samedi, janvier 24 2015

Edito - La France est-elle prête pour un mouvement comme Syriza ?

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Pour bien répondre à cette question importante, il faut identifier le sens de la dynamique Syriza. Ce n'est pas une "mode de gauche". C'est la réussite d'une course au peuple. En Grèce des leaders de gauche ont été capables de canaliser cette course au peuple. Mais le fond est la course au peuple qui veut se réapproprier sa démocratie.

Le véritable signal a été le Mouvement Tea Party aux États-Unis en 2009. C'est un mouvement d'une extrême importance qui repose sur un socle simple : les "bons citoyens contre les méchantes élites".

Des journalistes français engagés à gauche ont caricaturé à l'époque ce mouvement en mettant en relief des excès de certains candidats sur des sujets de société. Au-delà de ces clichés qui déformaient la réalité du mouvement, le Tea Party c'est une nouvelle démocratie sur trois principes :

- l’émergence de l’opinion consommatrice de résultats,

- la volonté de sanction de l’élite politique qui a été incapable de prévoir la crise, incapable de fixer une sortie rapide voire même une seule visibilité de calendrier de sortie et qui a échappé à la crise.

- le vote plébiscitaire : le scrutin est un referendum sur une ou deux questions et pas davantage. Le Tea Party était le vote sur la fiscalité et les pouvoirs de l’État fédéral. Syriza c'est sur l'austérité.

Sur ces bases, cette tendance peut-elle concerner la France ?

Oui.

Syriza c'est "je suis Charlie" mais sans l'étape du passage par l'isoloir pour ce dernier mouvement.

Ce sera une partie du vote Front National lors des cantonales.

Ce peut être l'avenir d'actuels mouvements comme Nous Citoyens ou Nouvelle Donne s'ils changent rapidement certains volets de leurs actions et de leurs images, voire de nouvelles initiatives à venir.

C'est une étape clef qui s'ouvre et que des associations locales vont devoir engager en France avec davantage de rapidité et de réactivité.

NB : Béziers notre ville (BNV) et Béziers dialogue citoyen (BDC) étaient dans une approche forte intéressante mais elles ont disparues depuis tellement longtemps et c'est bien dommage !

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Michel Onfray : « On a cassé la République »

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"Charlie Hebdo, c’était la tyrannie de l’enfant-roi :

je dessine ce que je veux, comme je veux, quand je veux, avec force scatologie. Mais si votre dessin met le feu à tous les pays musulmans de la planète, si à cause de lui on brûle des chrétiens et leurs églises, faut-il continuer comme si de rien n’était ? Certains dessins et certains propos tuent. La responsabilité n’est pas un vain mot". (...).

Source : L'Alsace

jeudi, janvier 22 2015

Edito - Bordeaux en compétition pour la meilleure destination 2015 en Europe

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Bordeaux a franchi l'étape des nominations pour être parmi les 20 villes en course pour la meilleure destination 2015 en Europe.

Il y a une indiscutable et indiscutée réussite de Bordeaux.

Cette réussite est liée à 5 facteurs :

1) Une réelle vision à long terme qui a consisté à placer Bordeaux dans les critères de la compétition des grandes métropoles européennes.

2) Pendant la Présidence Sarkozy, il faut reconnaitre que l'Etat a accordé à Bordeaux des financements considérables. Dans une ville, j'ai rarement vu autant de panneaux de travaux avec des mentions de financements d'Etat aussi importants.

3) La CUB s'organise autour de la Ville-Centre considérant que l'agglomération sera bénéficiaire de la performance de la Ville-Centre.

4) Bordeaux associe la performance économique et la qualité de vie qui passe par une ville sportive, culturelle, propre ...

5) Dans la compétition des capitales régionales, la compétition entre Bordeaux, Toulouse, Lyon, Nantes, Lille, Marseille, Strasbourg s'annonce intéressante. Montpellier devient la grande perdante des nouvelles cartes régionales.

Quant à Béziers, ville moyenne française par excellence, l'abandon du Sillon Languedocien la voue à terme à n'être qu'une sous sous-métropole de promotion d'honneur faute de se raccrocher à une locomotive comme Perpignan ou Montpellier, cette dernière tant la grande perdante dans cette affaire.

Le Parc Tertiaire Supérieur de Mazeran à Béziers qui a vocation à fédérer les activités dédiées à l'innovation est désespérément vide. Sur le papier, tout semblait briller mais plus les mois passent et plus on se dit que la réalité ne parvient à donner vie à ces dessins dorés. Et le confit qui perdure entre Robert Ménard et Frédéric Lacas ne fait que pénaliser toute l'agglomération dans son renouvellement économique et dans son positionnement stratégique et ce sur le plan régional et national. Un immense gâchis ! Voilà le sentiment qui prédominait aujourd'hui et l'on verra d'ici quelques mois ce que donnera l'accord de partenariat qui a été signé entre la CABEME et la Région qui prévoit une enveloppe de 14.51 millions €.

Pour voter pour Bordeaux : cliquer sur le lien suivant : Allez Bordeaux !

Le Rédacteur en chef de BEZIER POLITIQUE

Edito - A 11 jours d'un exploit historique : allez les Patriots !

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Le football américain est l'un des sports les plus complets et spectaculaires qui soit. Dans 12 jours, le Super Bowl connaîtra sa finale avec la participation des Patriots de la Nouvelle Angleterre. Cette équipe est aux portes d'un exploit historique ne serait-ce que par le nombre de participations à des finales.

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Au moment où la France s'interroge sur tant de sujets de fond qu'elle n'a pas voulu ou pas su traiter ces 20 dernières années, il y a un sujet peu abordé : la place du sport comme facteur d'intégration et surtout d'acquisition de la mentalité de la bonne compétition.

Ce qui me surprend toujours dans les stades américains, c'est le nombre des spectateurs mais surtout l'esprit de famille qui y règne. Le baseball a un rythme trop lent à mon goût avec trop de ruptures de jeu. Mais le football américain est un spectacle hors du commun. La vitesse impose une préparation tactique d'une réelle perfection car l'improvisation est impossible. La façon de lancer le ballon lui donne une capacité à "voler" qui emporte des distances considérables.

Heureusement, le 1er février, une chaîne française diffuse en direct la finale.

Allez les Patriots de la Nouvelle Angleterre. Ils sont aux portes d'un exploit historique avec plusieurs joueurs mythiques dont Brady. J'adore ce sport. Et puis à Béziers, nous avons une "modeste" équipe de football américain, en championnat de France en 3ème division, Les Vypers de Béziers et cette structure peut être fier d'être un jeune club en plein développement. C'est vraiment un sport très intéressant !

Alors tous avec les Patriots de la Nouvelle Angleterre pour une superbe finale.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Islam radical - André Gérin : "Les gouvernements successifs ont renoncé à combattre le mal"

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L'ancien député-maire communiste de Vénissieux est à l'origine de la loi proscrivant le voile intégral dans les lieux publics. Il déplore 30 ans d'inaction. Voici son interview ici.

''"... La situation fait penser au 11 septembre 2001. Je pense qu'on n'a pas vu le pire. Je crains que le réveil ne soit encore plus douloureux. "... Mais qui est responsable de cette situation ? Serait-il comme certains socialistes qui nous avaient dit, il y a quelques années : "responsable mais pas coupable" ? '' Pauvre France dont les dirigeants se foutent de nous avec leurs explications et leurs excuses pitoyables !

Source : Le Point du 20 janvier 2015

mercredi, janvier 21 2015

Edito - François Hollande ou le vrai socle du rebond : la victoire contre ... soi

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Quand une impopularité s'est installée au sujet d'un trait de tempérament d'un individu, le rebond naît d'abord dans l'apparence manifeste que la personne concernée a gagné contre ... elle. Donc elle a changé. C'est la victoire que l'opinion publique salue avec le maximum d'émotion.

A l'automne 1988, je participe à une réunion publique avec Jacques Chirac. L'ex-candidat à la présidentielle apparaît défait, détruit. Alain Juppé se tient quelques pas derrière lui et lui souffle même parfois des passages de son intervention. Le soir de la défaite contre François Mitterrand, son épouse avait dit : "les français ne l'aiment pas". Jacques Chirac était agité, cassant, trop pressé. En 1995, il gagne d'abord contre lui-même. Il est cool, sympa, proche. Il voyage seul dans le train pour ses déplacements en province. Il organise des tables de travail. Il fait même preuve d'auto-dérision. En mai 1995, Jacques Chirac est aimé des français et gagne.

En 2000, aux États-Unis, lors de la primaire, tout vouait McCain à une victoire facile face à GW Bush. Ce dernier est le "mauvais garçon" : élève moyen, Gouverneur modeste, fils peu proche de son père. Mais l'équipe de GW Bush va désamorcer les critiques en endossant un grief majeur (l'alcool) et montrer que GW Bush a gagné contre lui. D'un coup, cette victoire éclaire tout sous un autre angle : sa volonté, la place de la religion, la place de la famille dont celle de son épouse ... Le "brave gars" était né.

Quand un trait de tempérament inquiète l'opinion, dès que l'intéressé le gomme, la réconcilation est prometteuse.

François Hollande était "mou". Le voilà Rambo : c'est la plus manifeste victoire contre soi.

A partir de là en effet, une autre histoire devient possible.

Ce qui est intéressant en l'espèce, c'est que cette victoire coïncide avec un efficace redéploiement des supports de communication.

A ce rythme, dans cette ambiance, les cantonales de mars vont s'annoncer sous un angle très différent du défoulement initialement prévu.

C'est quand même très ludique de voir désormais l'opinion fluctuer ainsi, offrir des nouvelles chances en permanence. Reste à savoir pour quelle durée. Mais dans le cas de François Hollande force est de constater qu'une nouvelle page est manifestement ouverte.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 20 2015

Edito - Qui sera le 1er en France à diffuser l'esprit de la Silicon Valley ?

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Les banques et les capitaux-risqueurs français ont une responsabilité déterminante dans l'actuelle crise économique française durable. 4 constats pratiques s'imposent :

1) depuis 2008, la hiérarchie bancaire française a été parmi les plus protégées face à ses errements de placements, Nicolas Sarkozy et François Hollande confondus ! Les dissociations entre fonctions spéculatives des banques et fonctions de simple gestion n'ont pas été opérées. C'est le plus sûr moyen pour éponger sur le dos des particuliers dans le courant de gestion des comptes les pertes abyssales des échecs spéculatifs. 300 € en moyenne par an par compte de particulier pour des frais d'une opacité absolue.

2) il en est de même du capital-risque à la française. C'est d'abord de la gestion de capital avant d'accepter du risque. La raison : les intéressés ne gèrent pas leur argent. Donc ils doivent se prémunir en permanence contre les reproches éventuels de mauvais placements. Ils préfèrent avoir tort avec tout le monde plutôt que de chercher à avoir raison contre tout le monde, ce qui est la définition même du ... risque. D'où des comportements moutonniers et frileux.

Un exemple concret : en France quand la crise frappe, il faut "baisser la voilure". Dans la Silicon Valley, quand la crise frappe, il faut "libérer la voilure". L'opposé. Déployer la voilure parce que des parts de marchés vont se libérer.

3) En France, les projets très novateurs sont qualifiés de"bulles". La Silicon Valley aime les "bulles". Parce qu'une bulle peut monter au ciel tandis qu'un trou ne sera jamais sans fond. La potentialité de gagner prévaut sur le risque de la perte maximale envisagée.

4) Très rares sont les projets immédiatement rentables. Il faut donc du cash pour tenir jusqu'à ce seuil. En France, pour que le seuil de rentabilité soit atteint le plus vite, tout est prévu "petit". Dans la Silicon Valley c'est l'opposé. Tout doit être grand parce qu'un grand fleuve trouve toujours un port. Le "grand" aura créé son propre chemin ou gênera un concurrent qui voudra le racheter. Mais l'effet taille est déterminant.

Tant qu'en France cet esprit ne deviendra pas la "pensée dominante", la sortie de crise sera difficile et lointaine.

Pour rappel, la Silicon Valley c'est le taux d'emploi record. Un salaire moyen près de trois fois supérieur au salaire moyen américain. Un nombre record d'introductions en Bourse...

Dans le défaitisme français actuel, ce sont des repères qui méritent peut-être la réflexion que de tels résultats ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, janvier 19 2015

Edito - Terrorisme : Merci de se renseigner avant de parler

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Ils ne savent rien et ne comprennent rien, mais ils parlent : c’est, hélas, devenu de coutume. N’importe quel inconnu sorti de son bocal devient un grand savant dès lors qu’une chaîne de télé, en recherche d’audience, l’a honoré du titre d’"expert en terrorisme".

Le problème est que nos politiques emboîtent le pas, avec une surenchère des dispositions répressives, toutes contradictoires entre elles, et dont la plupart résultent du droit positif depuis de décennies. Genre l’encellulement individuel, qui est une obligation légale depuis 100 ans, et qui est toujours différée,… et comme si les directeurs de prison – noble métier – n’avaient jamais songé à prendre de telles mesures.

Quel examen sanguin pour qualifier une radicalisation ? Allons.... Arrêtons le délire, et donnons un vrai coup de main à l’aumônerie musulmane… hélas si marginalisée. Au moins, tout cela serait quelque chose de sérieux à faire…

Les grands instruits qui nous gouvernent ont leur solution sur demain,… alors qu’ils ne l’ont pas fait hier… Les décrets d’application de la loi antiterroriste de novembre 2014 n’ont pas été pris, et la loi reste inapplicable,… ce qui me gêne quelque part.

Grâce à nos fumeux experts, voici déjà annoncée la nouvelle loi antiterroriste. Du bidon assuré dès lors qu’on ne sait toujours rien des commanditaires de la tuerie de Charlie.

S'il vous plait, respectez le travail de la police.

On parle d’islamistes, de djihadistes. C’est sans doute vrai, mais où sont les preuves ? Et de quel groupe parle-ton ? Qui endoctrine ? Qui finance ?

Bref, la bande d’assassins est-elle vraiment unie, et qui est le commanditaire ? C’est toute la question. Un jour nous aurons la réponse, car les flics font un travail du meilleur niveau pour faire parler les réseaux, les ordinateurs et les portables. Tôt ou tard nous saurons qui a décidé et pourquoi.

Si on en reste à la raison – mais là je sais que je suis décalé – on attend de connaitre les maux pour trouver les remèdes. Problème : depuis quelques jours, c’est pile l’inverse. Sans rien savoir de l’enquête, et alors que les interpellations ressortent du banditisme et non de l’islamisme, les médecins charlatans délivrent leurs prescriptions.

C'est franchement nul à chier.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - François Hollande ou la communication finira-t-elle par avoir la peau de la réflexion ?

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Depuis une semaine, le "scénario de la guerre" nous est vendu comme une super-production. Avant hier à 13 heures 15, le supplément infos de France 2 était un "modèle" en la matière.

Le scénario est simple : François Hollande est transformé en chef de guerre pour lutter contre le pire ennemi qui soit : l'ennemi de l'intérieur. En 2012 son ennemi de l'intérieur c'était la finance. A-t-il seulement livré cette guerre annoncée (?), voilà qu'il en ouvre une seconde : celle des religions. Ou plutôt une quatrième puis-qu’entre temps il y avait eu la guerre perdue de la baisse du chômage puis celle pas encore livrée mais déjà annoncée de la guerre pour le climat (décembre 2015).

L'actualité serait morose et rasante. La "guerre" contre l'ennemi intérieur écrase cette actualité. L'opération "bouclier de France" applique les mêmes fondamentaux que le "bouclier du désert" en 1991. Les "enfants politiques de Mitterrand" retrouvent l'ambiance d'octobre 1990 quand toute la nation était soudée autour de son Président (Mitterrand) pour libérer les otages. Rien ne manque à la comparaison y compris les Le Pen qui se prennent les pieds dans le tapis dans de telles circonstances.

Mais quand la communication s'effacera-t-elle devant une réflexion ?

1) La réflexion suppose le pluralisme des appréciations. Ce pluralisme fait totalement défaut. Par exemple, les États-Unis commencent à expliquer pourquoi Obama n'aurait pas voulu venir le 11 janvier. Pas un mot en France sur ce volet.

2) la réflexion suppose une analyse calme avec des visions dans le temps, des plans de paix. Où sont ces analyses, ces visions, ces plans quand tout n'est qu'émotions immédiates ?

3) Et comme en France le soutien "vole au secours du succès", les sondages vont maintenant auto-entretenir le rebond dans l'opinion. Il y a même la formulation que François Hollande aurait "réussi la seconde élection" celle devant la crise ... Il faut quand même oser dans une démocratie.

La super-production marche à fond. Le "pays de la pensée" prend un surprenant visage quand il doit défendre la liberté d'opinion et d'expression.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 18 2015

Edito - Réchauffement climatique, GIEC : le mythe est mort, vive le mythe !

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Dès la première conférence de la Terre à Rio en 1992, un collectif de scientifiques indépendants avait dénoncé les méthodes et les buts du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), qui met en scène des scénarios catastrophe tel le réchauffement climatique pour influer sur la politique mondiale. Le mythe du réchauffement a aujourd’hui du plomb dans l’aile, mais déjà l’on s’active à lui trouver un remplaçant en piochant dans la panoplie des vieilles peurs, avec toujours le même objectif, une modification profonde des comportements et mentalités humains et l’instauration d’une gouvernance globale.

Reinformation.tv, ce n’est pas un secret, s’intéresse à tous les processus de manipulation qui visent à préparer et justifier la gouvernance globale en gestation, en particulier l’écologisme. Dès 1998, Pascal Bernardin avait établi dans un livre précurseur, l’Empire écologique, que, parmi les problèmes dits globaux ou systémiques, le sort de l’environnement sert de base à une intense propagande, à l’échelle mondiale, visant à faire advenir des changements politiques et moraux majeurs.

Lire la suite ici

Source : Réinformation TV

Edito - Sur le mouvement "Je suis Charlie": "En état de choc, on fait n’importe quoi"

http://petrus.angel.over-blog.com/article-jesuischarlie-en-etat-de-choc-on-fait-n-importe-quoi-125387093.html

« En état de choc, on fait n’importe quoi » : Guillaume de Prémare livre son décryptage du choc « Charlie Hebdo » et du mouvement « Je suis Charlie ».

Que pensez-vous de ce que nous vivons autour du choc « Charlie Hebdo » ?

Il faut partir du fait générateur qui est le terrorisme. La France a déjà connu, dans un passé récent, des vagues de terrorisme. Mais elles n’étaient pas de la même nature. Je vois deux différences profondes.

La première différence est que les vagues de terrorisme des années 1980 et 1990 étaient principalement destinées à faire pression sur la politique internationale de la France, qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien ou de l’Algérie. Aujourd’hui, les terroristes cherchent aussi à faire pression sur la France par rapport à ses engagements militaires à travers le monde, mais ils poursuivent plus largement un objectif de conquête politico-religieuse à l’échelle mondiale, ce qui est nouveau, appuyé sur une idéologie politico-religieuse qui est ancienne.

La deuxième différence, c’est que les terroristes venaient jusqu’ici le plus souvent de l’extérieur. Aujourd’hui, l’islam radical s’appuie principalement sur des musulmans qui vivent en France, et sont même de nationalité française.

Ne manquez pas la suite... (un entretien avec Guillaume de Prémare, en texte et en VIDEO)

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, janvier 17 2015

Edito - Vite en finir avec la culture du "tout se vaut"

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Si le temps de l'émotion ne cède pas rapidement la place au temps de la raison dans l'actuel drame traversé la semaine dernière par la France, des semaines redoutables s'annoncent.

Ce devrait être la fonction des responsables politiques que d'assurer le plus rapidement possible cette évolution. Ils ne le font pas.

Après le temps de l'évitement, ils annoncent le temps de l'affrontement avec ce mot terrible de "guerre". Ni l'un ni l'autre ne sont efficaces.

François Hollande dit que la France est "en guerre". Mais qu'a-t-il fait en conséquence pour défendre des intérêts de la France à l'étranger comme hier au Niger ?

Notre pays est en train de sombrer dans des travers d'une extrême gravité :

1) juger l'importance des morts en fonction du nombre de kilomètres qui nous séparent du drame : à plusieurs reprises cet été sur ce blog ont été publiés des drames lointains : églises brûlées, chrétiens martyrisés ... Quels étaient alors les échos ?

2) Pire encore avoir un jugement de classe sur des morts en fonction de leur notoriété médiatique : c'est pourtant ce à quoi nous venons d'assister depuis 10 jours de façon caricaturale.

3) Considérer que, dans les valeurs collectives, il n'y ait plus de place pour du sacré. Or, la vie est sacrée. Mais le respect d'autrui est également sacré.

Il n'y a aucune raison d'offenser autrui quand on l'a accepté sur son territoire. Il doit y respecter des règles. Mais il doit aussi être respecté.

Dans ce droit au respect, il doit y avoir une hiérarchie. Faute de hiérarchie, il n'y a plus de repère. Faute de repère, une communauté humaine ne peut fonctionner.

Dans tous les domaines en France depuis des décennies la mode est au "tout se vaut". Les enfants font la leçon aux enseignants, souvent d'ailleurs avec le soutien déterminé des parents. Des parents qui ont abandonné leur fonction d'éducation comme si un tiers pouvait la remplir avec autant d'efficacité....

Cette culture est destructrice parce qu'avec le "tout se vaut" c'est toujours le plus bas qui gagne et qui devient le marqueur.

Pour ce qui me concerne, je suis contrarié quand des croyances religieuses sont offensées. Je n'ai jamais apprécié l'humour vulgaire au détriment de l’Église chrétienne ou de ses représentants. En conséquence, je suis persuadé qu'il doit en être de même pour celles et pour ceux qui se retrouvent dans d'autres religions.

Je n'ai jamais apprécié des chansons sur des thèmes de "nique ta mère" ou les groupes de rap qui transforment méthodiquement les femmes en objet sexuel avec une vulgarité scandaleuse.

J'ai dû lire deux ou trois fois un Charlie Hebdo. Ce n'était pas mon style d'humour. En revanche, j'ai été choqué et particulièrement triste que le droit sacré de vivre puisse être ainsi agressé.

Au cours des derniers jours, la seule position sage me semble avoir été celle du Pape François : le progrès dans une civilisation passe d'abord par le respect mutuel. __ 4) L'actuelle situation Française est intenable dans la durée. Puisque la France se déclare officiellement en guerre qu'avait-elle fait pour protéger ses intérêts à l'étranger par exemple au Niger ? Combien de Français__ dans des territoires lointains peuvent être exposés à des représailles sans être dans le confort de palais parisiens hyper-protégés ?

La raison n'est jamais mécaniquement dans le camp du grand nombre apparent. Ce grand nombre a longtemps choisi l'évitement. A tort. Il choisit aujourd'hui l'affrontement. A tort probablement. Dans ce nouveau choix, s'il met autant de temps à découvrir ses erreurs que celui qui fut nécessaire pour découvrir que l'évitement a été une erreur, de très lourds drames sont à prévoir.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, janvier 16 2015

Edito - Le pape parle des attentats dans l'avion qui le conduit aux Philippines

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Journaliste : Hier matin, durant la messe, vous avez parlé de la liberté religieuse comme d’un droit humain fondamental. Dans le respect des différentes religions, jusqu’à quel point peut-on aller en termes de liberté d’expression qui, elle aussi, est un droit humain fondamental ?

Pape François : Merci pour cette question intelligente ! Je crois que ce sont toutes les deux des droits humains fondamentaux : la liberté religieuse et la liberté d’expression. On ne peut pas… Vous êtes français non ? Alors allons Paris, parlons clairement ! On ne peut pas cacher une vérité aujourd’hui : chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement, et nous voulons tous faire ainsi.

Deuxièmement, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c’est-à-dire au nom de Dieu...

Ce qui se passe maintenant nous surprend, mais pensons toujours à notre histoire : Combien de guerres de religion avons-nous connu ! Pensez seulement à la nuit de la saint Barthélémy ! Comment comprendre cela ? Nous aussi nous avons été pécheurs sur cela, mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu, c’est une aberration. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c’est le principal, sur la liberté religieuse : on doit le faire avec la liberté, sans offenser, mais sans imposer ni tuer.

La liberté d’expression… Non seulement chacun a la liberté, le droit et aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun : l’obligation ! Si nous pensons que ce que dit un député ou un sénateur – et pas seulement eux mais tant d’autres - n’est pas la bonne voie, qu’il ne collabore pas au bien commun, nous avons l’obligation de le dire ouvertement. Il faut avoir cette liberté, mais sans offenser. Car il est vrai qu’il ne faut pas réagir violemment, mais si M. Gasbarri (responsable du voyage, debout à ses côtés, ndlr) qui est un grand ami dit un gros mot sur ma mère, il doit s’attendre à recevoir un coup de poing ! C’est normal… On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi !

Le pape Benoît, dans un discours dont je ne me souviens pas bien (en fait, le fameux discours de Ratisbonne, ndlr) avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de cette métaphysique post-positiviste qui menait au final à croire que les religions ou les expressions religieuses sont un espèce de sous-culture : elles sont tolérées mais elles sont peu de chose, elles ne sont pas dans la culture des Lumières. C’est un héritage des Lumières.

Il y a tant de gens qui parlent mal des religions, qui s’en moquent, qui jouent avec la religion des autres. Ceux-là provoquent… et il peut se passer ce qui arriverait à M. Gasbarri s’il disait quelque chose contre ma mère. Il y a une limite ! Chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, et je ne peux pas me moquer d’elle… c’est une limite. J’ai pris exemple de la limite pour dire qu’en matière de liberté d’expression il y a des limites, comme pour l’histoire de ma mère.

Source : A bord de l’avion papal, Antoine-Marie Izoard © I.MEDIA

jeudi, janvier 15 2015

Edito - La politique française à l'heure de 24 heures chrono

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Cette série TV au succès international a installé de nouveaux codes dont le rythme particulièrement soutenu. Des observateurs sérieux évoquent même qu'elle aurait été la "vraie" rampe de lancement de Barack Obama dans la lignée du Président Palmer.

24 heures chrono, c'est le nouveau rythme de la politique française. Les rôles sont bien répartis. Manuel Valls est Jack Bauer : sur tous les fronts à la fois, prêt à prendre des "libertés" avec les libertés pour protéger à tout prix. François Hollande est le Président Palmer : face à l'activité du 1er il incarne le calme, le recul.

François Hollande se positionne comme le ciment de la nation et tous ses nouveaux réseaux sociaux à l'exemple de Vine retracent l'union nationale autour de François Hollande.

Les journalistes impulsent le rythme sur le terrain tout particulièrement avec les reportages multi-géographies.

Quant à l'opposition politique, elle est spectatrice de la "nouvelle vie politique". Étonnant à ce point comme elle est parvenue à "perdre la main".

Quant à l'opinion, elle semble se prêter au scénario avec une faible exigence pour l'instant sur la cohérence des propos comme des visions dans la durée. Elle reprendrait les déclarations des uns et des autres il y a seulement un mois, les contradictions seraient manifestes.

Mais le scénario a changé et le nouveau rythme a aussi installé ses nouveaux mots. Rassurant face au drame mais très inquiétant sur le fond.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mercredi, janvier 14 2015

Edito - Les Français devraient "revisiter" les attentats du 11 septembre 2001

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La quantité de morts ne peut créer une échelle des tristesses. Mais avec moins de 20 morts, les Français devraient revisiter leurs commentaires sur les attentats du 11 septembre 2001.

En septembre 2001 :

- 2 996 morts immédiats,

- 6 291 blessés !

Ces chiffres sont ceux de l'impact immédiat sans comptabiliser les décès ultérieurs dont les maladies des pompiers.

A entendre les actuels discours, il serait utile, honnête et responsable de revenir sur les déclarations des intéressés alors sur GW Bush, Donald Rumsfeld...

A l'époque, en dehors des postures, bon nombre des déclarations françaises ont été très décalées de la part du personnel politique français et tout particulièrement avec une gauche toujours animée par un anti-américanisme primaire.

Dominique de Villepin a eu raison de refuser la guerre fondée sur des motifs officiels mensongers mais il avait trouvé aussi les mots justes dans l'épreuve de 2001. Un des rares.

Il y a aujourd'hui une partie considérable du personnel politique français qui devrait, dans l'escalade actuelle des mots comme des initiatives, faire preuve d'une honnêteté intellectuelle face à leur incompréhension d'alors. La qualité de leurs actuelles analyses y gagnerait.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, janvier 13 2015

Edito - « Ne remplaçons pas notre réflexion par l’émotion », entretien avec Régis Debray

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Que vous inspire le grand rassemblement national de dimanche ?

Régis Debray : Il ne faut pas bouder un moment d’unanimité. Paris vaut bien une messe et la République une petite comédie unanimiste de nos officiels qui ont su récupérer une émotion populaire.

Mais ne remplaçons pas notre réflexion par l’émotion. On est tous un peu saturés de slogans et de grands mots. La République n’est pas seulement un « Embrassons-nous Folleville ». C’est une exigence. C’est une discipline. Et c’est un courage.

Les trois valeurs de la République – Liberté, Égalité, Fraternité – ont été scandées et répétées depuis la tuerie de Charlie. Que pensez-vous de ce rappel et de cette invocation ?

R. D. : J’avais craint à un moment que la liberté fasse oublier l’égalité et la fraternité. Je suis content de voir la sainte devise républicaine retrouver sa plénitude, au demeurant complexe, voire contradictoire.

Fraternité, oui. Tous les hommes sont frères et il n’y a pas d’un côté les croyants et les incroyants, les impies et les élus. Affirmer que tous les hommes sont égaux, c’est rappeler qu’il n’y a pas de privilège de naissance conféré par une grâce surnaturelle.

Liberté, bien sûr, mais dans le cadre des lois. La liberté d’expression a toujours été encadrée, depuis la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. La loi du 29 juillet 1881 stipule que tout citoyen peut écrire et imprimer ce qu’il veut, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. La République, c’est l’état de droit et le respect de la loi.

Après la tuerie et cette unanimité très démonstrative, très impressionnante, sur quoi peut-on fonder un après ?

R. D. : La question de fond est de savoir si un moment d’unanimité peut se transformer en une pratique effective. On peut espérer le retour du politique, c’est-à-dire la supériorité du politique sur l’économique.

Le grand événement contemporain en Occident est l’avènement du Nombre, escorté de la Figure, le règne de la dictature comptable du chiffre, accompagnée par celle de la photogénie. La sphère économique doit retrouver sa position de subordonnée. Nous devons retrouver les finalités.

Exiger que nos responsables cessent d’être des comptables bruxellois, uniquement préoccupés par le sublime objectif de réduction du déficit et par le non moins sublime grand dessein, le passage du rail au transport par autocar.

On peut espérer qu’ils retrouvent la France comme une personne et plus comme une entreprise. On peut espérer qu’ils retrouvent l’Histoire, c’est-à-dire la mémoire et l’espoir. Que le sondage ne soit pas l’alpha et l’oméga de leur conduite. Que le politique retrouve sa dignité.

En France, la politique a été une religion séculière depuis 1789. Si vous mettez fin à cette religion séculière, c’est la religion révélée qui va devenir une politique. Nous y avons échappé grâce à notre héritage chrétien et à notre tradition de laïcité républicaine. On risquerait d’y revenir si le vide d’appartenance et le vide symbolique persistaient.

Considérer enfin que l’éducation n’est pas uniquement destinée au marché du travail mais qu’elle peut aussi servir à la transmission du savoir.

Comment retrouver un sens fondateur ?

R. D. : Il passe par une refonte de l’école, le retour à ses principes. Qu’elle redevienne un lieu d’instruction et non un lieu d’animation. Non pas adapter les consciences à l’état de la société actuelle mais apprendre à penser par soi-même.

Pour apprendre à se passer de maîtres, il faut des maîtres. Des maîtres correctement payés et respectés dans leur dignité. Quand l’échelle des valeurs est indexée sur l’échelle des revenus, la tâche est difficile.

La fraternité, tout le monde semble sacrifier à cette valeur…

R. D. : J’ai fait un livre sur le sujet, Le moment fraternité. La fraternité est le contraire de la fratrie, et de la biologie. C’est le sens et non le sang qui la constitue. Elle consiste à s’unir par le cœur et la tête.

Il n’y a que des moments-fraternité commandés par la détresse, la fragilité, la vulnérabilité. La fraternité, c’est la reconnaissance d’une paternité symbolique. On est frères en Christ, en une valeur qui vous dépasse. Il n’y a pas de fraternité sans sacralité. Aujourd’hui, on vit dans l’illusion de l’individu qui est son propre père. Ça ne marche pas.

Dans le défilé du 11 janvier, nous avons récupéré la fierté. Par le drapeau, par la Marseillaise, par l’affirmation qu’on peut être français sans être franchouillard et que n’avons pas à baisser la tête devant d’autres cultures. L’héritage de la France passe aussi par la gauloiserie à la Wolinski comme par la fronde à la Bernard Maris. C’est le génie français.

Comment en est-on arrivé à ces dérives communautaires, de toutes sortes, de toutes confessions, à ce soudain déluge de violence extrême ?

R. D. : On a remplacé la molécule par les atomes. Pour retrouver la communion, il faut retrouver la molécule. Les atomes juxtaposés, c’est la guerre de tous contre tous.

L’idée aussi que le bonheur est la valeur suprême. Or, le bonheur, c’est l’individu. L’illusion d’autosuffisance de l’individu contemporain ne le mène pas bien loin.

Quel est le défi principal à partir d’aujourd’hui ?

R. D. : La reconquête du symbolique, qui unit. Le diabolique est ce qui divise. Le capitalisme financier est diabolique. C’est chacun pour soi, comme dans un naufrage. Donc, retrouver le fédérateur. Qui dit fédérateur dit sacralité et qui dit sacralité ne dit pas nécessairement bondieuserie.

Les compagnons de la Libération avaient un père, De Gaulle, qui avait un sacré, la France. Qu’est-ce qu’une sacralité ? C’est ce qui ne se marchande pas, ne se négocie pas et ce qui polarise la limaille et fait d’un tas un tout. La sacralité est ce qui dépasse les hommes, ce qui peut les unir. Mais c’est aux hommes de choisir ce qui les dépasse.

Entretien avec Régis Debray, publié par La Croix

lundi, janvier 12 2015

Edito - L'économiste Jean-Louis Caccomo menacé d'internement psychiatrique

0.A0011caccomo_jean_louis.jpgJe reproduis ci-dessous la lettre que l’économiste Jean-Louis Caccomo a été contraint d’envoyer au Ministre et à la Cour européenne des droits de l’homme. Merci de la relayer le plus largement possible en soutien à cet éminent professeur de l'Université de Perpignan, et en soutien des libertés fondamentales.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

"J’ai l’honneur de vous écrire pour vous alerter que mon université a déclenché vendredi une procédure d’internement psychiatrique à mon encontre sans aucun motif.

Je dois vous dire que j’ai déjà été victime d’un internement psychiatrique qui m’a coûté deux ans de ma vie à la demande du président de l’université en invoquant le motif de précaution.

En effet, un étudiant chinois a commis un assassinat sur mon campus et il a été jugé irresponsable car schizophrène. A l’époque, le président Sarkozy est venu assister aux obsèques. A la suite de ce tragique événement, j’ai été interné sous contrainte pendant deux ans, puis transféré à Montpellier pour y subir les électrochocs.

J’ai réintégré mon poste en juin 2014 et je suis depuis suivi par Montpellier qui m’a jugé apte à la reprise du travail. Pourtant la direction de l’IAE a déclenché à mon encontre une procédure d’hospitalisation vendredi qu’il m’a fallu 4 heures pour stopper.

Je voulais donc vous alerter sur les méthodes en vigueur dans mon université alors que j’ai contribué depuis 15 ans au rayonnement de l’Université de Perpignan (parfois au péril de ma vie comme en Thaïlande, Syrie ou Algérie) à travers mes nombreux articles académiques et mes livres mondialement reconnus.

Il est clair que je n’en resterai pas là d’autant qu’ils me disent qu’ils ont le droit de me faire interner à tout moment sur simple signalement de mon université, bafouant mes droits fondamentaux les plus élémentaires.

Je vous serai très reconnaissant de me répondre car je ne peux vivre dans cette angoisse permanente d’être interné.

Bien cordialement",

Jean-Louis Caccomo

PS

Le dernier livre de Jean-Louis Caccomo :

Le modèle français dans l'impasse, 252 pages, Tatamis.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, janvier 11 2015

Edito - "Je Suis Charlie" : une opinion publique qui ne se connaissait pas ?

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La période actuelle est très surprenante. Les conditions de sortie de cette période peuvent l'être encore davantage que les actuelles circonstances. Il y a ce que la semaine montre et ce qu'elle laisse en interrogations.

Ce qu'elle montre :

- un choc émotionnel naturellement fort puisqu'il touche au dernier carré de sacré : la vie,

- face à ce choc la capacité de l'opinion publique française à vivre un "coup de révolte",

- ce coup de révolte mobilise parce que, derrière les mots d'ordre globaux, les raisons des participants sont très différentes.

Mais il reste des interrogations majeures, peut-être encore plus importantes que les acquis de cette semaine :

- s'agit-il d'une révolte ou d'une résistance : dans le 1er cas, l'attention retombera vite. Dans le second cas, l'attention vivra. Pour l'instant, la réalité de l'attention sur des faits internationaux de terrorisme a été très faible dans les médias français et encore actuellement à la différence de médias étrangers. La résistance, si elle naît, deviendra-t-elle universelle ou seulement sur le territoire français ? Qui se souciait en France cet automne du symbole des Églises en feu ?

- le temps de l'union ne doit pas cacher des échecs considérables sur des institutions françaises. Quand ce débat sera-t-il ouvert sérieusement alors même qu'il ne l'a jamais été ?

La semaine donne le sentiment d'une opinion qui ne se connaissait pas.

Elle devait être indifférente et elle se découvre historiquement mobilisée.

Elle avait des signes permanents d'alertes mais même les évoquer semblait jusqu'alors difficile.

Si un réel feu de mobilisation a été allumé, il risque d'être difficile à éteindre tant du retard avait été pris. Et dans ce cas, les changements pourraient être profonds : le "printemps français" ?

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - A quand l'interrogation sur l'exception économique française ?

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Avant hier, selon les chiffres du Département américain du travail, le taux de chômage aux États-Unis a encore reculé en décembre, tombant à son plus bas niveau depuis juin 2008 (5,6 %).

L'année 2014 est la meilleure depuis 15 ans en ce qui concerne les nouvelles embauches. L’économie a créé 2,95 millions d’emplois l’année dernière contre 3,18 millions lors du boom d’Internet et des industries technologiques en 1999.

Jason Furman a souligné que le taux de chômage a décru au rythme le plus rapide en 30 ans.

Tout contribue à une telle relance : prix historiquement bas de l'énergie, taux historiquement bas du prix de l'argent, rebond de croissance dans de nombreux pays ...

Et la France reste à l'arrêt. Le chômage progresse toujours. Le pourcentage de chômage au sein des jeunes atteint des niveaux records. Le 1er semestre 2015 s'annonce redoutable pour des gros pourvoyeurs d'emplois dont le BTP avec la baisse des dotations d’État aux collectivités locales.

C'est un décrochage caricatural entre la France et les autres pays. Cette triste "exception économique française" méritera quand même un jour une explication sérieuse entendue par l'opinion. Encore faut-il que cette explication soit exprimée, ce qui est loin d'être acquis dans l'actuelle ambiance.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, janvier 10 2015

Edito - A quoi bon Charlie ?

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L'actuel Gouvernement ne comprend que des amateurs... Il faut unir tout le peuple contre les criminels mais on exclut le FN (qui n'est pas criminel à ce que je sache)

Il s'agit là, d'une décision irréfléchie, et l'UMP fonce : le journal Le Monde à raison la belle union nationale n'a pas tenu plus que 24 heures.

Le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez a affirmé que son parti était "unanime" pour s'opposer à l'exclusion du FN de la "marche républicaine" prévue dimanche en hommage à l'attentat contre Charlie Hebdo. "C'est une position unanime : il n'est pas acceptable que le Front national soit exclu pour une manifestation d'unité nationale. On ne pourrait pas comprendre que certains soient exclus, a estimé Laurent Wauquiez, à l'issue d'une réunion exceptionnelle du bureau politique de l'UMP.

Pourtant, François Fillon (UMP) a affirmé qu'on ne pouvait "pas parler d'unité nationale en excluant plusieurs millions de Français".

De plus, le président du MoDem, François Bayrou, a jugé jeudi que c'était "une mauvaise décision d'exclure qui que ce soit" de la "marche républicaine" de dimanche en hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo, dont est tenu à l'écart le Front national. "L'unité nationale, pour exister, doit se donner comme règle qu'on n'exclut personne", a déclaré à l'AFP le maire de Pau.

Une magnifique victoire offerte aux terroristes, par la plus nulle et désespérante des classes politiques.

De façon concomitante, la ministre de la Culture Fleur Pellerin veut "débloquer en urgence" environ un million d'euros pour Charlie Hebdo, a-t-elle annoncé sur France 5. La ministre fait travailler ses équipes pour "changer les textes", afin que Charlie Hebdo puisse bénéficier "d'aides structurelles" auxquelles un hebdomadaire satirique n'a pas droit, selon les règles actuelles des aides à la presse.

C'est, je le répète, vraiment un gouvernement d'amateur.

Au milieu de tout çà, une bonne nouvelle : Michel Houellebecq suspend la promotion de sa bouse “Soumission”.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

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