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Le 27 janvier 1945, l'armée soviétique libérait le camp d'Auschwitz où plus d'un million de personnes avaient été exterminées.

En plein milieu du 20 ème siècle, chacun constatait que l'enfer avait été sur terre.

C'est toujours avec une profonde émotion pour moi que ces évènements sont célébrés. Mon grand-père paternel a été déporté à Flossenbürg. Pendant ma jeunesse, la déportation était un sujet à ne jamais aborder. L'homme joyeux qu'était mon grand-père paternel se fermait immédiatement : plus un mot. Les films sur la seconde guerre mondiale, alors nombreux, n'étaient pas vus en famille pour ne pas raviver la mémoire.

Ou plutôt la mémoire était toujours tellement là qu'il n'était pas nécessaire de tout remettre à la surface.

Les effets de cette période sur moi ont toujours été nombreux et forts. Je n'ai jamais pu aimer les allemands : comment en plein milieu du 20ème siècle, une nation peut-elle franchir tant de frontières de l'humanité pour s'en remettre à un tel enfer ?

J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour cette génération. Pas seulement par respect pour la génération de mes parents mais aussi parce que cette génération a eu une force irréelle : reconstruire, pacifier, développer, connaître dans une même vie les tickets de rationnement et la société de consommation des années 80. Incroyable !

Mais une génération qui n'a jamais oublié l'essentiel, qui a su garder des valeurs solides. Parce qu'elle avait connu l'enfer.

Il y a des jours où la rédaction des articles de ce blog est légère, quasi-printanière selon les sujets. Aujourd'hui, c'est l'opposé. Parce que l'enfer sur terre date de seulement 70 ans, c'est si proche !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE