samedi, février 7 2015

Edito - Philosophons...

0.A0010gdt.jpg

"La politique, c'est l'art de faire croire au peuple qu'il gouverne"

Louis Latzarus

Guillaume de Thieulloy, dans les 4 Vérités, s'inquiète des appels fréquents à la constitution d'un "gouvernement d'union nationale" :

"(...) À première vue, l’idée est bonne. Si toutes les bonnes volontés s’accordaient pour mener ensemble les réformes nécessaires pour sortir la France de l’ornière, nous devrions y applaudir chaleureusement.

Le problème, c’est que je doute fort que ce gouvernement d’union nationale soit un gouvernement au service de la France et des Français. Il y a, au contraire, tout lieu de croire que ce soit un gouvernement au service de l’oligarchie pour parachever la spoliation des contribuables et la suspension des libertés publiques pour les citoyens.

Rappelons que le FMI a « conseillé » aux États endettés de confisquer une part substantielle du patrimoine privé. Et, en matière de libertés publiques, il suffit de regarder ce qui se passe en ce moment au nom de la lutte contre le terrorisme…

Il me semble, par ailleurs, assez probable que notre confrère Emmanuel Ratier ait raison et que la manifestation du 11 janvier soit une sorte de « répétition générale » de ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen se trouvait au 2e tour de l’élection présidentielle en 2017.

Ces grandes manifestations « républicaines » se reproduiraient pendant 15 jours pour déjouer le « péril fasciste » – le qualificatif « républicain » ne servant plus à désigner un mode de gouvernement, mais à dire qui est fréquentable et qui ne l’est pas.

Vous aurez, à ce sujet, noté avec quelle facilité – et quelle complicité médiatique – le FN a été prié de ne pas participer à la manifestation du 11 janvier. Puisqu’il est entendu que ce n’est pas un parti républicain (beaucoup moins, naturellement, que les autorités saoudiennes ou turques présentes !), il était « logique » qu’il ne soit pas présent dans une marche « républicaine » ? De même qu’il était « logique » d’interdire, au nom de la « laïcité » et de la « république », la manifestation des associations « Ri­poste laïque » et « Résistance républicaine », puisque l’oligarchie avait décidé que ces dernières n’étaient ni laïques, ni républicaines !

Jusqu’à présent, il était possible à ceux qui ne voulaient pas entendre ces inquiétudes sur les missions d’un éventuel « gouvernement d’union nationale » de crier au populisme. Mais, tout récemment, est arrivé un événement décisif : un véritable coup d’État organisé par le « système » en Suède.

« Le Monde » commente ainsi : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste d’extrême droite ».

Vous avez bien lu : « nuisance parlementaire » ! C’est au nom de la république et de ses valeurs que l’on bride, non plus seulement le peuple, mais même les parlementaires qui auraient le mauvais goût de ne pas applaudir à toutes les décisions de l’oligarchie !

L’excellent site « Contrepoints » a, quant à lui, commenté : « Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient de tomber ».

Concrètement, que s’est-il passé ? Un parti dit « populiste », fort de 12 % des suffrages, est parvenu, en s’alliant avec un autre parti, à mettre le gouvernement en minorité sur son budget.

C’est le jeu classique de la vie parlementaire et on ne voit pas bien où est le mal. Cependant, cette « nuisance parlementaire » du parti « populiste » a entraîné une réaction, dont il y a effectivement tout lieu de craindre que, comme le dit « Le Monde » (vous savez ce journal « neutre » et « objectif » qui avait applaudi à la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges !), elle ne soit prise en exemple ailleurs, et notamment en France.

Droite et gauche se sont alliées, dans un accord valable jusqu’en 2022, en se répartissant les postes ministériels, indépendamment des résultats électoraux à venir.

Il est impossible de dire plus crûment que les élections ne servent à rien. Il est impossible de dire plus crûment que nous ne sommes plus en démocratie – si tant est que nous l’ayons jamais été…

Voilà ce qu’est un « gouvernement d’union nationale », dont tant de voix « autorisées », des « grands » médias à François Bayrou, en passant par Manuel Valls ou Alain Juppé, réclament la mise en œuvre en France – là aussi pour contrer le « populisme ».

Franchement, à part l’hypocrisie, on voit mal ce qui distingue un tel régime d’une dictature !"

Et si le "parti populiste", qui incarne plus que jamais l'opposition, devenait majoritaire ?

mercredi, février 4 2015

Edito - Comme aux pires heures de la IVème République ...

0.A0010620-635.main.jpg

La descente aux enfers de la politique française semble ne pouvoir rencontrer aucun plancher. Il y a trois semaines, 4 millions de personnes manifestaient. Quoi de concret 3 semaines plus tard ? Rien.

Un pays voisin (Grèce) ouvre un sujet sérieux sur la dette. La France aborde-t-elle le fond du dossier ? Non. Aux États-Unis qui ont un taux de croissance 17 fois supérieur à celui de la France, la question de fond est ouverte. En France : non.

Des pays connaissent un taux de croissance près de 20 fois supérieur à celui de la France : un débat sérieux est-il organisé sur les raisons de ce décalage ? Non.

Le Front National creuse l'écart en tête des partis politiques quand au même moment l'abstention progresse à des niveaux records. Conséquence concrète ? Rien.

Sur le plan national, la formation politique (UMP) qui se veut "donner l'exemple" de l'organisation face "au désordre PS" devient l'exemple d'une pagaille sans nom avant sa réunion de bureau : tout le monde aura donné sa version avant la réunion.

Sur le plan local, en pleine vague de rejet des partis politiques, des élus de la CABEME et de la ville de Béziers se battent comme des chiffonniers laissant le patron d'Orchestra s'implantait à Arras sans la moindre proposition de rechange à cours terme si ce n'est d'attendre l'argent de la Région ! 700 emplois sur 5 ans pour Arras et dans le même temps 0 emploi pour une durée indéterminée pour Béziers !

La France est tombée aux pires heures de la IVème République avec une inefficacité généralisée et sans oublier les sordides scandales comme l'actuel procès DSK. Rien ne manque au tableau.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, février 3 2015

Edito - Dimanche prochain, dans le Doubs …

0.A0010header-new_v2.jpg

Après le premier tour de la législative partielle dans la 4ème circonscription du Doubs, j’ai pris le temps de réfléchir.

Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école. Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays. L’image de la France serait abîmée dans le monde car l’idéologie du FN est aux antipodes des valeurs morales et politiques qu’elle incarne ; les rechutes antisémites périodiques du Président « d’honneur » de ce parti devraient suffire à nous en convaincre. La xénophobie et l’islamophobie du FN dressent les Français les uns contre les autres au risque de nous conduire à des affrontements violents. Son programme économique est celui de tous les dangers : la sortie de l’euro déstabiliserait notre économie, au détriment des plus fragiles ; elle provoquerait la dislocation de la construction européenne au moment où nos pays ont le plus besoin de faire bloc face aux multiples défis du monde qui nous entoure.

Il faut donc faire barrage au FN. Je m’engagerai à fond dans ce combat en essayant d’ouvrir les yeux des électeurs de bonne foi qui se laissent abuser par des dirigeants prêts à tout, y compris à faire alliance avec l’extrême-gauche grecque ou à faire de la surenchère sur le PS en promettant par exemple le retour de la retraite à 60 ans !

Ce n’est pas pour autant que je vais m’engager dans un Front Républicain qui scellerait une alliance avec le PS. Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme.

Pour tout dire, je ne suis pas sûr que les citoyens d’aujourd’hui attendent les consignes d’un parti avant d’aller voter. Chacun choisira en son âme et conscience.

Quant à moi, si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferai : pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, « en l’évidente inégalité des races », je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS.

lundi, février 2 2015

Edito - Quatrième circonscription du Doubs : La République perd, mais françois Hollande a le sourire

0.A00105542571.jpg

Tout le monde perd lors de ce premier tour de la quatrième circonscription du Doubs… mais François Hollande peut avoir le sourire.

En résumé. On a viré le plus nul des ministres de l’économie pour en faire un commissaire européen à l’économie (L’Europe, mieux que Pôle-Emploi… le mec n’ose même pas dire le montant de sa paie…), le chômage explose, la croissance est nulle, et l’endettement reste au top, mais avec de la bonne et grasse tambouille politicienne, François Hollande voit se dessiner son rêve : un deuxième tour contre Le Pen, qui le ferait élire comme sauveur de la République.

Le premier enseignement de l’élection du Doubs est net : l’écroulement de la participation, avec seulement 39,5 % de votants. Les endoctrineurs radicaux qui succèdent dans les médias pour nous attendrir sur la fervente unité du peuple peuvent aller se faire voir chez Plumeau. Les élections, 60 % des Français s’en tapent, même en période larmoyante. Tu piges, Charlie ?

Deuxième enseignement, le FN est en tête comme lors de toutes les premiers tours depuis la brillante élection du président casqué. La candidate Sophie Montel passe en deux ans de 23,8 % à 32,6 %... pendant que le candidat PS passe de (Pierre Moscovici) 40,8 % à (Barbier) 32,6 %, alors que l’UMP est stable, de 23,6% à 26,5%.

Troisième enseignement, il n’y a aucun engouement pour le FN, dont la candidate a perdu des voix : 8382 en 2015 contre 9.605 en 2012. Je sais que les législatives partielles mobilisent peu,… mais par pitié, qu’on arrête de nous jouer le péril FN, alors que ce parti perd des électeurs ou stagne, et que c’est l’abstention qui gagne.

Quatrième enseignement, Nicolas Sarkozy n’est qu’un pet. Il a beau en faire des montgolfière de pets, ses discours à deux balles, qui annoncent comme des révolutions ce qui existe déjà ou ce qu’il n’a pas fait, ne marchent pas. Nicolas Sarkozy, ça n’imprime plus !... Le résultat est génial pour le PS, qui perd 9 % de voix, avec un nombre d’électeurs passant des 16421 à 7416, mais qui fait le mariole parce qu’il se retrouve au second tour. C’est tout le pari de François Hollande-le-Planqué, qui n’hésite pas légitimer les thèmes FN, comme avec ses mièvres incantations sur la laïcité et l’apologie, qui sont de la vraie islamophobie, propre et décontractée, ou sur les Roms, car son seul espoir pour être réélu est d’éliminer l’UMP au premier tour de la présidentielle.

Dans le rôle du loser, Nicolas Sarkozy est à nouveau parfait, et François Hollande va tout faire pour le conforter comme leader de l’opposition. Ce sacré François Hollande qui doit tout aux maladies sexuelles de DSK et aux lubies paranos de Nicolas Sarkozy : un destin...

Et nous on fait quoi là-dedans ?

1) On s’apprête à s’abstenir, lassé par ce jeu de dupes, ces ministres cométiques, en sachant que le pouvoir est ailleurs, du côté des grands groupes économiques. Le pouvoir politique a perdu, et je mise peu sur la tentative grecque.

2) L’alternative est de s’organiser pour soutenir Alain Juppé, compétent et intello, le seul capable d’éviter que la France finisse serpillère des Etats-Unis ). Mais comment faire, alors que l’appareil de l’UMP est cadenassé au service de Nicolas Sarkozy, et que le PS et le FN ont besoin du p’tit nerveux pour garantir leur premier tour ?

Pouah, quelle sinistre période… Heureusement, il nous reste la musique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, février 1 2015

Edito - Législative dans le Doubs : le FN et le PS au 2e tour, l'UMP éliminée

0.A0010712446--.jpg

Les candidats Frédéric Barbier (PS) et Sophie Montel (FN) revendiquent leur victoire ce dimanche soir au 1er tour de la législative partielle du Doubs. Ils sont donc qualifiés pour le second tour, selon leurs partis respectifs.

La candidate frontiste est arrivée nettement en tête du scrutin dimanche devant son rival socialiste.

Le candidat UMP Charles Demouge se classe troisième, selon ces sources qui s'appuient sur des résultats non encore définitifs mais ne pouvant plus s'inverser.

L'UMP donnera sa position mardi pour le 2e tour, a indiqué un porte-parole.

Lire aussi : Suivez en direct l'évolution du scrutin sur le Figaro.fr

Source : Le Figaro

mercredi, janvier 28 2015

Edito - Le Trombinoscope prime Briois, Bartolone boycotte la remise des prix

0.A00115512723.jpg

Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix «de l’élu local de l’année» décerné au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a-t-on appris dans son entourage.

Le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année», et Steeve Briois comme «élu local de l’année».

«On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015», a répondu l’élu frontiste dans un tweet. «Ça appelle à "l’union nationale", mais ça boude quand un maire FN est "élu local de l’année" : «Bartolone zéro pointé de l’année !», a ajouté un autre vice-président du FN, Florian Philippot.

Source: : Libération

lundi, janvier 26 2015

Edito - Syriza ou la fin des vieilles formations politiques

0.A0011e5ab6bac8-1.jpg

Il faut rester à l'écart de toutes les actuelles tentatives de récupération pour tenter de dresser les enseignements d'un vote contre une pensée unique et contre la chape de plomb que cette pensée politique faisait peser sur les citoyens de la Grèce.

1) Les vieilles formations politiques sont condamnées. Elles vivent leurs dernières années. Par leurs mauvaises habitudes sclérosées, elles font le lit de l'abstention comme celui des extrêmismes. C'était leurs derniers remparts avant d'être emportées dans les défaites.

2) Toute crise doit avoir une sortie. Comme toute guerre doit avoir des perspectives de paix. C'est l'actuel grand échec depuis 2008 : incapacité à expliquer la crise, incapacité à indiquer comment elle ne pouvait être évitée, incapacité à exposer comment elle va prendre fin. Et incapacité à donner une lisibilité sur les responsabilités qui accompagnent ceux qui ont été les auteurs de la crise.

En France, seuls les amortisseurs sociaux "amortissent" aussi encore pour l'instant la colère démocratique. Mais elle s'exprime déjà fortement avec une abstention en moyenne à 60 % et un FN comme 1er parti de France avec un score national de plus de 25 %.

3) Les cadres politiques des vieilles formations politiques vont partir avec l'eau de la crise. Le nouveau millénaire politique est en train de naître. Jamais le millénaire des vraies tendances n'a correspondu au calendrier. Le XXème siècle est né au lendemain de la guerre de 14-18 en posant ses nouveaux jalons (la SDN, les nouvelles puissances d'alors dont les Etats-Unis...). C'est ce qui se passe actuellement pour le XXI siècle : religions, pays émergents, nouvelles technologies ...

Sur le plan politique, la Grèce vient d'ouvrir un chemin qui est un acte manifestement fort.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Tous les partis européens de gouvernement ligués contre Syriza

0.A0011syriza-5702.jpg

Syriza a remporté hier une magnifique victoire aux élections législatives grecques. A minuit passé, on parle de 36 % des suffrages devant Nouvelle Démocratie (29 %), et peut-être la majorité absolue, à 151 sièges. Enfin, à deux sièges prêt. Tous mes amis grecs font la fête, et moi aussi. Une bonne bringue, ça fait du bien, et demain tout démarre.

Le programme de Syriza, c’est d’abord un plan d’urgence, et nous allons voir cela dans les semaines qui viennent :

- le salaire minimum porté de 580 à 751 euros ;

- le seuil d'imposition remonté à 12 000 euros annuels,

- le 13e mois de retraite rétabli pour les retraites inférieures à 700 euros,

- l'électricité offerte et des coupons d'approvisionnement à 300 000 ménages au moins,

- les habitations principales protégées des saisies,

- l'accès gratuit aux soins,

- la taxe sur le fuel domestique supprimée,

- le nombre de bénéficiaires de l'assurance chômage accru.

Syriza a ensuite des propositions pour systématiser ce plan anti-austérité, et pour un coût total de 12 milliards d'euros… compensé en réduisant le remboursement de la dette (175 % du PIB), en luttant contre la fraude fiscale, la contrebande, et en réaffectant des fonds européens. Réjouissant.

Le problème est qu’en trésorerie, la Grèce est à sec, et qu’il va falloir passer le gué… A priori, ça va être dur-dur, mais ce n’est pas impossible car personne ne veut l’épreuve de force. La Grèce reste une économie modeste au niveau européen (je veux dire que ce n’est pas l’Espagne, elle aussi mal en point), et Bruxelles – Euh, pardon, la Bundesbank – ne veut pas jouer la crise. Si ça se gâte la Grèce laissera entendre qu’elle quitte la zone euro, ce qui n’est pas son projet d’origine, et Bruxelles – Euh, pardon, la Bundesbank – est prête à faire beaucoup pour que ça ne casse pas.

Finalement, le gros péril,… c’est que le plan risque de marcher,… et ce sont alors les partis de gouvernement européens vont alors prendre le relais de Bruxelles – Euh, pardon, de la Bundesbankpour dézinguer la Grèce, car la réussite de Syriza serait leur naufrage politique. Que resterait-il au parti « socialiste », genre Hollande-Macron-Valls, si Alexis Tsipras réussit ? Mais que resterait-il aussi à nos deux autres flans de la politique, l’UMP et le FN ?

Allez, on va suivre ça de près, en incluant tous les coups tordus, mais sans complotisme, cela va de soi… Il n’y a dans ce bas monde que des âmes pures.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, janvier 10 2015

Edito - A quoi bon Charlie ?

0.A0011a-ATTENTAT-CHARLIE-HEBDO-640x468.jpg

L'actuel Gouvernement ne comprend que des amateurs... Il faut unir tout le peuple contre les criminels mais on exclut le FN (qui n'est pas criminel à ce que je sache)

Il s'agit là, d'une décision irréfléchie, et l'UMP fonce : le journal Le Monde à raison la belle union nationale n'a pas tenu plus que 24 heures.

Le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez a affirmé que son parti était "unanime" pour s'opposer à l'exclusion du FN de la "marche républicaine" prévue dimanche en hommage à l'attentat contre Charlie Hebdo. "C'est une position unanime : il n'est pas acceptable que le Front national soit exclu pour une manifestation d'unité nationale. On ne pourrait pas comprendre que certains soient exclus, a estimé Laurent Wauquiez, à l'issue d'une réunion exceptionnelle du bureau politique de l'UMP.

Pourtant, François Fillon (UMP) a affirmé qu'on ne pouvait "pas parler d'unité nationale en excluant plusieurs millions de Français".

De plus, le président du MoDem, François Bayrou, a jugé jeudi que c'était "une mauvaise décision d'exclure qui que ce soit" de la "marche républicaine" de dimanche en hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo, dont est tenu à l'écart le Front national. "L'unité nationale, pour exister, doit se donner comme règle qu'on n'exclut personne", a déclaré à l'AFP le maire de Pau.

Une magnifique victoire offerte aux terroristes, par la plus nulle et désespérante des classes politiques.

De façon concomitante, la ministre de la Culture Fleur Pellerin veut "débloquer en urgence" environ un million d'euros pour Charlie Hebdo, a-t-elle annoncé sur France 5. La ministre fait travailler ses équipes pour "changer les textes", afin que Charlie Hebdo puisse bénéficier "d'aides structurelles" auxquelles un hebdomadaire satirique n'a pas droit, selon les règles actuelles des aides à la presse.

C'est, je le répète, vraiment un gouvernement d'amateur.

Au milieu de tout çà, une bonne nouvelle : Michel Houellebecq suspend la promotion de sa bouse “Soumission”.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Face aux terroristes, l'Union nationale n'aura pas duré deux jours !

0.A00115391455.jpg

... L’ensemble des formations, du Front de gauche à l’UMP, ainsi que tous les syndicats et plusieurs associations antiracistes, participeront à ce rassemblement organisé à l’initiative de la gauche, au risque d’en faire une manifestation largement partisane avant d’être simplement citoyenne.

Mais cet appel à l’unité s’arrête au Front national, qui n’a pas été invité à rejoindre le cortège par le PS ou l’exécutif. Avec, derrière les convictions bien réelles exprimées par les responsables politiques, l’existence de calculs politiques à court terme...

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/01/09/l-union-nationale-se-brise-sur-la-question-du-fn_4552529_823448.html#TSmU9ifZt4DH7AyX.99

Source : Le Monde - 09/01/2015

mardi, janvier 6 2015

Edito - Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis ...

0.A0011beziers.jpg

Rappelez-vous ! Dès de le début de l'année 2007, Dexia se permettait de proposer aux collectivités territoriales une nouvelle recette miracle : Taux fixe – Dual Euro / CHF, un crédit qui spéculait sur la parité euro – franc suisse. Tant que celui-ci restait supérieur à 1,44 franc suisse, le taux restait fixe, mais dès lors qu’il passait ce seuil, le taux se mettait grimper jusqu’à 22 % !

Pour autant, un journal comme le Midi Libre ne consacre plus aucune page à ce dossier de la dette toxique des collectivités territoriales. La vérité serait elle inavouable aux contribuables?languedociens ?

Par contre, le Dauphiné Libéré a consacré hier une page entière.

La démocratie française consacre des débats interminables sur deux dimanches de plus travaillés ou pas mais n'évoque pas un sujet qui représente plus d'une dizaine de milliards sur le plan national ...

Comme de nombreuses autres collectivités, Béziers (Hérault, 71 000 habitants) s’est vu offrir, par Dexia et la Société Générale, des prêts absolument incompréhensibles du profane. Contrairement à d'autres Maires et Président de collectivités territoriales, l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc n'avait pas voulu dans un premier temps, poursuivre ces banques indélicates en justice. Il se ravisa... On connait la suite.

Depuis plusieurs mois, le Trésor public a placé la Ville dans son réseau d'alerte.

Hier, dans l'article du Dauphiné Libéré, il était question de Chambéry. Son Maire Michel Dantin qui est une référence propose une approche sérieuse, lucide, courageuse. A comparer les mesures pratiques qu'il a mit en œuvre avec l'attentisme d'autres collectivités, on voit rapidement l'impact des bombes à venir.

La Ville de Chambéry doit faire face à un taux moyen de conciliation qui fait exploser les intérêts de la Ville.

Or, dans le même temps, s'ajoute la baisse des dotations d’État.

Que fait-elle ?

1) elle part à la collecte de recettes supplémentaires dans les tarifs commerciaux,

2) elle cède des biens immobiliers,

3) elle engage toutes les économies de fonctionnement qui ne touchent pas au cœur des services publics locaux ...

Elle engage les économies dans la plus totale transparence (cf le magazine municipal de décembre 2014 où toutes les explications sont données).

On est loin de l'attentisme actuel qui caractérisent la ville de Béziers et la CABEME pourtant très impactées par des dettes toxiques.

C'est d'ailleurs l'une des faiblesses majeures des actuelles oppositions PS et UMP que de consacrer son énergie aux petites phrases ou aux polémiques sans présenter des alternatives sur des sujets de cette importance.

Ce sujet n'a pas été éclipsé pendant la campagne des municipales à l'exception de la liste d'Elie Aboud. Elle l'est encore à l'excès. Robert Ménard n'a pas engagé la transparence utile sur la réalité financière de Béziers comme il avait promis en mars dernier. La ville de Béziers à entretemps revu sa copie mais on sait que les contribuables biterrois vont payer les 4 millions d'euros de la renégociation bancaire. Un coin de voile est levé puis immédiatement refermé. Il faudra également payer les pénalités de remboursements anticipés. Combien ? 900 000 Euros.

Les finances semblent être une menace dans les rapports entre le FN et les autres composantes de droite davantage qu'un sujet de gestion. Seul Aimé Couquet (PCF) a depuis des années pointé du doigt ce problème démontrant que l'ancien sénateur-maire, Raymond Couderc était un incompétent et un irresponsable qui a fait passé en un mandat (3 emprunts toxiques en 2007) la dette de la ville de 85 millions à 111 Millions d'Euros.

Quant à la CABEME, c'est le mutisme le plus total qui règne pendant ce temps. Frédéric Lacas n'a jamais osé pointé du doigt son prédécesseur, Raymond Couderc, qui a semé un héritage de remboursement et d’endettement pour les 30 prochaines années. Aujourd'hui, Lacas, c'est aussi motus et bouche cousue. Quoiqu’il en dise, les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils correspondent à une situation que nous mettons en lumière depuis longtemps : la CABEME est dans une situation financière très difficile.

Quand la dette toxique va sortir de dessous le tapis dans l'agglomération biterroise, les réveils s'annoncent très douloureux.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 1 2015

Edito - Politique : le "privé" a gagné tous les terrains : le "vol" consenti.

a-l-annonce-des-resultats-du-second-tour-des-elections_1233172_1200x800.jpg

La grande innovation des vœux de François Hollande le 31/12/2014 ? Pour la première fois à ce point la communication a porté sur "les coulisses" de la préparation. Même le réseau social Vine a été utilisé pour montrer la préparation. Les médias classiques ont été porteurs d'images et d'infos sur le choix du bureau, les éclairages, les conditions de préparation du Président ...

C'est une étape nouvelle du narcissisme : faire une émission sur ... l'émission !

Bref, tout ce qui d'ordinaire restait ... privé.

C'est le tournant vrai de 2014 : le privé a gagné tous les terrains.

Le privé familial avec les débordements de confidences sur des vies intimes dont le succès du livre de Trierweiller.

Le privé professionnel par exemple à Béziers avec le succès d'un maire soutenu par le FN mais soit disant non encarté et qui partage 80 % des idées de Marine Le Pen dont la carte de visite de présentation n'a pas été le programme mais une étape de sa carrière professionnelle personnelle très habilement scénarisée initialement par des journalistes de supports nationaux idéologiquement très proches de l'intéressé puis considérée comme unanimement acquise.

Le privé "psychologique" quand toute la primaire de l'UMP repose sur le point de savoir si le tempérament de Nicolas Sarkozy a changé ou pas. C'est parce que cette donne est essentielle que le premier concerné communique à ce point sur la réconciliation avec Dominique de Villepin, preuve du changement quand il est ainsi possible de s'entendre avec son "principal ennemi d'hier". Fatima Allaoui aura peut-être très prochainement la change d'y prétendre si le FN la soutient comme promis...

Et maintenant avec la mode des "coulisses", le privé devient porteur des messages que le message public officiel ne porte plus tant le discours officiel est décrédibilisé.

Une nouvelle génération de campagnes électorales est en train de voir le jour.

Une fois de plus, sans le reconnaître officiellement, la France est sur le chemin des États-Unis qui ont déjà franchi cette étape depuis longtemps. Obama, son épouse, Pete Souza excellent dans cette scénarisation du "faux moment privé " supposé volé.

Mais c'est du vol consenti, bien organisé où voleur et volé font la paire, d'un commun accord.

Pas sûr que l'opinion se prête encore longtemps à ce jeu.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, décembre 27 2014

Edito - Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ?

0.A00114353329_sarkozy-martignac.jpg

Qu’est-ce qui aura le plus fortement marqué les Français au terme d’une année politique très riche ? L’Institut Odoxa a posé quatre questions, dans un sondage exclusif pour le Parisien-Aujourd’hui en France et ITélé : quel est l’événement politique le plus important de 2014, la révélation politique de l’année, et la personnalité la plus scandaleuse ? Enfin nous avons demandé, sur un registre plus léger, avec quel(le) homme ou femme politique les Français aimeraient passer le réveillon du 31 décembre.

L'événement politique de l'année 2014 : le Front national en tête lors des élections européennes.

C’est d’abord, sans conteste, « le score canon de 25 % réalisé par le parti de Marine Le Pen aux élections européennes qui a marqué les esprits », relève Céline Bracq, directrice d’Odoxa. C'est l'événement marquant de l'année pour 51 % des Français. « Le FN premier parti de France est ainsi cité en priorité par les sympathisants de gauche (45 %) et encore plus par ceux de droite (57 %) ». Loin devant la réforme territoriale avec une France qui passe à 13 régions (31 % des personnes interrogées)...

Le retour de Nicolas Sarkozy et la victoire de la droite aux élections municipales arrivent ex-aequo en 3e position : 24%. Le remaniement ministériel avec le départ d'Arnaud Montebourg est en 4e position (19%).Valérie Trierweiler et la sortie de son livre « Merci pour ce moment » se retrouvent en bas du classement (10 %). « Une nouvelle preuve que les Français font la différence entre événement médiatique et événement politique », souligne l'institut de sondages. L'affaire Jouyet-Fillon n'a, elle, marqué que 3 % des Français.

Fait notable, le mouvement d’extrême droite apparaît en haut de classement dans trois des quatre catégories du sondage. Marion Maréchal-Le Pen est seconde chez les « révélations de l’année », tandis que sa tante Marine apparaît au deuxième rang des politiques avec qui réveillonner.

Emmanuel Macron, révélation politique de l'année

C’est un homme arrivant avec des recettes nouvelles, et un brin iconoclastes à gauche, Emmanuel Macron, qui est élu haut la main « révélation de l’année ». Le ministre de l’économie est cité par 47 % des Français, loin devant la nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen (32 %). La jeune députée FN est néanmoins la favorite des sympathisants de droite (47 %, devant Emmanuel Macron à 39 %), relève l'institut, « une place qu'elle doit aux sympathisants FN. Les trois quarts la citent et ils représentent un tiers des sympathisants de droite ». Elle devance Bruno Le Maire (30 %), candidat à la présidence de l'UMP.

Le plus scandaleux : Thomas Thévenoud

Dans la catégorie scandale de l’année, Thomas Thévenoud, le secrétaire d’État PS qui oubliait de payer ses impôts pour cause de « phobie administrative », arrive en tête (40 %). Il devance de peu la « scandaleuse » Valérie Trierweiler (39 %), qui a très négativement marqué les sympathisants de gauche (ces derniers classent d’ailleurs l’ex-compagne de François Hollande première, avec 54 % de citations). Elle est suivie de près par Thierry Lepaon (37 %), pour les révélations sur ses frais et indemnités payés par la CGT. Jérôme Lavrilleux et l'affaire Bygmalion arrivent en 4e position de ce classement (19 %).

Sarkozy et Le Pen, personnalités préférées pour passer le Réveillon

Avec qui les Français souhaiteraient finir l’année ? Le plus cité est Nicolas Sarkozy avec 19 % de citations. Ce sont Marine Le Pen et Rama Yade qui arrivent en deuxième position : la patronne du FN parce qu’elle génère certes très peu « d’envie » chez les Français en général mais que 8 sympathisants FN sur 10 rêvent de passer un Réveillon avec elle ; la centriste Rama Yade parce qu’elle est globalement appréciée par toutes les catégories de Français, souligne Odoxa. Loin derrière, François Hollande (9 %). Au pied du classement, Nadine Morano : ils ne sont que 2 % à dire qu'ils aimeraient passer le Nouvel An avec elle.

Source : Sondage du Parisien ce 27/12/2014

jeudi, décembre 25 2014

Edito - La droite française peut-elle mourir d'un moment d'inattention ?

0.A0011tempete-irene-19127.jpg

L'actuelle période est très surprenante. Il y a un calme apparent mais trompeur dès que les discussions entrent dans le fond des dossiers. Le calme apparent est lié à la résignation : "à quoi bon ?". Mais c'est la résignation pour le coup de balais.

Puisqu'il n'y a plus rien à attendre du système politique classique, autant voter pour des personnes dont dès le départ on n'attend rien !

Les alertes ont été nombreuses.

L'abstention grimpe.

Les listes de société civile refusant le jeu habituel des partis se sont multipliées.

"L'information des citoyens" a rejeté "l'information des journalistes". On le constate avec caricature depuis 48 heures avec les "accidents" des "déséquilibrés".

Aujourd'hui, la droite française classique devrait susciter l'espoir, l'envie, le désir. Cela passerait par des débats d'idées, par la multiplication des candidatures pour faire vivre la concurrence pour 2017, par le renouvellement des candidats, par l'émergence de jeunes pousses attractives dont des femmes de tempérament pour sortir de cette tradition machiste de la politique française...

Non on est très loin de tout cela.

Il n'est plus à exclure que la droite française classique puisse mourir d'un moment d'inattention. Le score du FN est en train de changer la donne. Le PS connaît un premier rebond pour revenir à des seuils plus faibles que d'ordinaire mais pas aussi désespérés qu'il y a encore quelques semaines.

Et la droite classique semble à l'écart de ces tendances. Imperméable. Inquiétant.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 22 2014

Edito - Béziers : l’ombre d’Elie Aboud derrière la plainte contre Robert Ménard

0.A0011monique-valaize-et-elie-aboud-vont-devoir-analyser-les_851329_667x333.jpg

Derrière ses lunettes de vue, ses yeux se brouillent et l’ensemble des larmes lui viennent : ”à bout, lâche-t-il. Si j’étais seul, j’aurais mis fin à mes jours''.

Depuis vendredi et la révélation du dépôt de plainte via le Midi Libre, Guy Jeuilly affirme n’avoir “reçu aucun coup p téléphone de quelqu’un de l’UMP. Rien ! Pas un soutien pour dire "Guy, on est avec toi". Sans nouvelle également d’Élie Aboud. “J’ai essayé de le joindre sans résultat. Finalement, c’est Monique Valaize (responsable de l’UMP biterroise) qui m’a appris qu’Élie se trouvait à l’étranger et qu’il voulait me voir dès la première heure à sa permanence, lundi, explique Guy Jeuilly. On verra demain matin (NDLR ce lundi) ce que ce cher Élie aura à me dire”. Mais blessé, Guy Jeuilly en est certain : “Il m’a laissé tomber”. Sur le fond, cette révélation ne permet évidemment pas de juger le bien fondé juridique de la plainte (1). Le procureur de la République doit se prononcer prochainement sur l’ensemble des suites à donner à ce dépôt de plainte.

(1) Selon nos sources, le parquet de Béziers confirme que le témoignage de Guy Jeuilly n’aura aucune incidence sur la plainte, celle-ci étant considérée comme révélation d’une affaire. En revanche, s’il se sent lésé, M. Jeuilly pourra déposer plainte à son tour.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, décembre 18 2014

Edito - Fatima Allaoui ; "si la proposition de Philippot est sérieuse je l'étudierai"

0.A0011fatima-allaoui-deuxieme-a-gauche-du-temps-d-une_1215205_667x333.jpg

A la décharge de NKM, il faut bien reconnaître que "l'aventure extrême" de Fatima Allaoui est à la fois récente et restée discrète. C'est un désaccord avec l'UMP au sujet des cantonales qui a poussé la conseillère régionale à en claquer la porte. Alors que le parti refusait de l'investir, elle a rejoint le Siel et s'est tournée vers le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par le FN, pour obtenir son appui, qu'il lui a refusé.

Au journal "Libération", Fatima Allaoui avait invoqué "une crise d'adolescence politique", affirmant avoir demandé ces soutiens "par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue". Si elle assume soutenir "localement la plupart des initiatives" de Robert Ménard, une plongée dans les archives montre en effet que son tropisme d'extrême-droite est très local.

Il y a sept mois encore, elle félicitait ainsi sur Twitter "@GeoffroyDidier qui vient de ridiculiser M Lepen sur les élections européennes. Ça fait plaisir":-). Le 6 mai 2013, elle rapportait par ailleurs s'être fait "agresser physiquement par une militante FN" en marge d'un meeting de Jean-François Copé (dans un tweet supprimé depuis mais rapporté par Midi Libre). Pas vraiment le profil d'une fervente aficionado des Le Pen. Alors, conversion tardive ou égarement ?

Fatima Allaoui n'est pas à une contradiction près. La Biterroise a la mémoire courte. Elle apparaît sur une photo où, aux temps des dernières municipales à Béziers, on la voit manifester le 27 mars 2014 derrière une banderole anti-FN. Elle affirme avoir été exclue du secrétariat national de l’UMP mais pas du parti. Néanmoins, elle ne devrait pas poursuivre l’aventure avec la formation politique dirigée par Nicolas Sarkozy. « Il va de soi que c’est moi qui quitte mes fonctions à l’UMP et notamment au niveau du groupe régional et au niveau du bureau politique », a-t-elle déclaré. « Je ne renouvellerai pas mon adhésion à l’UMP », a-t-elle encore fait savoir.

Mais, le Front national qui a flairé la nouvelle prise de guerre, lui a proposé, par la voix de son vice-président,Florian Phillippot de venir grossir les rangs. Et, surprise, la jeune femme entend très sérieusement étudier la proposition. "Franchement, j'ai apprécié la déclaration de Florian Philippot, c'est la seule parole gentille que j'ai pu entendre. Si sa proposition est sérieuse, je l'étudierai", a-t-elle expliqué sur i-télé. En clair, elle n'exclut pas un nouveau retournement de veste.

NB : Ses convictions très élastiques et ses "idées" à ressort vont lui permettre de se trouver une place très facilement dans ce parti d'extrême-droite qui prend tout et n'importe quoi de ce qui se présente !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 16 2014

Edito - Florian Philippot invite Fatima Allaoui à rejoindre le Front national

0.A0011B496ZFvCYAAZvrg.jpg

Nommée secrétaire nationale de l'UMP à la formation professionnelle vendredi 12 décembre, Fatima Allaoui a finalement été démise de ses toutes nouvelles fonctions lundi 15 décembre, en raison de son récent passé avec l'extrême droite. Et Florian Philippot, numéro 2 du FN, n'a pas loupé l'occasion... À l'en croire, Fatima Allaoui serait donc naturellement plus proche de l'univers Front national que de l'UMP.

Il y a quelques semaines, Fatima Allaoui a adhéré au Siel, un mouvement proche du Rassemblement bleu marine et du FN. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait personnellement poussé sa candidature auprès de Nicolas Sarkozy, a donc dû annoncer qu'elle était remerciée, affirmant n'avoir pas eu connaissance de ses liens avec l'extrême droite.

La jeune femme de 37 ans aurait très mal pris le refus de l'UMP de l’investir aux élections départementales dans un canton où elle aurait pu être élue, en raison du cumul des mandats puisqu’elle est déjà conseillère régionale. Elle aurait alors rejoint le SIEL et se serait tournée alors vers le maire de Béziers, Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national pour obtenir l’investiture de son mouvement politique local « Choisir Béziers ». Mais l'ancien président de Reporters sans frontières ne veut rien savoir, « lui rappelant qu’elle avait participé à une réunion contre lui intitulée Les loups sont entrés dans Béziers », rapporte « Libération ».

Fatima Allaoui aurait donc « demandé leur soutien » aux formations politiques d’extrême droite « par désespoir de cause et pour augmenter (ses) chances d’être élue ». « Localement, je soutiens la plupart des initiatives de Robert Ménard, que ce soit le couvre-feu pour les mineurs ou l’installation d’une crèche dans les locaux de l’hôtel de ville », affirme-t-elle à « Libération », tout en expliquant avoir fait « une sorte de crise d'adolescence ».

L'eurodéputé semble donc très bien renseigné sur cette éventuelle recrue que pourrait représenter Fatima Allaoui. Si elle devait accepter la proposition, cette dernière ajouterait un trajet de plus à ses allers-retours entre le principal parti d'opposition et le parti d'extrême droite. Elle n'est d'ailleurs pas la seule militante de la rue de Vaugirard à se laisser séduire par le FN. Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de GayLib, vient de rejoindre le Rassemblement bleu marine, où il sera chargé du collectif culture.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, décembre 15 2014

Edito - Troisième circonscription de l’Aube : Des chiffres sinistres pour la démocratie

0.A0011gerard-menuel-ump-aube.jpg

Une législative partielle vaut bien une dizaine de sondages parce que là, on parle du réel. Certes, il y a loin entre une élection partielle et un scrutin national, mais attention de prendre le temps de regarder ce qui se passe sur le terrain, dans la vraie vie. Pour apprécier ce faire, il faut prendre les chiffres, et pas seulement les pourcentages.

A ce titre, l’élection dans la troisième circonscription de l’Aube ne manque pas d’intérêt. François Baroin, qui était le député, a été élu au Sénat, et l’UMP était bien placé pour garder la circonscription. Il n’en reste pas moins que les chiffres parlent, car la tendance est très nette : le désintérêt massif de l’électorat.

La circonscription compte 65 758 électeurs. Au premier tour de 2012, 38 248 avaient voté, et deux ans plus tard, le chiffre n’est plus que de 16 195. On est à 24 % de participation et 76 % d’abstention.

En 2012, François Baroin avait eu au premier tour 15 677 suffrages et au second tour 20 051, soit 56,45 %. Hier, Gérard Menuel a été élu avec 63,85 % des voix, mais seulement 10 527 suffrages, et 6 422 au premier tour.

Pour le PS, la candidate était en 2012 Lorette Joly, qui au premier tour avait réuni 10 899 suffrages, soit 28,79 % et au second tour 15 466 voix, soit 43,55 %. Pour 2014, le candidat Olivier Girardin n’a recueilli que 2 315 voix, soit 14,69 % des voix. Cela représente le quart des voix de 2012. 2 315 voix sur 65 758 inscrits… soit environ 3 %. Un problème sérieux.

Pour le FN ? On ne retrouve pas du tout la vague bleu marine, car si le pourcentage est flatteur, le nombre de voix est en baisse. En 2012, la candidate Mireille Cazard était au premier tour à 17,79 %, avec 6 733 voix. Pour 2014, le pourcentage au premier tour était de 27,64 %, mais le nombre de voix au premier tour n’a été de 4 355, soit une perte de 30 % des électeurs. Et au second tour, le FN arrive à 36,15%, mais avec 5 960 voix, soit moins qu’au premier tour de 2012.

Le prochain grand test est celui des élections départementales de mars 2015. Hier Jean-Christophe Cambadélis a appelé à présenter des candidats uniques de la Gauche au premier tour, pour éviter le risque d’élimination. Le résultat de la 3° de l’Aube souligne l’importance du risque.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, décembre 2 2014

Edito - France : jusqu'où ira le retard de démocratie directe ?

SCHWEIZ GELD

Il y a deux jours, des électeurs suisses ont donné leur avis sur plusieurs initiatives populaires, notamment durcir encore les règles sur l'immigration cette fois au nom de l'environnement et supprimer ou non les forfaits fiscaux pour les riches étrangers.

Ils doivent aussi se prononcer pour «sauver l'or de la Suisse» en obligeant la BNS, la Banque Nationale, à conserver un minimum de 20 % de ses avoirs sous forme d'or, alors que son stock correspond aujourd'hui à 7 % de ses avoirs.

Dans les trois cas, les sondages prévoyaient un échec des initiatives, mais la classe politique n'excluait pas une «surprise» sur l'immigration, à la faveur de l'anonymat du bulletin de vote.

Les électeurs étaient peu enclins en effet à se réclamer d'une démarche lancée en dehors de partis au nom de la défense des ressources naturelles et régulièrement dénoncée par la classe politique, les milieux économiques et les syndicats comme «xénophobe et raciste».

Les électeurs ont été appelés dans une votation à dire «halte à la surpopulation» par Écologie et population (Ecopop), une organisation qui se décriait comme «non partisane» et qui voulait limiter le solde migratoire annuel du pays à 0,2 % de la population (environ 16 000 personnes). Elle exigeait aussi que la Suisse consacre 10 % de ses fonds d'aide au développement à des mesures de régulation des naissances dans les pays du sud.

«Au rythme où on bétonne le paysage actuellement, à 1,1 mètre carré par seconde, en 2050 si on ne fait rien on aura entièrement bétonné» toutes les régions non montagneuses de la Suisse, a dernièrement affirmé Anita Messere, membre du comité Ecopop.

Il ne pouvait que se heurter à un front du refus venant de tous les milieux. Même la droite populiste de l'UDC, qui avait porté avec un succès plutôt inattendu le vote anti-immigration du 9 février, trouva l'initiative excessive. Tous ont fait valoir que le fonctionnement de l'économie, dont certains secteurs comme la santé comptaient un tiers d'employés étrangers, ne serait plus assuré normalement et surtout elle ne pourrait plus se développer.

Résultat : L'initiative «Sauvez l'or de la Suisse» a été balayée dimanche par 77,3 % des votants. Aucun canton ne l'a acceptée. Le rejet dépasse les 70 % partout sauf au Tessin.

Le 4 novembre, à Berkeley en Californie, les citoyens étaient appelés à voter pour une surtaxe applicable aux boissons sucrées. Toujours le 4 novembre 2014, plus de 58 % des électeurs de Californie ont approuvé une mesure (la «proposition 47») qui fait de la possession de drogue un délit mineur et réduit les peines minimum pour les infractions non violentes.

Quel mépris acceptent les citoyens français pour être ainsi dépossédés de leur sort entre deux élections générales ?

Le pays historiquement de la citoyenneté est aujourd'hui dépassé dans des conditions irréelles.

Il y a même des municipalités qui se revendiquent officiellement de la VIème République (Béziers et sa qualité de laboratoire de Robert Ménard) et toujours pas le moindre referendum populaire en perspective.

Ce chômage civique dévitalise la démocratie française et contribue aux taux records d'abstention. C'est un des grands échecs de la part de nos politiques de tous bords car là, à la différence de l'économie, il n'y a ni les contraintes de l'Europe ni celles du marché pour expliquer cette défaillance. C'est la volonté politique qui fait défaut. Tout simplement.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, novembre 28 2014

Edito - Samedi l'UMP - Dimanche le FN : le sondage du week-end

0.A001Sondage_alliance_UMP_FN.png

Pour le compte de Marianne dont le numéro est en vente en kiosques ce vendredi, l’Institut de sondage Harris Interactive a croisé les regards des sympathisants de l’UMP et du FN à propos d’un rapprochement des deux partis politiques. L’enquête* a été réalisée il y a quelques jours, au plus fort de la campagne pour la présidence de l’UMP et peu avant le congrès du Front national à Lyon. Autant dire que, d’un côté comme de l’autre, les esprits étaient sensibilisés au débat portant sur le chemin que les uns et les autres seraient prêts à parcourir ensemble.

« On savait depuis quelque temps déjà que des accords électoraux entre l’UMP et le FN étaient possibles, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de l’institut, mais jamais ils n’avaient été argumentés de la sorte ». En effet, non seulement les sympathisants des deux partis privilégient majoritairement une alliance électorale (six sur dix le souhaitent), dans un élan consensuel partagé presque à égalité (64 % pour les proches du FN et 55 % pour les proches de l’UMP), mais ils le justifient de façon écrasante par le souci de battre une personnalité du Parti socialiste. ...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

- page 1 de 6