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samedi, février 7 2015

Edito - Philosophons...

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"La politique, c'est l'art de faire croire au peuple qu'il gouverne"

Louis Latzarus

Guillaume de Thieulloy, dans les 4 Vérités, s'inquiète des appels fréquents à la constitution d'un "gouvernement d'union nationale" :

"(...) À première vue, l’idée est bonne. Si toutes les bonnes volontés s’accordaient pour mener ensemble les réformes nécessaires pour sortir la France de l’ornière, nous devrions y applaudir chaleureusement.

Le problème, c’est que je doute fort que ce gouvernement d’union nationale soit un gouvernement au service de la France et des Français. Il y a, au contraire, tout lieu de croire que ce soit un gouvernement au service de l’oligarchie pour parachever la spoliation des contribuables et la suspension des libertés publiques pour les citoyens.

Rappelons que le FMI a « conseillé » aux États endettés de confisquer une part substantielle du patrimoine privé. Et, en matière de libertés publiques, il suffit de regarder ce qui se passe en ce moment au nom de la lutte contre le terrorisme…

Il me semble, par ailleurs, assez probable que notre confrère Emmanuel Ratier ait raison et que la manifestation du 11 janvier soit une sorte de « répétition générale » de ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen se trouvait au 2e tour de l’élection présidentielle en 2017.

Ces grandes manifestations « républicaines » se reproduiraient pendant 15 jours pour déjouer le « péril fasciste » – le qualificatif « républicain » ne servant plus à désigner un mode de gouvernement, mais à dire qui est fréquentable et qui ne l’est pas.

Vous aurez, à ce sujet, noté avec quelle facilité – et quelle complicité médiatique – le FN a été prié de ne pas participer à la manifestation du 11 janvier. Puisqu’il est entendu que ce n’est pas un parti républicain (beaucoup moins, naturellement, que les autorités saoudiennes ou turques présentes !), il était « logique » qu’il ne soit pas présent dans une marche « républicaine » ? De même qu’il était « logique » d’interdire, au nom de la « laïcité » et de la « république », la manifestation des associations « Ri­poste laïque » et « Résistance républicaine », puisque l’oligarchie avait décidé que ces dernières n’étaient ni laïques, ni républicaines !

Jusqu’à présent, il était possible à ceux qui ne voulaient pas entendre ces inquiétudes sur les missions d’un éventuel « gouvernement d’union nationale » de crier au populisme. Mais, tout récemment, est arrivé un événement décisif : un véritable coup d’État organisé par le « système » en Suède.

« Le Monde » commente ainsi : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste d’extrême droite ».

Vous avez bien lu : « nuisance parlementaire » ! C’est au nom de la république et de ses valeurs que l’on bride, non plus seulement le peuple, mais même les parlementaires qui auraient le mauvais goût de ne pas applaudir à toutes les décisions de l’oligarchie !

L’excellent site « Contrepoints » a, quant à lui, commenté : « Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient de tomber ».

Concrètement, que s’est-il passé ? Un parti dit « populiste », fort de 12 % des suffrages, est parvenu, en s’alliant avec un autre parti, à mettre le gouvernement en minorité sur son budget.

C’est le jeu classique de la vie parlementaire et on ne voit pas bien où est le mal. Cependant, cette « nuisance parlementaire » du parti « populiste » a entraîné une réaction, dont il y a effectivement tout lieu de craindre que, comme le dit « Le Monde » (vous savez ce journal « neutre » et « objectif » qui avait applaudi à la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges !), elle ne soit prise en exemple ailleurs, et notamment en France.

Droite et gauche se sont alliées, dans un accord valable jusqu’en 2022, en se répartissant les postes ministériels, indépendamment des résultats électoraux à venir.

Il est impossible de dire plus crûment que les élections ne servent à rien. Il est impossible de dire plus crûment que nous ne sommes plus en démocratie – si tant est que nous l’ayons jamais été…

Voilà ce qu’est un « gouvernement d’union nationale », dont tant de voix « autorisées », des « grands » médias à François Bayrou, en passant par Manuel Valls ou Alain Juppé, réclament la mise en œuvre en France – là aussi pour contrer le « populisme ».

Franchement, à part l’hypocrisie, on voit mal ce qui distingue un tel régime d’une dictature !"

Et si le "parti populiste", qui incarne plus que jamais l'opposition, devenait majoritaire ?

mercredi, janvier 28 2015

Edito - Le Trombinoscope prime Briois, Bartolone boycotte la remise des prix

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Le prix du Trombinoscope, annuaire des principaux acteurs de la vie publique, est attribué depuis 23 ans.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS) refuse de participer mardi soir à la remise des prix politiques du Trombinoscope en raison du prix «de l’élu local de l’année» décerné au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a-t-on appris dans son entourage.

Le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année», et Steeve Briois comme «élu local de l’année».

«On sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015», a répondu l’élu frontiste dans un tweet. «Ça appelle à "l’union nationale", mais ça boude quand un maire FN est "élu local de l’année" : «Bartolone zéro pointé de l’année !», a ajouté un autre vice-président du FN, Florian Philippot.

Source: : Libération

lundi, janvier 26 2015

Edito - Tous les partis européens de gouvernement ligués contre Syriza

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Syriza a remporté hier une magnifique victoire aux élections législatives grecques. A minuit passé, on parle de 36 % des suffrages devant Nouvelle Démocratie (29 %), et peut-être la majorité absolue, à 151 sièges. Enfin, à deux sièges prêt. Tous mes amis grecs font la fête, et moi aussi. Une bonne bringue, ça fait du bien, et demain tout démarre.

Le programme de Syriza, c’est d’abord un plan d’urgence, et nous allons voir cela dans les semaines qui viennent :

- le salaire minimum porté de 580 à 751 euros ;

- le seuil d'imposition remonté à 12 000 euros annuels,

- le 13e mois de retraite rétabli pour les retraites inférieures à 700 euros,

- l'électricité offerte et des coupons d'approvisionnement à 300 000 ménages au moins,

- les habitations principales protégées des saisies,

- l'accès gratuit aux soins,

- la taxe sur le fuel domestique supprimée,

- le nombre de bénéficiaires de l'assurance chômage accru.

Syriza a ensuite des propositions pour systématiser ce plan anti-austérité, et pour un coût total de 12 milliards d'euros… compensé en réduisant le remboursement de la dette (175 % du PIB), en luttant contre la fraude fiscale, la contrebande, et en réaffectant des fonds européens. Réjouissant.

Le problème est qu’en trésorerie, la Grèce est à sec, et qu’il va falloir passer le gué… A priori, ça va être dur-dur, mais ce n’est pas impossible car personne ne veut l’épreuve de force. La Grèce reste une économie modeste au niveau européen (je veux dire que ce n’est pas l’Espagne, elle aussi mal en point), et Bruxelles – Euh, pardon, la Bundesbank – ne veut pas jouer la crise. Si ça se gâte la Grèce laissera entendre qu’elle quitte la zone euro, ce qui n’est pas son projet d’origine, et Bruxelles – Euh, pardon, la Bundesbank – est prête à faire beaucoup pour que ça ne casse pas.

Finalement, le gros péril,… c’est que le plan risque de marcher,… et ce sont alors les partis de gouvernement européens vont alors prendre le relais de Bruxelles – Euh, pardon, de la Bundesbankpour dézinguer la Grèce, car la réussite de Syriza serait leur naufrage politique. Que resterait-il au parti « socialiste », genre Hollande-Macron-Valls, si Alexis Tsipras réussit ? Mais que resterait-il aussi à nos deux autres flans de la politique, l’UMP et le FN ?

Allez, on va suivre ça de près, en incluant tous les coups tordus, mais sans complotisme, cela va de soi… Il n’y a dans ce bas monde que des âmes pures.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, janvier 15 2015

Edito - La politique française à l'heure de 24 heures chrono

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Cette série TV au succès international a installé de nouveaux codes dont le rythme particulièrement soutenu. Des observateurs sérieux évoquent même qu'elle aurait été la "vraie" rampe de lancement de Barack Obama dans la lignée du Président Palmer.

24 heures chrono, c'est le nouveau rythme de la politique française. Les rôles sont bien répartis. Manuel Valls est Jack Bauer : sur tous les fronts à la fois, prêt à prendre des "libertés" avec les libertés pour protéger à tout prix. François Hollande est le Président Palmer : face à l'activité du 1er il incarne le calme, le recul.

François Hollande se positionne comme le ciment de la nation et tous ses nouveaux réseaux sociaux à l'exemple de Vine retracent l'union nationale autour de François Hollande.

Les journalistes impulsent le rythme sur le terrain tout particulièrement avec les reportages multi-géographies.

Quant à l'opposition politique, elle est spectatrice de la "nouvelle vie politique". Étonnant à ce point comme elle est parvenue à "perdre la main".

Quant à l'opinion, elle semble se prêter au scénario avec une faible exigence pour l'instant sur la cohérence des propos comme des visions dans la durée. Elle reprendrait les déclarations des uns et des autres il y a seulement un mois, les contradictions seraient manifestes.

Mais le scénario a changé et le nouveau rythme a aussi installé ses nouveaux mots. Rassurant face au drame mais très inquiétant sur le fond.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, décembre 31 2014

Edito - Un jeune homme de 29 ans sans abri meurt de froid à Douai (Nord)

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Dernièrement, un homme sans abri – un jeune homme de 29 ans – a été retrouvé moribond, saisi par le froid, ce samedi 27 vers 11 heures, à Douai (Nord), dans le parking intérieur d’un établissement scolaire. Quand les services de secours sont arrivés, sa température avoisinait les 25 °C. Il a été conduit au centre hospitalier de Dechy, mais en vain : il a succombé vers 15 heures, des suites de cette hypothermie.

Le ministère de l’Intérieur s’est immédiatement rendu sur place, pour témoigner de la solidarité du pays face à « une mort si injuste, fruit d’une insupportable violence sociale ». Dont acte. Les contacts ont été pris avec la famille pour lui apporter soutien et réconfort. Cette intervention est la moindre des choses. Le Premier ministre a demandé à ce que les plans d’urgence soient placés au plus haut niveau, demandant au pays « face à cette radicalisation rapide du froid, de regarder en face les défis qui le minent, et au premier rang desquels les inégalités sociales et la grande pauvreté ». On le serait à moins. Soulignant que « avec cette mort si injuste c’est l’article 1 de la Déclaration de 1789 – Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits – qui est en berne », il a ajouté solennellement : « Nous sommes tous des sans-abris ». C'est beau et con à la la fois mais tout simplement écœurant... On comprend en effet l’émotion d’un gouvernement qui a placé toute son action sous le spectre de « l’égalité »François Hollande en était tout retourné… Le président de la République a appelé le pays à garder son calme, et il a convoqué une réunion interministérielle d’urgence car « il est inacceptable qu’un de nos compatriotes puisse mourir au cœur de nos cités, dans un lieu public, et de manière aussi atroce : la misère, la solitude, le froid. Le changement, c’est maintenant ».

Vraiment, je commence à en avoir marre, à être exaspéré… On connait la litanie : plus de sous pour les sans-abris, les collectivités sont au taquet, l’État ne peut pas faire plus… Pour situer le débat, une autre information nous vient ce jour : l’abandon de l’écotaxe va conduire l’État à verser en indemnisation à la société Ecomouv’ la somme de 839 millions d’euros.

Nous sommes bien gouvernés… J’ai juste envie de vomir.

Et vous ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, novembre 11 2014

Edito - Reculade du Gouvernement sur la fin des départements

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Les départements pourraient finalement ne pas disparaître. Manuel Valls a affirmé, jeudi à Pau devant les élus des départements de France, le « besoin de cet échelon intermédiaire » entre les régions et les communes.

Disparaîtront, disparaîtront pas ? Les annonces successives se contredisent sur l’avenir des assemblées départementales. Dernier épisode en date, jeudi à Pau, à l’occasion du congrès de l’Assemblée des départements de France (ADF). Le Premier ministre s'est fait l'avocat du département après avoir pourtant annoncé sa suppression lors de sa prise de fonction. Manuel Valls a souligné, jeudi le « besoin de cet échelon intermédiaire » entre les régions et les communes.

Les départements « ont des compétences de proximité, de solidarité tout à fait essentielles », a plaidé le premier ministre. ''« Pendant cinq ou six ans, jusqu’en 2020-2021, ces compétences seront confortées, clarifiées, parce qu’on a besoin de cette solidarité, de cette proximité, de cette efficacité. C’est ce message, destiné à rassurer les élus des conseils généraux si c’était nécessaire, que j’ai voulu délivrer»'', a-t-il ajouté.

Plus de suppression à l'horizon 2020, mais une évolution ?

La fin des départements promis par Manuel Valls lors de son premier discours de politique générale, est-elle oubliée ? Pour le moins, le débat est repoussé. Le Premier ministre a rappelé, jeudi à Pau, qu' « après 2020, le paysage territorial aura évolué. Les régions se seront appropriées leurs nouvelles compétences ; les intercommunalités structureront – plus encore qu’aujourd’hui – les territoires. Alors, le cadre départemental pourra évoluer. Nous devons le faire sereinement, et par étapes ».

Signe que les départements ont à nouveau l'oreille du gouvernement, ils ont obtenu la pérennisation des droits de mutation, leur principale ressource, et Manuel Valls a également conforté les compétences sociales des départements et promet une réforme du financement du RSA.

Source : VOnews.fr

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, novembre 9 2014

Edito - L'art de l’intimisme en politique : François Hollande tué par sa com

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La plus grande erreur de ce quinquennat sera probablement la communication présidentielle. Au fond, François Hollande aura été le premier homme politique tué par sa com.

Que l'on considère le fond ou encore la forme de l’intervention du chef de l’État sur TF1 le 6 novembre devant les Français, nombreuses sont les illustrations indiquant que l’intimisme est plus que jamais devenu une stratégie de communication prisée par François Hollande.

François Hollande a veillé à utiliser un ton très bas et patelin, à formuler classiquement mais systématiquement des questions aux Français qui exposent leur cas afin de démontrer l’écoute accordée et l’attention portée à leur situation personnelle. Il nous a plongés dans une mise en scène qui avait pour vocation première d’appliquer la théorie nord-américaine dite du soft paternalisme.

Il s’agissait pour le Président de la République de susciter l’adhésion de son auditoire dont la défiance n’a jamais été aussi grande sous la Ve république. Pourquoi et comment ? D’abord parce que François Hollande et ses spin doctors ont compris que la télévision a un défaut : le spectacle de l’émotion est plus fort que ce qui y est dit. Ensuite parce que jamais un président de la République n’a été dans une telle situation vis-à-vis de son opinion publique. Il fallait les réconcilier.

La stratégie du Père tranquille

Les Français ne le comprennent plus. Les Français ne le suivent plus. Pire, les Français ne l’écoutent plus. Le mieux était donc aux yeux de l’Élysée d’aller se confronter au terrain et de mettre en scène le fait qu’il était un Français parmi d’autre. Il venait ainsi dire aux Français : je suis normal. Je suis comme vous. Je suis l’un des vôtres. Bref, il enfilait son costume de Président Normal. Comme pour regagner sa légitimité perdue. Peine perdue. Les Français se souviennent avoir voté contre Nicolas Sarkozy et ses excès comportementaux, ils attendaient d’être rassurés d’avoir voté pour François Hollande.

Cette émission a révélé la stratégie de l’équipe de spin doctors du palais de l’Elysée. Il s’agissait, pour eux, de représidentialiser François Hollande et d’installer dans l’opinion l’image d’un « père tranquille de la Nation ». À plusieurs reprises, le président de la République se désignera lui-même du doigt comme pour se renforcer et rappeler le personnage qu’il incarne.

En considérant que le geste est travaillé parce qu’il fait la majorité du sens du message perçu et retenu par le téléspectateur, cela est important.

Deux autres gestes sont particulièrement révélateurs. Lorsque François Hollande fait un geste avec le plat de la main vers le bas en parlant de Manuel Valls, c’est, aux yeux de tous, le symbole du "Le patron c’est moi".

Le moulinet

François Hollande multipliera le geste dit du « moulinet » afin de symboliser le changement. On sent qu'il l'a appris. Ce n’est pas naturel et ce geste est exactement celui qu’il ne faut pas utiliser pour réconforter et apaiser son interlocuteur. Encore une fois, c’est raté.

L’un des plus grands enjeux en participant à cette émission, pour François Hollande, c’était de lutter contre sa propre caricature politique qui s'installe durablement dans l’opinion publique et qui confirme ce qu’avait en son temps prophétisé Jacques Pilhan : Si on n'est pas président tout de suite, on ne le devient jamais. François Hollande a l’image d’un président de la République qui n’a que le titre et n’a pas encore su habiter sa fonction.

François Hollande a voulu à tout prix apparaître comme « le Président de la République des Français d’en-bas ». Il a pris le risque dangereux de renforcer le sentiment des Français : les politiques parlent trop pour ne rien dire.

Aussi, il faut remarquer que ce format d’émission était peu judicieux. L'analyse de cas particuliers rend la politique de François Hollande complètement illisible. Il n’a pas su lier les situations personnes de Français qui l’interrogeaient avec ses choix politiques.

Au total, l’émission met en évidence l'existant. Il était illusoire de tout miser sur une émission pour redresser l’image présidentielle. Nous l’avions dit. Parions qu’elle n’aura au final fait, au mieux, que conforter les traits d’image du Président de la république dans l’opinion. Au pire, elle les aura aggravés.

Fâcheux lapsus

Le plus intéressant et le plus dramatique de l’émission, c’est la multiplication des lapsus particulièrement forts de sens. Ils révèlent la tension qui est celle du Président de la République lors de l’émission.

Il dira ainsi « que mes petits enfants ne me disent pas que même pour le réchauffement, je n'ai rien fait »

Il parlera de « charges pondérales à porter »

Pire, alors qu’il tente de sortir d’une séquence conjugale désastreuse, il évoquera « ses vies privées » comme pour parler de « ses double vies ».

Enfin, il y aura le « J'ai mis les douchées doubles »… Autant dire que la démonstration du volontarisme en politique est ratée.

On pourrait aussi et surtout être particulièrement stupéfait devant les formules maladroites utilisées par le président de la République de la cinquième puissance économique du monde qui affirme qu’il « a passé 30 ans de sa vie à fréquenter les bistrots » après avoir dit qu’il allait « nous raconter une histoire ».

De quoi rire

On pourrait aussi parler de la désastreuse formule : « Non, ça ne coûte rien, c'est l'État qui paie ».

Un François Hollande approximatif, privé de bilan sur lequel s’appuyer pour mener une politique du résultat par la preuve et n’ayant pas la capacité de formuler de véritables annonces courageuses pour l'avenir de la France... Dès lors, __la question de l'utilité de cette allocution se pose. L’équipe de François Hollande__ a échoué à organiser la rencontre de l’homme et de l’opinion.

Quant à son équipe digitale dont les nominations avaient été mises en avant tout au long de ces derniers jours, autant dire qu’elle a été inexistante tout au long de l’émission. Le vrai désastre est d’ailleurs ici. Comment un Président de la République peut-il aujourd’hui ne pas être appuyé par un vrai dispositif d’influence digital alors qu’il participe à une émission dont les enjeux d’image sont pour lui, majeurs. Le résultat est à la hauteur du désastre : des dizaines de milliers de tweets moqueurs ont été publiés par les twittos. Après tout, pourquoi s’en priveraient-ils ? Le Président de la République leur a fourni de quoi rire, contre toute attente… et à son détriment !

La plus grande erreur de ce quinquennat sera probablement la communication présidentielle. Au fond, François Hollande aura été le premier homme politique tué par sa com.

Florian Silnicki est expert en stratégies de communication.

Source: Liberté politique

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, novembre 4 2014

Edito - François Hollande à nouveau candidat

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La politique n’aimant pas le vide, voici le nouveau spectacle : « Hollande candidat ». Ça peut surprendre, mais c’est en fait une évidence,… et qui l’en empêcherait ?

On peut faire des pages et des pages avec ses échecs, à commencer sur le chômage et la dette, sa politique molle et insaisissable, ses attitudes de fuite, son gouvernement de sales gosses, ses amours casqués, et encore, et encore… Peu importe : aussi nul que soit le bilan, aussi désespérant que soit ce naufrage de la Gauche, François Hollande a les mains libres pour être candidat pour 2017, et il a déjà fait son choix. Il doit se délecter en passant en revue la série des petits marquis qui, après s’être battus pour être avec lui sur la photo en 2012, prennent l’air aujourd’hui des grincheux critiques,… et se battront à nouveau pour être avec lui sur la photo en 2017.

La raison de l’assurance sereine de François Hollande est qu’il est président de la République, cette fonction iconoclaste qui, par la maladie gaulliste, centralise tous les pouvoirs, et qui a été encore dopée par le quinquennat, avec les législatives dans la foulée des présidentielles. Une seule élection compte,… et il n’y a pas de meilleur poste pour la préparer qu’en occupant la fonction.

C’est le truc génial. Quand tu es président, tu es en campagne électorale permanente, en pouvant mobiliser tout le staff, tous les moyens de la République, et tous les médias, tout en exerçant aussi le pouvoir, jouant avec les effets d’annonce, les nominations, les inaugurations, le calendrier… Alors, le camarade ne va pas s’en priver.

Il n’a plus la cote ? Et alors ? Y-a-t-il une seule personne au sein du PS capable de se déclarer candidat contre François Hollande président sortant, et d’imposer au PS d’organiser des primaires l’opposant au président de la République en cours de mandat ? Vous pouvez rêver…

El Blancos est un pur gadget, magnifiquement embauché par le cynique François Hollande pour jouer le rôle de l’idiot utile. Il va l’user jusqu’à la corde, et le jettera quand il voudra, comme il voudra. Manuel Valls alias El Blancos, qui n’a aucun appui dans le PS, est un leurre. Alors qu'il doit son semblant de côte à la Droite, il a fini de se piéger tout seul en proposant de changer le nom du PS ou de gouverner avec Bayrou. Tchao kleenex !

La seule qui pourrait, c’est Martine Aubry. Elle agite beaucoup les réseaux ces temps-ci, et veut refaire une bonne opération pour le congrès du PS, base sur laquelle elle jouera son influence. Mais est-elle en position de créer un rapport de force tel qu’elle amènerait François Hollande à renoncer à se présenter ? Et comment ferait-elle ? François Hollande, tout en faisant campagne comme un damné, jouera la carte de « moi, je gouverne, ce n’est pas encore le temps de la campagne », bloquant tout initiative du genre des primaires, alors que ces élections internes doivent être faites bien en amont du scrutin. Et puis cette ombrageuse a-t-elle envie de se lancer dans une bataille aussi incertaine ? Elle n’en montre aucun signe.

Alors reste le cas de François Hollande qui s’écroule, mais je n’y crois pas. Les institutions ont totalement blindé la fonction présidentielle, et comme ses adversaires politiques rêvent de cette fonction, ils ne prendront pas le risque de l’affaiblir.

Bon courage donc à la brave piétaille soc’… qui doit s’apprêter pour 2017 à scander en chœur « Hollande président, le changement c’est pas maintenant »…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, octobre 20 2014

Edito - Offensive de Martine Aubry : Manuel Valls bientôt minoritaire

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Un premier ministre peut-il rester en fonction si sa ligne politique est mise en minorité lors d’un congrès de son parti ? Peut-il, comme premier ministre, être le chef de la majorité présidentielle quand il est minoritaire dans cette majorité ? Peut-il être le chef du gouvernement en période de campagne électorale pour la présidentielle de 2017 s’il défend une ligne politique contraire à celle du parti ?

Ces questions posent l’équation du maintien d’El Blancos au gouvernement, et en fait fixent la date de son départ : après le congrès du PS, fin 2015 ou début 2016.

L’attaque de Martine Aubry, attendue, est sévère. Les grandes manœuvres pour 2017 ont commencé, avec la nécessité de créer un rapport de forces tel que François Hollande renonce à se présenter. Autant dire que ça va être vif, et dans son interview au JDD, Martine Aubry est claire : « Je ne me résous pas à voir notre pays s’enfoncer dans la morosité, le doute, le repli sur soi. Je ne baisse pas les bras devant la montée du Front national. Je ne me résigne pas davantage à la victoire en 2017 de la droite ». Et de poursuivre : « Nous avions prévu qu’à mi-mandat la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n’est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise. Et puis il nous faut refaire de la politique. Aujourd’hui, une raison profonde du malaise est que les Français ne comprennent pas quelle société nous voulons construire, le sens donné à l’action et les valeurs qui la fondent. Même lorsque nos réformes vont dans le bon sens, tels les rythmes scolaires et la priorité donnée à l’école, on n’a pas fixé le cap et engagé les collectivités locales à lutter contre l’échec scolaire ou à promouvoir l’éducation artistique et citoyenne. On ne mobilise pas un pays sur la seule gestion financière, on doit donner la destination du voyage ».

En toile de fond, il y a une lourde hostilité entre François Hollande et Martine Aubry, et c’est une vieille histoire. On peut dire que ces deux-là ne peuvent pas se piffrer. Les relations étaient déjà mauvaises, mais Martine Aubry sait de quoi elle parle,… vu l’état dans lequel elle avait retrouvé le PS après les années Hollande.

Mais l’essentiel est la politique, celle d’avant-congrès. Personnalité, méthode, caractère… Ça peut suffire pour diviser, mais il n’en sort rien. Là, les choses vont être différentes car François Hollande et ses enfants de chœur El Blancos et Macron ont revendiqué de passer au « social-libéralisme ». Martine Aubry répond en stigmatisant l’échec de Tony Blair et Gerhard Schröder, et revendique une nouvelle « social-démocratie ». Guerre de mots ? Sans doute, mais pas que…, et ce sera l’affaire du PS dans les mois qui suivent.

En peu de temps, le débat va s’enflammer, avec pour décor ce gouvernement qui allie à merveille les échecs et les cafouillages. Premier rendez-vous avec le vote du budget. Viendra dans le même temps deux lignes pour le Congrès : « social-libéralisme » contre nouvelle « social-démocratie ». Dès hier, Martine Aubry a mis en ligne un texte appelant aux soutiens militants. Vu l’ambiance actuelle, et ce que sont les militants restés au Parti, je vois mal comment la ligne social-libéralisme, qui signe la fin du PS, pourrait l’emporter. Martine Aubry a la cote dans le parti, et elle a des réseaux de premier ordre : les siens, ceux de Laurent Fabius et ceux de Jean-Christophe Cambadélis.

Une fois le ménage fait, à l’intérieur du PS, les primaires seront presque une formalité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, octobre 18 2014

Edito - 4 novembre 2014 : convaincre : les nouvelles règles du "Je"

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Depuis quelques mois, on assiste à une accélération des conditions de communication pour convaincre.

Trois modifications majeures se produisent :

1) Le règne de l'image : dernier exemple en date en France, Valls montre sa proximité en dormant dans les Bauges. L'image parle davantage que les discours. Et encore les politiques français dont Manuel Valls alias El Blancos ont tellement de retard dans ce message à l'oeil.

2) Le règne des images brèves : les moins de 35 ans vivent au royaume des vidéos courtes : moins de 5 minutes.

3) Le règne des images brèves à commande : à l'exemple hier des annonces de CBS, l'autonomie des spectateurs va s'affirmer face aux horaires imposés. C'est la commande qui va gagner. D'où la modification des abonnements pour les chaînes TV classiques mais surtout l'affirmation des "niches" à vidéos thématiques (YouTube...).

Cette logique est l'affirmation du "Je" à tous les étages.

La nouvelle règle du "jeu", c'est le "Je".

Dans l'entreprise et l'économie où la personnalisation de la société est incontournable.

Dans la vie publique où le style devient le message.

Les élections intermédiaires de novembre 2014 aux États-Unis ont intégré ces nouvelles obligations. Elles ne devraient plus tarder à s'imposer ailleurs.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 10 2014

Edito - Jusqu'où ira l'insouciance des parlementaires français ?

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La définition même d'une crise systémique c'est que la crise est tellement installée au cœur d'un système que ce système ne peut plus se réformer tant qu'il n'a pas connu le krach qui change la donne de façon incontournable.

C'est la situation de l'actuelle crise du système politique français.

Comment des parlementaires peuvent-ils imaginer pouvoir toujours demander des efforts supplémentaires aux autres sans donner le moindre exemple sur leur propre régime de privilèges (retraites, réserves, emprunts, rémunérations réelles ...) ?

C'est une insouciance d'une extrême gravité. Le pays est plongé dans la crise et son système représentatif est totalement discrédité, détesté.

C'est comme pour les dernières élections municipales, qui peut dire dans une Commune ayant connu l'alternance ce qui a changé ? Rien.

C'est la plus belle rampe de lancement pour le FN : PS = UMP, quant à l'autre gauche elle se dissout au pouvoir pour devenir le ... PS.

Et les cantonales de mars 2015, si cette date est confirmée en dépit de ses difficultés juridiques notamment dans le décompte annuel des comptes de campagne, risquent d'être une étape de plus sur la victoire du FN dans ce contexte : municipales + européennes + sénatoriales + second tour de la présidentielle + ... ?

Finalement, c'est peut-être cela le krach logique en bout de cycle de cette crise systémique ?

La question commence à se poser très sérieusement.

C'est étonnant combien cette question sérieuse est évitée avec insouciance, presque fatalisme comme pour le krach financier de 2008 mais là en matière politique. Comme si chacun pensait : "le système mérite de se casser la figure et on verra à se moment là". Étonnant.

Probablement la plus lourde responsabilité de François Hollande au moment où Manuel Valls alias El Blanco donne le sentiment d'avoir une telle conscience des dégâts qu'il fait tout pour être ... viré tant il cumule les provocations les plus grossières à l'exemple de la City.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, octobre 3 2014

Edito - Si Aubry continue de faire du boudin, il faudra voter Juppé

Alain Juppé

… et d’ailleurs sans doute même si Martine Aubry ne fait plus du boudin. Votant depuis 31 ans, et ayant toujours voté à chaque scrutin qui se présentait devant moi, je m’apprête tranquillement à voter pour Alain Juppé en 2017.

Rappelons d’abord, pour rester bien détendus, que le droit de vote a perdu sa valeur sacrée, initiale. C’est un plus qui fait partie d’un tout, et ce tout, c’est l’ensemble des outils permettant à un citoyen de participer à la vie politique et juridique de son pays. L’action de législateur est entourée de principes du droit, défendus sur les plans constitutionnel (Conseil constitutionnel et juges nationaux appliquant la jurisprudence du Conseil), européen (Cour de Justice de l’Union Européenne et Cour Européenne des Droits de l’homme) et international (Comité des droits de l’Homme de l’ONU). Ce qui veut dire que ce droit fondamental est à la disposition de tous pour défendre les libertés contre les abus du pouvoir – en imposant contre la loi la présence de l’avocat en garde-à-vue – ou en obtenant la reconnaissance de droits nouveaux – par exemple le syndicalisme dans l’armée.

On peut donc être un citoyen très actif, sans voter… ou du moins à renoncer à voter vu le caractère peu affriolant du menu. Stop à la culpabilisation des abstentionnistes… qui ont souvent des convictions politiques plus acérées que les votants par devoir (et avec la pince à linge sur le nez).

En 2017, on votera… si on veut.

Il y en a déjà trois à éliminer : Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ça, c’est strictement impossible. Ces petits poissons ne font pas la maille, et il faut les rejeter à l’eau.

Martine Aubry ? On verra, mais je constate que Madame continue de bouder dans son coin, en lançant quelques messages subliminaux, dont personne n’a rien à fiche. Expérimentée, et notamment dans la vie des entreprises, excellente première secrétaire du PS, elle dispose d’appuis dans tout le pays… Mais il faudrait primo qu’elle se positionne clairement comme voulant prendre la suite de François Hollande et secundo qu’elle ne nous concocte pas un de ces rafistolages délirants dont a le secret le PS. En réalité, le PS est un appareil d’une lourdeur telle que je ne vois pas comment Martine Aubry pourrait s’en affranchir, avec tous ces mendiants de la proportionnelle interne qui viennent quémander leur juste part. Si c’est dégager François Hollande pour retrouver Martine Aubry avec les mêmes et la même politique, quelques gadgets en moins, c’est niet.

Alors, voter Alain Juppé ?

Alain Juppé est plus à Gauche que François Hollande et El Blancos, et je ne pense pas qu’il nommerait un boss de la Banque Rothschild comme ministre de l’économie et des finances. Pour la politique internationale, il est l’un des rares capables de conserver la juste distance vis-à-vis des bandits en chef que les États-Unis. Sur le refus de toute familiarité avec le FN, il a toujours été nickel, et il a été l’un des premiers à dénoncer l’islamophobie comme maladie française. Ajoutez ce qu’il a fait de Bordeaux,… chapeau ! Pour le reste, et franchement, on se tape de son programme. On sait ce que valent les promesses électorales à l’épreuve des faits.

Surtout, je crois que l’essentiel est ailleurs. Ce serait bien que la présidence, qui hélas reste le centre unique du pouvoir sous cette décalée V° République, soit tenu par quelqu’un qui assume la fonction. Alain Juppé est un homme compétent, expérimenté et de caractère, ça peut le faire. Ça compte, mais nous allons voir aussi comment il va s’entourer, et réunir autour de lui, et comment il va satelliser les mouches frelatées de l’UMP.

Donc, pourquoi pas ? Une équipe de personnes compétentes pour redonner un avenir à notre beau pays ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 24 2014

Edito - Francois Hollande, Bernard Cazeneuve et El Blancos : Les trois bras cassés de l’antiterrorisme

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Les sketchs des 3 islamistes venant de Turquie et dont le sinistre de l'Intérieur avait annoncé un peu rapidement l'arrestation se poursuit. Après avoir constaté qu'ils n'étaient pas interpellé, le ministre a montré ses muscles :

"Les services français ont été informés par leurs homologues turcs de ce changement de vol après l’arrivée sur le sol français des trois ressortissants expulsés. Dès cette information communiquée aux services français de sécurité et de renseignement, ceux-ci poursuivaient les investigations dans le cadre du mandat délivré par le magistrat instructeur du pôle antiterroriste".

En fait, les trois jihadistes se sont rendus tranquillement à la gendarmerie du Caylar (Hérault). Les trois hommes ont sonné à la porte de la gendarmerie du Caylar qui était fermée. Une patrouille de gendarmerie s'est mise en route pour les récupérer. En fin de matinée les avocats se concertaient pour assister leurs clients en garde à vue.

Mais selon le sinistre de l'intérieur :

"Le dispositif Vigipirate, dans ses dispositions actuelles, est aujourd’hui opérationnel et efficace".

Inquiétant quand même que le contrôle des passeports ne soit pas plus sérieux…

Hier matin, c’étaient encore les plus mâles accents de notre governemental circus pour s’affirmer intraitable face à la menace terroriste. Dormez tranquilles braves gens, François Hollande, le supplétif et El Blancos veillent sur votre sécurité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, septembre 21 2014

Edito - Nicolas Sarkozy ou le retour d'un mort-vivant

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François Hollande a repris la politique de Nicolas Sarkozy,… et voilà Nicolas Sarkozy qui reprend le discours de François Hollande… Vous avez sûrement lu le texte de Nicolas Sarkozy sur Facebook ? Moi, oui. On dirait du pur Hollande. Un plan marketing à la noix…

C’est d’ailleurs bizarre qu’il ait choisi de communiquer par un texte, car tout le monde sait qu’il n’écrit pas lui-même. D’où cette première question : qui est la plume ? Visiblement, ce n’est plus Henri Guaino l’exalté, car le texte c’est vraiment de l’eau de boudin tiède.

Le texte a un côté première année de science Pipo, assez rigolo. « C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique »Eh bien deux ans de réflexion pour pondre ça, ça promet pour la suite ! Pas mal non plus : « On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective ». , c’est niveau Bac philo, pour les derniers de la classe ! Et bien sûr rien sans le roudoudou d’amour, tellement tendance : « J’aime trop la France »…. « Aime-moi vite, le jour se lève… » Çà me rappelle les belles années du lycée…

Normalement, je devrais republier sur ce blog (que vous pouvez voir et à revoir dans l'onglet ci-dessus dans "vous avez sûrement "lu le texte") ce chef d’œuvre de niaiseries, car il est l’expression même de la fragilité du projet Nicolas Sarkozy. Certes, le mec a du métier. Bien sûr dans le contexte économique et social des années qui viennent, tout peut arriver. Mais le plan Nicolas Sarkozy est en réalité bien plombé. Nicolas Sarkozy le battu de 2012 qui devient un espoir pour 2014, va falloir ramer.

Ça va commencer par un peu d’ivresse

Nicolas Sarkozy va reprendre l’UMP. Il l’a dirigeait de manière interposée via Jean-François Copé, alors il connait bien. Son seul adversaire est Bruno Le Maire, un type correct, mais qui n’a pas avec lui les bataillons de militants… Tous les ennemis de Nicolas Sarkozy jouent la carte légitimiste – Vive le parti et ses statuts – justement car ils veulent via les statuts imposer les primaires à Nicolas Sarkozy. Aussi, le congrès sera facile et quasi bon enfant, genre la belle Droite est de retour.

L’UMP, qui aura sans doute changé de nom, va ensuite engranger des victoires électorales, et Nicolas Sarkozy pourra faire le malin… alors que ce sera juste le mouvement de bascule liée aux dramatiques errances de François Hollande et El Blancos. Le Sénat va passer à Droite en septembre, puis suivront les régionales et les cantonales : autant de victoires annoncées pour l’UMP.

Mais pour la présidentielle, c’est une autre affaire

Le bilan accablant de Nicolas Sarkozy est encore sous nos yeux, et « c’est du lourd » politiquement, économiquement et socialement. Qui peut imaginer Nicolas Sarkozy réussissant en 2017 ce qu’il n’avait pas su faire cinq ans plus tôt ? Les salades sur l’unité du pays, c’est facile, mais quel crédit donner à Nicolas Sarkozy sur la seule question qui vaille, la politique économique et sociale ?

Et puis quel positionnement politique ? Le Sarkozy nouveau ne doit pas être celui de 2002, d’où tout le laïus sur le thème « j’ai changé ». D'accord, mais qui peut y croire ? Et quel personnage créer ? Un blaireau genre François Bayrou, mais plus à Droite ? Quelle crédibilité ? Et qui va cadenasser le mec pour que le naturel ne revienne pas au galop ?

Reste les affaires judiciaires, diverses et variées, avec deux solides de corruption de l’ami Gilbert Azibert et d’abus de confiance, pour avoir fait payer par l’UMP sa part de condamnation personnelle après le rejet du compte de campagne des présidentielles. Là, la partition est connue : c’est celle de Berlu. Taper à fond sur les juges, et crier au complot. Comme la justice est le plus critiqué des services publics, ça peut marcher. Mais politiquement c’est nul, et indigne d’une personne qui concourt à la fonction présentielle.

Nouveau chapitre, donc, avec le pataquès du Sarko Circus, et c’est vraiment une bonne nouvelle pour François Hollande : les médias vont trouver un nouveau dérivatif.

Finalement, cette lettre en dit beaucoup des approximations du projet de Nicolas Sarkozy : un discours mièvre, la recherche improbable d’une nouvelle image, l’occultation du bilan et une absence de projet économique et social. Le gout de la revanche, c’est bon pour un championnat de foot, pas pour la vie politique de l’État.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, septembre 19 2014

Edito - Marine Le Pen Présidente ? On la combattra par le droit !

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Marine Le Pen emportant la présidentielle en 2017 n’est plus une hypothèse illusoire. Chacun constate le jeu de massacre auquel se livrent la Droite et la Gauche institutionnelle, offrant à Le Pen une inespérée piste d’atterrissage.

Oui, Le Pen peut gagner

Il reste, avec une probabilité non-négligeable – la société française a tout pour réagir – le schéma heureux - avec Alain Juppé contre Martine Aubry, et Marine Le Pen dans la l’ambulance, mais François Hollande comme Nicolas Sarkozy, qui font les médias, misent tout sur un second tour contre Marine Le Pen. Or, ils sont incapables d’en maîtriser le sort… parce qu’ils ont écœurés tant de leurs partisans et qu’ils ont métabolisé tous les thèmes du lepénisme,… tous. Encore hier, les députés socialistes votaient un contrôle d’Internet que Claude Guéant n’aurait pas su faire passer. Alors… In memoriam Jean Jaurès.

Dans le jeu politique, la question centrale est celle des populations étrangères ou d’origine étrangère. Donc toutes nos amies et tous nos amis. Nicolas Sarkozy avait institutionnalisé la pensée FN au gouvernent en créant un ministère de l’Identité Nationale. Mais le succès a été ce que l’on sait, et Nicolas Sarkozy a donc du zigouiller ce ministère frelaté, confiant la question des étrangers au ministère de l’Intérieur. Ah, ça, ça compte, petit bandit. En réaction, nous avions eu tous les cris d’horreur de la belle Gauche, orchestré par l’abbé Ligue des Droits de l’Homme : de tout temps – même sous Charles Pasqua – la compétence relevait du ministère des affaires sociales, et avec Nicolas Sarkozy-le-vilain, le sort des étrangers n’était plus une question sociale, mais une question de police. Qu’a fait François Hollande une fois élu, formant son premier gouvernement ? Il a laissé la compétence au ministre de l’Intérieur. Un certain El Blancos. Une décision qui disait tout, et tout a été confirmé. Je ne développe pas, car chacun constate : François Hollande et Nicolas Sarkozy ont validé tous les thèmes Le Pen. Tous. J’y reviendrais si vous n’êtes pas convaincus.

La fin du « vote obligatoire »

Alors, l’un ou l’autre, comme vote obligatoire « pour faire barrage à Le Pen » ? Je dis non. Le vote obligatoire, c’est la rente de ces enfoirés. Je le dis clairement : demain, avec un second tour Hollande-Le Pen, je m’abstiens. Je m’abstiens,… mais je ne démissionne pas. Ne pas confondre. __ Je refuse que l’on limite, avec une injonction moralisante, mon rôle de citoyen à celui de voter, quitte à voter pour celui qui détruit mes idéaux. Le drame de l’abstention… Tu parles… Tu as vu le menu ? Tu as vu le processus de désignation des candidats, par des partis lessivés et pouraves__, tenus hors d’eau par les subventions publiques ?

Ras-le-bol de cette culpabilisation qui nous conduit à l’impasse : « Vote pour moi, même si je suis un crétin fini, car je suis moins pire que l’autre ».

Le droit est l’œuvre de tous

Chères amies, chers amis, dans un État de droit, le droit est l’œuvre de toutes et à tous. Vous êtes toutes et tous gardiennes et gardiens du droit. C’est sur ce terrain que nous devons nous organiser pour attendre Marine Le Pen et ses contaminés.

Dans des temps anciens – pas si anciens – le rôle du citoyen était effectivement limité au vote,… en ajoutant l’investissement militant dans un parti (ils étaient alors honorables), un syndicat ou une association (qui sont restés honorables).

Mais ce modèle, qui fait de vous un petit, est dépassé. Désormais l’action politique, du gouvernement et du parlement, est encadré par les principes du droit, et actionner ce droit de principes, pour sanctionner un législateur en perdition, est ouvert à tout citoyen. Le vrai rendez-vous est là.

Avec des candidats aussi largués de François Hollande ou Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen peut gagner. Ne nous racontons pas d’histoire. Dans la foulée, elle peut gagner les législatives, sur le thème : « Donnez-moi une majorité, et faisant élire députés des chèvres alcooliques, du moment qu’on leur a gravé sur le cul la marque Le Pen ».

Donc, nous y sommes. Et là chacun peut entrer en jeu, avec un rôle un peu plus puissant que de glisser, avec une pince à linge sur le nez, un bulletin dans l’urne.

D’où la question, la seule qui vaille : les normes qui fondent les principes du droit sont-elles menacées par Marine Le Pen ?

L’Europe ?

Marine Le Pen dit qu’elle veut sortir de l’Europe, ce qu’elle ne pourra faire. C’est son plus gros mensonge. Il faudrait qu’elle sorte de deux Europes : l’Union européenne et le Conseil de L’Europe. Des conséquences diplomatiques incalculables, des domaines entiers de compétences à récupérer, avec des embauches massives de fonctionnaires à former, une mélasse financière sans nom en voulant sortir de l’euro… tout ça sans créer un soupçon de croissance, ni un emploi… à part des fonctionnaires. Marine Le Pen ira donc faire son boudin à Bruxelles et Strasbourg, mais elle ne sortira pas de l’Europe : la France ne tiendrait pas six mois, et avec son équipe de bras cassés, elle serait éliminées en quelques semaines.

Le droit européen restant, nous pourrons attaquer toutes les lois et toutes les mesures réglementaires décidées par les chèvres alcooliques. Et ce sera victoire après victoire, jusqu’à humilier Marine Le Pen et ses bras cassés. Gilbert Collard, Sinistre de la Justice… Wahou, offrez-nous ce lascar sur un plateau, et on lui apprendra en deux mois ce qu’est la relativité et le surmoi !

Les autres sources des droits fondamentaux

Et puis, même si Marine Le Pen sortait de l’Europe, il nous resterait le droit fondamental issu de la Déclaration de 1789 et du Préambule de 1946, blindé par la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui en gros, recoupe la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour de Justice de l’Union européenne. A moins que Marine Le Pen supprime la Déclaration de 1789… Et puis elle pourrait aussi retirer la signature de la France du Pacte des droits civils et politiques de 1966, une autre garantie internationale des droits fondamentaux. Vas-y, chérie, tu auras pour copain la Corée du Nord…

Il faut donc s’organiser

Il y a des milliers d’associations qui peuvent exercer les recours. Alors, faites relire les statuts par des amis avocats, et préparez-vous. Vérifier la liste des adhérents, faites payer les retardataires : tout doit être nickel.

Nous cartonnerons tout les textes que publiera Marine Le Pen, avec des recours en légalité, en suspension et en responsabilité. On ne le laissera rien passer. Il faudra aussi organiser des comités de vigilance pour protéger les plus exposés, car bien sûr elle va commencer par les étrangers pauvres et malades. Quand les recours juridiques tarderont, on les planquera les plus vulnérables pour les protéger. La solidarité est un devoir.

Le respect du droit, plus fort que la loi

Marine Le Pen peut gagner par le jeu électoral, pourri jusqu’à la moelle. Mais elle se fracassera sur le respect du droit, ce droit qui est plus fort que la loi, et sur lequel elle n’a aucune emprise.

Devant nous, prend place la grande bataille du droit contre les violeurs de droit. De tout son cœur, de toute son âme, et tout son esprit, la société des citoyens va se dresser contre la baudruche Le Pen. Nous n’avons besoin ni du PS, ni de l’UMP. Qu’ils aillent au diable ! Nous allons purger le pays de cette hypothèque Le Pen, qui est une rente pour l’UMP-PS.

C’est le grand rendez-vous citoyen. Préparez-vous, et ne laissez rien au hasard. Le bataille sera rude, mais la victoire sera magnifique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 4 2014

Edito - Interview exclusive de Hollande : « L’avenir du social-libéralisme passe par le dentiste »

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- Alors, François, comme ça, tu n’aimes pas les pauvres ?

- C’est pas que je les aime pas, c’est que j’en ai rien à foutre. Et c’est pas nouveau.

- Pas nouveau ?

- Ben oui, rigolo. Mon souffre-douleur El Blancos est allé devant le MEDEF pour clamer, la larme à l’œil « J’aime l’entreprise ». Tu ne l’imagines pas aller avec les sans-dents de Paris pour leur clamer « J’aime les pauvres ». Faut pas déconner… Les pauvres menacent notre économie. C’est un mal pire que les « puissances de l’argent », qui elles, cherchent à bien faire.

- Mais c’est l’inverse de ton programme…

- Peut-être,… mais c’est la continuité de mon action. De toute ma carrière politique, je ne me suis jamais intéressé à la question de la pauvreté, et je ne vais pas commencer à mon âge ! Regarde bien : j’ai toujours fait le minimum légal, et le plus tard possible, pour les bas revenus et les seuils sociaux. Comme Sarkozy était qualifié « de Droite », il devait lâcher du lest, mais moi je suis « de Gauche », alors ça passe tout seul. Je fais des moulinets devant la statue de Jaurès, et on me fiche la paix.

- Quand même… Les appeler les « sans-dents »

- Je n’ai rien inventé. Notre profonde sagesse ancestrale nous a légué un dicton d’une grande puissance d’analyse : « Un homme sans argent est un loup sans dents ». Et puis, franchement, les sans-dents c’est « pas jojo »

- C’est pas que t’en as rien à foutre, c’est que tu les méprises…

- Mais pas du tout, je dis juste la vérité. Depuis l’Abbé Pierre, on parle des sans-abris. Moi je les appelle les « sans-dents », et il n’y a pas diffamation car le fait est vrai. T’as vu les pauvres ? Ils ont des dentitions pourries. Et mon devoir est de dire la vérité aux Français. Le mieux, c’est les sans-abris, sans-dents et sans-papiers… Ceux-là, les Roms, je leur botte le cul depuis le premier jour de mon mandat… et tout le monde applaudit ! Pour ce qui est des sans-dents, ils n’ont qu’à aller chez le dentiste,… s’ils en trouvent un qui prend les patients CMU ! L’avenir du social-libéralisme passe par le dentiste… Ce que je suis drôle…

- Et puis que je les méprise ou non, les pauvres votent pour la Gauche. Ça aussi c’est un fait. Il suffit que je dise « c’est vrai, je n’aime pas les riches » ou « mon ennemi, ce sont les puissances de l’argent », et les sans-dents votent pour moi. C’est trop drôle…

- Attention, François, il y a plein de pauvres qui, écœurés par l’incurie politique, votent maintient FN

- Mais dit donc, toi t’es un vrai puceau de journaliste… Réfléchis un peu… Pour 2017, il n’y a que le vote FN qui peut me sauver la vie, en dégageant l’UMP au premier tour…

- Et pour les puissances de l’argent, tu fais quoi ?

- Je fais le max… mais le max pour elles, pas contre elles ! Je suis leur meilleure garantie, et avec moi elles sont tranquilles. Dès qu’il y a un mouvement de grève, je culpabilise la CGT en disant qu’elle joue contre le camp du progrès social, et ça marche… C’est comme le gadget Obama : il fait comme Bush, mais avec l’étiquette morale, c’est tout bénef. Non, il faut être réaliste. Avec les mecs de Gauche comme moi, la Droite n’a plus d’avenir, car je lui ai bouffé le marché… et à pleines dents !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, septembre 3 2014

Edito - PS : C’est l’heure de Martine Aubry !

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Seule Martine Aubry est en mesure de réunir le Parti Socialiste, puis de réunir la Gauche. Certes, elle ne fait pas l’unanimité, et personne ne lui demande, mais elle dispose de nombreux et solides soutiens, avec la capacité de rassembler bien au-delà de son cercle d’amis. Elle a été une ministre respectée, et elle a un excellent bilan de premier secrétaire, alors qu’elle avait récupéré un PS largué par François Hollande. A son départ, elle souhaitait que ce soit Jean-Chistophe Cambadellis qui prenne la suite,… mais les petits morveux du « gouvernement » (El Blancos, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon) avaient imposé Harlem Désir, pour bien le manipuler. Une véritable réussite.

Ce sera pour faire quelle politique ? De la bonne politique de Gauche, gestionnaire et solidaire, du grand classique. Rien d’enthousiasmant, certes, et des choix de politique extérieure décalés. Mais avec Martine Aubry, le pays serait tenu, alors que l’amateurisme du Hollande Circus nous conduit au naufrage national. C’est une femme particulièrement expérimentée, qui connait le monde de l’entreprise. Allez faire un tour à Lille, mesurez le bilan, et essayez de gagner une élection contre elle…

Dans la période actuelle, c’est la seule capable de reprendre les rênes. Elle peut compter sur une bonne équipe, structurée autour de deux parlementaires solides, Jean-Marc Germain et Christian Paul, mais aussi des personnalités aussi diverses que Philipe Baumel, Jérôme Guedj, François Lamy et le sympathique Pouria Amirshahi. Et puis le cercle s’élargit vite, car au PS tout le monde sait qu’elle est la seule à pouvoir empêcher l’écrassement du PS, au fond d’une falaise.

El Blancos avait essayé de faire revenir au gouvernement François Lamy, qui a refusé : pas de proches de Martine Aubry dans cette équipe de bras cassés, qui fait la politique de Nicolas Sarkozy. En rechange, El Blancos a recruté Patrick Kanner, un élu du Nord comme ministre de la ville,… et aussitôt, l’équipe de Martine Aubry a expliqué que Patrick Kanner n’était pas un proche politique. Bref, la ligne est claire : Martine Aubry va se présenter comme une alternative. Ouf !

Bref, c’est l’heure de Martine Aubry, et avec deux raisons-clés.

Elle est la seule à pouvoir fédérer ce monde si remuant. Arnaud Montebourg ne vaut pas une cacahuète à côté d’elle. Il reste un trublion isolé, aussi médiatisé qu’incompétent.

Elle est la seule à pouvoir imposer à François Hollande de ne pas se représenter. Et ça, c’est la clé de tout, car un président sortant qui se représente ne peut être déboulonné par son propre camp.

Il y a peu, elle avait rencontré François Hollande – avec qui les relations sont de longue date exécrables – pour lui dire (et faire fuiter qu’elle avait dit) : « Le problème, c’est toi ». C’est une excellente synthèse.

Le Rédacteur en chef de BEZIES POLITIQUE

lundi, août 25 2014

Edito - Les grosses manips’ de l’apparatchik Arnaud Montebourg

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En lisant les titres de ce dimanche soir, j’ai cru rêver : le Parti socialiste aurait en tête une nouvelle politique économique et sociale ? Et quelle nouveauté !… La relance, une volonté pour les plus démunis et, en prime, un carton sur Angela Merkel

En réalité, ces deux lascars – Arnaud Montebourg et son servant de messe, Benoît Hamon – n’ont rien à proposer à part des formules à deux balles, et cela a toujours été la base de leur action politique. Ils n’ont aucune ambition pour changer de politique, faute de quoi ils se consacreraient à leur action ministérielle, en utilisant tous les relais qu’offre l’exercice du pouvoir. Non, leur seul but est de rafler la mise lors du prochain congrès du PS.

Ils visent à prendre la majorité – tout le monde sait que François Hollande est maintenant minoritaire chez les socialistes – ou à tout le moins à s’offrir une grosse minorité, ce qui permet ensuite d’exiger sa part dans tous les organes de pouvoir, et de se donner une bonne base pour les primaires. Et pour rameuter la troupe, rien de mieux que « Demain on rase gratis ».

La parlote à coup de phrase vide de sens, en endormant ceux qui ne demandent qu’à dormir… Ils ont toujours fait ça au Parti socialiste, et ça a toujours suffi à leur donner droit de cité, alors qu’ils sont incapables de rien faire d’autre. Aux primaires de 2012, Benoît Hamon – qui roulait pour Aubry – avait été malade de voir Arnaud Montebourg ramasser la mise du côté de l’aile gauche du Parti (expression qui me fait toujours rire). Là, les deux doivent se bouger, car ils craignent que cet électorat tant amateur de lubies se laisse draguer par un Jean-Luc Mélenchon grandiloquent, des Verts en délire ou… des frondeurs qui vont peut-être quitter leur barboteuse. Et comme la base « militante » est en pleine déprime, un petit shoot sur les lendemains qui chantent ne peut qu’avoir du succès.

C’est absolument sidérant. Depuis la SFIO toujours la même salade… : discours de gauche pour le congrès, et politique de droite dès le lendemain.

Au passage, ces deux-là avait tout fait pour faire nommer El Blancos, le fils spirituel de Nicolas Sarkozy. 4 mois plus tard, ils le dézinguent, sur une musique gauchiste. Grand sens de la responsabilité…

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont approuvé et mis en œuvre toute la politique de François Hollande. Après avoir dit exactement l’inverse auparavant. Donc, du côté de la tambouille socialiste, rien de neuf : business as usual…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE