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mercredi, juillet 9 2014

Edito - La fin de la "Sarkonostalgie"

0.A00image_BUISSON_ET_SARKO.jpgEn cet été 2014, il n'y a plus vraiment de « Sarkonostalgie ». Sa popularité diminue au fil des épisodes judiciaires, Bygmalion et maintenant celui des écoutes. On évoque même parfois les contours incertains de la campagne de 2007 et que dire de celle d'Edouard Balladur en 1995 et son financement toujours en question.

Le leadership de Nicolas Sarkozy, son autorité ont été très contestés ces dernières semaines. D'abord par l'envie de certains de le voir définitivement tourner la page et de disparaître du champ politique actif. Par d'autres aussi qui expriment, au grand jour désormais, une lassitude quant aux alternances des postures narratives utilisées par l'ex-président, tour à tour dans le registre du recours, puis du devoir ou celui de la nécessité. Les mêmes qui regrettent le doute né de l'incertitude d'un retour toujours annoncé mais sans cesse repoussé. Ne restent dans l'espérance que les fidèles de Nicolas Sarkozy.

Mais on n'hésite plus maintenant à dresser le bilan de l'UMP avec Sarkozy. Le voici :... - la création de la Halde c’est l’UMP et non le PS

- la création du CFCM c’est l’UMP et soutenu par Sarkozy

- les permis de construire pour les mosquées existent aussi dans les communes UMP

- l’immigration « choisie » qui s’ajoute au regroupement familial c’est encore l’UMP et non le PS (il y a eu plus d’immigration que sous Lionel Jospin)

- la réduction de la « double peine » c’est Sarkozy

- le bouclier fiscal qui reporte la charge fiscale sur les classes moyennes, c’est encore Sarkozy

- l’accélération de la discrimination positive sur des bases ethniques, c’est aussi c’est l’UMP

- la réduction drastique des effectifs de police et de gendarmerie c’est encore Sarkozy

- l’interdiction de poursuivre les « jeunes » jusque dans les banlieues, c’était sur ordre de Sarkozy (exécutée par Michèle Alliot-Marie)

- l’adoption de la constitution de l’Euroland en violation du résultat du referendum, c’est encore et toujours l’UMP

- le projet de construction de l’Union méditerranéenne c’est l’UMP avec comme chef de file Sarkozy

- les filières favorisées pour certaines immigrations, et spécifiquement dans le droit, c’est toujours sous la houlette de Sarkozy (effectuées par Rachida Dati)

- l’engagement aux plus hautes fonctions de l’État de Dati, Yade et Amara, c’est Sarkozy. Or tant Dati et Yade appartenaient au Club du XXIe Siècle, club pro immigration à l’extrême.

- Cette même Yade militait au PS auparavant et avait comme idoles les Black Panthers et MalcomX

- N’oublions pas le regroupement familial mis en place par Chirac (RPR devenu UMP) lorsqu’il était 1er ministre de Giscard.

- la départementalisation de Mayotte par Sarkozy, terre 100 % musulmane ce qui induit des conséquences pour le moins regrettables sur le plan financier.

- La guerre en Libye faisant la place aux djihadistes c’est Sarkozy

- La vente de la France par morceau au Qatar, c’est sous Sarkozy

- 600 milliards de dettes nouvelles

- Augmentation de son salaire à 170 % pendant que les Français essayaient de nouer les 2 bouts.

- Le métissage forcé par déclaration télévisuelle c’est Sarkozy

- Les magouilles pour son financement aux présidentielles, en totale violation de la loi, c’est Sarkozy. Les frais étant répercutés sur l’UMP qui demandera par la suite… des DONS à ses adhérents pour renflouer cette escroquerie. En clair, il a été élu président sur une fraude.

- Et bien entendu son financement via Kadhafi. Ce qui n’a pas empêché de le tuer par la suite. Faire confiance à l’UMP, symbolisée par Sarkozy qui n’a pas hésité à tuer son mécène, ce serait une preuve de maladie mentale.

- Sarkozy a usurpé l’identité d’un Franco-Israélien

- L’UMP et les 24’000 euros de frais de billets d’avion pour la femme de Copé (respéciale dédicace à tous les cocus)

- 80 millions de dettes pour l’UMP et ce parti prétend encore gouverner la France ?

J’en oublie et des meilleures.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, juin 20 2014

Edito - Nicolas Sarkozy : le zombie de 2017

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Tout indique que le président sortant de 2012, battu par François Hollande, se prépare à être pour une troisième fois candidat dans trois ans. Mais devant l’amoncèlement d’affaires et de décisions hasardeuses de sa part, on peut croire qu’il a déjà perdu ces élections.

Entre Karachi et Bygmalion

Comme les affaires n’ont pas empêché Jacques Chirac d’être réélu en 2002 et qu’elles n’ont pas empêché Alain Juppé de revenir dans le peloton de tête des personnalités de l’UMP, il est probable que Nicolas Sarkozy et son entourage ne se préoccupent pas trop du déluge d’affaires qui s’abat sur lui. Pourtant, les dernières révélations jettent une ombre préoccupante pour ses perspectives électorales. Certes, l’affaire Karachi, l’enquête sur le financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, est accablante, mais non seulement elle repose sur des faits très datés et il semble qu’il n’y ait pas de preuves irréfutables de la culpabilité de celui qui était à l’époque ministre du budget.

Mais l’affaire la plus grave est sans doute l’affaire Bygmalion, du financement de sa campagne de 2012. Il y a quelques jours, Jérôme Lavrilleux, qui supervisait son financement, a admis qu’elle avait coûté en réalité 32 millions d’euros, 11 de plus que le plafond légal de 21, couvert par des fausses factures réglées par l’UMP. Médiapart avance aujourd’hui un dérapage de 17 millions. De deux choses l’une : soit il était au courant, et alors il est disqualifié pour non-respect des règles électorales, soit il ne l’était et cela révèle deux problèmes. Non seulement, il n’aurait pas été capable de comprendre qu’en réalité le budget dérapait, mais en plus, il serait un chef qui pousserait ses équipes à lui cacher des choses importantes, ce qui n’est pas rassurant pour un candidat à la présidence de la République.

Un pari déjà perdu ?

Du coup, on peut sérieusement se demander, si, malgré de bons sondages auprès des électeurs de l’UMP, la cause de Nicolas Sarkozy n’est pas déjà perdue. L’affaire Bygmalion est peut-être encore plus grave qu’il n’y paraît, disqualifiant durablement l’ancien président pour exercer à nouveau de telles responsabilités puisque soit il est profondément malhonnête et irresponsable financièrement, soit il est un chef désastreux. En outre, on peut ajouter son bilan, suffisamment détestable en 2012 pour que la France élise un candidat pourtant guère enthousiasmant et charismatique. Pire, il est difficile de croire qu’il soit une bonne idée de donner des conférences payées des fortunes par des banquiers pour gagner les faveurs des électeurs. Le candidat de Bygmalion et de Goldman Sachs a sans doute déjà perdu.

Ce faisant, on pourrait faire un parallèle inversé avec la situation de 1997-2002. François Hollande ne pourrait-il pas être la réplique de Jacques Chirac, ce président également rapidement devenu très impopulaire pour ne pas avoir respecté lui aussi ses promesses, que personne ne voyait gagner en premier lieu et que tout le monde voit d’autant plus défait qu’il est sous-estimé. Car même si je m’oppose complètement à la ligne défendue par le président, il faut aussi reconnaître que d’un point de vue tactique politicienne, elle n’est pas sans fondement, à savoir occuper le centre pour repousser l’UMP trop à droite et se faisant, prendre le pari d’un 21 avril à l’envers, où Marine Le Pen n’éliminerait pas le PS mais l’UMP, asphyxiée par manque d’espace, les affaires et son candidat.

L’affaire Bygmalion est extrêmement grave par ce qu’elle révèle de Nicolas Sarkozy, ce qui explique sans doute que certains commencent déjà à vouloir l’écarter. Mais s’ils n’y parviennent pas, on peut croire que la partie serait alors déjà jouée, et François Hollande pourrait en être l’incroyable vainqueur.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE