dimanche, novembre 23 2014

Edito - Ça sera Juppé

FRANCE-POLITICS/

Alain Juppé ? Franchement, je ne vois pas comment on pourra faire autrement… Gauche/Droite… Ce n’est pas la musique du moment. On parle quand même de présider la République, et en trouver un enfin qui entre dans le costume, c’est pas si mal.

A moins d’un épisode genre Sofitel-Manhattan bis, nous avons tous les ingrédients pour 2017, et la clé est l’économie. La France tient, et bien mieux qu’on ne le dit souvent, mais en masse, l’économie ne bougera pas, ou peu. Emploi, dette, croissance… Ça se jouera à quelques points de pourcentage, mais nous aurons dans deux ans le même décor.

Le décor politique, donc, sera aussi le même.

A Gauche, les frondeurs en culotte courte vont se calmer s’ils veulent garder leur investiture. Pour le Congrès de 2015, le repris de justice Jean-Christophe Cambadélis veut que rien ne bouge, pour que, en grand arbitre, il sauve sa place.

Les écolos vont faire gentil-gentil, sinon adieu aux délicieuses circonscriptions réservées,… qui garantissent la croûte du parti. Miss Cécile Duflot joue un jeu totalement réglé de semi-révoltée, pour ramener au second tour des voix qui sinon seraient à jamais perdues pour le PS. Jeu de dupes.

Les institutions protègent François Hollande, et sous la V° République, aucune personnalité issue du parti présidentiel ne peut se présenter contre le président.

Nicolas Sarkozy aussi sera dans le jeu. Il va gagner la présidence de l’UMP, sûrement pas avec les 80 % qu’il espérait, mais il ne lâchera pas. Et un président de l’UMP, qui récupère le fichier, les finances, les investitures, et l’organisation de primaires, ça ne se dessoude pas comme ça.

Alors un remake François Hollande-Nicolas Sarkozy ? Eh bien, non, et c’est là que tout change, car dans cet immobilisme économique et politique, Marine Le Pen sera au deuxième tour.

La question n’est plus « qui est le moins pire ? », mais « qui est le mieux placé pour écraser Marine Le Pen » ? Le reste, c’est de la finasserie.

Nicolas Sarkozy ? Ingérable ! Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont sur les mêmes propositions, les mêmes mots, les mêmes haines. Nicolas Sarkozy sera plus extrême que Marine Le Pen s’il croit que c’est là son salut. Ce mec est capable de tout, avec son ego mal placé.

François Hollande ? Les permanents du PS vont oublier leurs aigreurs d’estomac, et se mobiliser pour tenter de sauver leur job, mais François Hollande est trop faible. Les institutions le protègent, mais à l’épreuve du feu, impossible de lui faire confiance. Il a trop trahi la Gauche.

Martine Aubry ? La boudeuse osera-t-elle reprendre le PS pour marginaliser François Hollande ? Sincèrement, j’y ai cru, mais je n’y crois plus. Ses combines secrètes à deux balles, avec Laurent Fabius pour lui renvoyer la balle… c’est niveau EHPAD. Quand je vois qu’elle n’arrive même pas à gérer le parachutage de Jean-François Lamy à Lille

Alain Juppé, c’est d’abord du pragmatisme : il est le mieux placé pour contrer Marine Le Pen au second tour : la Gauche et la Droite voteront Alain Juppé, qui a toujours rejeté le discours arriéré du FN.

Et après quelle politique fera Alain Juppé ? Il fera une politique de Droite, ça ne fait pas de doute, mais quand même moins à Droite que El-Blancos ou Emmanuel Macron.

En fait, Alain Juppé, on compte sur toi pour deux choses : tu réunis une équipe de pros, car ras-le-bol des gouvernements casting de Nicolas Sarkozy et François Hollande, et tu restaures une politique étrangère digne d’un pays indépendant.

Pour le reste, je voterai pour toi, et le lendemain, je serai dans l’opposition, en toute amitié.

Dans l’immédiat, il y a de récifs, et en un, la primaire, alors que Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour blinder cette élection interne, puis à faire perdre son camp, si ce n’est pas lui qui l’emporte, pour rester un recours. Alors… Voter aux primaires de la Droite pour zigouiller Marine Le Pen,… Quel métier…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, novembre 20 2014

Edito - Pourquoi Juppé sera élu ?

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Partons du principe – car il semble difficile d’ imaginer le contraire – qu’il y aura un candidat UMP au deuxième tour de la présidentielle de 2017, et que son adversaire , qu’il soit du PS ou du FN , n’aura aucune chance de le battre ( sans faire injure à tous les autres, qu’ils soient de la « gauche de la gauche », écologistes ou centristes).

Nicolas Sarkozy va certainement être élu, le mois prochain , à la présidence de l’ UMP – sans avoir battu pour autant Alain Juppé , qui a eu l’ habileté de ne pas se présenter à une élection jouée d’avance (là encore, sans faire injure à MM. François Fillon, Bruno Le Maire , Xavier Bertrand ou Hervé Mariton) , les sarkofanatiques étant très majoritaires parmi les militants de ce parti.

Une fois élu, le nouveau président de l’UMP va travailler à remettre en ordre de marche et à refaire l’ unité de ce parti, que François Fillon et Jean-François Copé se sont soigneusement employés, pendant plus de deux ans, à mettre en pièces : nul doute qu’il y parviendra, mais la question est de savoir au bénéfice de qui – car près de deux longues années le sépareront de la désignation du candidat de l’UMP aux présidentielles, et, cette fois, par les sympathisants, et non par les militants ; et le seul opposant crédible à Nicolas Sarkozy est évidemment Alain Juppé ; or, que se passera-t-il, entre décembre 2014 et la fin de 2016 ?

Nicolas Sarkozy, devenu président de l’UMP, sera condamné à tenir le devant de la scène en permanence ; or, tout indique, en quelques semaines, depuis qu’ il a fait officiellement son « retour », qu’il a perdu la main : il semble ne plus être capable que de reprendre sa tactique, qui lui avait réussi en 2007, consistant à accumuler les promesses tous azimuts mais contradictoires entre elles, et dont le seul fil directeur est le contre-pied systématique des décisions du pouvoir actuel ; il donne ainsi, à son détriment, une image du « robot qui refait toujours le même numéro » ; là où il surprenait par sa nouveauté en 2007, il décontenance ses supporteurs en 2014 par cette impression de « déjà vu », de retour à un passé vieux de 10 ans, le passé d’avant la crise : à un monde disparu.

En quelques jours, il a multiplié les prises de position qui doivent laisser perplexe son électorat, et dont Gérard Courtois, dans un article du quotidien Le Monde daté du 18 novembre intitulé « Nicolas Sarkozy à la godille », dresse une liste non exhaustive, toutes ces improvisations imprévisibles au jour le jour donnant de lui une impression de fragilité et d'incohérence.

De ce fait, Alain Juppé n’aura presque pas besoin de s’exprimer : Nicolas Sarkozy suffit à renforcer, par contraste, son image de solidité et de cohérence : il sera l’« homme sérieux » opposé au bateleur d’estrades. Or, en période de crise et de désarroi (ce qui n’était pas le cas en 2007), les Français préféreront un président rassurant à un président anxiogène : grâce à Nicolas Sarkozy, même l’ âge d'Alain Juppé, qui semblait constituer son principal handicap, deviendra pour lui un gage d’expérience, donc un atout .

Mais, surtout, il ne faut pas oublier que, de plus en plus, celui que les sympathisants ou les militants choisissent aux primaires comme candidat à la présidentielle est celui que les sondages donnent comme ayant le plus de chances de l 'emporter : ce fut le cas pour l'illustre inconnue qu’était Ségolène Royal en 2006, ce fut la raison de la popularité de DSK (dont on ignorait tout du programme) avant ses exploits au Sofitel ; or, Alain Juppé « ratisse plus large » que Nicolas Sarkozy - la majorité des électeurs du FN, dont le ralliement avait été la principale raison de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et qui croient désormais en leurs chances de victoire, étant, cette fois-ci, irrécupérables par qui que ce soit ; et ceci apparaîtra forcément dans les sondages.

Entre un Alain Juppé rassurant qui s’est habilement positionné au centre droit (où il récupérera beaucoup d’électeurs non seulement centristes, mais aussi des déçus de François Hollande) et un Nicolas Sarkozy anxiogène courant derrière l’électorat de Marine Le Pen qui ne l' abandonnera pas, la cause semble entendue.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, septembre 25 2014

Edito - L'environnement sans défenseur en France ?

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Le fossé entre les discours officiels et la réalité des faits se creuse de façon inédite. Laurent Fabius se rend à New York dimanche pour marcher aux côtés d'Al Gore dans le cadre de la marche contre le réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique met en évidence la nécessaire lutte pour mieux protéger l'eau notamment exposée à la rareté dans des conditions sans précédent.

Et que fait le Gouvernement dans le même temps sur 2015 : il décide une ponction de 175 millions par an sur les Agences de l'Eau ! Les structures qui veillent à la cohérence des actions par grand bassin versant sur le plan national, qui participent aux financement des réseaux ... voient leurs moyens baisser de façon considérable.

C'est l'incohérence la plus totale.

Une incohérence dans le silence parce que les Verts en France, c'est d'abord la gauche de la gauche et pas des défenseurs de l'Environnement. La marque diffère du contenu réel du produit.

Une incohérence parce que les ponctions de l'Etat pour atteindre les économies nécessaires annoncées sont faites sur des organismes de terrain et pas sur les "fromages de la République" : supprimer le Conseil Economique et Social, diminuer le nombre des parlementaires ...

Agences de l'Eau, Chambres de Commerce ... : ce sont des organismes de terrain, de proximité qui vont être étranglés par des économies.

C'est un véritable démantèlement de la structure de services publics du pays.

Et ce démantèlement se passe dans le silence des politiques comme des journalistes puisque l'enjeu est le "costume de Nicolas Sarkozy pour son 1er meeting demain", la "formule assassine du conseiller de François Hollande qui ne cire plus ses pompes", le ... : décalage dramatique.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, septembre 8 2014

Edito - Politique : la France après 2017

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Un sondage de l’IFOP qui vaut ce que valent tous les sondages, c’est - à - dire qui montre ce que seraient les résultats de la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, sans campagne électorale préalable et hors de la conjoncture de mai 2017 sur laquelle nous ne savons rien, apporte tout de même quelques informations intéressantes :

Si le dernier espoir de François Hollande, pour gagner en 2017, était de se retrouver face à Martine Le Pen au deuxième tour, ça semble râpé : si l'élection avait lieu dimanche prochain, c'est lui qui serait largement battu par elle...Par contre, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy l’emporteraient largement contre la candidate du FN ;

Confirmation, au premier tour, d’un Jean-Luc Mélenchon à 10 % et d’une Cécile Duflot « out ».

Au-delà de ce sondage et de 2017, on peut raisonnablement prévoir l’avenir plus lointain :

1/La France va se "normaliser" :

La campagne de 2012 aura été la dernière pendant laquelle le PS aura encore tenu un discours marxisant, si loin de sa vision réelle comme de celle des Français (voir un exemple spectaculaire en cliquant Plus de sept Français sur dix approuvent le contrôle des chômeurs"),

Comme dans tous les autres pays d’Europe de l’ Ouest, on ne verra y alterner au pouvoir que deux partis tous deux économiquement plus ou moins libéraux, et assumant leur libéralisme : s’il doit il y avoir un jour un président issu du PS, ce ne pourra être que Manuel Valls, ou quelqu’un tenant le même discours que lui (si Manuel Valls est aujourd’hui impopulaire, ce n’est pas à cause de son discours socio-libéral, mais parce qu’il est le Premier ministre d’un Président à qui plus rien ne réussit).

2 /La seule inconnue est celle des alliances des libéraux de droite avec un parti eurosceptique et un parti xénophobe (qui peut être le même ou pas).

3/Mais je ne vois aucun avenir :

Ni au candidat de « la gauche anticapitaliste », de la « vraie gauche », de « la gauche de la gauche », de « la gauche anti-PS », etc. , scotché à 10 %, comme Die Linke en Allemagne, définitivement marginalisé et, comme dans tous les autres pays européens, sans espoir de participer au pouvoir,

Ni aux écologistes : l’écologie est une science, et ses données, nouvelles il y a quelques années, seront, à l’avenir, plus ou moins intégrées dans les programmes de tous les partis politiques, et rien ne justifiera plus l’existence d’un parti qui en ferait encore sa spécificité.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, août 28 2014

Edito - Jusqu'où l'actuelle "démocratie minute" va-t-elle faire descendre les Français ?

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La presse internationale s'en donne à cœur joie sur la France et son immaturité politique à désespérer. Tout vole toujours en éclat et la chute va de plus en plus bas. Qu'a pu faire la démocratie française pour être tournée en ridicule à ce point ?

Le véritable tournant date des années 80 et depuis c'est une permanente et continuelle chute aux enfers. François Mitterrand a instrumentalisé les institutions de la Vème République, désacralisé la fonction présidentielle dans des conditions indignes d'une démocratie moderne avec des affaires officielles qui auraient dû entraîner des procédures judiciaires majeures pendant son mandat ... La politique ne se remet pas de cette époque. Elle s'en remet encore moins que toute une partie de la classe politique française a le culot de faire de François Mitterrand son "mentor".

Les vrais tournants ont été identifiés tôt. Le livre de Frédéric Bon (1985 / que le meilleur perde) annonçait les tendances. Tout y est et avec humour.

Mais actuellement tous les records sont battus. Les circonstances sont extrêmes (crise financière, guerres, chômage, chocs des identités ...) et la classe politique vit ses enjeux d'ambitions personnelles.

Des personnes qui ont été incapables d'éduquer leurs propres enfants défrayant la chronique des faits divers veulent gérer la vie des ... autres.

Des politiciens qui n'ont jamais connu l'entreprise donnent des leçons d'économie.

Des politiciens qui n'ont parfois jamais quitté les rives des plages de la France gèrent des dossiers internationaux.

... : cela ne se voit nulle part ailleurs à ce point.

Comment dans le même temps peut-on imaginer que la France, dans les circonstances actuelles, puisse se priver ainsi de talents qui ont l'expérience, l'analyse, la formation ?

Louis Gallois, ... : voilà un excellent exemple de l'économie française expérimentée comme d'autres talents peuvent s'exprimer dans d'autres domaines.

Pourquoi donc pour être ministre faudrait-il être incompétent dans son domaine de ... "compétences" ?

Pascal Lamy peut parler de commerce international.

Mais ils vont aller chercher Jean-Vincent Placé, voire même Robert Hue ...

Dans le contexte actuel, quel jeune talent peut espérer se mêler à cette cacophonie lamentable ?

Il y aura bien un moment où les français vont commencer à s'interroger : qu'ont-ils fait pour mériter cela, pendant combien de temps encore et comment cette aventure finira-t-elle ?

La France terminera-t-elle sous redressement international comme ce fut de facto le cas pour l'emprunt international à la fin de la IV ème République dont l'accord Monnet - Dillon de janvier 1958 ?

La France est sur la route de la mise en place d'un cadre fixé par une autorité internationale face à l'impuissance française. C'est un enjeu de calendrier.

Actuellement, l'enjeu n'est pas le sort personnel d'Arnaud Montebourg qui est en cause. C'est le sort des Français et il s'agit bien davantage qu'une nuance.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

mardi, août 26 2014

Edito - La révélation tardive de Cécile Duflot

0.A00Cecile-Duflot-Une-ministre-ca-ouvre-sa-gueule_reference.jpgParmi celles et ceux qui nous prennent pour des imbéciles, Cécile Duflot n’est pas la plus mal placée. Alors que le « projet Hollande » était frelaté dès le premier jour, la grande puissance intellectuelle des Verts nous explique que, du fond de son âme, elle était convaincue de la vaillance de François Hollande – d’où sa place au râtelier – mais qu’elle a été cruellement déçue, comme vous et moi… Oh bichette !

Cette prétentieuse inconsistante a donc décidé de nous lire le passionnant romain de son amour contre nature, avec « Voyage au pays de la désillusion ». Acceptant d’être ministre par illusion ? Pffff…

Aussi, la plus insipide et nullarde des ministres du logement – lois annulées ou inapplicables – balance, et, comme c’est pour sa gloire, elle allume. On m’a souvent ici critiqué pour être trop sévère avec Hollande. Je ne le crois pas, car je parle de faits, que chacun peut vérifier. Mais surtout, je n’ai pas été ministre du leader minimo. Alors, un peu de décence, Miss Duflot… Je rappelle que EELV est partenaire de la majorité socialiste, et dirige avec le PS maintes villes et régions… Alors, les chouchous verts, on attend quoi pour se barrer ?

Sur Hollande

« J’ai fait le même chemin que des millions de Français. J’ai voté Hollande, cru en lui et été déçue… J’ai essayé de l’aider à tenir ses promesses, de l’inciter à changer la vie des gens, de le pousser à mener une vraie politique de gauche. Et j’ai échoué. Alors je suis partie ».

« François Hollande contre la dette, écrit-elle, c’est pire que Sisyphe et son rocher. Un discours d’affichage non suivi d’effets… On devait tenir les 3 % de déficit, on ne l’a pas fait. François Hollande passe son temps à fixer des objectifs qu’il ne peut pas tenir. L’effet est dévastateur ».

« Faute d’avoir voulu être un président de gauche, il n’a jamais trouvé ni sa base sociale ni ses soutiens. A force d’avoir voulu être le président de tous, il n’a su être le président de personne. Cela n’est pas une question de tempérament, c’est la conséquence d’une succession de choix souvent inattendus et, parfois, incohérents entre eux ».

Sur El Blancos '' 0.A00Abaca_161764_07.jpg« Manuel Valls est sérieux, obsédé par la politique depuis de très longues années. Il a un vrai plan de carrière, il veut réussir. (…) Je ne connais pas assez Manuel Valls et Nicolas Sarkozy pour savoir s’ils se ressemblent. Mais je sais que celui qui fut le premier ministre de l’Intérieur de François Hollande utilise des recettes similaires. Il déploie les mêmes techniques : saturation de l’espace médiatique, transgression »''. La figure est facile : le mec de gauche qui tient des discours de droite, c’est un peu l’écolo qui défend le nucléaire !

« C’est ce que j’appelle la triangulation des Bermudes. A force de reprendre les arguments et les mots de la droite, de trouver moderne de briser les tabous, et donc de défendre la fin des trente-cinq heures, de dénoncer les impôts, de s’en prendre aux Roms, de prôner la déchéance de la nationalité pour certains condamnés, de taper sur les grévistes, quelle est la différence avec la droite ? Une carte d’adhésion dans un parti différent ? Le fait de proclamer toutes les trois phrases "je suis de gauche" ? Formellement, factuellement, quels sujets les opposent ? A force de trianguler, ils ont fait disparaître la gauche ».

Donc, une larme pour notre pauvre bichette verte, qui y a cru, mais ni croit plus… Pour avoir joyeusement participé à cette politique de tous les reniements, un peu de décence de se part serait bienvenue. Par exemple en faisant camembert.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

lundi, août 25 2014

Edito - Les cachotteries de Jean-Vincent Placé

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L'élu a omis de déclarer sa société de conseils à la Haute Autorité de transparence de la vie publique. Et s'embrouille dans ses explications.

Entre Cécile Duflot et Jean-Vicnent Placé, ils sont gâtés question branquignoles chez EELV.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Les grosses manips’ de l’apparatchik Arnaud Montebourg

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En lisant les titres de ce dimanche soir, j’ai cru rêver : le Parti socialiste aurait en tête une nouvelle politique économique et sociale ? Et quelle nouveauté !… La relance, une volonté pour les plus démunis et, en prime, un carton sur Angela Merkel

En réalité, ces deux lascars – Arnaud Montebourg et son servant de messe, Benoît Hamon – n’ont rien à proposer à part des formules à deux balles, et cela a toujours été la base de leur action politique. Ils n’ont aucune ambition pour changer de politique, faute de quoi ils se consacreraient à leur action ministérielle, en utilisant tous les relais qu’offre l’exercice du pouvoir. Non, leur seul but est de rafler la mise lors du prochain congrès du PS.

Ils visent à prendre la majorité – tout le monde sait que François Hollande est maintenant minoritaire chez les socialistes – ou à tout le moins à s’offrir une grosse minorité, ce qui permet ensuite d’exiger sa part dans tous les organes de pouvoir, et de se donner une bonne base pour les primaires. Et pour rameuter la troupe, rien de mieux que « Demain on rase gratis ».

La parlote à coup de phrase vide de sens, en endormant ceux qui ne demandent qu’à dormir… Ils ont toujours fait ça au Parti socialiste, et ça a toujours suffi à leur donner droit de cité, alors qu’ils sont incapables de rien faire d’autre. Aux primaires de 2012, Benoît Hamon – qui roulait pour Aubry – avait été malade de voir Arnaud Montebourg ramasser la mise du côté de l’aile gauche du Parti (expression qui me fait toujours rire). Là, les deux doivent se bouger, car ils craignent que cet électorat tant amateur de lubies se laisse draguer par un Jean-Luc Mélenchon grandiloquent, des Verts en délire ou… des frondeurs qui vont peut-être quitter leur barboteuse. Et comme la base « militante » est en pleine déprime, un petit shoot sur les lendemains qui chantent ne peut qu’avoir du succès.

C’est absolument sidérant. Depuis la SFIO toujours la même salade… : discours de gauche pour le congrès, et politique de droite dès le lendemain.

Au passage, ces deux-là avait tout fait pour faire nommer El Blancos, le fils spirituel de Nicolas Sarkozy. 4 mois plus tard, ils le dézinguent, sur une musique gauchiste. Grand sens de la responsabilité…

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont approuvé et mis en œuvre toute la politique de François Hollande. Après avoir dit exactement l’inverse auparavant. Donc, du côté de la tambouille socialiste, rien de neuf : business as usual…

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, août 21 2014

Edito - L'écologie, oui ! Les écolos, non !

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"Les Verts n’ont pas le bon logiciel : leur écologie punitive menace nos libertés et crée du chômage sans mettre fin aux problèmes environnementaux. En fait d’écologie, les contribuables en ont assez de la dictature des écologistes ! C’est si beau de sauver la planète avec l’argent des autres ...

L'écologie est une science, pas un thème politique ! Il faut préserver notre planète, mais aussi dénoncer les arnaques des écologistes qui usent et abusent de cette belle cause pour inventer de nouvelles taxes."

A lire absolument ! Les Enquêtes du contribuable, août/ septembre 2014. Sommaire ci-après:

L’écologie, oui ! Les écolos, non ! – Les Enquêtes du contribuable

- Le grand témoin : Christian Gerondeau

1. L’écologie, oui ! Les écolos, non !

- De l’écologie à la dictature des écologistes - Eric Woerth : « Le principe de précaution est devenu un principe de chômage » - Les Verts, fossoyeurs de l’économie française - Les OGM, la politique et l’argent du contribuable - Comment les emplois verts détruisent l’emploi privé - Pour une nouvelle politique environnementale - Pourquoi les Verts préfèrent le sociétal à l’écologie - L’écologie responsable est une idée de droite

2. Sauver la planète avec l’argent des autres !

- Les bureaucrates du développement durable - Le scandale des énergies renouvelables - Eoliennes, la grande arnaque ! - Jean-Louis Butré : « Les éoliennes sont une escroquerie » - Un vent de colère souffle sur Ségo - Quand les riverains n’en peuvent plus

3. Fiscalité écologique : l’enfer vert

- Le poids de la fiscalité verte - Le coût du Grenelle de l’environnement - Les escrocs à la taxe carbone - L’interminable palinodie de la taxe poids lourds

- H16 en liberté

- Droit de réponse de la MACS

- Le courrier des lecteurs

- La paulette, cette taxe à l’origine de cinq années de Fronde

- Bibliographie

Source : Contribuables Associés

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

samedi, août 2 2014

Edito - Brève de comptoir

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Jean-Vincent Placé, président du groupe écolo au Sénat et négociateur aguerri, révèle en effet dans le Nouvel Observateur comment il procède pour impressionner ses interlocuteurs: "Depuis douze ans, je fais comme les Sioux. J’allume des fagots et je fais croire que nous sommes des centaines, cachés par la fumée. Généralement, cela suffit pour que s’ouvre la négociation"… Mais il est obligé de reconnaître que la ruse a certaines limites :''"Nous sommes obligés de rester bien planqués car si on devait se découvrir, les socialistes verraient vite que nous ne sommes que trois""

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

dimanche, mai 18 2014

Edito - Égalité des formations politiques dans les médias

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La mariée est belle dans les textes mais pas dans les faits : la politique française se veut mariée avec l’égalité en permanence : dépenses plafonnées, temps de paroles équitables …

Mais dans les faits, la réalité est très différente.

Le CSA vient de rappeler à l’ordre des médias généralistes au sujet des municipales. Il est vrai que les chiffres détonnent selon certaines séquences temps pour ce qui concerne les temps de paroles :

BFM : période du 10/02 au 07/03 :

FN = 43 %

PS = 18 %

UMP = 16 %

Europe 1 :

PS = 42 %

UMP = 27 %

France Info :

PS = 45 %

UMP = 27 %

RTL :

Les Verts = 23 %

Le Parti de Gauche = 23 %

Quand des formations bénéficient de tels scores, c’est dire les miettes qui restent aux autres formations …

Les Européennes seront instructives quant aux scores de formations nouvelles comme La Nouvelle Donne ou Nous Citoyens dans un tel contexte.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

vendredi, mai 16 2014

Edito - Européennes à J-10

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Sondage CSA-BFMTV-Nice Matin du 15 mai. Avec 25 % des voix, le FN progresse d'un point tandis que l'UMP recule de 1 point à 21 % par rapport au même sondage réalisé il y a deux semaines. Le PS est à 18 % (- 2). L'alliance UDI-MoDem se maintient à 9 %, Europe Écologie-Les Verts gagne 1 point à 8 % et le Front de Gauche est à 6,5 % (- 1).

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

jeudi, mai 8 2014

Edito - Sondage Européennes : Marine Le Pen en tête, pas d'effet Valls pour le PS

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Le Parisien : Sondage après sondage, la tendance se confirme : après avoir réussi une percée aux dernières municipales en raflant une douzaine de mairies, le Front national pourrait à nouveau créer la sensation aux élections européennes du 25 mai. C'est en tous cas ce qui ressort de notre sondage Harris-Interactive pour LCP AN et « le Parisien »- « Aujourd’hui en France ». Des trois principales listes, celle soutenue par Marine Le Pen arriverait en tête avec 22 % des suffrages, suivie de près par l’UMP à 21 %, et le PS distancé à 17 %.

A un moment où la défiance n’a jamais été aussi forte dans l’opinion concernant tout ce qui touche de près ou de loin aux institutions de Bruxelles, les thèmes développés par la patronne du FN semblent faire mouche. A commencer par la sortie de l’euro, proposition jugée délirante par de nombreux experts mais ardemment défendue dans tous les meetings FN. « Il sera décidé par référendum », précise le conseiller spécial du parti lepéniste chargé des questions économiques, qui plaide pour le retour d’un « nouveau franc » et un changement radical de mandat de la Banque centrale européenne (BCE).

Les mouvements populistes ont le vent en poupe

Mais la France n’est pas une île. En Hongrie, aux Pays-Bas, en Belgique, en Finlande : partout, les mouvements populistes hostiles à la politique européenne telle qu’elle est actuellement menée ont le vent en poupe. Les plans d’austérité ont déclenché des manifestations en série, même si, dans certains pays, comme l’Italie ou l’Espagne, la situation s’améliore au fil des mois. « Il y a encore quelques années, l’Europe était considérée comme un espace protecteur, ce n’est plus le cas actuellement, la colère ne cesse de croître », reconnaît un diplomate français à Bruxelles.

Au PS, on se dirige vers une nouvelle défaite cuisante après la débâcle des municipales. La crainte d’une déroute est telle qu’au siège de Solférino les 17 % que lui attribue notre sondage paraissent presque miraculeux à certains cadres du parti qui s’attendent à ne pas dépasser la barre des 15 % le 25 mai (contre 16,4 % en 2009). Les socialistes ne profitent pas (encore ??) de l’arrivée de Manuel Valls à Matignon. Et malgré les promesses répétées de changement, François Hollande reste le président le plus impopulaire de la Ve République.

Selon l’enquête de l’Institut Harris-Interactive, c’est la gauche dans son ensemble qui est en net recul : 9 % pour les écologistes, 8 % pour Mélenchon et le Front de gauche, 2?% seulement pour Lutte ouvrière et le NPA d’Olivier Besancenot. Il reste trois semaines aux ténors de la majorité pour tenter de mobiliser leur électorat.

Sondage réalisé par Internet du 2 au 5 mai 2014 auprès de 1 600 personnes. Méthode des quotas.

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE

Edito - Jolie petite magouille pour l’andouille dénommé Pierre Moscovici

4004019.jpgLa déroute électorale des municipales devait beaucoup à l’échec économique, et le ministre de l’économie a donc été viré. Mais que faire d’un tel prétentieux, prêt à répandre ses aigreurs si on ne lui trouve pas un autre poste à la hauteur de son talent ? François Hollande a fait une jolie promesse à son chouchou : « Ferme ton sifflet, et tu seras commissaire européen ». Ce sera donc très rigolo de voir celui qui n’a pas su respecter les objectifs européens expliquer maintenant à la France comment il faut faire.

Cette première rigolade se combine avec une seconde : si Pierre Moscovici est nommé à Bruxelles, il va devoir abandonner son mandat de député du Doubs, poste qu’il vient de retrouver après son éjection du gouvernement. Il faudra donc faire une élection législative partielle, et malgré la réussite exceptionnelle de Mosco, tout montre que la circonscription serait perdue.

Ah, me direz-vous, une plus, une de moins... Non, celle-ci compte beaucoup, car Cécile Duflot est également redevenue parlementaire, et comme son suppléant était PS, ça fait un de moins au groupe PS et une de plus au groupe EELV, avec cette précision que le groupe PS n’a plus désormais la majorité absolue qu’à une voix. Donc si la circonscription de Pierre Moscovici passe à Droite, le PS n’a plus la majorité à lui seul, et il doit toujours composer... Ajoutez les 41 députés PS qui ont refusé de voter la confiance à l’erreur historique qu’est Manuel Valls... Ajoutez aussi le Sénat qui va repasser à Droite en septembre… Ça serait chocho pour tenir encore trois ans.

Donc, on garde Pierre Moscovici député et tant pis pour le joli poste à Bruxelles ? Ah non, le pilier du Café de Flore en serait tout fâché…

D’où cette combine, parfaitement minable : par arrêté de Valls du 5 mai (JO du 6 mai 2014, p. 7716), Pierre Moscovici a été chargé d'une mission de six mois auprès du PM. Écoutons ce cornichon : « Le Premier ministre m'a confié une mission parlementaire pour six mois, sur la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi, bien sûr à l'échelle européenne, aussi à l'échelle française, ainsi que sur la manière dont les agents économiques, et notamment les entreprises, pouvaient s'approprier ces politiques ».

Deux gros avantages.

Lorsqu’un parlementaire est nommé sur une mission de six mois (Code électoral, art. LO-144), son suppléant devient député de plein exercice (Code électoral, art. LO-176). Ouf, pas de législative partielle, et le PS garde sa majorité absolue.

Le second est que cette mission, totalement bidon, va permette à Pierre Moscovici de faire campagne pour son poste, en visitant les capitales européennes et tout ce qui lui plaira, bien payé, et tous les frais à la charge de la République.

Pendant ce temps, on trouvera une triplette de tricards de France-Pipeau pour rédiger un rapport tout aussi bidon, que signera Pierre Moscovici, pour camoufler sa supercherie.

Vraiment, ce sont des petits, des tout petits...

Le Rédacteur en chef de BEZIERS POLITIQUE