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dimanche, janvier 18 2015

Edito - Réchauffement climatique, GIEC : le mythe est mort, vive le mythe !

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Dès la première conférence de la Terre à Rio en 1992, un collectif de scientifiques indépendants avait dénoncé les méthodes et les buts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), qui met en scène des scénarios catastrophe tel le réchauffement climatique pour influer sur la politique mondiale. Le mythe du réchauffement a aujourd’hui du plomb dans l’aile, mais déjà l’on s’active à lui trouver un remplaçant en piochant dans la panoplie des vieilles peurs, avec toujours le même objectif, une modification profonde des comportements et mentalités humains et l’instauration d’une gouvernance globale.

Reinformation.tv, ce n’est pas un secret, s’intéresse à tous les processus de manipulation qui visent à préparer et justifier la gouvernance globale en gestation, en particulier l’écologisme. Dès 1998, Pascal Bernardin avait établi dans un livre précurseur, l’Empire écologique, que, parmi les problèmes dits globaux ou systémiques, le sort de l’environnement sert de base à une intense propagande, à l’échelle mondiale, visant à faire advenir des changements politiques et moraux majeurs.

Lire la suite ici

Source : Réinformation TV

lundi, janvier 5 2015

Edito - Conférence Climat Paris 2015 : offrons des vacances à M. Hulot

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À force de crier au réchauffement, de mobiliser des fonds, plus personne n’ose dire : « On s’est trompé, le comité Nobel s’est trompé, on arrête tout ».

Sous prétexte de sauver la planète, en réalité pour une poignée d’écologistes, le Président va engager la France à porter des boulets supplémentaires pour les décennies à venir. Boulets que les États-Unis, en prétextant le refus du Congrès, mais aussi la Chine et bien d’autres refuseront totalement, frontalement.

Peut-on pour autant taxer d’égoïsme ces pays non signataires ?

Claude Allègre avait, il y a longtemps, dénoncé les conclusions du GIEC. Puis il y a eu de nombreuses publications scientifiques (de Vincent Courtillot, par exemple), de nombreux livres (François Gervais, "L’Innocence du carbone", ou plus ludique mais fort bien documenté, Michael Crichton, "État d’urgence"), et une pétition a rassemblé aux États-Unis 30.000 scientifiques s’élevant contre les affirmations du GIEC...

Plus récemment, un scientifique français reconnu, Philippe de Larminat, a publié un travail important (Changement climatique, identification et projections) d’où il ressort que l’effet du soleil sur le climat est beaucoup plus important que ne le dit le GIEC, et que l’effet de l’activité humaine est soit faible, soit nul.

La méthode utilisée, universellement reconnue dans de nombreux domaines, ne l’avait pas encore été sur le réchauffement : il a mis dans un ordinateur toutes les données (température, taux de CO2, activité solaire…) habituellement retenues, sans aucune hypothèse sur les mécanismes pouvant relier les unes aux autres, et a cherché quelles relations elles avaient entre elles. C’est-à-dire qu’il a fait un « simple » travail de compilation de données, d’où sont ressorties des corrélations : le réchauffement est lié aux variations de l’activité solaire, pas à l’activité humaine.

Jean Jouzel, prix Nobel de la paix au titre de sa participation aux travaux du GIEC, a déclaré au milieu de la dernière décennie : « Si le plateau continue pendant encore dix ans, Courtillot aura raison… Mais dans dix ans, il sera trop tard ».

Il voulait dire que si Courtillot avait tort, si l’homme était responsable du réchauffement, il serait trop tard pour agir.

Or, le « plateau » a continué, le niveau des températures est élevé, mais stable depuis 1998, et le discours reste le même.

Les surfaces estivales de glace en Arctique remontent très sensiblement depuis le minimum atteint en 2012, mais personne ne le dit.

Tout se passe comme si ces réalités et ces travaux n’existaient pas. Ces informations glissent sur les journalistes comme l’eau sur les plumes d’un canard.

Parce qu’à force de crier au réchauffement, de mobiliser des fonds, plus personne n’ose dire : « On s’est trompé, le comité Nobel s’est trompé, on arrête tout ». Alors qu’ils se sont trompés, qu’il faut tout arrêter.

Il faudra bien se sevrer du pétrole, mais pour des raisons économiques et géopolitiques, pas pour des raisons climatiques.

Souhaitons un échec de cette conférence de Paris, que nos décideurs ouvrent les yeux et arrêtent de vendre notre avenir contre un plat de lentilles !

Offrons des vacances à M. Hulot !

Source : Yann Sergent / BVoltaire

dimanche, septembre 28 2014

Edito - Kristine Tompkins et le Patagonia Park : sauver le paradis sur terre

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Avec le recul, l'actuelle période passera pour une bien étrange époque : des privés défendent les causes qui devraient être les priorités des institutions publiques dans un grand élan de solidarité internationale.

C'est le cas actuellement de la bataille menée par Kristine Tompkins pour conforter le Patagonia Park. Lundi 29 septembre, elle est à Chicago.

Actuellement, ce sont souvent des "milliardaires verts" qui sauvent des territoires, des espèces animales menacées ... : Tom Steyer, Richard Branson, Jeffrey Skoll, Ted Turner, Larry Page ...

La dissociation continue entre le pessimisme qui peut entourer les actions publiques et l'enthousiasme qui peut accompagner des actions individuelles.

C'est un paradoxe né au début des années 2000 et qui s'amplifie et s'accélère.

Les micro actions privées ponctuelles prennent le pouvoir. Une fragilisation des institutions publiques que personne n'avait annoncée à ce point. Jusqu'où ira-t-elle ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 25 2014

Edito - L'environnement sans défenseur en France ?

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Le fossé entre les discours officiels et la réalité des faits se creuse de façon inédite. Laurent Fabius se rend à New York dimanche pour marcher aux côtés d'Al Gore dans le cadre de la marche contre le réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique met en évidence la nécessaire lutte pour mieux protéger l'eau notamment exposée à la rareté dans des conditions sans précédent.

Et que fait le Gouvernement dans le même temps sur 2015 : il décide une ponction de 175 millions par an sur les Agences de l'Eau ! Les structures qui veillent à la cohérence des actions par grand bassin versant sur le plan national, qui participent aux financement des réseaux ... voient leurs moyens baisser de façon considérable.

C'est l'incohérence la plus totale.

Une incohérence dans le silence parce que les Verts en France, c'est d'abord la gauche de la gauche et pas des défenseurs de l'Environnement. La marque diffère du contenu réel du produit.

Une incohérence parce que les ponctions de l'Etat pour atteindre les économies nécessaires annoncées sont faites sur des organismes de terrain et pas sur les "fromages de la République" : supprimer le Conseil Economique et Social, diminuer le nombre des parlementaires ...

Agences de l'Eau, Chambres de Commerce ... : ce sont des organismes de terrain, de proximité qui vont être étranglés par des économies.

C'est un véritable démantèlement de la structure de services publics du pays.

Et ce démantèlement se passe dans le silence des politiques comme des journalistes puisque l'enjeu est le "costume de Nicolas Sarkozy pour son 1er meeting demain", la "formule assassine du conseiller de François Hollande qui ne cire plus ses pompes", le ... : décalage dramatique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Environnement : forte avancée en Californie avec l'interdiction des sacs plastiques

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Il faut lutter contre le "7ème continent". Jerry Brown, Gouverneur de la Californie, annonce son accord pour l'interdiction des sacs plastiques. Ce sera le 1er État à adopter une telle mesure.

En effet, Jerry Brown a annoncé jeudi soir qu'il approuverait une interdiction des sacs de plastique jetables, ce qui ferait de la Californie le premier à sauter le pas.

Les parlementaires locaux ont voté cette loi, qui doit être promulguée par Jerry Brown pour entrer en vigueur. Le Gouverneur doit le faire avant fin septembre. « Il s'agit d'un compromis » qui « prend en compte les besoins de l'environnement, ceux de l'économie et les demandes des commerçants », a ajouté le gouverneur.

Les sacs non réutilisables disparaîtraient des épiceries et pharmacies à compter du 1er juillet 2015, puis des supérettes et des débits de boissons à compter du 1er juillet 2016. Ces magasins pourraient alors proposer des sacs en papier ou recyclables au prix de 10 cents minimum.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 1 2014

Edito - Les "nouveaux Chefs d'Etats" ou l'opinion en quête de vibrations

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Période étonnante que l'actuelle où l'opinion semble opérer une réelle distinction entre les chefs d'Etats. A entendre les commentaires, il y aurait aujourd'hui trois leaders qui donnent le sentiment de diriger : Barack Obama, Vladimir Poutine et Angela Merkel : les "vrais " Chefs d'Etats dans la continuité historique de cette fonction. Les autres seraient tombés dans des divisions plus obscures.

Mais surtout, le pouvoir de décision serait déconnecté du pouvoir d'influence comme si le 1er était en retard ou du moins en décalage avec le second.

Il faut "sauver les océans" : Angelina Jolie intervient et les plus hautes autorités publiques écoutent attentivement son message.

Il faut mettre un terme aux guerres ou aux pauvretés en Afrique, George Clooney est auditionné au Sénat américain.

Il s'agit de lutter contre les pollutions liées au changement climatique et Léonardo DiCaprio tient conférence.

Il faut préserver l'eau douce comme source de santé individuelle et c'est Eva Longoria qui monte au créneau.

Sur FR2, hier soir, c'est à Claude Brasseur de juger les hommes politiques français quand ce n'est pas Vincent Lindon qui est pris pour référence sur l'analyse de la Vème République ... !

Ce phénomène a de quoi inquiéter. Non seulement, parce que la médiatisation d'une personne n'est pas le critère de compétence mais surtout parce que l'opinion veut vivre comme dans les films. Donc les acteurs des films deviennent des "modèles". Le défi des glaçons pour lutter contre la maladie de Charcot a levé des mobilisations incroyables. Au "propre", c'est se donner des frissons. L'opinion cherche les sensations, les vibrations, les fantasmes, les surprises et "faire comme".

Il y a donc les porteurs de mauvaises nouvelles que sont les Chefs d'Etats "ordinaires" et les chefs d'Etats des "belles causes", artistes qui se mettent en valeur en même temps d'ailleurs que la cause servie.

Comme si l'influence sur l'opinion était désormais devenue le vrai pouvoir. Etonnant et inquiétant. Pendant longtemps, les spécialistes devaient aussi communiquer. Maintenant, savoir communiquer serait la compétence sur tout... C'est peut-être une évolution un peu trop radicale ? Longtemps encore ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, août 21 2014

Edito - L'écologie, oui ! Les écolos, non !

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"Les Verts n’ont pas le bon logiciel : leur écologie punitive menace nos libertés et crée du chômage sans mettre fin aux problèmes environnementaux. En fait d’écologie, les contribuables en ont assez de la dictature des écologistes ! C’est si beau de sauver la planète avec l’argent des autres ...

L'écologie est une science, pas un thème politique ! Il faut préserver notre planète, mais aussi dénoncer les arnaques des écologistes qui usent et abusent de cette belle cause pour inventer de nouvelles taxes."

A lire absolument ! Les Enquêtes du contribuable, août/ septembre 2014. Sommaire ci-après:

L’écologie, oui ! Les écolos, non ! – Les Enquêtes du contribuable

- Le grand témoin : Christian Gerondeau

1. L’écologie, oui ! Les écolos, non !

- De l’écologie à la dictature des écologistes - Eric Woerth : « Le principe de précaution est devenu un principe de chômage » - Les Verts, fossoyeurs de l’économie française - Les OGM, la politique et l’argent du contribuable - Comment les emplois verts détruisent l’emploi privé - Pour une nouvelle politique environnementale - Pourquoi les Verts préfèrent le sociétal à l’écologie - L’écologie responsable est une idée de droite

2. Sauver la planète avec l’argent des autres !

- Les bureaucrates du développement durable - Le scandale des énergies renouvelables - Eoliennes, la grande arnaque ! - Jean-Louis Butré : « Les éoliennes sont une escroquerie » - Un vent de colère souffle sur Ségo - Quand les riverains n’en peuvent plus

3. Fiscalité écologique : l’enfer vert

- Le poids de la fiscalité verte - Le coût du Grenelle de l’environnement - Les escrocs à la taxe carbone - L’interminable palinodie de la taxe poids lourds

- H16 en liberté

- Droit de réponse de la MACS

- Le courrier des lecteurs

- La paulette, cette taxe à l’origine de cinq années de Fronde

- Bibliographie

Source : Contribuables Associés

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, juin 17 2014

Edito - Environnement : la France sous somnifère

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Rarement à ce point, le débat public français est détaché des enjeux internationaux. L'Irak s'enflamme. La France l'ignore et le Président suit le match contre ... le Honduras. Les projets sont lancés, retirés, révisés ...

S'il est une cause où la majorité sortante plurielle pourrait intervenir, c'est la cause du réchauffement climatique. Aujourd'hui et demain, une grande conférence internationale se déroule sur le thème des océans. La France est totalement absente de ce débat.

Les écologistes sont une composante de la gauche, une composante plus radicale. Ils ne sont pas une composante environnementale de la gauche. Cette évolution est une responsabilité historique de leur part.

Comme c'est une responsabilité de la part de tous ceux qui sont complices de ce positionnement avec un label qui ne correspond en rien au contenu.

La France n'a actuellement aucune politique en matière d'environnement.

Elle prend du retard sur la quasi-totalité des enjeux majeurs dont la protection de la ressource en eau. Là encore, parce que le prisme politique domine. Le dossier est abordé sous l'enjeu du statut juridique du gestionnaire et non pas de la qualité des services opérés. Aucune autre démocratie n'est victime d'un tel obscurantisme à ce jour.

La France est désormais en sommeil. Elle décroche progressivement au point d'être ordinairement absente de grandes conférences internationales. Une situation historiquement irréelle.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, juin 2 2014

Edito - Biodiversité : la remarquable initiative de Terres de Vénus grâce à Jean Charles Boué

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Je rentre du Sud Ouest via un petit détour par Bordeaux. A Brassempouy, ce petit bout d'Aquitaine aurait pu rester la belle au bois dormant du sud des Landes sans la découverte de la Dame à la Capuche.

Cet étonnant visage de femme haut de 3,4 cm et vieux de 23 000 ans, sculpté dans de l’ivoire de mammouth est d’autant plus remarquable que les représentations d’êtres humains sont très rares tout au long du paléolithique supérieur.

Son réveil a révélé son caractère de bastide anglaise du XIIIème siècle, à l'ombre de son église romane. Avec un terroir de caractère, patrimoine gastronomique et 50 000 ans d'Histoire, Brassempouy mérite le détour... Là-bas, Jean Charles Boué s'efforce au travers d'une remarquable initiative de remonter aux origines du vin.

Celle-ci est née de la rencontre de quatre passionnés : Vincent Bourg écrivain journaliste, Frédéric Nau diplômé en œnologie et géologie, Alain Dutournier chef du Carré des Feuillants à Paris (** au guide Michelin) et Jean-Charles Boué initiateur du projet.

Ces quatre gascons de cœur et d’esprit se sont associés pour faire du « vin de lambruche ou lambrusque (vignes sauvage)» sur un site préhistorique. Dans cette aventure ils vous embarquent à la recherche d’une saveur et d’un bouquet plusieurs fois millénaires!

Le projet ? : L’INRA, et le CNRS ont apporté leur concours à cette initiative.

Terres de Vénus revêt un grand intérêt pour l’avenir. Elle participe à la biodiversité et à la sauvegarde du patrimoine génétique.

0.ABrassempouy.jpgElle intègre des modes de culture anciens soucieux de l’environnement. Elle fait renaître une saveur naturelle.

Terres de Vénus c’est un programme d’observation et d’expérimentation qui permet le passage en douceur de la vigne sauvage à la vigne cultivée tel que nos ancêtres l’ont fait.

Terres de Vénus cherche à combiner les plaisirs du goût, du travail de la terre et de la culture avec un profond sens de la responsabilité à l’égard de l’environnement.

La sauvegarde de notre patrimoine génétique, la vigne sauvage, et la pratique de la biodynamie sont des aspects majeurs de cette initiative à la recherche d’un « vin de prestige » du « vin préhistorique”.

A quand une telle aventure dans le Biterrois ? Qui sera capable de refaire le jardin de l'histoire au source de la civilisation du vin dans un voyage hors du temps ? Ne pourrait-on avoir aussi notre grand Le grand élixir des âges farouches à Béziers ?

Pour de plus amples informations : Terres de Vénus

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mai 26 2014

Edito - Patagonia et le vrai débat sur les barrages

0.Adamnationposter-final-lowres.jpgYvon Chouinard (Patagonia) effectue une démarche d'une extrême qualité pour la défense de causes environnementales. C'est le cas sur le rôle actuel de barrages.

L'apport des barrages a été certain. Mais le passif des barrages a été tout aussi certain.

L'apport des barrages dans certains endroits ne se justifie plus compte tenu d 'autres avancées techniques. Mais le passif demeure tant que le barrage est là.

Par conséquent, c'est un progrès certain que de "libérer les rivières" là où les barrages ne se justifient plus.

C'est une approche qui mériterait d'être mieux défendue en France également.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, mars 17 2014

Edito - Les femmes en tête d'une écologie citoyenne

Get-To-Know-More-About-Undergoing-Breast-Enlargement.jpgA la demande de Coca-Cola Entreprise, Harris interactive a réalisé une enquête interrogeant les Français sur les enjeux environnementaux et la protection de l'environnement. A quelques jours de la journée de la femme, il s'agissait de mettre au jour le rapport de ces dernières à l'environnement, notamment par rapport aux hommes, et de déterminer dans quelle mesure elles adoptent ou pas une attitude singulière face à cet enjeu.

Que retenir de cette enquête ?

L'environnement, une préoccupation importante et croissante selon les Français, qui regrettent toutefois une mobilisation jugée encore insuffisante de la part des entreprises et des responsables politiques.

Les Français ont le sentiment qu'ils se préoccupent personnellement davantage de l'environnement que le reste de la population, a fortiori que les chefs d'entreprises et les responsables politiques. En effet, 87% des répondants qualifient cette préoccupation d'importante pour eux-mêmes (90% parmi les femmes contre 83% des hommes), un tiers la qualifiant même de très importante quand ils ne sont qu'une minorité à estimer que c'est le cas pour l'ensemble des Français (47%). Plus précisément, le niveau de préoccupation à l'égard de l'environnement des jeunes et des enseignants serait intermédiaire selon les Français, près de six sur dix ayant le sentiment que l'environnement constitue une préoccupation importante pour ces deux catégories. Enfin, la situation dépeinte par les Français est plus critique à l'égard des entreprises et des responsables politiques, seul un quart d'entre eux ayant le sentiment que ces derniers se préoccupent de l'environnement.

La sensibilité des Français dans ce domaine est bien réelle. Si la lutte contre les pollutions constitue un enjeu prioritaire pour tous, on observe néanmoins qu'hommes et femmes tendent à placer leurs préoccupations à des niveaux différents, les premiers plus tournés vers des enjeux macro (l'éco-système, le réchauffement climatique) quand les secondes prêtent une attention particulière à leur environnement immédiat, et plus précisément à leur santé.

ActuEnvironnement_4.jpgGlobalement, c'est un sujet qui anime les Français dans leur discussion mais également dans leur quotidien: 61% déclarent parler souvent de pollution et d'environnement avec leurs proches, leurs enfants ou leurs amis et une majorité de Français (68%) déclare davantage prendre en compte l'environnement qu'il y a quelques années, quand seulement 25% ont le sentiment que la situation n'a pas évolué.

Les femmes se montrent particulièrement investies dans ce domaine : 65% d'entre elles contre 57% chez les hommes parlent d'environnement avec leur entourage, et 72% déclarent se mobiliser davantage que par le passé (contre 64% chez les hommes).

Les Français se montrent toutefois plus sévères s'agissant de l'ensemble des Français. Seuls 53% pensent qu'une évolution positive est tangible à ce niveau plus collectif. A ce titre, notons que la crise économique est perçue comme un facteur susceptible de freiner, pour 78% des personnes interrogées, l'amélioration des comportements dans ce domaine.

Cette plus grande sensibilité s'accompagne dans les faits par une augmentation des réflexes vertueux, ou d'une mise en œuvre plus systématique de gestes responsables : 82% déclarent avoir changé certains de leurs comportements récemment pour tenir compte de l'environnement (avec la confirmation sur ces indicateurs d' une mobilisation plus forte de la part des femmes - 87% - que des hommes - 76% -).

Le regard porté sur les entreprises et les responsables politiques apparaît ici aussi plus négatif, la majorité des Français ayant le sentiment que la prise en compte des enjeux environnementaux par ces acteurs n'a pas évolué au cours des dernières années. Ce constat apparait d'autant plus regrettable que les Français perçoivent en ces enjeux environnementaux une opportunité tant pour les entreprises que les responsables politiques. En effet, 88% d'entre eux considèrent que la protection de l'environnement pourrait être un moteur de l'innovation en France, à l'origine notamment de nouveaux métiers, etc.

Les Français et surtout les femmes se mobilisent au quotidien en faveur de l'environnement, le tri et l'attention portée aux économies d'énergie constituant les gestes les plus emblématiques de cet engagement.

Protection1.jpgLa nécessité de se mobiliser et d'agir maintenant (77% sont à ce titre convaincus que les actions individuelles ont un impact global sur la protection de l'environnement dont 34% tout à fait) est très étroitement liée au sentiment de responsabilité à l'égard des générations futures. Ainsi, 90% des Français pensent que si l'on n'agit pas maintenant en faveur de la planète, les générations futures sont réellement menacées (dont 56% tout à fait), 84% se sentent personnellement responsables vis-à-vis des générations futures (dont 39% tout à fait).

Dans le détail, relevons que les femmes se montrent plus concernées part le sort des générations futures (88% contre 80% des hommes), tout comme les Français âgés de plus de 35 ans (86%).

Concrètement, on constate que la mobilisation des Français s'articule autour de plusieurs gestes emblématiques aujourd'hui largement répandus, sous-tendus par des motivations environnementales certes mais également financières (la recherche d'économies).

L'extinction des lumières en quittant une pièce, le tri des déchets ou encore la baisse d'un degré du chauffage dans les lieux de vie ressortent comme les gestes les plus - affirment-ils - mis en œuvre par les Français.

rooney_3.jpgLes pratiques en termes de consommation responsable, si elles existent, présentent toutefois une fréquence de mise en œuvre moins systématique. Si environ deux tiers des Français déclarent renoncer à acheter des fruits ou légumes parce qu'ils ne sont pas de saison ou revendre et donner des objets, vêtements dont ils ne se servent plus et acheter d'occasion, ils ne sont qu'un tiers à estimer le faire toujours ou presque. Parallèlement, près d'un Français sur deux indique vérifier au moins souvent le lieu de production des produits, objets, vêtements ou aliments qu'il achète quand une minorité déclare acheter au moins souvent des produits moindrement emballés / dont l'emballage est recyclable ou encore renoncer à acheter certaines marques pour en privilégier d'autres qui produisent de manière responsable. Enfin, dans le cadre des déplacements, la prise en compte de l'environnement apparaît également mitigée, une courte majorité des Français déclarant souvent réduire ses déplacements en modes de transports polluants, dont un quart toujours ou presque. Sur l'ensemble de ces comportements, les femmes se montrent plus actives que les hommes, avec des différences pouvant aller jusqu'à 16 points. Parallèlement, l'âge ressort également comme un critère discriminant, les jeunes apparaissant largement en retrait par rapport aux Français âgés de 50 ans et plus. Enfin, si les CSP- semblent moins que les CSP+ adopter une consommation responsable, l'aspect financier pouvant ici entrer en jeu, les CSP+ déclarent moins que la moyenne, avec des scores qui restent toutefois majoritaires, trier leurs déchets et baisser d'un degré le chauffage dans leurs lieux de vie.

Le croisement de données relatives, d'une part à la sensibilité des Français aux enjeux environnementaux, et, d'autre part, à leurs comportements dans ce domaine permet d'identifier différentes postures. Deux grands ensembles principaux émergent. On constate ainsi que près de 40% des Français se montrent à la fois concernés et actifs, à des niveaux divers en faveur de l'environnement, quand, à l'opposé une proportion quasi-équivalente apparaît nettement plus distante et moins impliquée. (41%). Seuls 17% des Français se situent dans une position médiane, traduisant une attitude plutôt indifférente et des comportements responsables existants mais pas directement reliés à l'environnement (recherche d'économies, habitudes...).

Cet effet de sablier tend à confirmer que l'environnement ne laisse pas les Français indifférents mais que si des progrès sont effectivement constatés, l'implication des uns et des autres demeure hétérogène. Plus précisément, on relève que les femmes, les CSP+, et les personnes de plus de 35 ans sont surreprésentées dans les groupes se déclarant les plus mobilisés, quand à l'inverse les hommes, les jeunes et notamment les 15-24 ans, les catégories modestes tendent au contraire à apparaître plus distants de ces enjeux1, un effet qui peut potentiellement être amplifié compte tenu du contexte économique qui peut mécaniquement reléguer les préoccupations environnementales au second plan chez ces populations.

L'environnement, c'est l'affaire de tous

alaunelienimage1715-0.JPGSi certaines catégories de populations apparaissent donc plus disposées à protéger l'environnement, les Français considèrent pourtant que cet enjeu est l'affaire de tous, jugeant les différentes catégories de citoyens autant disposées les unes que les autres à agir pour protéger l'environnement -quel que soit le sexe, l'âge, le statut d'activité ou encore le lieu d'habitation.

Quelques catégories se distinguent toutefois, perçues comme potentiellement plus mobilisables autour de ces enjeux, à tort ou à raison. Ainsi, aux yeux des Français, les femmes (15% plus que les hommes - 2%), à juste titre, mais aussi les jeunes (pourtant dans les faits plus en retrait) et les habitants des zones rurales apparaissent comme les catégories les plus enclines à adopter des comportements responsables. Enfin faisant écho au regard critique qu'ils leur portent, les Français ont le sentiment que les citoyens sont bien plus disposés que les entreprises et les responsables politiques à agir en faveur de l'environnement (50% contre respectivement 6% et 5%).

Les Français placent les parents et les familles en tête des acteurs qui doivent jouer un rôle dans l'éducation des jeunes générations à la protection de l'environnement et attribuent parallèlement aux femmes une place importante dans la sensibilisation et l'évolution des pratiques en faveur de l'environnement.

Au-delà des moyens qui pourraient être mis en place pour favoriser la mobilisation des uns et des autres, citoyens ou entreprises, différents acteurs sont identifiés comme pouvant avoir un rôle à jouer dans cette évolution, notamment à l'égard des jeunes générations. Ainsi, trois-quarts des Français considèrent que les parents et la famille en général occupent une place stratégique concernant l'éducation à transmettre aux jeunes dans ce domaine, juste devant l'école (61%) alors que les pouvoir publics (27%), les médias (16%), les entreprises (9%) ou les associations et ONG (5%) sont très peu cités.

Au sein de ces acteurs clés, les femmes semblent occuper une place privilégiée. Ces dernières apparaissent aux yeux de plus de trois Français sur dix davantage motivées, préoccupées, engagées, efficaces et réalistes que les hommes à l'égard des enjeux environnementaux, et environ 20% les jugent plus moteurs et informées. De leur côté, les hommes sont jugés par un quart des Français comme plus sceptiques que les femmes face à cet enjeu.

Pour autant, les femmes ne seraient pas plus influentes que les hommes pour faire évoluer les pratiques en faveur de l'environnement dans toutes les sphères de la société.

842150-plumetis.jpgAinsi, si 48% des Français reconnaissent qu'elles sont plus influentes au sein des familles, 37% au sein des écoles et 24% au sein des associations, de la société civile, les hommes le seraient davantage parmi les responsables politiques et au sein des entreprises. Si hommes et femmes dressent globalement le même constat quant à l'influence des femmes dans la sphère politique et professionnelle, ces dernières se considèrent, davantage que les hommes, plus influentes qu'eux au sein des trois autres milieux.

Les enjeux environnementaux sont aujourd'hui pleinement appréhendés par les Français. Les Français et notamment les femmes se montrent extrêmement attentifs à la nécessité de lutter contre tout ce qui serait de nature à lui porter atteinte et notamment toutes formes de pollution.

Dans ce contexte, les Français et surtout les femmes déclarent se mobiliser davantage que par le passé en faveur de l'environnement mais regrettent une mobilisation jugée toujours insuffisante de la part des pouvoirs publics et des entreprises. Cette diffusion des bonnes pratiques, au premier rang desquelles les efforts pour réduire sa consommation d'énergie, ou encore le tri des déchets, ne doit toutefois pas masquer des différences qui restent importantes d'une catégorie de population à une autre. Ainsi, les femmes se révèlent et sont perçues comme particulièrement actives dans ce domaine, quand les jeunes et les catégories modestes notamment se montrent plus distants. Enfin, si les parents et l'école émergent comme des acteurs clés pour l'éducation des jeunes générations, les Français accordent également une place toute particulière aux femmes dans ce domaine, jugées plus investies et motivées que les hommes. Ce potentiel semble toutefois pouvoir davantage s'exprimer au sein de la famille et de la société civile qu'au sein des entreprises ou de la sphère politique où leur influence est perçue comme limitée.

Méthodologie : Enquête réalisée en ligne du 18 au 20 février 2014. Échantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE