan de sauvetage des banques sans responsabilité des banquiers, la réforme de l'assurance-maladie, l'incapacité à maîtriser l'immigration de masse, des nuances perçues comme des fragilités à l'international ... : tout était mobilisé pour la sanction.

Une sanction qui a été rude mais pas aussi sévère que ce qu'elle pouvait être.

Et Barack Obama partait avec un taux d'approbation de confiance de 44 %. C'est dire l'équité d'appréciation d'analyses de journalistes français qui parlent d'un "président désavoué" ... que devraient-ils dire quand François Hollande plafonne à ... 18 % de confiance ?

C'est une vague d'élus très "populistes" qui accède aux responsabilités. Et le mot populiste n'a aucune connotation péjorative. Ils reprennent les revendications populaires, celles du peuple.

Sans inflexion dans la politique française et toutes circonstances comparables, il y a une volonté de revanche sur l'élite classique qui devrait faire réfléchir aussi en France quand Marine le Pen est à 30 % d'intentions de votes au 1er tour d'une présidentielle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 24 2014

Edito - Parti Socialiste : le dernier récital ?

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Hier, Manuel Valls a annoncé la mort du PS.

Dans l'attente, le PS termine son one-man-show dans l'indifférence. Il suffit que ses têtes d'affiches apparaissent pour que l'on change de chaîne TV. Elles ne font plus recette même par curiosité.

Pourquoi à ce point ?

Parce que le PS a inversé l'ordre des valeurs. Il donne le sentiment de vouloir diriger contre les citoyens, ce qui est assez original dans une ... démocratie.

Parce que sa classe politique n'est plus respectée mais moquée.

Parce que cette classe politique, qui se présente comme "l'élite du savoir", sait surtout ne rien résoudre.

Parce que cette classe politique n'a même pas eu la volonté de tourner la page de la monarchie, ce qui venant d'élus PS est quand même le comble de la reconnaissance de l'illusion des paroles d'élection.

Il ne viendrait à l'idée de personne aujourd'hui de peindre une affiche avec la rose et le logo du PS.

Le PS ne suscite plus le rêve, ni même le divertissement.

La seule question est de savoir où iront les floués, les indignés, les leurrés. Resteront-ils chez eux ou voteront-ils FN ?

Il ne manque plus que l'épisode où le vote UMP se termine fin novembre par des contestations sur les modalités de votes et le FN n'a plus qu'à craindre les mots suicidaires de son ex-Président qui semble consacrer son énergie à être l'ultime bouclier de ceux qui ne veulent pas voir le FN au pouvoir.

C'est quand même une situation irréelle quand on prend le temps de lire le "programme" du FN mais plus personne ne demande le programme dans le théâtre politique français.

D'ailleurs, l'UMP a tant à redouter de l'image publique de nouvelles tricheries que c'est même le laisser-passer pour leur déploiement tant il paraît difficile de les ... dénoncer publiquement.

Et puis finalement, l'UMP aura un argument pour justifier ses éventuelles largesses avec la gestion des fichiers : la phobie administrative ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, octobre 12 2014

Edito - Mélanie Joly : changer les règles du jeu !

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La France connaît actuellement plusieurs bombes prêtes à exploser. Il en est une qui est redoutable : les suites des élections de mars 2014. 200 jours plus tard, en quoi les Communes ayant été soutenu par le FN sont-elles gérées sur des bases différentes des ex - Communes UMP ?

Tout se passe comme si le système s'imposait et imposait une seule et même politique. Ce qui est faux. Seule l'absence de volonté des nouveaux élus conduit à un conservatisme qui trouble l'opinion.

Prenons l'exemple de Béziers qui devait être la capitale de "l'autre droite". Mais elle est où "l'autre droite" dans le fond des dossiers ? Impossible à être identifiée.

Quand on arrive à ce niveau d'immobilisme alors même que tout va mal, c'est le système qui est en cause. Il faut retrouver des bases systémiques plus saines.

C'est le sens du livre de Mélanie Joly à Montréal : changer les règles du jeu politique !

Dans de nombreuses démocraties, le système politique est aujourd'hui dépassé donc discrédité.

Tant que les partis de gouvernement ne changeront pas leurs méthodes, leurs projets, ils laisseront une autoroute à des partis extrémistes. Parce que ces partis incarnent alors le vrai changement.

La vraie bombe des municipales de mars 2014 en France n'est pas dans les risques d'échecs d'expérimentations multiples mais dans l'absence de la moindre expérimentation accréditant l'idée qu'UMP = PS.

C'est aujourd'hui le cas à Béziers. Robert Ménard veut jumeler Béziers avec Maaloula en Syrie. "Je suis différent des autres maires, qui font des jumelages pour avoir des voyages faciles" affirme Robert Ménard, élu maire de Béziers avec les voix du FN.

Il est temps en effet de changer les règles du jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Robert Ménard ou le nouvel Evêque de Béziers en Syrie : "Être solidaire de Maaloula"

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On saurait en droit de se demander "Pourquoi ?" dans un contexte où les haines sont exacerbées par de pseudo prétextes religieux qui font systématiquement le choix de pratiquer une discrimination basée sur l'appartenance à une religion, le maire de Béziers, Robert Ménard, a introduit lors la Féria 2014 une messe aux arènes et une procession à caractère catholique oubliant les tenants d'une laïcité des institutions publiques qui sont les garants de la diversité des religions misent en cause. En revanche, je tiens à rappeler que je suis de ceux qui respecte le droit à l'actuel locataire de l'hôtel de ville d'être un fidèle pratiquant de cette religion et qui pose Dieu commun "un acte pur".

De nos jours, des crimes contre l'humanité sont pratiquées de façon journalière et ce depuis des mois dans une indifférence générale sous les ordres de Bachar El Assad (bombardements de populations civiles avec des barils de TNT, etc.) ou du Calife de l’État Islamique (décapitation d'otages etc.), oubliant que le premier magistrat de notre commune oublie d'être solidaire du "massacre" qu'à subit notre ville le 22 juillet 1209 qui fut un crime contre l'humanité avant la lettre de la part des croisés du Pape Innocent III : ce noble sentiment devrait aller à toutes les victimes, femmes, hommes et enfants quelles que soient leur religion, leur idéologie, la nationalité dont ils se réclament (il y a notamment des kurdes en Syrie, en Irak, en Turquie et en Iran fréquemment victimes des États Nations et maintenant dans le crédo de l'"État Islamiste").

Malheureusement, je constate avec regret que l'ex patron de RSF a choisi, par pragmatisme selon ses propres déclarations, d'entrer sous la protection des troupes de Bachar El Assad, dans une Syrie déchirée à cause des comportements de ce régime. Ce n'est pas en se rendant aujourd'hui à Maaloula que Robert Ménard est dans le vrai car cela il l'a déjà fait autrement mieux par le passé : là ou il fut vraiment bon, c'était le 14 juillet 2008 lorsque celui-ci se faisait arrêter sur les Champs-Élysées parce qu'il avait osé manifester contre la visite officielle de ce dictateur. Il était à ce moment précis dans la juste expression d'une solidarité sans frontières. Aujourd'hui, en Syrie, c'est 200 000 morts depuis le printemps 2011.

On ne saurait trop lui conseiller de se rendre à la cathédrale de Bayeux au lieu de gaspiller l'argent du contribuable biterrois. Pour son exposition sur les victimes syriennes, le photographe Laurent Van der Stockt a trouvé un écrin unique : les murs gothiques de la cathédrale de Bayeux. « J'ai voulu matérialiser les 200.000 victimes. La cathédrale avait les emplacements pour ces images », a déclaré cet ancien grand reporter de guerre. Et le résultat est époustouflant. Des photos de 30 mètres de long se glissent dans la dentelle de pierre de l'église. En marchant sous la nef, le long des chapelles du XII ou XIIIe siècle, le visiteur tombe sur des visages de Syriens au milieu des combats, des ruines. Dans le cœur de la cathédrale de Bayeux, dans le silence de la pierre normande, loin du souffle des bombes, restent les visages des Syriens. Tout cela est touchant.

PS : Robert Ménard, est désormais le chantre de la liberté d’expression devenu l’allié du FN et Bachar el-Assad n'est rien d'autre que le créateur de l'État islamique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 11 2014

Edito - 60% dans une législative partielle pour l’UKIP, équivalent anglais du FN !

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L’UKIP voit son premier député accéder à la Chambre des communes, à la faveur d'une élection partielle. Son avancée fait trembler tous les partis à l'approche des législatives de mai 2015.

Douglas Carswell, ancien député conservateur de Clacton-on-Sea passé à l’UKIP a recueilli 60 % des voix, un camouflet pour le candidat conservateur avec 25 % des suffrages.

« Une secousse pour l'ensemble de la politique britannique » commentait Nigel Farage. Personne ne songerait à le démentir, tant l'onde de choc se ressent dans tous les états-majors politiques.

L'entrée historique d'un élu Ukip au palais de Westminster est un signal d'alarme pour tous les partis britanniques. Le traditionnel bipartisme est enterré. Les centristes libéraux démocrates, ancienne force de protestation, sont laminés au profit des anti-immigrationnistes de l'Ukip arrivés en tête aux européennes avec 27 % des voix.

Comme Marine Le Pen avec 25 % aux mêmes européennes. De quoi la confirmer dans son ambition d’atteindre les 51 % en 2017 !

Pendant ce temps, en Belgique, un gouvernement dominé par la Droite nationaliste flamande vient de se mettre en place...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 10 2014

Edito - Jusqu'où ira l'insouciance des parlementaires français ?

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La définition même d'une crise systémique c'est que la crise est tellement installée au cœur d'un système que ce système ne peut plus se réformer tant qu'il n'a pas connu le krach qui change la donne de façon incontournable.

C'est la situation de l'actuelle crise du système politique français.

Comment des parlementaires peuvent-ils imaginer pouvoir toujours demander des efforts supplémentaires aux autres sans donner le moindre exemple sur leur propre régime de privilèges (retraites, réserves, emprunts, rémunérations réelles ...) ?

C'est une insouciance d'une extrême gravité. Le pays est plongé dans la crise et son système représentatif est totalement discrédité, détesté.

C'est comme pour les dernières élections municipales, qui peut dire dans une Commune ayant connu l'alternance ce qui a changé ? Rien.

C'est la plus belle rampe de lancement pour le FN : PS = UMP, quant à l'autre gauche elle se dissout au pouvoir pour devenir le ... PS.

Et les cantonales de mars 2015, si cette date est confirmée en dépit de ses difficultés juridiques notamment dans le décompte annuel des comptes de campagne, risquent d'être une étape de plus sur la victoire du FN dans ce contexte : municipales + européennes + sénatoriales + second tour de la présidentielle + ... ?

Finalement, c'est peut-être cela le krach logique en bout de cycle de cette crise systémique ?

La question commence à se poser très sérieusement.

C'est étonnant combien cette question sérieuse est évitée avec insouciance, presque fatalisme comme pour le krach financier de 2008 mais là en matière politique. Comme si chacun pensait : "le système mérite de se casser la figure et on verra à se moment là". Étonnant.

Probablement la plus lourde responsabilité de François Hollande au moment où Manuel Valls alias El Blanco donne le sentiment d'avoir une telle conscience des dégâts qu'il fait tout pour être ... viré tant il cumule les provocations les plus grossières à l'exemple de la City.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 3 2014

Edito - Si Aubry continue de faire du boudin, il faudra voter Juppé

Alain Juppé

… et d’ailleurs sans doute même si Martine Aubry ne fait plus du boudin. Votant depuis 31 ans, et ayant toujours voté à chaque scrutin qui se présentait devant moi, je m’apprête tranquillement à voter pour Alain Juppé en 2017.

Rappelons d’abord, pour rester bien détendus, que le droit de vote a perdu sa valeur sacrée, initiale. C’est un plus qui fait partie d’un tout, et ce tout, c’est l’ensemble des outils permettant à un citoyen de participer à la vie politique et juridique de son pays. L’action de législateur est entourée de principes du droit, défendus sur les plans constitutionnel (Conseil constitutionnel et juges nationaux appliquant la jurisprudence du Conseil), européen (Cour de Justice de l’Union Européenne et Cour Européenne des Droits de l’homme) et international (Comité des droits de l’Homme de l’ONU). Ce qui veut dire que ce droit fondamental est à la disposition de tous pour défendre les libertés contre les abus du pouvoir – en imposant contre la loi la présence de l’avocat en garde-à-vue – ou en obtenant la reconnaissance de droits nouveaux – par exemple le syndicalisme dans l’armée.

On peut donc être un citoyen très actif, sans voter… ou du moins à renoncer à voter vu le caractère peu affriolant du menu. Stop à la culpabilisation des abstentionnistes… qui ont souvent des convictions politiques plus acérées que les votants par devoir (et avec la pince à linge sur le nez).

En 2017, on votera… si on veut.

Il y en a déjà trois à éliminer : Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ça, c’est strictement impossible. Ces petits poissons ne font pas la maille, et il faut les rejeter à l’eau.

Martine Aubry ? On verra, mais je constate que Madame continue de bouder dans son coin, en lançant quelques messages subliminaux, dont personne n’a rien à fiche. Expérimentée, et notamment dans la vie des entreprises, excellente première secrétaire du PS, elle dispose d’appuis dans tout le pays… Mais il faudrait primo qu’elle se positionne clairement comme voulant prendre la suite de François Hollande et secundo qu’elle ne nous concocte pas un de ces rafistolages délirants dont a le secret le PS. En réalité, le PS est un appareil d’une lourdeur telle que je ne vois pas comment Martine Aubry pourrait s’en affranchir, avec tous ces mendiants de la proportionnelle interne qui viennent quémander leur juste part. Si c’est dégager François Hollande pour retrouver Martine Aubry avec les mêmes et la même politique, quelques gadgets en moins, c’est niet.

Alors, voter Alain Juppé ?

Alain Juppé est plus à Gauche que François Hollande et El Blancos, et je ne pense pas qu’il nommerait un boss de la Banque Rothschild comme ministre de l’économie et des finances. Pour la politique internationale, il est l’un des rares capables de conserver la juste distance vis-à-vis des bandits en chef que les États-Unis. Sur le refus de toute familiarité avec le FN, il a toujours été nickel, et il a été l’un des premiers à dénoncer l’islamophobie comme maladie française. Ajoutez ce qu’il a fait de Bordeaux,… chapeau ! Pour le reste, et franchement, on se tape de son programme. On sait ce que valent les promesses électorales à l’épreuve des faits.

Surtout, je crois que l’essentiel est ailleurs. Ce serait bien que la présidence, qui hélas reste le centre unique du pouvoir sous cette décalée V° République, soit tenu par quelqu’un qui assume la fonction. Alain Juppé est un homme compétent, expérimenté et de caractère, ça peut le faire. Ça compte, mais nous allons voir aussi comment il va s’entourer, et réunir autour de lui, et comment il va satelliser les mouches frelatées de l’UMP.

Donc, pourquoi pas ? Une équipe de personnes compétentes pour redonner un avenir à notre beau pays ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 30 2014

Edito - L'absence de sortie de crise radicalise les opinions

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La crise de 2008 produit ses "enfants". Ajoutée à la crise économique durable, la crise internationale installe actuellement une radicalisation considérable.

Deux exemples précis :

- en France, l'entrée d'élus du Front National au Sénat change considérablement la donne. Et dans d'autres départements, l'absence de listes "dissidentes" aurait largement augmenté ce score. Jusqu'à présent, le vote en faveur du Front National était présenté comme celui des "désespérés qui ne savent pas ...". Cet argument ne peut pas être opposé aux votes d'élus locaux. Par son mode sélectif d'électeurs, le vote d'avant hier a donné une légitimité et une force nouvelles considérables au FN. C'est un constat majeur.

- aux Etats-Unis, Barack Obama va enregistrer le 4 novembre une défaite d'ampleur historique. Plus aucune digue habituelle des démocrates ne semble en état de résister. Dans certaines circonscriptions seront élus des candidats républicains qui, en France, apparaitraient modérés par rapport à des candidats ... FN sur des sujets comme la religion, l'immigration et pire encore sur le rapport de forces sur le plan international.

Fondamentalement, cette vague repose sur deux sentiments :

1) Les fauteurs de la crise de 2008 n'ont pas été sanctionnés. L'élite politique et financière n'a pas vu venir la crise. Elle l'a traitée en publicisant les pertes donc en les reportant sur les contribuables. Et ceux qui ont fauté en 2008 continuent de plus belle. La mode d'Elizabeth Warren aux Etats-Unis est sur cette vague. L'impopularité de François Hollande en France est en grande partie sur son incapacité à sanctionner la finance.

2) Mais surtout, aucune crise ne prend fin. Chaque crise en fait vivre une nouvelle. La vie actuelle c'est le feuilleton des crises. Les vainqueurs des guerres ne gagnent jamais la paix. Les survivants à la crise économique ne gagnent ni le plein emploi ni un meilleur pouvoir d'achat... Des économies sont faites mais le trou se creuse toujours ...

D'où la conclusion rapide mais simple : qui sont ces gouvernants qui ne règlent jamais rien ?

Des gouvernants que l'opinion a envie de sanctionner au point de s'adonner à des excès parce qu'elle considère qu'elle n'a plus rien à attendre du jeu politique classique donc qu'elle n'a plus rien à craindre de changements majeurs d'un jeu politique à l'écart duquel elle a organisé son fonctionnement.

Avec cette donne, la situation du FN en France s'ouvre désormais sur des bases significativement nouvelles.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Michel Onfray : "L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants des pauvres !"

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Interrogé dans __Le Figaro__, Michel Onfray dit des choses intéressantes :

"L'école se substitue aux familles en matière d'éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l'instruction. Demander à l'école qu'elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens : elle devient désormais une provocation !

Apprendre la maitrise de la programmation informatique, apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris...), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu'il n'est pas inutile d'envisager, bien sûr, mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils ? Si l'on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J'ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle...

Le fils d'ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s'en est sorti grâce à une école qui n'existe plus. L'école d'aujourd'hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu'ils ont appris à l'école, mais ce qu'ils ont appris chez eux.Lire ou relire Bourdieu plus que jamais d'actualité ...Si l'on justifie cela, alors il faut continuer et défendre cette école qui massacre tous les enfants de gueux, dont je fus. Sinon, il faut abolir cette usine à éjecter les enfants de pauvres hors du système.

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d'être réactionnaire . Que leur répondez-vous?

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu'elle n'a plus aucun souci du peuple qu'elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marine Le Pen. Ces journaux transforment d'autant plus en diable Marine Le Pen qu'ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s'occupait du peuple, nourrissent le FN et l'engraissent. Cette presse-là défend le programme économique libéral et européen de l'UMP et du PS. Quand l'UMP est au pouvoir, elle est contre, mais quand le PS l'y remplace, elle est pour. Dès lors, pour laisser croire que droite et gauche ça n'est pas la même chose, la presse dite de gauche s'excite sur des sujets sociétaux en croyant que la gauche est là. Or elle ne s'y trouve que de façon minoritaire. ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, septembre 27 2014

Edito - Le monde change ... vraiment !

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"Aussi étrange que cela puisse paraître, Nicolas Sarkozy n’a pas tort de dire que le clivage droite-gauche est largement dépassé. Mais il l’instrumentalise à son profit : c’est « votez pour moi, sinon, c’est Marine ». Le Front national de Marine Le Pen n’est pas un parti de droite, encore moins d’extrême droite. C’est l’alliance inédite (pas dans l’idée qui existe depuis le boulangisme, mais par les scores très élevés) de la gauche du travail et de la droite des valeurs. C’est pour cela qu’elle a le soutien du mouvement social. A la différence de 2002, si Marine Le Pen arrive au pouvoir, il n’y aura pas de grève ouvrière. Les « sans dents » descendront plutôt dans la rue pour défendre leur idole, véritable nouvelle Jeanne d’Arc pour eux. En revanche, les permanents CGT venus d’outre-Méditerranée, les profs bobos à la Jean-Luc Mélenchon et les fils de bourgeois de Sciences-Po seront sans doute dans la rue.

Marine Le Pen est devenue le symbole de ce quart-monde (qui représente maintenant près de la moitié des Français) qui a peur de se faire manger par le tiers-monde avec l’aval de l’oligarchie mondialisée. Ce que Jean-Yves Le Gallou appelle « l’hyper classe mondialisée » (que j’ai décrite dans mon livre sur le club Le Siècle).

Avec la gauche libérale-libertaire à la Macron et à la Valls, je crois qu’on va assister à un scénario inédit à la future élection présidentielle : en raison de l’implosion de la gauche et de son absence au second tour de l’élection présidentielle, comme l’a parfaitement défini le sociologue François Dubet (Les Inrockuptibles, 17 septembre), face à Marine Le Pen, « le candidat de la droite sera le candidat de gauche en 2017. Il ne sera d’ailleurs pas plus à droite que Manuel Valls ».

En clair, la prochaine élection présidentielle devrait signifier la fin de la (fausse) gauche et la fin de la (pseudo) droite. C’est la supposée « extrême droite », qui deviendrait la droite. Toutes les études (voir les livres du géographe Philippe Giuily) montrent que le nouvel électeur du FN, ce n’est pas un ancien combattant d’Algérie, c’est de plus en plus un ouvrier au chômage dont la fille sort avec un Arabe.

Extrait d'une interview d'Emmanuel Ratier dans Présent du 25 septembre 2014

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 19 2014

Edito - Marine Le Pen Présidente ? On la combattra par le droit !

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Marine Le Pen emportant la présidentielle en 2017 n’est plus une hypothèse illusoire. Chacun constate le jeu de massacre auquel se livrent la Droite et la Gauche institutionnelle, offrant à Le Pen une inespérée piste d’atterrissage.

Oui, Le Pen peut gagner

Il reste, avec une probabilité non-négligeable – la société française a tout pour réagir – le schéma heureux - avec Alain Juppé contre Martine Aubry, et Marine Le Pen dans la l’ambulance, mais François Hollande comme Nicolas Sarkozy, qui font les médias, misent tout sur un second tour contre Marine Le Pen. Or, ils sont incapables d’en maîtriser le sort… parce qu’ils ont écœurés tant de leurs partisans et qu’ils ont métabolisé tous les thèmes du lepénisme,… tous. Encore hier, les députés socialistes votaient un contrôle d’Internet que Claude Guéant n’aurait pas su faire passer. Alors… In memoriam Jean Jaurès.

Dans le jeu politique, la question centrale est celle des populations étrangères ou d’origine étrangère. Donc toutes nos amies et tous nos amis. Nicolas Sarkozy avait institutionnalisé la pensée FN au gouvernent en créant un ministère de l’Identité Nationale. Mais le succès a été ce que l’on sait, et Nicolas Sarkozy a donc du zigouiller ce ministère frelaté, confiant la question des étrangers au ministère de l’Intérieur. Ah, ça, ça compte, petit bandit. En réaction, nous avions eu tous les cris d’horreur de la belle Gauche, orchestré par l’abbé Ligue des Droits de l’Homme : de tout temps – même sous Charles Pasqua – la compétence relevait du ministère des affaires sociales, et avec Nicolas Sarkozy-le-vilain, le sort des étrangers n’était plus une question sociale, mais une question de police. Qu’a fait François Hollande une fois élu, formant son premier gouvernement ? Il a laissé la compétence au ministre de l’Intérieur. Un certain El Blancos. Une décision qui disait tout, et tout a été confirmé. Je ne développe pas, car chacun constate : François Hollande et Nicolas Sarkozy ont validé tous les thèmes Le Pen. Tous. J’y reviendrais si vous n’êtes pas convaincus.

La fin du « vote obligatoire »

Alors, l’un ou l’autre, comme vote obligatoire « pour faire barrage à Le Pen » ? Je dis non. Le vote obligatoire, c’est la rente de ces enfoirés. Je le dis clairement : demain, avec un second tour Hollande-Le Pen, je m’abstiens. Je m’abstiens,… mais je ne démissionne pas. Ne pas confondre. __ Je refuse que l’on limite, avec une injonction moralisante, mon rôle de citoyen à celui de voter, quitte à voter pour celui qui détruit mes idéaux. Le drame de l’abstention… Tu parles… Tu as vu le menu ? Tu as vu le processus de désignation des candidats, par des partis lessivés et pouraves__, tenus hors d’eau par les subventions publiques ?

Ras-le-bol de cette culpabilisation qui nous conduit à l’impasse : « Vote pour moi, même si je suis un crétin fini, car je suis moins pire que l’autre ».

Le droit est l’œuvre de tous

Chères amies, chers amis, dans un État de droit, le droit est l’œuvre de toutes et à tous. Vous êtes toutes et tous gardiennes et gardiens du droit. C’est sur ce terrain que nous devons nous organiser pour attendre Marine Le Pen et ses contaminés.

Dans des temps anciens – pas si anciens – le rôle du citoyen était effectivement limité au vote,… en ajoutant l’investissement militant dans un parti (ils étaient alors honorables), un syndicat ou une association (qui sont restés honorables).

Mais ce modèle, qui fait de vous un petit, est dépassé. Désormais l’action politique, du gouvernement et du parlement, est encadré par les principes du droit, et actionner ce droit de principes, pour sanctionner un législateur en perdition, est ouvert à tout citoyen. Le vrai rendez-vous est là.

Avec des candidats aussi largués de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen peut gagner. Ne nous racontons pas d’histoire. Dans la foulée, elle peut gagner les législatives, sur le thème : « Donnez-moi une majorité, et faisant élire députés des chèvres alcooliques, du moment qu’on leur a gravé sur le cul la marque Le Pen ».

Donc, nous y sommes. Et là chacun peut entrer en jeu, avec un rôle un peu plus puissant que de glisser, avec une pince à linge sur le nez, un bulletin dans l’urne.

D’où la question, la seule qui vaille : les normes qui fondent les principes du droit sont-elles menacées par Marine Le Pen ?

L’Europe ?

Marine Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’Europe, ce qu’elle ne pourra faire. C’est son plus gros mensonge. Il faudrait qu’elle sorte de deux Europes : l’Union européenne et le Conseil de L’Europe. Des conséquences diplomatiques incalculables, des domaines entiers de compétences à récupérer, avec des embauches massives de fonctionnaires à former, une mélasse financière sans nom en voulant sortir de l’euro… tout ça sans créer un soupçon de croissance, ni un emploi… à part des fonctionnaires. Marine Le Pen ira donc faire son boudin à Bruxelles et Strasbourg, mais elle ne sortira pas de l’Europe : la France ne tiendrait pas six mois, et avec son équipe de bras cassés, elle serait éliminées en quelques semaines.

Le droit européen restant, nous pourrons attaquer toutes les lois et toutes les mesures réglementaires décidées par les chèvres alcooliques. Et ce sera victoire après victoire, jusqu’à humilier Marine Le Pen et ses bras cassés. Gilbert Collard, Sinistre de la Justice… Wahou, offrez-nous ce lascar sur un plateau, et on lui apprendra en deux mois ce qu’est la relativité et le surmoi !

Les autres sources des droits fondamentaux

Et puis, même si Marine Le Pen sortait de l’Europe, il nous resterait le droit fondamental issu de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946, blindé par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui en gros, recoupe la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour de Justice de l’Union européenne. A moins que Marine Le Pen supprime la Déclaration de 1789… Et puis elle pourrait aussi retirer la signature de la France du Pacte des droits civils et politiques de 1966, une autre garantie internationale des droits fondamentaux. Vas-y, chérie, tu auras pour copain la Corée du Nord…

Il faut donc s’organiser

Il y a des milliers d’associations qui peuvent exercer les recours. Alors, faites relire les statuts par des amis avocats, et préparez-vous. Vérifier la liste des adhérents, faites payer les retardataires : tout doit être nickel.

Nous cartonnerons tout les textes que publiera Marine Le Pen, avec des recours en légalité, en suspension et en responsabilité. On ne le laissera rien passer. Il faudra aussi organiser des comités de vigilance pour protéger les plus exposés, car bien sûr elle va commencer par les étrangers pauvres et malades. Quand les recours juridiques tarderont, on les planquera les plus vulnérables pour les protéger. La solidarité est un devoir.

Le respect du droit, plus fort que la loi

Marine Le Pen peut gagner par le jeu électoral, pourri jusqu’à la moelle. Mais elle se fracassera sur le respect du droit, ce droit qui est plus fort que la loi, et sur lequel elle n’a aucune emprise.

Devant nous, prend place la grande bataille du droit contre les violeurs de droit. De tout son cœur, de toute son âme, et tout son esprit, la société des citoyens va se dresser contre la baudruche Le Pen. Nous n’avons besoin ni du PS, ni de l’UMP. Qu’ils aillent au diable ! Nous allons purger le pays de cette hypothèque Le Pen, qui est une rente pour l’UMP-PS.

C’est le grand rendez-vous citoyen. Préparez-vous, et ne laissez rien au hasard. Le bataille sera rude, mais la victoire sera magnifique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 17 2014

Edito - Questions et réponses identitaires

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L’adhésion aux questions et réponses identitaires semble de plus en plus majoritaire auprès des Français. C’est ce qu’indique en tout cas un sondage réalisé par Odoxa pour i > télé« CQFD » et Le ParisienAujourd’hui en France (détails ci-dessous). Pour Le Parisien :

Ce que montre (…) cette enquête Odoxa, c’est la progression des idées traditionnellement défendues par le FN. En matière d’immigration, près de sept Français sur dix (68 %) se disent aujourd’hui favorables à la suppression du regroupement familial, et 67 % seraient d’accord pour réserver les aides sociales et les allocations familiales aux seuls Français ; 65 % des sondés souhaitent un rétablissement des contrôles aux frontières intérieures en l’Europe.

Et, en plus d’obtenir la plus large adhésion, ces idées sont celles qui ont connu la plus forte progression en trois ans, selon ce sondage.

Source : 15/09/2014 – PARIS (NOVOPress)

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, septembre 9 2014

Edito - Marine le Pen face à une classe politique de "mots sans valeur"

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Marine le Pen est en train de changer de dimension dans l'opinion publique française. Chaque sondage la conforte désormais en tête des intentions de votes.

A quoi tient cette évolution ? Le livre de Valérie Trierweiler remarquablement écrit porte de nombreuses formules riches de sens dont une qui résume les actuelles circonstances : "quand les mots n'ont plus de valeur".

La classe politique française n'est plus entendue parce qu'elle n'est plus écoutée : ses mots n'ont plus de valeur aux yeux d'une part croissante de l'opinion.

Bien davantage, cette classe politique suscite désormais un effet répulsif qu'il lui suffit de donner une recommandation pour que l'opinion fasse le ... contraire.

Dernier exemple en date : le livre de Valérie Trierweiler. Il suffit que la classe politique et des médias s'offusquent pour demander qu'il ne soit pas lu donc pas acheté pour que l'ouvrage en question soit épuisé à l'achat en 48 heures !

Dans ce contexte, Marine le Pen capitalise à la fois l'ADN de sa formation "contre la bande des 4" mais aussi son choix stratégique de dé-diabolisation.

C'est une réelle nouvelle donne dans la politique française.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Politique : la France après 2017

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Un sondage de l’IFOP qui vaut ce que valent tous les sondages, c’est - à - dire qui montre ce que seraient les résultats de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, sans campagne électorale préalable et hors de la conjoncture de mai 2017 sur laquelle nous ne savons rien, apporte tout de même quelques informations intéressantes :

Si le dernier espoir de François Hollande, pour gagner en 2017, était de se retrouver face à Martine Le Pen au deuxième tour, ça semble râpé : si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est lui qui serait largement battu par elle...Par contre, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy l’emporteraient largement contre la candidate du FN ;

Confirmation, au premier tour, d’un Jean-Luc Mélenchon à 10 % et d’une Cécile Duflot « out ».

Au-delà de ce sondage et de 2017, on peut raisonnablement prévoir l’avenir plus lointain :

1/La France va se "normaliser" :

La campagne de 2012 aura été la dernière pendant laquelle le PS aura encore tenu un discours marxisant, si loin de sa vision réelle comme de celle des Français (voir un exemple spectaculaire en cliquant Plus de sept Français sur dix approuvent le contrôle des chômeurs"),

Comme dans tous les autres pays d’Europe de l’ Ouest, on ne verra y alterner au pouvoir que deux partis tous deux économiquement plus ou moins libéraux, et assumant leur libéralisme : s’il doit il y avoir un jour un président issu du PS, ce ne pourra être que Manuel Valls, ou quelqu’un tenant le même discours que lui (si Manuel Valls est aujourd’hui impopulaire, ce n’est pas à cause de son discours socio-libéral, mais parce qu’il est le Premier ministre d’un Président à qui plus rien ne réussit).

2 /La seule inconnue est celle des alliances des libéraux de droite avec un parti eurosceptique et un parti xénophobe (qui peut être le même ou pas).

3/Mais je ne vois aucun avenir :

Ni au candidat de « la gauche anticapitaliste », de la « vraie gauche », de « la gauche de la gauche », de « la gauche anti-PS », etc. , scotché à 10 %, comme Die Linke en Allemagne, définitivement marginalisé et, comme dans tous les autres pays européens, sans espoir de participer au pouvoir,

Ni aux écologistes : l’écologie est une science, et ses données, nouvelles il y a quelques années, seront, à l’avenir, plus ou moins intégrées dans les programmes de tous les partis politiques, et rien ne justifiera plus l’existence d’un parti qui en ferait encore sa spécificité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 4 2014

Edito - Interview exclusive de Hollande : « L’avenir du social-libéralisme passe par le dentiste »

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- Alors, François, comme ça, tu n’aimes pas les pauvres ?

- C’est pas que je les aime pas, c’est que j’en ai rien à foutre. Et c’est pas nouveau.

- Pas nouveau ?

- Ben oui, rigolo. Mon souffre-douleur El Blancos est allé devant le MEDEF pour clamer, la larme à l’œil « J’aime l’entreprise ». Tu ne l’imagines pas aller avec les sans-dents de Paris pour leur clamer « J’aime les pauvres ». Faut pas déconner… Les pauvres menacent notre économie. C’est un mal pire que les « puissances de l’argent », qui elles, cherchent à bien faire.

- Mais c’est l’inverse de ton programme…

- Peut-être,… mais c’est la continuité de mon action. De toute ma carrière politique, je ne me suis jamais intéressé à la question de la pauvreté, et je ne vais pas commencer à mon âge ! Regarde bien : j’ai toujours fait le minimum légal, et le plus tard possible, pour les bas revenus et les seuils sociaux. Comme Sarkozy était qualifié « de Droite », il devait lâcher du lest, mais moi je suis « de Gauche », alors ça passe tout seul. Je fais des moulinets devant la statue de Jaurès, et on me fiche la paix.

- Quand même… Les appeler les « sans-dents »

- Je n’ai rien inventé. Notre profonde sagesse ancestrale nous a légué un dicton d’une grande puissance d’analyse : « Un homme sans argent est un loup sans dents ». Et puis, franchement, les sans-dents c’est « pas jojo »

- C’est pas que t’en as rien à foutre, c’est que tu les méprises…

- Mais pas du tout, je dis juste la vérité. Depuis l’Abbé Pierre, on parle des sans-abris. Moi je les appelle les « sans-dents », et il n’y a pas diffamation car le fait est vrai. T’as vu les pauvres ? Ils ont des dentitions pourries. Et mon devoir est de dire la vérité aux Français. Le mieux, c’est les sans-abris, sans-dents et sans-papiers… Ceux-là, les Roms, je leur botte le cul depuis le premier jour de mon mandat… et tout le monde applaudit ! Pour ce qui est des sans-dents, ils n’ont qu’à aller chez le dentiste,… s’ils en trouvent un qui prend les patients CMU ! L’avenir du social-libéralisme passe par le dentiste… Ce que je suis drôle…

- Et puis que je les méprise ou non, les pauvres votent pour la Gauche. Ça aussi c’est un fait. Il suffit que je dise « c’est vrai, je n’aime pas les riches » ou « mon ennemi, ce sont les puissances de l’argent », et les sans-dents votent pour moi. C’est trop drôle…

- Attention, François, il y a plein de pauvres qui, écœurés par l’incurie politique, votent maintient FN

- Mais dit donc, toi t’es un vrai puceau de journaliste… Réfléchis un peu… Pour 2017, il n’y a que le vote FN qui peut me sauver la vie, en dégageant l’UMP au premier tour…

- Et pour les puissances de l’argent, tu fais quoi ?

- Je fais le max… mais le max pour elles, pas contre elles ! Je suis leur meilleure garantie, et avec moi elles sont tranquilles. Dès qu’il y a un mouvement de grève, je culpabilise la CGT en disant qu’elle joue contre le camp du progrès social, et ça marche… C’est comme le gadget Obama : il fait comme Bush, mais avec l’étiquette morale, c’est tout bénef. Non, il faut être réaliste. Avec les mecs de Gauche comme moi, la Droite n’a plus d’avenir, car je lui ai bouffé le marché… et à pleines dents !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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