jeudi, octobre 23 2014

Edito - Robert Ménard : mission impossible pour le roi de l'acrobatie verbale

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"Élevé passable, plein de bonne volonté mais aux moyens limités".

Telle pourrait être l'appréciation portée sur le bulletin du nouveau maire de Béziers à la rubrique gestion communale.

Les premières mesures de la nouvelle municipalité sont en permanence, disséquées, analysées sous toutes ses formes. Les différents arrêtés (blouse, linge aux fenêtre, paraboles, messe dans les Arènes, rédaction d'un futur livre sur Béziers...) qui ont été pris par le maire ne révèlent pas grand chose sauf que la ville est toujours dans un état lamentable.

A la décharge de ce dernier, on peur affirmer sans crainte que cette ville a été abandonnée et livrée à elle-même pendant plus de vingt ans. La liste de Robert Ménard doit bénéficier des délais nécessaires pour faire ses preuves.

Faute d'avoir grand chose à dire aux journalistes, il convient néanmoins de dresser un premier bilan :

Robert Ménard sait qu'il n'arrive pas à "redresser" cette ville au terme de son mandat parce qu'en homme intelligent, il a compris que la grande majorité de la population biterroise est faite de gens qui n'ont que des revenus modestes, et qui dans leur grande majorité ne vivent que des minima sociaux ou du travail précaire.

Ce que l'intéressé combat depuis quelques mois au sein de l'hôtel de ville, ce n'est pas une cité inconfortable, c'est une cité mauvaise.

Le centre-ville de Béziers est à l'image de toute la ville entière. Déserté par ses habitants, exsangue de tout, avec des milliers de logements vacants dont beaucoup sont insalubres, des commerce fermés par centaines et une concentration de misère dans les quartiers les plus anciens où il n'y a franchement plus de biterrois de souche qui y vivent...

C'est donc "mission impossible" pour le roi de l'acrobatie verbale car pour s'attaquer au mal, il faudrait mobilier tous les partenaires de Béziers, de l'Agglo, de la région, du département, de l'État, de l'Europe pour que le centre-ville sorte de sa situation dangereuse. Ce futur échec sera celui des condition de vie de tous les habitants de la ville concernées par le triste sort du centre-ville.

Malheureusement, sur les restes des temples de Béziers, où l'on a cessé la prière, la lune ne répand plus sa paisible lumière sur les Allées Paul Riquet. Il était temps de dépasser le temps passé de la dernière campagne électorale.

le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 18 2014

Edito - Budget de l'Etat : des leurres avérés

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La classe politique française ne peut pas être prise au sérieux quand, en pleine crise, elle continue à présenter des prévisions budgétaires aussi éloignées de faits établis.

Prenons les ressources liées aux cessions d'actifs.

C'est un dossier ancien. La mission de réalisation des actifs immobiliers de l’État date de 1987. Depuis cette date, les produits réalisés par an ont été dans le meilleur des cas au quart des recettes prévues. Une mission parlementaire avait d'ailleurs effectué officiellement ce constat.

Pour avoir engagé des négociations avec la MRAI à plusieurs reprises, il apparaissait immédiatement qu'elle n'avait pas les moyens de remplir les missions confiées.

La spécificité de certains patrimoines entraînait une décote immédiate entre la valeur abstraite et le prix du marché. Par exemple, le prix des sémaphores.

Sans parler de cas très précis pour lesquels les interlocuteurs n'avaient pas la volonté d'exécuter et l'indiquaient assez ouvertement d'ailleurs.

Deuxième constat, quand l’État a vendu des actions qu'il détenait dans une entreprise, par définition, il ne peut plus exercer le pouvoir de direction qu'il détenait hier en raison de son statut d'actionnaire.

C'est donc une conception totalement différente des conditions d'exercice pratique des fonctions de l’État. Le dernier exemple est les autoroutes. Privatisées, l’État peut toujours parler mais il ne peut que ... parler au point d'ailleurs de se ridiculiser comme Ségolène Royal.

C'est quand même terrible de constater un budget qui repose ainsi sur deux leurres avérés :

- des recettes prévues qui ne seront pas réalisées comme elles ne l'avaient pas été par le passé et pour des montants considérables,

- des abandons de compétences liés à des cessions d'actifs qui feront que l’État une fois dehors demain ne pourra plus décider comme hier quand il était dans la société concernée.

Ce décalage avec des vérités élémentaires de bon sens donne le sentiment que la classe politique prend véritablement les citoyens pour des ânes. Heureusement, ce n'est plus tout à fait le cas. Malheureusement pour les politiques.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 17 2014

Edito - Ecomouv’ : Le « gouvernement » en dessous de tout !

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L’affaire de l’écotaxe et de Ecomouv’… Grandiose. Je n’aborderai pas ici les avantages et inconvénients de cette taxe, ni le fait que le gouvernement se soit aligné sur les revendications des mecs qui sont passés en correctionnelle pour avoir détruit les portiques à 500 000 € l’unité. En tant que citoyen responsable, je suis particulièrement attaché au respect de la loi et des décisions de justice, mais bon… Non, je veux ici parler que de la méthode de notre « gouvernement ».

La semaine dernière, notre amie Ségolène Royal a annoncé qu’elle enterrait l’écotaxe. Ce faisant elle prive d’État d’une ressource annuelle de 400 millions d’euros, destinée à alimenter la caisse de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF). Dans le même temps, elle condamne au dépôt de bilan la société Ecomouv’, entreprise franco-italienne de 130 salariés, qui était chargée de recouvrer cette taxe, et zigouille maints emplois dérivés.

L’État avait signé un contrat de « partenariat public-privé » qui faisait supporter à l’entreprise privée les investissements que l’État, endetté, ne peut plus assumer. Ecomouv’ est détenu à 70 % par l’italien Autostrade, le gérant du réseau autoroutier transalpin, 11 % par Thales, 10 % par la SNCF, 6 % par SFR et 3 % par Steria.

Chez Ecomouv’, c’était une mer d’huile, le contrat s’appliquant. « Le Canard enchaîné », rapporte des commandes de matériel par le ministère encore quelques jours avant l’annonce de la dénonciation du contrat. Pas la moindre réunion de concertation avec les dirigeants. Dominique Gros, le maire PS de Metz, où Ecomouv’ a son siège, avait été rassuré par Manuel Valls il y a un mois : « J’ai obtenu début septembre des assurances au plus haut niveau du gouvernement sur le maintien du dispositif », avec un écrit à l’appui.

Plus sérieux encore : dans un bilan effectué fin juin, l’État avait reconnu que la société avait respecté son contrat et que le système était prêt à fonctionner depuis le 1er mars. C’était la fin de la phase préparatoire. Ecomouv’ n’avait pas de recettes à encaisser, le processus étant gelé, mais en revanche, l’État devait verser le loyer prévu par le contrat, soit mensuel de 16 millions d’euros par mois. Par un avenant, la date d’effet avait été fixée au 1er janvier 2015, date de la mise en place de la taxe nouvelle formule.

Et là, boumbadaboum : l’État ne veut plus. D’où, la question très simple. En admettant que le gouvernement actuel ne veuille plus de cette taxe, comment peut-il juridiquement remettre en cause la signature de l’État sur un contrat ? Que signifie la continuité de l’État ?

Le fait est d’autant plus préoccupant, que ce genre de contrat est blindé, et on imagine bien qu’un groupe privé ne s’engage à assurer lui-même les investissements de l’État sans quelques clauses qui assurent l’avenir de la société. On parle d’une addition pouvant dépasser un milliard d’euros, et c’est le chiffre expliqué par le ministre Stéphane Le Foll il y a quelques mois, chiffres confirmés par un rapport parlementaire.

Là, ça se gâte, et ça sent le cramoisi.

Sur BFM-TV, lorsqu’on demande à Ségolène Royal si l’État est prêt à dédommager la société, elle a pour réponse : « On verra, on va expertiser les choses ». Hum, hum… « On va… » signifie que ça n’a pas été fait préalablement ? Pressée de questions hier, elle a lâché qu’elle allait consulter l’avocate Corinne Lepage pour voir si on peut demander l’annulation du contrat. Brrr.., mais brrrr XXL, car cela veut dire que le « gouvernement » :

- ne dispose plus de services juridiques compétents, et qu’il faut s’en remettre à un cabinet privé ;

- va faire procéder à une analyse critique du contrat après l’avoir dénoncé… et donc en prenant le risque insensé d’avoir dénoncé un contrat valable.

C’est l’hallu ! Quel chef d’entreprise imaginerait de dénoncer un contrat et de le faire analyser par son avocat après coup, quitte à se retrouver responsable de la rupture d’un contrat valable ?

Ouvrez un dossier Ecomouv’, et préparez mouchoirs et chéquiers…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juillet 28 2014

Edito - Les Français, "des lions menés par des ânes" !

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L'obsession française à croire que la loi a le pouvoir de remodeler le réel

Charles Gave, économiste, président de l’Institut des libertés, écrit dans Valeurs actuelles :

"En 1981, la droite ayant été battue, un député de droite survivant avait lancé à la tribune : « Vous allez vous fracasser sur la loi de l’offre et de la demande ». La réponse avait aussitôt fusé des bancs socialistes : « Nous allons abolir cette loi. » C’est ce à quoi va s’attacher M. Arnaud Montebourg, et il va réussir aussi bien que Lénine, Staline, Mao, Castro, Chávez ou que M. Mitterrand de 1981 à 1983.

En fait, l’économie ne croît que si le système légal permet le déroulement du processus de création destructrice chère à Schumpeter. Or, en France, la quasi-totalité des lois portant sur des domaines économiques vise à empêcher la destruction, ce qui revient immédiatement à empêcher toute création, c’est-à-dire toute croissance.

Réfléchissons deux minutes : dans quels secteurs pourrions-nous avoir une croissance aujourd’hui en France ? À mon avis, dans les secteurs qui sont liés à l’éducation, aux transports en commun, aux médias, à la culture, à la santé. La Suède fit faillite en 1992 et, pour s’en sortir, les déréglementa et les privatisa. Aujourd’hui elle se porte comme un charme. __ En France, tous ces secteurs sont sous le contrôle de l’État, c’est-à-dire sous le contrôle de la CGT, des syndicats professionnels ou des enseignants. La loi de M. Arnaud Montebourg devrait donc abolir le système des syndicats représentatifs datant de l’après-guerre, faire la lumière sur le financement de ces syndicats et leurs rapports avec les partis, interdire toute relation entre les bétonneurs et les hommes politiques ainsi que tout ce capitalisme de connivence qui ruine la France__, casser les grandes banques françaises en de multiples entités régionales, privatiser la Sécu et que sais-je encore… Là je serais certain que la croissance repartirait comme une fusée.

Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai des doutes… D’où vient cette obsession française à considérer que la loi a le pouvoir de remodeler le réel ? Faire une loi sur la croissance, c’est croire que le futur est connaissable, ce qu’il n’est pas, comme l’a fort bien montré Karl Popper en théorie, et l’URSS en pratique. Un point important doit être mentionné ici : pour la première fois dans l’histoire de notre pays, il n’y a pas un seul membre du gouvernement qui ait la moindre expérience du secteur privé. Tous les membres de ce gouvernement ont toujours été payés par nos impôts, et jamais par un client. Ils sont tous députés, maires ou conseillers généraux, et, pour se faire élire par leurs troupes, il suffit d’augmenter les impôts sur ceux qui ne votent pas pour eux, ou d’emprunter.

Et le poids de l’État dans l’économie augmente donc sans cesse.S’il y a une loi qui ne connaît pas d’exception, c’est que plus le poids de l’État augmente, plus la croissance diminue. Donc, pour que la croissance revienne, il faut que le poids de l’État baisse, ce qui est impossible dans notre système politique. Dans les trois démocraties les plus anciennes, Suisse, Grande-Bretagne, États-Unis, un fonctionnaire peut se présenter aux élections, mais il doit alors démissionner de la fonction publique pour ne jamais y retourner.

Rien de tel en France où un fonctionnaire battu retourne dans son corps d’origine en attendant la prochaine élection, sa carrière ayant évolué comme s’il était resté fonctionnaire. Du coup, nos élus sont majoritairement fonctionnaires. Si la Chambre était majoritairement composée de coiffeurs, elle prendrait des mesures favorables aux coiffeurs. Les fonctionnaires à la Chambre prennent des mesures favorables aux fonctionnaires. Donc le poids de l’État augmente et avec lui le nombre de chômeurs. Chaque fois qu’un fonctionnaire de plus est engagé, trois travailleurs du privé perdent leur emploi.

Conséquence absurde de cette obsession : notre pays, qui devrait être le plus riche du monde compte tenu de ses avantages naturels et de la qualité de sa force de travail, s’appauvrit à vue d’oeil. Comme je l’ai écrit dans mon livre, Des lions menés par des ânes (Robert Laffont, 2003), les entrepreneurs français sont comme le tiers état en 1789 : ils portent sur leur dos la noblesse (le système politique) et le clergé (le système syndical). La France en crève. Elle est sur le chemin que suit l’Argentine. ...".

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 30 2014

Edito - Le dangereux retour des austéritaires, au PS !

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Paradoxe assez incroyable qui démontre à quel point la décomposition de la pensée économique, alors que les preuves des méfaits des politiques austéritaires ne cessent de s’accumuler et sont aujourd’hui admises par des intellectuels de tous les bords, le PS y cède de plus en plus, comme le montre le dernier rapport de la Cour des Comptes et le rapport de Jean Pisani-Ferry.

Quand un socialiste propose de faire du Sarkozy !

Le PS est vraiment dans une phase de décomposition intellectuelle avancée pour produire une intelligentsia qui embraye le pas à la pensée économique de la droite la plus bête, pour paraphraser Paul Krugman au sujet de la défense de la politique de l’offre de François Hollande. Didier Migaud, député « socialiste » nommé par Nicolas Sarkozy à la tête de la Cour des Comptes, a publié un rapport qui questionne la capacité du pays à tenir ses objectifs de réduction du déficit budgétaire et propose de réanimer la politique initiée par Nicolas Sarkozy, visant à supprimer 10 000 postes de fonctionnaires par an, mais en incluant les collectivités locales et la Sécurité Sociale au lieu de la limiter à l’État. Il avait déjà critiqué la promesse du président de créer 60 000 postes dans l’éducation, malgré un véritable besoin.

Jean Pisani-Ferry, ancien conseiller économique des ministres de l’économie de Lionel Jospin de 1997 à 2002, pousse encore plus loin la logique austéritaire. Il dénonce le poids des dépenses publiques « 12 points supérieur à l’Allemagne », en feignant d’ignorer qu’il compare des choux et des carottes et que la réalité est beaucoup plus équilibrée, notre service public étant beaucoup plus étendu que vos voisins. Il propose de diminuer les dépenses publiques de 54,8 à 48,8% d’ici à 2025, soit un effort de 0,6 point de PIB tous les ans. On suppose qu’il ne prend pas en compte le fait que la baisse des dépenses réduit le PIB, d’un coefficient de 0,9 à 1,7 selon la dernière étude du FMI. Une telle baisse réduirait le PIB de 5 à 10% sur 10 ans, ce qui contredit complètement l’objectif de réduction du poids de la dette, qui serait augmenté d’autant, comme cela se passe dans une partie des pays de la zone euro.

L’austérité est contre productive

Il y a quand même quelque chose de piquant à voir des socialistes proposer de démanteler l’État et baisser les dépenses publiques alors même que le très libéral et anti-Etat The Economist vient de publier un long article démontrant les ravages des politiques d’austérité. Il est tout de même effarant que des hiérarques socialistes ferment les yeux sur les ravages des politiques suivies dans le reste de l’UE, la Grèce où des études suggèrent que pas moi de 30% de la richesse nationale aurait été perdue depuis 2007, avec son cortège de chômage et d’effondrement du pouvoir d’achat (28% en Irlande et 18% en Espagne). The Economist soutient que la crise aura également un effet sur le long terme en réduisant les dépenses d’investissement des entreprises, ce qui sera un handicap pour le futur.

Paul Krugman, qui a démonté les politiques austéritaires dans son dernier livre, livre un jugement sévère sur l’UE. Pour lui « les problèmes inhérents à l’euro ont été aggravés par de mauvaises décisions. Les leaders européens ont insisté, et ont continué à insister, malgré les preuves éclatantes, sur le fait que la crise n’était qu’une affaire d’irresponsabilité fiscale, et ont donc imposé une austérité sauvage qui ne fait qu’empirer une situation déjà terrible » et conclut « il est terrifiant de voir un si grand nombre d’européens rejeter les valeurs démocratiques, mais au moins, une partie du problème vient des responsables qui semblent plus intéressés par la stabilisation des prix et la probité fiscale que par la démocratie ». Il est tout de même incroyable de voir le Parti dit Socialiste ignorer la voix de ce « prix Nobel d’économie ».

Merci néanmoins à Didier Migaud et Jean Pisani-Ferry de démontrer que les sommités économiques issues du Parti Socialiste ont à ce point arrêter de penser sur les questions économiques. Car outre le fait d’ignorer Paul Krugman, ils ignorent même les derniers travaux du FMI, pourtant guère suspects de laxisme.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juin 27 2014

Edito - Fonction publique : les chiffres qui font peur...

0.A00fonnction-publique-fonctionnaires-administration.pngCher Contribuable,

« La France est un pays fertile : on y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts ». Clémenceau a tout résumé il y a plus d’un siècle avec une clarté stupéfiante…

La République s’est fait un devoir de planter des fonctionnaires partout, à tous les niveaux, dans tous les endroits, sans plus savoir pourquoi !

Résultat

La France = 7 millions de fonctionnaires

En 2014, un employé sur quatre est en réalité payé par l’État.

Ainsi, la fonction publique au sens strict compte près de 4,8 millions de fonctionnaires ! Il y en a 2,4 pour la fonction publique d’État, 1,5 pour la fonction publique territoriale et plus de 900.000 pour la fonction publique hospitalière.

Mais ce n’est pas tout. 2 millions sont assimilés fonctionnaires et profitent du statut ! On en compte plus de 900.000 dans les entreprises et établissements publics, 144.000 dans l’enseignement privé sous contrat, 220.000 dans les chambres consulaires, 400.000 dans les associations subventionnées, 330.000 dans les emplois aidés…

Ces chiffres donnent le vertige et sont catastrophiques, surtout si on les compare avec des pays voisins ou similaires. La France compte 11 fonctionnaires pour 100 habitants, les États-Unis 8, l’Allemagne 6, l’Italie et l’Espagne 4 et pourtant, le service au public est assuré.

C’est évident : la France a trop de fonctionnaires, d’autant plus que plusieurs millions de ces employés sont déclarés « fonctionnaires » alors qu’ils ne travaillent pas directement pour l’État. Le statut des fonctionnaires est à revoir d’urgence pour alléger les dépenses publiques et le poids des impôts qui pèsent sur nous.

Car ce sont les contribuables qui paient les fonctionnaires, pas l’État. Ne vous laissez pas bercer par les paroles lénifiantes du gouvernement lorsqu’il dit que c’est l’argent public qui rémunère les fonctionnaires, car l’argent public sort directement de votre poche.

« L’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent des contribuables », clamait Margaret Thatcher. Cela veut dire que les 7 millions de fonctionnaires sont rémunérés avec votre argent : voilà la vérité !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 23 2014

Edito - Alstom, l'Etat et ses drôles de calculs

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La négociation de l'entrée de l’État au capital d'Alstom donne lieu à un discours politique qui s'approche du délire.

1) L'entrée de l’État coûte bien 1 milliard 700 000 000€ aux contribuables. Si ce produit tiré d'une agence de participations avait été affecté à des économies donc allégeant d'autant la charge des contribuables face à d'autres dépenses publiques, il aurait été possible de parler de "non dépense publique". Il y a bien une dépense publique par cette perte de trésorerie.

2) Ce montant aurait pu être affecté à d'autres participations à l'exemple du numérique. Des participations avec des retours plus reproductifs sur les emplois du futur.

3) L’État annonce sa décision avant même que le montant de cette participation ait été finalisé. C'est du jamais vu dans une négociation. Tout est réuni pour que l’État "monte désormais au cocotier". Le groupe Bouygues est en position de force. Sa valorisation en la matière sera peut-être celle proche de l'annonce initiale mais il y a fort à parier que des différences aux frais de l’État donc des contribuables interviendront alors dans des affaires du périmètre global de ce Groupe, façon que l’État sauve la face publiquement dans le dossier Alstom mais lâche dans la coulisse le "juste prix" du vendeur..

Imagine-t-on un acheteur dire à un vendeur :

1) de toutes les façons j'achèterai avant même que le prix définitif ne soit arrêté,

2) cet acheteur se tourne ensuite vers ses financiers pour leur dire et "cela ne vous coûte rien parce que j'avais cette somme en trésorerie donc il ne s'agit pas d'une dépense",

3) et ce même acheteur ajoute à ses financiers et :"en plus on fait une belle affaire parce que c'est la solution que je ne voulais pas au départ".

Dans la "vraie vie", les financiers diraient à l'acheteur "vous nous prenez vraiment pour ces cons, on se retire" mais là il s'agit de politique alors ... le fait "d'être pris pour des cons" était probablement acquis dès le départ une fois de plus.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mai 2 2014

Edito - Etat : quand l'ex-actionnaire devient un simple mauvais acteur

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Alstom en est le dernier exemple : l’État français est un actionnaire sur le retrait qui ne parvient même plus à trouver les signes extérieurs d'apparence pour laisser penser qu'il est devenu un simple acteur de qualité.

L'économie française dans le monde aujourd'hui ce sont des chefs d'entreprises qui la font. Pour prendre un seul exemple, Bernard Arnault est aujourd'hui le véritable promoteur et défenseur de l'image de l'économie française dans le monde.

François Hollande, Arnaud Montebourg s'agitent pour sauver les apparences pouvant laisser croire que les politiques français ont encore un pouvoir mais lequel ?

Quatre sujets peu traités à ce jour méritent l'attention dans le dossier Alstom :

1) Quelle part du produit de la cession restera dans la trésorerie de l'entreprise ou ira aux actionnaires ? C'est la seconde hypothèse (retour aux actionnaires) qui dépasse la première et de loin. Pourquoi en est-il aujourd'hui aussi peu question ?

2) Une fois la cession opérée, qui sera en position de force : l'Etat ou GE ? GE parce que toute compression des commandes publiques françaises sera l'argument pour réviser les "engagements" en matière d'emploi.

3) A quel titre l’État peut-il supplanter les actionnaires ? Existerait-il un "État actionnaire" pour les décisions stratégiques de fond mais qui ne met pas "la main à la poche" pour renflouer ou pour supporter les pertes ?

4) Pourquoi faire vivre l’État une fois de plus dans l'opposition et non pas dans le projet ? L’État serait ainsi le "vengeur des salariés" mais quand deviendra-t-il le créateur des perspectives nouvelles ?

Toutes ces questions de simple bon sens montrent bien que c'est une "pièce politique" de mauvais goût qui se déroule sous nos yeux. L'ex-actionnaire sans moyen réel qu'est l’État devient un simple mauvais acteur récitant une pièce des vieilles années mais aujourd'hui se comporter ainsi c'est agiter des mots, du vent.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE