Keyword - Européennes 2014

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche, août 24 2014

Edito - Hollande confronté à une crise systémique sans précédent sous la Vème République

0.A001le-president-francois-hollande-lors-de-ses-voeux-aux-correziens-le-18-janvier-2014-a-tulle_4687248.jpg

La situation actuelle est celle du condamné qui demande encore une minute au bourreau. François Hollande est confronté à une crise systémique dont il ne sortira pas avec les actuelles gesticulations. Le mal est considérablement plus profond. Il tient au système et à sa structure.

Deux maux structurels créent des effets systémiques auto-entretenus : le seuil d'impopularité et le chômage. __ En matière politique, l'opinion publique française est suiviste.__ Le succès précède le soutien. L'échec précède ... l'abandon. D'où l'impact particulier des sondages. Un sondage favorable crée au suivant un soutien auto-entretenu par le sondage initial. Même logique pour un sondage défavorable mais à la baisse.

François Hollande a franchi un seuil de défiance qui auto-entretient une spirale infernale qu'il doit casser par un acte fort qui consiste à rendre la parole aux Français.

En matière économique, la crise structurelle naît du chômage. Crise psychologique : comment aimer une société qui vous rejette ? Crise financière : le chômage appauvrit des segments entiers de la population donc modifie structurellement le moteur de la consommation. Il le modifie d'autant plus qu'aux victimes premières s'ajoutent ensuite celles qui pratiquent l'épargne de précaution.

Plus cette crise systémique s'installera, plus la sortie sera lourde de conséquences.

Il y a actuellement trois questions qui ne sont plus traitées à leur juste dimension :

1) Comment le personnel politique peut-il demander des efforts sans commencer à donner l'exemple ? Non seulement le personnel politique ne donne pas l'exemple en ne supprimant en rien ses avantages mais il donne le mauvais exemple en cumulant les salaires divers, en s'exposant à des scandales qui mettent en cause des sommes folles : Bygmalion, les conseillers démissionnaires de Hollande ...

2) Comment accepter un pouvoir sans le respecter ? C'est impossible. Or l'actuel pouvoir n'est plus respecté. Des frontières d'expressions ont été franchies. Je suis surpris actuellement par l'escalade dans l'expression vulgaire émanant de personnes jamais habituées à de telles déclarations.

3) Sans rebond fort, le FN est sur une autoroute pour le pouvoir. Les citoyens pensent punir le personnel politique sortant en votant FN. C'est la rente de situation du FN. Plus le personnel politique est détesté, plus le FN monte. Marine le Pen se situe actuellement à un niveau de 28 à 30 % (sondage IFOP pour Marianne). Les études techniques très sérieuses ont montré que 27 % à un 1er tour était le seuil de la victoire parce que ce niveau crée une dynamique auto-entretenue à son tour. Pourquoi le FN échapperait-il à cette règle ? Il ne devait pas être le 1er parti de France. Il l'a été en mai 2014 lors des européennes.

Ces facteurs créent aujourd'hui une situation inédite d'une extrême gravité et qui, objectivement, ne peut être durable.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, juin 1 2014

Edito - Le roi est nu : la souveraineté limitée

France Israel

Le premier grand secret que nous cache l’oligarchie politicienne tient à ce que les États européens ont perdu leur souveraineté et donc que les gouvernements nationaux gouvernent – c’est-à-dire choisissent – de moins en moins par eux-mêmes.

Les États de la zone euro ont ainsi perdu leur souveraineté monétaire au profit d’une banque (la Banque centrale européenne) qui est devenue en outre le tuteur souverain de toutes les banques centrales de la zone.

Ils ont aussi perdu l’essentiel de leur souveraineté budgétaire avec la mise en œuvre du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) signé en mars 2012 et entré en vigueur dans notre ordre constitutionnel. Ce traité impose en effet des règles d’équilibre budgétaire, de correction et de sanctions automatiques en cas de déséquilibre : il impose aussi l’examen des données budgétaires par un organisme indépendant, c’est-à-dire, dans l’esprit de ses promoteurs, non élu.

Les parlements des États de l’Union européenne ont également perdu l’essentiel de leur pouvoir législatif puisque leur rôle se borne de plus en plus à transcrire les décisions prises par les autorités de Bruxelles et notamment de la commission.

Enfin, les pays européens ont perdu l’essentiel de leur souveraineté de défense puisque celle-ci est transférée à l’OTAN, qui est une organisation contrôlée par les États-Unis, puisque l’Union européenne se garde bien de mettre sur pied une véritable défense européenne. La France possède, certes, une capacité nucléaire autonome, mais elle a réintégré l’OTAN, comme on le sait, à l’initiative de Nicolas Sarkozy et fait preuve depuis d’un alignement exemplaire sur les positions de Washington.

Source : Polemia

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mai 30 2014

Edito - Une lecture du résultat des élections

reutes.jpg

Pour Charles Consigny, le rejet de l’immigration de masse est facteur important du score du Front national. On ne peut pas lire les 25 % du Front national sans s’éclairer des lumières de l’immigration de masse, qui a transformé à son insu un peuple qu’on n’a guère consulté sur le sujet.

Dans le RER, on croise des femmes en tchador et des hommes en djellaba, barbus jusqu’au torse. Ça n’est pas un fantasme, c’est la réalité quotidienne de centaines de villes en France : a-t-on le droit d’être choqué par cela ? De se sentir mal à l’aise avec cela ? D’estimer que notre pays ne devrait pas être celui où un tel obscurantisme a cours à tous les coins de rue ?

La France est un pays fiévreux. La politique, un jeu brutal. Nous assistons, depuis trois jours, à une fusillade. Ça tire de tous les côtés. On ne sait pas bien qui est avec qui, qui a dégainé le premier, qui va s’en tirer ni qui va y rester. (…) Marine Le Pen triomphe.

À part le Front national, aucun parti ne tient debout, tandis que le pouvoir exécutif récolte à peine plus de 13 % d’approbation dans la population – autant dire que plus personne ne lui fait confiance. Le chef de l’État a fait une étrange apparition, comme un hologramme au milieu des bombes, dont on n’a absolument rien retenu. (…)

La France change. La France change et elle n’en a pas envie. Mais la France est obligée de changer, parce que le monde a changé. Alors elle s’y adapte contre son gré : l’industrie a presque disparu ; les meilleurs diplômes ne suffisent plus pour trouver du travail ; des écoles, des maternités, des casernes ferment leurs portes ; tout est devenu cher ; les petits commerces de jadis ont laissé la place à des hypermarchés cauchemardesques ; des départements entiers sont en voie de désertification, d’autres sont en proie à la violence ; on ne sait plus apprendre à lire et à écrire ; les jeunes qui le peuvent s’en vont, les autres accordent leur suffrage à l’extrême droite. Souterrainement, un État impotent, craquant de toute part, maintient la population en soins palliatifs. Préférant la ration à la réforme, l’ajustement au changement, l’hypocrisie à la vérité, notre pays est en train de faire naufrage.

Sa population change, aussi. On ne peut pas lire les 25 % du Front national sans s’éclairer des lumières de l’immigration de masse, qui a transformé à son insu un peuple qu’on n’a guère consulté sur le sujet. (…) Si ni la gauche ni la droite ne proposent quoi que ce soit pour traiter ce problème, si la gauche comme la droite font comme si ce problème n’existait pas, pire, s’ils accusent de racisme ou autre délit ceux qui affirment qu’il y a un problème, le peuple, désireux que la France reste la France, se fait entendre, et cette volonté de subsistance n’est pas incriminable en elle-même. (…).

Source: Le Point

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mai 28 2014

Edito - Brève de comptoir

0.Ayannick_noah_2014_combats_ordinaires.jpg"Trois jours avant le résultat des élections européennes, c'est un chanteur Yannick Noah, hollandiste convaincu, qui s'était fendu d'une déclaration fracassante: «Je soutiens toujours François Hollande. ... C'est simple, si le FN arrive arrive en tête aux élections Européennes, je quitte la France».

Devant une menace aussi impressionnante, il est étonnant qu'un quart des Français aient voté FN...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, mai 27 2014

Edito - Si l'honnêteté en politique a un sens, l'UMP doit se scinder en deux !

0.Aumpe.jpgDeux courants s'opposent à l'UMP, les européistes et les gaullistes-souverainistes. Maintenant qu'il est établi que le débat Gauche-Droite n'est plus un débat pertinent, la question politique majeure est celle du choix entre l'Europe des Nations, celle voulue par De Gaulle, et l'Europe fédérale, celle de Jean Monnet, imaginée par les Etats-Unis pour lui être soumise. Or à l'UMP, on trouve des partisans de ces deux thèses irréconciliables.

Si donc l'UMP est un parti de personnes soucieuses du bien commun français plutôt qu'un parti fédérateur d'intérêts électoralistes, l'honnêteté voudrait qu'il y ait scission de ces deux courants et reclassement politique. A défaut, les électeurs de ce parti ne sauront jamais vraiment ce que ses chefs veulent faire en leur nom.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mai 26 2014

Edito - Européennes : Le miasme partagé de la xénophobie

0.A20140525PHOWWW00509.jpg

Une élection n’est pas un sondage. 60 % d’indice de popularité pour un Premier ministre,… et 14,5% dans les urnes, ça ramène au réel.

PS… Hollande sur la catapulte

Au premier tour de 2012, François Hollande avait recueilli 10 272 705 voix, soit 28,63 %, avec une participation de 79,5 %. Hier, la participation était de 42,5 % et le PS a fait 14,5 %. Amusez-vous avec les maths, ce n’est pas trop mon truc, mais on ne doit pas être loin des 2 millions de personnes. Ce qui veut dire que pour 10 personnes qui avaient voté François Hollande en 2012, seules deux ont voté PS en 2014. Un massacre.

Pour la région Sud-Est, le crétin de service était Vincent Peillon, viré du gouvernement pour incompétence notoire, et réfugié politique aux européennes. Il était venu dans nos contrées appeler à « l’insurrection démocratique », avec un slogan finement pensé : « Le 25 mai, on peut passer d’une Europe de droite à une Europe de gauche ». Au final, le mec fait 12,2 %, alors que Jean-Marie Le Pen est à 28,9 %. Bien sûr, il n’envisage pas de démissionner… Il va se planquer six ans derrière son mandat, la retraite approche.

Le score du PS est calé sur le chômage,… et autant dire que la Gauche est cuite et recuite. Avec les régionales l’an prochain, on aura un nouveau score à moins de 15, et là, ça va tanguer sec pour virer François Hollande avant l’heure, sinon, ce sont tous les députés socialistes qui partent à l’ANPE. Bref, au PS la question est désormais claire : comment se débarrasser de François Hollande suffisamment tôt avant 2017 ? Question de survie.

Le FN premier parti de France ? La blague…

La gérante de l’épicerie Le Pen était toute joyeuse hier soir, et on la comprend. Mais de là à nous faire le coup du premier parti de France,… ce misérable FN qui recrute ses candidats par petites annonces… Elle a du talent politique, et fait un très beau coup électoral ], mais du calme… Il n’y a aucun enthousiasme autour du FN, aucune équipe capable de diriger la France – même pas un conseil général – et tout le monde se fiche de son programme électoral.

Le FN] n’est en phase qu’avec la xénophobie ambiante, et ça, c’est une vraie donnée, navrante. L’UMP de la période Sarkozy porte la plus lourde responsabilité en ayant métabolisé les thèmes FN pour récupérer les électeurs. Ça n’a duré qu’un temps. Désormais les thèmes FN sont devenus fréquentables, et le FN engrange. Le PS est parti dans la même dérive, avec El Blancos en chef de fanfare, et du coup, l’électeur PS passe tranquillement au vote FN.

Fondamentalement, le FN reste un vote « contre », et non pas « pour ». Alors, il n’y a pas de quoi déclarer la patrie en danger. Personnellement, je regrette que ce parti bien implanté soit marginal à l’Assemblée. L’écart est trop grand, et ce n’est pas bon. C’est une forme de censure, alors que le mieux pour se débarrasser du FN est de le mettre à l’épreuve des faits.

L’UMP va-t-elle se mettre à la hauteur ?

L’UMP doublé par le FN, avec un Jean-François Copé empêtré dans l’affaire Pygmalion, et un Nicolas Sarkozy toujours aussi gonflant,… ça va secouer, et vite. Il faudrait un miracle pour que la Gauche se rétablisse en trois ans, alors que la Droite part d’une base honorable : le groupe UMP-UDI-Modem fait hier 30 % des voix.

Il est sûr que pour l’UMP, ne pas profiter électoralement de la déconfiture du PS et de EELV, est un échec cinglant, et on peut compter sur tous ceux qui veulent dégager Copé et bloquer le retour de Papy Sarkozy pour aller vite et bien. François Fillon cherche à faire une percée, mais il n’y a aucun espoir d’unité autour de son nom. A voir les déclarations d’hier soir, on est davantage sur le schéma d’un regroupement des quadras pour soutenir Alain Juppé, tenter une belle opération à court terme, et ringardiser la triplette défraichie Copé-Sarko-Fillon.

Le signe sera aussi de voir si l’UMP rompt avec les thématiques de l’épicerie Le Pen, qui ont été la drogue de Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé, jusqu’à l’overdose.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 24 2014

Edito - L'opinion publique française sait-elle encore où elle veut aller ?

0.Achamps-de-vignes_940x705.jpg

Rarement un vote n'est prisonnier de rêves aussi opposés comme l'a été le débat européen ces dernières semaines.

Ceux qui sont en dehors de l'Europe rêvent d'y entrer tandis que ceux qui sont dans l'Europe comptent des citoyens de plus en plus nombreux à vouloir en ... sortir.

L'opinion veut sanctionner des personnels politiques impuissants mais elle les reconduit en permanence au ... pouvoir.

Il faut évoluer vers le déficit zéro ce qui impose de toucher aux acquis sociaux classiques qui sont budgétivores mais la crise installe le social en ... première place des priorités.

Il faut lutter contre la professionnalisation des personnels politiques mais lors des municipales de mars 2014 les récentes études effectuées sur les élus montrent que jamais autant de professionnels de la politique n'ont été ... élus.

Il faut ...tout et en même temps son contraire.

Dans ces conditions, comment fixer un cap clair puisque les coups de volant vont dans tous les sens ?

De là à prévoir la sortie de route pour le 26 mai...?

Dans cette ambiance très particulière, il peut y avoir une "satisfaction" : pour sortir de la route encore faut-il qu'il y en ait une et que les conducteurs aient pris le temps d'y réfléchir pour la définir. Est-ce seulement encore le cas actuellement en France ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Alain Lamassoure est le responsable de la suppression des contrôles aux frontières

0.APHO64680358-cc49-11e3-a4f2-b373f3cdeec9-805x453.jpg

Dans cette interview, Alain Lamassoure se fait une gloire d'avoir "tenu bon pour supprimer les contrôles aux frontières". Il est donc très directement responsable des frontières passoires que l'Union européenne a imposées aux États ayant signé les accords de Schengen. Alain Lamassoure est la tête de liste Ile-de-France pour l'UMP aux élections européennes.

C'est ici (vidéo de 1.45 min).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mai 23 2014

Edito - Européennes à J-3 : le PS poursuit sa chute

0.Aelections-europeennes-2014.jpg

Crédité de 23,5 % des intentions de vote, le FN reste en tête. Mais avec une légère baisse de 1,5 point par rapport au sondage précédent, le FN voit l'UMP se rapprocher - même si son score reste inchangé. C'est du côté du Parti socialiste que l'on observe la plus forte perte de vitesse : avec 16 % d'intentions de vote, le parti perd deux points en une semaine.

Deux raisons expliquent cette baisse : d'une part, la démobilisation des électeurs de François Hollande. Ils seraient 53 % à s'abstenir ou à voter blanc ou nul, contre 48 % des anciens électeurs de Nicolas Sarkozy et 47 % de ceux de Marine Le Pen. Deuxième raison: la dispersion. Seuls 24 % des anciens électeurs de François Hollande voteraient pour une liste PS, alors que 34 % des anciens électeurs de Nicolas Sarkozy voteraient UMP, et 49 % de ceux de Marine Le Pen pour le Front national.

L'accès de faiblesse du Parti socialiste semble profiter au Front de Gauche, qui gagne 1,5 point et rassemble 8 % des intentions de vote. Il reste toutefois devancé par les listes UDI-MoDem : pour la première fois de la campagne, elles atteignent 10 %, soit un point supplémentaire.

Enquête Harris Interactive pour « Le Parisien »

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Hervé Juvin : quel chemin pour la France et les Français ?

0.Ahervejuvin.jpg

Hervé Juvin, lumineux et passionnant, comme d'habitude. A visionner sans tarder !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Elections européennes: le CSA tacle plusieurs médias sur le déséquilibre des temps de parole

0.A2e676bd61208ddb436e2f1b5dbd4ffed-0-628-424-3809284.jpg

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a adressé aujourd’hui une sévère mise en garde à plusieurs médias audiovisuels français en raison du déséquilibre des temps de parole entre les partis politiques durant la campagne des élections européennes.

« A deux jours de la fin de la campagne, le Conseil souligne l’extrême urgence pour les radios et télévisions de respecter le principe d’équité, en remédiant sans délai aux déséquilibres constatés », dit le communiqué du CSA. Le CSA souligne que certains partis ou groupements politiques n’ont « pas encore bénéficié d’un accès à certaines antennes ». Il dit avoir « fermement » mis en garde « ferme » TF1, RMC Découverte et RTL, et avoir également alerté France Info et France Bleu.

Selon les relevés du CSA sur la période du 14 avril au 16 mai, TF1 a accordé 49,80 % du temps de parole au Parti socialiste, 32,81% à l’UMP. Cinq autres formations se partagent le reste, dont le Front national (6,78%) et 12 n’ont eu aucun temps de parole. (...)

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Léonarda, elle, a tout compris du fonctionnement de l'Union européenne...

FRANCE-POLITICS-ROMA-KOSOVO-RIGHTS

Léonarda, elle, a bien compris que le droit européen est en sa faveur :

« on attend que notre passeport (croate) soit prêt et on est libre, on peut aller où on veut après. Parce que c’est l’Europe et puis voilà ».

Pendant ce temps, Le FN détourne sans gêne l'image de Leonarda pour faire campagne.

En utilisant une photo de la jeune Kosovare pour faire campagne sur Twitter, le parti de Marine Le Pen s'expose à de possibles poursuites judiciaires.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 22 2014

Edito - L'homme qui ose tout publie six pages dans Le Point

0.A3817685_cann0094_640x280.jpg

Nicolas Sarkozy fait partie de ces hommes qui osent tout :

- En 2005, les Français se sont prononcés par referendum contre la constitution européenne. Il a osé contourner le vote des Français et amené les parlementaires Gauche et Droite confondus à violer leur consentement.

- Au cours de son mandat, il a laissé l'immigration atteindre des sommets inégalés et maintenant il prétend qu'il veut faire modifier les accords de Schengen. Il avait pourtant fait dans un discours mémorable l'apologie du métissage voulu et "obligatoire".

- Il a osé faire retirer l'obligation d'un referendum pour l'entrée de la Turquie ou de nouveaux arrivants dans l'Union européenne.

- Il n'a jamais remis en cause la pertinence d'une monnaie unique pour 18 pays aux économies divergentes ; ce qui est la preuve d'un fédéralisme non avoué. Il a par ailleurs fait l'apologie d'un gouvernement mondial vers lequel le fédéralisme européen est la première marche.

- Il a endetté la France de plus de 600 milliards d'Euros et poussé le pays à l'extrême limite de l'endettement possible.

Après cela, il ose aujourd'hui donner des leçons aux Français.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Grâce à Schengen, Léonarda va pouvoir revenir en France !

0.A19.10.Leonarda.Dibrani2.Reuters.930.620_scalewidth_630.jpg

Dans une note confidentielle datée du 12 février, adressée par le service de sécurité intérieure (SSI) de l’ambassade de France à Pristina (Kosovo) à Manuel Valls, il apparait que la famille de Léonarda a entamé des procédures pour changer de nom.

Un rapport que dévoile Valeurs Actuelles

Dans ce rapport que Valeurs actuelles s’est procuré, les policiers et les gendarmes en poste relèvent « que M. Reshat Dibrani (…) père de la jeune Léonarda Dibrani, (a changé) de patronyme pour celui de Reshat TAHIRI ». Ce nouveau patronyme « correspond à celui d’un autre membre de la fratrie (…) installé en Croatie ». Au cours de leur enquête, ils se sont aperçus « que M. DIBRANI/TAHIRI ne se trouvait plus avec sa famille au Kosovo, qu’il était parti, depuis le 10 février 2014, rendre visite à son frère, installé en Serbie ». Les services Français ont demandé à leurs homologues kosovars les raisons de ce changement de nom, sans obtenir de réponse.

Deux hypothèses sont envisageables : la famille de Léonarda cherche à obtenir la nationalité Croate pour bénéficier d’une disposition du 1er juillet 2013 permettant aux citoyens croates d’entrer librement dans tous les états de l’Union européenne avec une simple carte d’identité. Autre possibilité : les Dibrani veulent obtenir la nationalité serbe. En effet, depuis le 30 novembre 2009, les citoyens serbes peuvent entrer dans l’espace Schenghen sans visa. Dans les deux situations, en vertu des accords européens de Schengen, la famille de Léonarda||Le père de Leonarda : «Hollande ment tout le temps, moi aussi !»] peut revenir en toute légalité en France.

Les politiques embarrassés face à la révélation du rapport

Ces révélations de Valeurs actuelles plongent les politiques dans l’embarras. Notamment du côté de l’UMP, où les responsables du parti ont compris à quel point cette nouvelle affaire Léonarda pouvait leur être in fine préjudiciable à quelques jours des élections européennes. En effet, en novembre 2009, la droite est au pouvoir et c’est un certain Brice Hortefeux qui est alors ministre de l’Intérieur ; C’est lui qui a signé pour la France la convention permettant aux ressortissants serbes de se déplacer librement dans l’espace espace Schengen. Difficile aujourd’hui pour les responsables de l’UMP de s’en prendre aux socialistes. Ces derniers ne sont pas responsables des possibilités qui sont aujourd’hui offertes à la famille Dibrani (alias Tahiri, leur nouvelle identité) de revenir en France, une fois adoptée la nationalité serbe.

Au parti socialiste, on hésite encore sur la ligne à adopter. D’autant plus que c’est Manuel Valls, alors à Beauvau, qui, de son côté, a ratifié la disposition du 1er juillet 2013 permettant aux ressortissants croates d’entrer librement dans l’espace Schengen munis d’une simple carte d’identité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, mai 21 2014

Edito - Européennes: J-4 !

0.Acouv_ipsos.pngVingt-deux ans après l'adoption ric-rac du traité de Maastricht sur l'euro, neuf ans après le net rejet du référendum sur le traité constitutionnel européen, c'est une résignation de plus en plus grincheuse que les Français ressentent à l'égard de l'Union européenne (UE). Tel est le principal enseignement de l'enquête réalisée par Ipsos-Steria Sondage Ipsos-Steria pour Le Monde, le Cevipof et Terra Nova - Elections européennes 2014 - Baromètre quotidien d’intentions de vote - 14 mai]_ pour Le Monde, le Cevipof et Terra Nova et Terra Nova - Elections européennes 2014 - Baromètre quotidien d’intentions de vote - 14 mai].

Ainsi, d'une manière générale, les Français ne sont plus que 39 % à juger que l'appartenance de la France à l'UE est une « bonne chose », contre 39 % également qui pensent que ce n'est « ni une bonne ni une mauvaise chose », et 22 % que c'est une « mauvaise chose ». Le rejet de l'UE porté par le Front national – dont 61 % des sympathisants déclarent qu'elle est une « mauvaise chose » pour la France – pèse de plus en plus sur l'ensemble de l'opinion.

De même, lorsqu'on interroge les Français sur leur sentiment d'appartenance, près d'un sur cinq (19 %) dit se sentir « seulement français » et près d'un sur deux (46 %) « plus français qu'européen ». Soit un total de 65 %, contre 32 % qui se déclarent « autant européen que français ».

Source : Le Monde.

mardi, mai 20 2014

Edito - Mettre fin au cauchemar de l'Euro ! Pour stopper la désindustrialisation et le chômage...

O.A1.jpgJacques Sapir réagit au documentaire de France 2 présentant le «roman de l'euro». L'économiste nous livre une autre version de l'histoire, celle d'un «cauchemar» dont il est urgent de sortir !

Jacques Sapir dirige le groupe de recherche Irses à la FMSH, et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Vous pouvez lire ses chroniques sur son blog RussEurope

Le « roman de l'Euro », quel beau titre pour une soirée de propagande sur France 2 ! On nous a présenté donc comme un « roman » ce qui est, pour la majorité des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Grecs, un véritable cauchemar.

Le «roman de l'Euro», quel beau titre pour une soirée de propagande sur France 2! On nous a présenté donc comme un «roman» ce qui est, pour la majorité des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Grecs, un véritable cauchemar. Notons que les réalisateurs n'avaient pris aucun risque. Les voix discordantes étaient réduites au strict minimum. Et si l'on doit saluer le courage d'un Philippe Villin, toujours très battant sur ce terrain, le spectateur moyen est laissé dans l'ignorance du nombre important d'économistes qui ont exprimé, ou qui expriment aujourd'hui, leurs doutes quant à la survie et surtout l'efficacité de l'Euro. Des Bernard Maris, conseiller économique à la Banque de France, Bernard Mazier, Alain Cotta ou Frédéric Lordon, il ne fut donc pas questions, ni des quelques soixante-dix noms d'économistes européens ou américains. De «débat», il n'y eut que le nom, et cela est indigne, mais hélas très habituel, de la télévision publique mais aussi de la France en général.

L'Euro existe depuis 1999 pour ce qui concerne l'Euro bancaire et depuis 2002 pour la monnaie courante, ce que l'on appelle l'Euro fiduciaire. Jusqu'en 2008, soit jusqu'à la crise des subprimes, il a provoqué un fort ralentissement de la croissance sur les pays qui l'ont utilisé. On peut comparer les taux de croissance annuel entre pays de la zone euro et le reste des pays développés.

0.APHO653f4d2c-dccf-11e3-a960-3bc8ab46f9e7-805x453.jpg

L'écart est, par an, de 0,5 % à 0,7 % avec la moyenne des pays de l'OCDE, qui incluse en fait les pays de la zone Euro. Cette situation s'est en réalité aggravée avec la crise, et l'on voit que dans la période 2007-2011, le taux de croissance annuel de la zone Euro est bien plus faible que celui des États-Unis, ou de la Suisse et de la Norvège. L'effet de freinage sur la croissance dû à l'existence de l'Euro est indéniable. Encore faut-il savoir que la zone Euro est elle-même très hétérogène. L'impact de la crise de l'Euro sur les divers pays mérite que l'on s'y attarde.

Un seul pays a vu son PIB s'accroître de manière conséquente par rapport à 2008, c'est l'Allemagne. La France stagne (avec un gain total pour l'ensemble de la période, soit 5 ans de 0,72 %). Par contre la chute est importante pour les autres pays. Elle est impressionnante dans le cas de la Grèce (-23,3 %) mais elles est très significative pour l'Espagne, l'Italie et le Portugal, et loin d'être négligeable pour un pays comme les Pays-Bas. Si l'on retirait l'Allemagne de la zone Euro, on verrait que le bilan global est encore plus négatif.

Mais, ces chiffres sont loin de nous dire l'ampleur réel du problème induit par l'Euro. La chute des investissements est encore plus spectaculaire, et cette fois elle est générale.

De 2008 à 2013, l'investissement, autrement dit la source même du progrès économique et social pour toute économie, s'est contracté dans tous les pays considérés. Cette contraction est très faible en Allemagne, significative en France et en Belgique, importante en Italie, aux Pays-Bas et au Portugal, et catastrophique en Espagne et en Grèce. Ces derniers pays sont ramenés au niveau d'investissement qui était le leur au milieu des années 1980. Il ne faut donc pas nourrir d'illusions quant à l'effet des politiques d'austérité. Ces dernières ont permis à certains de ces pays de retrouver une balance commerciale en équilibre, mais ce fut au prix d'une contraction drastique des importations. Compte tenu de l'effondrement des investissements dans ces pays, on doit s'attendre à des chutes importantes de la productivité qui vont faire réapparaître à bref délai un problème de balance commerciale.

0.APHO2b6b9b5e-dcd0-11e3-a960-3bc8ab46f9e7-805x453.jpg

Source: Base de donnée du FMI.

On voit, par contre, que l'Allemagne a un excédent important, et qui paraît même déraisonnable. L'Allemagne se fait tracter par le reste du monde, zone Euro incluse. Cette situation, elle la doit à l'Euro. Si l'Allemagne avait conservé le Deutschemark, ce dernier se serait réévalué au fur et à mesure des excédents commerciaux. Son taux de change serait probablement compris entre 1,50 et 1,55 dollars (ou USD) pour 1 DM. Mais, l'Allemagne bénéficie de l'Euro, et l'impact dépressif sur le taux de change qu'exercent les situations des autres pays. C'est pourquoi le taux de change de l'Euro, poussé à la hausse par les excédents allemands, mais à la baisse par les déficits des autres pays (dont la France) voit son taux de change évoluer entre 1,35 et 1,40 USD. Ce taux est excellent pour l'industrie allemande, mais bien trop fort pour les autres pays, qui doivent pour s'ajuster sacrifier leurs importations et leurs investissements. Un taux de 1,10 USD correspondrait à ce qui serait nécessaire pour la France, et pour l'Italie et l'Espagne, des taux compris entre 1,05 USD et 0,95 USD assurerait une bonne compétitivité sans avoir à sacrifier le long terme, par la compression des investissements. On mesure immédiatement qu'il ne peut y avoir de taux de change unique correspondant aux différentes économies. L'écart des taux de change d'équilibre pour les différents pays, et sans inclure la Grèce, va de 0,95 à 1,55 USD. L'ampleur de cet écart signe l'impossibilité de faire fonctionner la monnaie unique sans provoquer une catastrophe en Europe, et au-delà dans l'économie mondiale. Car, l'impact des politiques d'austérité qui n'ont été mises en œuvre que pour «sauver» l'Euro dépasse de loin les frontières de l'Europe . En fait, la zone Euro exerce une effet dépressif sur l'ensemble de l'économie mondiale.

L'impact social de l'Euro est aussi catastrophique, en particulier, mais pas uniquement, dans le domaine du chômage.

0.APHOc0ab507e-dcd0-11e3-a960-3bc8ab46f9e7-805x453.jpg

Source: Base de donnée du FMI

La prise de conscience de la catastrophe induite par l'Euro sur l'économie européenne commence à être perçue, que ce soit par les gouvernements ou par les agents privés. De fait, aujourd'hui, le marché des dettes tant publiques que privées, tend à se fractionner, et l'on est revenu à la situation de 2000. Il faut ici rappeler que le marché des dettes était le seul sur lequel on avait pu noter une réelle convergence. Cette dernière est désormais effacée.

Il ne faut donc pas s'étonner si des voix s'élèvent pour demander une baisse du taux de change de l'Euro face au Dollar, et en particulier en France. Mais, si l'économie française qui est l'une des moins intégrées dans la zone Euro pourrait en tirer quelques profits, cela ne résoudrait nullement le problème de l'Italie ou de l'Espagne. Or, qui peut croire que la croissance reviendrait en France si ces deux pays sont en dépression ?

Mais, les calculs réalisés au Ministère des Finances, et dont Arnaud Montebourg s'est fait l'écho au début de cette année avec une déclaration importante au journal les Échos, dans une interview sur le site internet , ont l'immense intérêt de montrer de manière incontestable que nous aurions grand intérêt à sortir de l'Euro. Les taux de croissance qui sont indiqués par la DGTP (Direction Générale du Trésor et de la Prévision), soit 1,2 % de croissance la première année et 0,6 % la seconde en cas de dépréciation de 10 % de l'Euro correspondent d'ailleurs aux valeurs «hautes» du modèle qui a été publié en septembre dernier. Nous tablions, pour une dépréciation de 20 % de la monnaie française (et non de l'Euro seulement) sur un gain direct de 2,5 % à 2,8 %, et un gain indirect total de 4,5 % à 6 % par an se répétant pour les 3 premières années .

La seule solution raisonnable, celle qui mettrait fin au cauchemar de l'Euro, serait une dissolution concertée de ce dernier. Il faut souhaiter qu'elle soit prise le plus rapidement possible, car le désastre imposé par l'Euro n'a que trop duré.

La solution dite de «dépréciation» de l'Euro se heurte à plusieurs obstacles. D'une part, on ne «déprécie» pas si simplement la monnaie correspondant à une zone économique qui est en excédent commercial (du fait de l'Allemagne). On peut certes faire l'équivalent d'une «quantitative easing» à l'européenne, c'est-à-dire obliger la Banque Centrale Européenne à racheter des montants importants de dettes publiques pour injecter de la monnaie et, par un processus de marché, comme il y aurait plus d'offre d'euros que de demande, provoquer une baisse du cours par rapport au Dollar et au Yen. Mais, un tel programme rencontrera l'opposition absolue de l'Allemagne. En effet, l'article 88 de la loi fondamentale allemande interdit à la Banque Centrale de prêter à l'État, et la cour de Karlsruhe a statué que les pratiques de la BCE ne doivent pas violer la constitution allemande. D'ailleurs, le problème se pose dès aujourd'hui à propos du programme Outright Monetary Operation envisagé par Mario Draghi, le président de la BCE, dont la légalité au regard de la loi allemande et du statut de la BCE est mise en cause par 6 juges sur 8. Enfin, il faudrait que la BCE adopte de manière claire une politique de ciblage du taux de change (et du taux de change réel par surcroît), ce qu'elle s'est toujours refusée à faire. On peut le déplorer, mais il faut le constater, il n'y a pas de majorité qui permette de faire changer de politique la BCE. Sauf à expulser l'Allemagne de la Zone Euro, rien ne sera possible dans la Zone Euro.

On le mesure alors. La seule solution raisonnable, celle qui mettrait fin au cauchemar de l'Euro, serait une dissolution concertée de ce dernier. Il faut souhaiter qu'elle soit prise le plus rapidement possible, car le désastre imposé par l'Euro n'a que trop duré.

Source : FigaroVox/Tribune

Edito - 25 mai : Marine le Pen ou le passage de 6 à ... 28 % ?

0.A3846477_marine-le-pen-new_640x280.jpg

Le 7 juin 2009, le FN réalisait un score de 6 % aux élections européennes. Des sondages internationaux donnent à ce jour un score de ... 28 %. D'où le fait que la couverture de Time Magazine soit consacrée à Marine le Pen.

Si ce score se confirmait, ce serait le marqueur de quatre tendances fortes :

1) Une opinion qui zappe ses choix d'une élection à l'autre d'où l'amplitude des évolutions brutales.

2) La naissance de deux droites à parts égales, ce qui est une nouvelle donne totale pour les prochaines échéances nationales.

3) La radicalisation d'une partie importante de l'électorat français dont l'examen sérieux des causes ne peut plus être différé. Un examen d'autant plus urgent quand la géographie de ces progressions du FN marque des messages anciens, durables, croissants.

0.AMDPortrait4.jpg4) L'image internationale d'une France en crise au point qu'un parti extrême est devenu le 1er parti de France. Il y a quelques années, l'image internationale était portée par Christine Lagarde. Elle est désormais portée par Marine le Pen ...

Si ce score se confirmait, le Gouvernement ne pourrait pas banaliser ce score ni ce classement s'il devait être confirmé le 25 mai et une étape supplémentaire dans la crise qui serait alors franchi.

C'est aujourd'hui le test du 25 mai.

Un test étonnant car, progressivement, le FN a capitalisé le rejet d'un système politique auquel il appartient désormais pleinement. Le rejet véritable devrait passer par la poussée spectaculaire de nouvelles formations (Nous Citoyens, Nouvelle Donne ...) mais ces dernières ne bénéficient pas de la visibilité nécessaire.

Probablement aussi, à la différence du FN, ces formations sont associées aux élites (économiques ou intellectuelles) et progressivement le vote FN n'est plus le vote anti-système politique mais le vote anti-élites. C'est ce tournant qui explique son score dans les quartiers populaires et c'est ce volet qui mérite l'attention la plus sérieuse.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 18 2014

Edito - Égalité des formations politiques dans les médias

0.maquillage-mariage-naturel.jpg

La mariée est belle dans les textes mais pas dans les faits : la politique française se veut mariée avec l’égalité en permanence : dépenses plafonnées, temps de paroles équitables …

Mais dans les faits, la réalité est très différente.

Le CSA vient de rappeler à l’ordre des médias généralistes au sujet des municipales. Il est vrai que les chiffres détonnent selon certaines séquences temps pour ce qui concerne les temps de paroles :

BFM : période du 10/02 au 07/03 :

FN = 43 %

PS = 18 %

UMP = 16 %

Europe 1 :

PS = 42 %

UMP = 27 %

France Info :

PS = 45 %

UMP = 27 %

RTL :

Les Verts = 23 %

Le Parti de Gauche = 23 %

Quand des formations bénéficient de tels scores, c’est dire les miettes qui restent aux autres formations …

Les Européennes seront instructives quant aux scores de formations nouvelles comme La Nouvelle Donne ou Nous Citoyens dans un tel contexte.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - L'Europe et le bide d'audience du "roman de l'euro" sur France 2 : l'indifférence !

0.VIDEO-Le-roman-de-l-Euro-DSK-accorde-une-interview-exclusive-a-France-2_reference.jpg

France 2 a enregistré avec le "roman de l'euro" un terrible bide d'audience : 8 %. Symbole le plus cruel, le sauvetage de l'euro a été devancé par la énième rediffusion du ... "il faut sauver le soldat Ryan" qui le même soir a obtenu 10 % d'audience sur M6.

Le 22 février 1984, "Vive la crise" avait dépassé les 30 % d'audience certes à partir d'un marché moins concurrentiel en nombre de supports. Libération avait publié un supplément vendu à 120 000 exemplaires !

Les français voulaient comprendre, découvrir les "réformes nécessaires" ...

Aujourd'hui l'indifférence s'est installée.

Certes, DSK n'a pas le talent d'Yves Montand.

Mais cette évolution des chiffres montre l'immensité de la fatigue collective : ne même plus chercher à comprendre ce qui fait le quotidien : la monnaie.

Cette indifférence est le plus terrible marqueur d'une crise : l'abstention devient le premier parti d'un pays qui s'adonne au sauve qui peut individuel.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, mai 17 2014

Edito - Européennes : les souverainistes britanniques de l'UKIP à 30% d'intentions de vote !

0.A.jpg

Le dernier sondage réalisé par l’institut ComRes place le Labour party (Parti travailliste) et l’UKIP de Nigel Farage au coude à coude en tête des prochaines élections européennes. L'UKIP est l'équivalent britannique du FN. Les Conservateurs de David Cameron restent stables à 22 %, tandis que les libéraux-démocrates plafonnent à ??8 %.. UKIP 30 % Parti Travailliste 30 % Conservateurs 22 % Libéraux démocrates 8 % Autres 10 %.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

- page 1 de 3